Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Sénégal: la grande mosquée mouride de Dakar
sera inaugurée le 27 septembre |La Croix Africa

 

La mosquée « massalikul jinan (Les chemins du paradis) », construite à Dakar, à hauteur de plus de 20 milliards de francs CFA grâce à la générosité des disciples de la confrérie mouride, sera inaugurée le 27 septembre 2019.

20 milliards de francs CFA (environ 30 millions d’euros), c’est le coût total de la mosquée Massalikul jinan (Les chemins du paradis). La grande mosquée de la communauté mouride, la deuxième plus importante confrérie musulmane soufie du Sénégal (30 % des 95 % de musulmans), dont les travaux de construction ont débuté en 2012, sera inaugurée le 27 septembre 2019 en présence du khalife général (guide spirituel) des mourides Serigne Mountakha Mbacké.

Cette inauguration qui réunira autorités religieuses et politiques, sera marquée par de nombreuses activités. Il s’agit d’une semaine culturelle au cours de laquelle un colloque international aux khassidas (louanges au fondateur du Mouridisme) qui regroupera des sommités intellectuelles mondiales. La lecture du saint Coran occupera une place de choix dans cette célébration. Construite à Colobane, un quartier de Dakar, cette grandiose mosquée, surmontée de cinq minarets dont le principal culmine à 75 mètres, et s’étendant sur six hectares, peut accueillir sept mille fidèles dans la grande salle de prière, rassure Amadou Mbakiyou Faye, représentant du khalife général des mourides à Dakar, en charge de la construction de la mosquée. Un accueil, d’une capacité de trois mille places, est également conçu pour les femmes.

Une enveloppe de plus de 20 milliards de francs CFA

Pour les besoins de la construction de ce gigantesque édifice religieux, la communauté mouride a déboursé pas moins d’une vingtaine de milliards de francs CFA.… Lire la suite: Au Sénégal, la grande mosquée mouride de Dakar sera inaugurée le 27 septembre – La Croix Africa, Charles Senghor, 13.09.19.

Sénégal : l’État obtient la réintégration des filles voilées
à l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc

| Par

Après plusieurs jours de négociations avec le ministère de l’Éducation, l’institution catholique Sainte-Jeanne-d'Arc de Dakar a décidé de réintégrer dans ses classes une vingtaine de filles voilées qui en avaient été écartées. Le règlement intérieur de l'école interdisant le port du voile n'a toutefois pas été modifié.

« Tout est bien qui finit bien », se félicite le ministère de l’Éducation nationale. Après un long bras de fer avec la direction de l’établissement, les autorités ont obtenu de l’institution privée catholique qu’elle réintègre dans ses salles de classe les 22 filles qui en avaient été écartées à la rentrée du 4 septembre dernier, pour cette année scolaire.

« Il était important de trouver une solution rapidement, à la fois pour l’intérêt des enfants et la stabilité du pays », assure à Jeune Afrique Mohammed Moustapha Diagne à la communication du ministère. « Je crois que l’école n’avait pas mesuré les conséquences que pouvait avoir cette mesure », estime-t-il. Cette interdiction avait en effet rapidement enflammé le débat national autour de la laïcité et de la cohabitation religieuse, dans un pays composé à 95 % de musulmans.

Les élèves porteront l’uniforme assorti d’un foulard, de dimensions convenables, fourni par l’établissement et qui n’obstrue pas la tenue » a finalement fait savoir le ministère dans la nuit de mercredi à jeudi, au sorti d’une longue réunion avec la direction.

 
 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes assises
L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, personnes assises
L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises

Cette école réputée de Dakar, créée en 1939 et placée sous la tutelle de la congrégation des sœurs de Saint Joseph de Cluny, avait décidé avant les vacances scolaires de modifier son règlement intérieur. Les élèves doivent désormais assister aux cours avec « une tête découverte », par souci de respecter « l’identité » de l’école, selon les mots de sa proviseure Rayanna Tall. Une mesure qui exclut de facto la vingtaine de filles musulmanes portant le voile dans l’établissement, constitué de quelques 1700 élèves.

Face au tollé provoqué par cette mesure, le ministère de l’Éducation réagissait en mai dernier. « Les établissements privés, en sollicitant l’autorisation de la tutelle, s’engagent à se conformer strictement à la réglementation officielle », faisaient savoir les autorités, citant le caractère laïc de la République, assuré par la Constitution. Elles évoquaient également la loi d’orientation 91-22, qui prévoit que l’Éducation nationale est laïque, respecte et garantit à tous les niveaux la liberté de conscience des citoyens, promettant de prendre « toutes les dispositions nécessaires » pour empêcher cette interdiction.

Il aura finalement fallu plusieurs mois à l’État pour parvenir à un « consensus » sur la question. « Ce dossier – extrêmement sensible – est suivi de très près par le ministre » Mamadou Talla, assure Mohammed Moustapha Diagne. « Privées ou non, les écoles sont régies par l’Éducation nationale et les textes sont très clairs. Les seules tenues interdites dans les établissements sénégalais sont les tenues indécentes. »

La fin du bras de fer ?

