Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Burkina: le gouvernement présente ses condoléances aux Églises évangéliques

Le Premier ministre burkinabé Christophe Dabiré s'est rendu à la Fédération des églises et missions évangéliques pour présenter les condoléances du gouvernement (image d'illustration).
© OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Après l’attaque d’une église protestante à Hantoukoura dans l’est du pays, attaque qui a fait 14 morts dont de nombreux enfants, le chef du gouvernement s’est rendu au siège de la Fédération des églises et missions évangéliques pour présenter les condoléances du gouvernement.

Depuis le début de l’année, les attaques contre les lieux de culte et les fidèles se multiplient, toutes religions confondues. Le chef du gouvernement appelle les responsables religieux à ne pas céder à la division.

C’est la quatrième fois qu’une église subit une attaque depuis le début de l’année. L’église de Hantoukoura, dans la région de l’Est venait juste d’ouvrir ses portes, avec une vingtaine de fidèles. Elle n’avait même pas encore un pasteur selon le pasteur Henri Yé, président de la Fédération des églises et missions évangéliques.

« En vérité, il n’y avait pas de pasteur. Celui qui dirigeait, on a dû le prendre pour le pasteur. Les femmes ont été épargnées. Ils ont fait sortir les hommes, les ont couverts et leur ont tiré dans la tête. »

Selon le Premier ministre Christophe Dabiré, les attaques contre les lieux de culte et autre visent un seul but, déstabiliser le pays et faire chuter le régime en place.

« Nous sommes venus présenter nos condoléances et souhaiter que cette épreuve nouvelle que rencontrent la Fédération des églises et missions évangéliques et notre peuple ne soit pas une opportunité pour baisser les bras et dire que le désespoir est permis. Nous avons également dit que toutes les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui, que ce soit les conflits intercommunautaires, que ce soit les attaques dans les églises, dans les mosquées, ce sont des choses qui nous viennent parce que les terroristes veulent déstabiliser notre pays. »

Cette visite du chef du gouvernement montre selon, le pasteur Henri Yé que le Burkina Faso est une nation famille et que cette unité et cette solidarité sont les clés de la victoire contre le terrorisme.

 

L’antisémitisme, une plaie toujours ouverte selon le rabbin Abraham Skorka |Vatican News

 

Dans l’édition de ce 13 novembre du quotidien du Saint-Siège, “L’Osservatore Romano”, l’Argentin Abraham Skorka, ami de longue date du Pape François, revient sur les propos que ce dernier a tenus lors de l’audience générale. Le Saint-Père a dénoncé la résurgence actuelle de l’antisémitisme, rappelant avec vigueur que «les juifs sont nos frères !».

Les paroles, improvisées, prononcées par le Pape lors de l’audience générale, ont touché le cœur du rabbin Abraham Skorka, qui était en visite à la rédaction de L’Osservatore Romano. «Ce commentaire inattendu et improvisé du Pape est d’une suprême importance: il reflète son profond engagement envers le peuple juif. Ce sont des paroles qui suscitent en moi de grandes émotions et un sentiment de gratitude, lorsqu’on pense aussi à la longue histoire de malentendus entre l’Église et les juifs. Après tant d’années, je connais la façon de penser et d’écouter du Pape et je sais qu’il parle très souvent et, comme il dirait, il dit ce qui vient du fond de son cœur. Ce type d’intervention de sa part n’est pas nouveau bien sûr, mais ce n’est pas pour cette raison qu’il ne revêt pas une grande importance, surtout dans un moment historique comme celui que nous vivons actuellement».

C’est sur cet aspect de l’actualité que le rabbin veut s’attarder, soulignant l’inquiétude du Pape face aux signes récents d’une renaissance de l’antisémitisme.[…]

Source : L’antisémitisme, une plaie toujours ouverte selon le rabbin Abraham Skorka – Vatican News, Andrea Monda – L’Osservatore Romano, 13.11.19.

L’expression du fait religieux au travail,
un phénomène en hausse mais mieux géré| SaphirNews

Parce que le fait religieux en entreprise est «source de nombreux fantasmes et idées préconçues», l’Institut Montaigne a réalisé une nouvelle étude dont les conclusions sont nettes : la grande majorité des faits religieux au travail ne pose pas problème et n’est «pas toujours une cause de tensions sur le lieu de travail». Explications.

L'expression du fait religieux au travail, un phénomène en hausse mais mieux géré
 
Avec le concours de l’Observatoire du fait religieux en entreprise (OFRE), l’Institut Montaigne a publié, jeudi 7 novembre, un nouveau baromètre du fait religieux en entreprise. Sur la base d’une enquête d’opinion réalisée auprès de 1 100 managers et des entretiens qualitatifs au sein d’entreprises concernées par ces enjeux, l’étude « Religion au travail : croire au dialogue » aspire à apporter des « éléments factuels » dans le débat sur les faits religieux au travail et à proposer des recommandations sur les meilleures actions à adopter.

Un phénomène en hausse

La présence du fait religieux au travail n’est « toujours pas anodine » mais s’est aujourd’hui banalisée, selon l’Institut Montaigne. Si le fait religieux en entreprise est loin d’être un phénomène nouveau, les managers constatent, ces dernières années, une hausse des faits religieux en entreprise (demande d’aménagements des heures de travail pour des raisons religieuses, prières dans les locaux de l’entreprise, port visible d’un signe religieux, prosélytisme…).

Au lancement du baromètre en 2012, 44 % des encadrants disent avoir été confrontés, « occasionnellement ou régulièrement », à des manifestations de religiosité au travail. Ce chiffre atteint aujourd’hui 70 %. Une écrasante majorité proviennent de salariés de confession musulmane, selon Lionel Honoré, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de Brest et directeur de l’OFRE.

Pour expliquer cette hausse, l’Institut Montaigne avance la logique du « Venez comme vous êtes », qui « s’est progressivement imposée » et est « prise au mot par les salariés croyants ». Aussi, la question du sens du travail qui est devenu « primordiale » et qui s’appuie parfois « sur un niveau de spiritualité et de religiosité plus importants ». « Et puis surtout, derrière, il y a la question de la place de la religion dans la société, c’est une évolution sociale et sociétale qui se retrouve en entreprise », indique-t-on.

Le fait religieux au travail, un phénomène bien vécu en France

Selon l’étude, 54 % des faits religieux constatés en entreprise ont nécessité une intervention managériale mais 81 % d’entre eux n’ont occasionné ni blocage ni conflit.[…]

Source : L’expression du fait religieux au travail, un phénomène en hausse mais mieux géré, Lina Farelli, SaphirNews, 08.11.19

Le Pape François invite les catholiques à coopérer avec l’Armée du Salut | Vatican News

Le Pape a reçu ce vendredi 8 novembre 2019 une délégation de l’Armée du Salut, menée par le général Brian Peddle, supérieur de ce mouvement protestant méthodiste dont François a mis en valeur la générosité dans le service aux plus pauvres.

Le Pape a d’emblée félicité les responsables de l’Armée du Salut pour le sens du service aux plus pauvres, qui fonde leur crédibilité en tant que disciples du Christ. «Ceci vous donne un signe reconnaissable et crédible d’amour évangélique et d’obéissance au commandement du Seigneur : “Aimez-vous les uns les autres (…). À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples”.»

François est revenu sur son souvenir d’enfance de Buenos Aires, avec la «première leçon d’œcuménisme» venue de sa grand-mère, qui lui avait expliqué que les membres de l’Armée du Salut faisaient le bien autour d’eux avec leur «humble service» offert aux plus pauvres. Une remarque anecdotique en apparence, mais qui l’avait marqué à une époque où, en Argentine, les catholiques regardaient souvent les protestants avec suspicion et mépris.