« L’État a pris ses responsabilités », se félicite pour sa part Moustapha Ndoye, l’avocat des parents des filles voilées. « C’était à l’État de régler cette affaire et de faire respecter la Constitution », ajoute-t-il, voyant dans cette décision la fin d’un « bras de fer » entre le Sénégal et l’institution. Face à une administration « mutique » et « inflexible », les parents d’élèves menaçaient en effet de porter plainte contre l’établissement. Selon Moustapha Ndoye, l’école risquait également d’être placée sous administration provisoire.

La médiation annoncée avant les vacances scolaires n’avait de toute évidence pas porté ses fruits : en début de semaine, les élèves du primaire puis du secondaire venues faire leur rentrée des classes avaient été mises à part et leurs parents convoqués, puis sommés de récupérer leurs enfants.

Interrogée par Jeune Afrique la semaine dernière, Loubna Saheli, à la tête du comité de parents de filles voilées, se disait « dégoûtée du comportement des sœurs » et condamnait des pratiques visant à « humilier » les enfants. L’école a subitement décidé d’interdire des filles qui avaient fait tout leur cycle scolaire dans cet établissement, sans aucune raison valable », s’interrogeait-elle.

La décision de l’école avait notamment provoqué une levée de boucliers des religieux et d’une partie de la société civile. Quatre personnes ont ainsi été brièvement arrêtées mercredi lors d’un rassemblement devant l’école. Le consensus trouvé entre les deux parties, s’il a permis d’apaiser les tensions, semble toutefois provisoire. Jeanne-d’Arc renonce-t-elle pour autant à la modification de son règlement intérieur ? Les filles voilées pourront-elles de réinscrire dans l’établissement l’année prochaine ? Les négociations se poursuivent à ce sujet, assure le ministère.

Pape François : grandir dans l’amitié
avec ceux qui pensent différemment | ZENIT – Français

 

La meilleure arme pour transformer l’histoire

Chers frères et soeurs, cherchez à grandir dans l’amitié, y compris avec ceux qui pensent différemment » : c’est l’exhortation du pape François aux chrétiens du Moyen-Orient, ce 11 septembre 2019.

Depuis la place Saint-Pierre où il présidait l’audience générale du mercredi, le pape a salué les pèlerins de langue arabe, en particulier « le groupe de la “Confraternité de la Jeunesse mariale” pour le 25e anniversaire de sa fondation, accompagné de l’évêque de Jbeil (Liban, ndlr), Mgr Michel Aoun ».

Le pape a souhaité que « la solidarité grandisse parmi vous et devienne la meilleure arme pour transformer l’histoire ». « Que le Seigneur vous bénisse », a-t-il conclu en italien avant d’être traduit en arabe par un collaborateur.

Six jours plus tôt, en visitant le Mozambique le 5 septembre, le pape François a souligné devant les jeunes « le pouvoir de la main tendue et de l’amitié », car, a-t-il affirmé, la solidarité est « la meilleure arme pour transformer l’histoire ». « Soyez capables de créer l’amitié sociale », les a encouragés le pape durant une rencontre interreligieuse : il s’agit de « laisser de côté les différences pour lutter ensemble pour une chose commune… de chercher les points de coïncidence parmi les nombreuses dissensions… de rêver ensemble ».

Source : Salutations en arabe : grandir dans l’amitié avec ceux qui pensent différemment – ZENIT – Francais, Anne Kurian, 11.09.19.

Islamophobie: analyses réalisées par BePax

 

L’islamophobie genrée ou comment bloquer la libération de toutes les femmes

Frantz Fanon disait qu’une société était raciste ou ne l’était pas. On pourrait paraphraser Fanon en ajoutant qu’une société est sexiste ou ne l’est pas. La Belgique est une société raciste car des groupes sont racisés et discriminés et sexistes puisque les inégalités entre les hommes et les femmes sont criantes.

Lire la suite


Islamophobie : quand l’encre cache le sang

À mesure que le terme « islamophobie » s’impose pour désigner la réalité tristement massive de la discrimination dont sont victimes les musulman·e·s dans nos sociétés, les débats terminologiques qui avaient accompagné la naissance et la diffusion du concept semblent reculer progressivement. Il n’est cependant pas inutile de revenir sur ces débats pour comprendre le sens dont ils ont été porteurs.

Lire la suite

Source: newsletter de septembre 2019

Événement: Dialogue pour la Démocratie|COMECE

Contribution des projets d’activités interreligieuses de la jeunesse pour la cohésion sociale en Europe

Mardi 24 septembre 2019, 12h00 – 14h00 au siège de la COMECE, Square de Meeûs 19, 1050 Bruxelles

comece press

Avec le Conseil de la jeunesse bavarois (BJR), la COMECE organise un déjeuner-débat sur la contribution des échanges interreligieux entre jeunes au renforcement de la confiance dans la démocratie en Europe. L’événement portera principalement sur le « Dialogue pour la démocratie », un projet qui a récemment réuni des jeunes de différents horizons et religions pour dépasser les préjugés, instaurer la confiance et l’amitié, tout en jetant les bases pour un dialogue durable. Les jeunes partageront leurs expériences et débattront avec des représentants de l’UE sur les moyens de faire de l’initiative « Dialogue pour la démocratie » une référence aux niveaux régional, national et européen. Un déjeuner léger sera servi avant la discussion de 12h00 à 12h30. L’événement se déroulera en anglais.

Téléchargez le programme – Inscrivez-vous ici