Une collaboration à développer entre “salutistes” et catholiques

«La sainteté transcende les frontières confessionnelles», a répété le Pape en reprenant les mots du supérieur de l’Armée du Salut lors de leur précédente rencontre il y a cinq ans. C’est sur cette base d’une sainteté vécue «dans des actions concrètes de bonté, de solidarité et de guérison» que les catholiques et les membres de l’Armée du Salut peuvent «s’aider et collaborer avec toujours plus de respect réciproque».[…]

Source : Le Pape François invite les catholiques à coopérer avec l’Armée du Salut – Vatican News, 08.11.19.

ONU : religion et diplomatie ensemble au service de la paix,
par Mgr Jurkovic | ZENIT – Français

 
Mgr Ivan Jurkovic @YouTube/OPTIC


Pour une éducation à une culture de la rencontre

« La religion et la diplomatie peuvent se compléter et se renforcer mutuellement, grâce à la ‘diplomatie informelle’ confessionnelle et à la diplomatie formelle des États et des organismes multilatéraux qui œuvrent aux mêmes fins mais par des moyens différents ». C’est ce qu’a déclaré Mgr Ivan Jurkovic.  Il souhaite un « renforcement de ces relations » pour apporter « une contribution positive importante à l’effort global visant à instaurer une paix véritable ».

Mgr Ivan Jurkovic, nonce apostolique et observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève, est intervenu lors de la manifestation parallèle de la Semaine de la paix de Genève sur « Le rôle des religions dans le règlement des conflits », à Genève, le 7 novembre 2019.

Le représentant du Saint-Siège a souligné le rôle crucial des religions pour éduquer les enfants et les jeunes à une « culture de la rencontre » et de la paix. Il a invité les responsables religieux et les fidèles à « faire preuve de fermeté », insistant sur la responsabilité qui leur incombe, « en particulier dans un monde de plus en plus interconnecté et à l’ère des médias sociaux – d’aider à lutter contre la propagation de la haine et de la violence au nom de la religion et à promouvoir des sociétés plus inclusives et pacifiques ».

Voici notre traduction de l’intervention de Mgr Jurkovic.

HG

Intervention de Mgr Ivan Jurkovic

Excellences, distingués invités,

Je voudrais exprimer ma gratitude à l’Ordre Souverain de Malte pour l’organisation de cet événement important sur une question qui est très chère au cœur et à la mission de l’Église et du Saint-Siège : la résolution des conflits, la réconciliation et la paix.

En analysant les situations de tension et de conflit qui sont apparues ces dernières années, la tentation est grande de les placer dans le récit d’un « choc des civilisation », les dépeignant ainsi comme une inévitable prophétie qui s’auto-réalise. Une telle interprétation implique également une vision négative du rôle des religions. Au contraire, au cœur de ces situations dramatiques de violence, il y a une vision limitée de la personne humaine qui ouvre la voie à l’injustice et aux inégalités.

La paix véritable est la condition nécessaire à la construction de sociétés fraternelles, justes et respectueuses de la dignité humaine partagée par tous. Comme l’a dit le pape François, « le désir de paix ne pourra jamais être satisfait par les seuls moyens militaires (…) La paix doit être construite sur la justice, le développement socio-économique, la liberté, le respect des droits humains fondamentaux, la participation de tous aux affaires publiques et l’instauration de la confiance entre les peuples ». (1)

Pourtant, libres de choisir la paix plutôt que la violence et la peur, tout au long de l’histoire, les êtres humains ont souvent succombé à la tentation du pouvoir et à la recherche d’un ordre mondial imposé par la force des armes. Dans une quête aussi fallacieuse, les religions ont souvent été exploitées comme un instrument et une justification de la guerre. Tragiquement, cela a miné la possibilité d’une paix durable dans le passé et continue d’être la tragédie de notre monde actuel, une situation que le pape François a décrite comme une « troisième guerre mondiale par morceaux ».

Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, il semble plus important que jamais de souligner la valeur du dialogue à tous les niveaux : diplomatique, interculturel mais aussi entre traditions religieuses. En effet, la religion et la diplomatie peuvent se compléter et se renforcer mutuellement, grâce à la « diplomatie informelle » confessionnelle et à la diplomatie formelle des États et des organismes multilatéraux qui œuvrent aux mêmes fins mais par des moyens différents. Le renforcement de ces relations apporte une contribution positive importante à l’effort global visant à instaurer une paix véritable.

Le dialogue entre les traditions religieuses peut grandement contribuer à façonner la conscience publique, c’est-à-dire un patrimoine moral qui exprime un message éthique universel. Par exemple, la « Règle d’or », qui est la base essentielle du règlement pacifique des différends (« ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent » ou « faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent ») se retrouve, sous une forme ou une autre, dans toutes les religions, comme l’impératif de respecter la dignité de la personne humaine.

Excellences, distingués invités,

Après cette brève introduction, permettez-moi de faire trois remarques :

1) Le pape François, à travers de nombreuses actions symboliques en faveur du dialogue interreligieux et ses nombreux voyages apostoliques, a prouvé que « se rencontrer dans une amitié fraternelle est un signe puissant, qui montre l’harmonie que les religions peuvent construire ensemble, fondée sur les relations personnelles et sur la bonne volonté des responsables ». (3)

Dans son discours à la Conférence mondiale de la Fraternité humaine qui s’est tenue à Abou Dhabi en février dernier, le pape François l’a clairement indiqué : « Il n’y a pas d’alternative : soit nous construirons l’avenir ensemble, soit il n’y aura pas d’avenir. Les religions en particulier ne peuvent renoncer à la tâche urgente de jeter des ponts entre les peuples et les cultures. Le temps est venu pour les religions de s’employer plus activement, avec courage et audace, et sans prétention, à aider la famille humaine à approfondir sa capacité de réconciliation, sa vision de l’espérance et les chemins concrets de la paix ». (4)

Les religions ont un rôle important à jouer dans la construction d’une culture de la rencontre et de la paix fondée sur la compréhension mutuelle dans la recherche du bien commun. Pour l’Église catholique, la consolidation de la paix par la non-violence active est le complément naturel et nécessaire aux efforts continus de l’Église pour limiter l’usage de la force en invoquant des normes morales. (5) Dans de nombreuses régions du monde, à commencer par le Moyen-Orient, une telle approche est aujourd’hui indispensable pour promouvoir des sociétés pleinement réconciliées et pour renouer avec la coexistence civile pacifique.

2) Dans la poursuite de l’objectif d’inspirer et de soutenir toute initiative sur la voie de la paix, l’éducation a un rôle central à jouer. (6) Afin d’encourager cet objectif, le pape François a récemment institué à l’Université pontificale du Latran un programme académique en études sur la paix, programme qui coïncide avec les domaines théologique, philosophique, juridique, économique et social. La structure du cursus est constituée d’une licence et d’une maîtrise en « Science de la paix et de la coopération internationale ».

Avec ce nouveau programme d’études, le pape François souhaite encourager les professeurs, les étudiants et tous les membres du personnel à se sentir impliqués pour semer une culture de la paix. J’ai également le plaisir de vous informer que le 31 octobre 2019, Son Éminence le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État de Sa Sainteté le pape François, a signé un mémorandum d’accord avec le Recteur de l’Université des Nations Unies pour la paix au Costa Rica pour encourager la coopération entre l’Université du Latran et l’Université pour la paix. En effet, la promotion d’une culture de l’harmonie et de la bonne volonté parmi les jeunes est cruciale pour un avenir de paix. La clé pour inculquer cette valeur aux enfants est de les éduquer à une « culture de la rencontre », y compris avec les autres religions. Ce qui m’amène à mon troisième point :

3) Aujourd’hui, malgré la présence de nombreux conflits dans le monde, nous nous sommes habitués, surtout dans le monde occidental, à tenir la paix pour acquise. En un sens, nous semblons avoir perdu le sentiment de la « peur de la guerre ». Au contraire, nous avons développé l’idée que la guerre en soi n’est pas un événement aussi dramatique et terrible. Un exemple dramatique de cette réalité est donné par la violence omniprésente représentée dans les jeux vidéo de guerre : de nombreux enfants jouent à ces jeux de guerre violents, où tuer et détruire est dépeint comme un passe-temps et comme une activité de loisirs. Malheureusement, dans ces jeux, plus vous tuez et plus vous faites de ravages, plus vous êtes récompensé.

Je crois qu’il est important d’insister sur le fait qu’un tel comportement est inacceptable et je crois que les religions peuvent jouer leur rôle pour le surmonter. Nous devons insister pour changer cette mentalité parce qu’elle banalise la souffrance des autres et ne contribue pas à la diffusion de valeurs fondamentales comme la compassion, le dialogue et la coopération. J’ai été heureux d’apprendre que le Comité international de la Croix-Rouge a commencé à collaborer avec les programmeurs et les concepteurs de jeux vidéo de guerre pour que le respect du droit international humanitaire puisse être « intégré » dans les codes des jeux vidéo de guerre, afin que les jeunes joueurs puissent apprendre, par exemple, à protéger la population civile et les objets civils.

En conclusion, à l’instar du vieux dicton selon lequel « Rome ne s’est pas construite en un jour », la construction de la paix est un processus continu et dynamique : même une fois qu’elle semble avoir été réalisée, nous ne pouvons la tenir pour acquise. En effet, la paix est la seule véritable direction du progrès humain. (7) Comme l’a rappelé le pape François : « La paix est un don, un défi et un engagement ». (8) C’est un don, parce qu’il découle du cœur même de Dieu. C’est un défi, car elle ne doit jamais être tenue pour acquise et doit être constamment recherchée. C’est un engagement, parce qu’il exige un effort passionné de la part de toutes les personnes de bonne volonté pour rechercher la paix. (9)

A cet égard, les religions et les fidèles, en particulier, doivent faire preuve de fermeté. C’est dans cet esprit que je voudrais conclure en insistant sur la responsabilité qui incombent aux chefs religieux – en particulier dans un monde de plus en plus interconnecté et à l’ère des médias sociaux – d’aider à lutter contre la propagation de la haine et de la violence au nom de la religion et à promouvoir des sociétés plus inclusives et pacifiques (10). Plus la religion est manipulée pour justifier des actes terroristes et violents, plus les chefs religieux doivent être engagés dans un effort global pour soutenir et vivre, en paroles et en action, le vrai visage de la religion, qui est un visage de paix authentique et d’harmonie entre les peuples. De cette façon, la religion peut aussi contribuer à « prévenir » les conflits ! Comme nous le savons bien, pour que les chefs religieux puissent remplir cette mission, les autorités nationales doivent continuer à reconnaître et à garantir la liberté religieuse comme un droit humain fondamental inaliénable, indispensable pour tous les autres droits de l’homme.

Je vous remercie de votre attention.

1 Pape François, Message au Président de la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 7 décembre 2014.

2 Pape François, Audience générale, 18 janvier 2018.

3 Discours du pape François lors de la rencontre interreligieuse avec le Cheikh et les représentants des différentes communautés religieuses d’Azerbaïdjan, septembre 2016

4 Discours du pape François à la Conférence mondiale de la fraternité humaine, Mémorial des fondateurs Abou Dhabi, 4.2.2019.

5 Pape François, Message pour la Journée mondiale de la paix 2017 : « Non-violence : A Style of Politics for Peace », 1er janvier 2017.

6 Cf. lettre du Pape François à l’occasion de l’inauguration de l’Année académique de l’Université pontificale du Latran.

7 Cf. Pape Paul VI, Message pour la première Journée mondiale de la paix, 1er janvier 1968.

8 Pape François, Discours aux membres du Corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2017.

9 Message du pape François à la Journée mondiale de la Paix 2017

10 Discours du cardinal Pietro Parolin, Réunion de haut niveau sur le rôle des dirigeants religieux dans la prévention des atrocités, 20 septembre 2016.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

Source : ONU : religion et diplomatie ensemble au service de la paix, par Mgr Jurkovic – ZENIT – Francais, , 08.11.19.