Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Des danseuses sur scène    
Des artistes à la conférence MONDIACULT 2022 au Mexique.
PHOTO :@UNESCO/Carlos Villavicencio

La protection de la diversité des expressions culturelles plus importante que jamais

Tous les ans le 21 mai, la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement est organisée par l'UNESCO pour célébrer non seulement la richesse des cultures du monde, mais aussi le rôle essentiel du dialogue interculturel pour la paix et le développement durable.

Selon l'UNESCO, 89 % de tous les conflits actuels ont lieu dans des pays où le dialogue interculturel est faible. Pour forger une coopération efficace et maintenir la paix, le renforcement du dialogue interculturel doit être une priorité.

Le secteur culturel et créatif constitue l’un des moteurs de développement les plus puissants au monde. Il représente plus de 48 millions d’emplois à l’échelle globale - dont près de la moitié sont occupés par des femmes - soit 6,2 % de tous les emplois existants et 3,1 % du PIB mondial. C’est également le secteur qui emploie et offre des opportunités au plus grand nombre de jeunes de moins de 30 ans.

Cependant, le secteur culturel et créatif n'a toujours pas la place qu'il mérite dans les politiques publiques et la coopération internationale.

Une Déclaration historique pour la Culture

Plus grande conférence mondiale consacrée à la culture de ces 40 dernières années, MONDIACULT 2022 a réuni pendant trois jours à Mexico près de 2600 participants. 150 Etats ont répondu à l’invitation de l’UNESCO et du Mexique, en envoyant des délégations – 135 d’entre eux étaient représentés au plus haut niveau, par leur ministre de la Culture.

Dans cette Déclaration, fruit de dix mois de négociations multilatérales animées par l’UNESCO, les Éats affirment pour la première fois la culture comme étant un « bien public mondial ». À ce titre, ils appellent à intégrer la culture « en tant qu'objectif spécifique à part entière » parmi les prochains Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Le texte adopté par les États définit un ensemble de droits culturels qu’il convient de prendre en compte dans les politiques publiques, allant des droits sociaux et économiques des artistes, à la liberté artistique, jusqu'au droit des communautés autochtones à sauvegarder et à transmettre leurs connaissances ancestrales, et à la protection et promotion du patrimoine culturel et naturel.

Il appelle également à une régulation substantielle du secteur numérique, en particulier des grandes plateformes, au bénéfice de la diversité culturelle en ligne, de la propriété intellectuelle des artistes et d'un accès équitable pour tous aux contenus.

Culture et développement durable

Avec l'adoption, en septembre 2015 de l'Agenda 2030 Agenda pour le développement durable par les Nations Unies, et de la résolution sur la culture et le développement durable par l'Assemblée générale en décembre de la même année, le message de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement est plus important que jamais. Le meilleur moyen de réaliser les 17 objectifs de développement durable est de s’appuyer sur le potentiel créatif des diverses cultures du monde, et d’engager un dialogue permanent afin d'assurer que tous les membres de la société bénéficient du développement durable.

Les Indicateurs thématiques de l’UNESCO pour la culture dans le Programme 2030 forment un cadre d’indicateurs thématiques visant à mesurer et évaluer la contribution de la culture à la réalisation des Objectifs et des Cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle locale.

Pourquoi la diversité culturelle est-elle importante ?

La dimension culturelle est présente dans les trois quarts des grands conflits mondiaux. Combler le fossé entre les cultures est urgent et nécessaire pour la paix, la stabilité et le développement.

La diversité culturelle est une force motrice du développement pour la croissance économique et comme moyen de mener une vie intellectuelle, affective, morale et spirituelle plus satisfaisante. Il existe plusieurs conventions culturelles, qui favorisent la promotion de la diversité culturelle, en affirmant son atout indispensable pour éliminer la pauvreté et pour réaliser le développement durable.

Ces traités internationaux s'efforcent de protéger et de sauvegarder le patrimoine culturel et naturel mondial, dont les sites archéologiques, le patrimoine subaquatique, les collections des musées, le patrimoine immatériel comme les traditions orales et d'autres formes de patrimoine tout en soutenant la créativité, l'innovation et l'émergence de secteurs culturels dynamiques.

Dans le même temps, l'acceptation et la reconnaissance de la diversité culturelle – notamment par l'utilisation innovante des médias et des technologies de l'information et de la communication (TIC) – sont propices au dialogue entre les civilisations et les cultures, au respect et à la compréhension mutuelle.

Origines et objectifs de la Journée

En 2001, l'UNESCO a adopté la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, et, en décembre 2002, l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 57/249, a déclaré le 21 mai comme la Journée mondiale pour la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. En 2015, la deuxième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution sur la culture et le développement durable A/C.2/70/L.59, affirmant la contribution de la culture aux trois dimensions du développement durable, reconnaissant davantage la diversité naturelle et culturelle du monde et que les cultures et les civilisations peuvent contribuer au développement durable et en sont des catalyseurs essentiels.

La journée donne l'occasion d'approfondir notre compréhension des valeurs de la diversité culturelle et de favoriser la progression des quatre objectifs de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée le 20 octobre 2005 :

  • Soutenir des systèmes durables de gouvernance de la culture ;
  • Parvenir à un échange équilibré de biens et services culturels et améliorer la mobilité des artistes et des professionnels de la culture ;
  • Intégrer la culture dans le développement durable ; et
  • Promouvoir les droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Fonds international pour la diversité culturelle

 

Depuis 2010, le FIDC a accompagné des acteurs culturels, des décideurs politiques et des professionnels de la culture, tout en faisant des industries culturelles et créatives un levier pour le développement durable. Le FIDC a également généré un réseau de bénéficiaires à travers le monde qui sont désormais des ambassadeurs pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Re|penser les politiques en faveur de la créativité
La culture, un bien public mondial

 

L'aide au développement consacrée à la culture et aux loisirs est en déclin et bien que le flux de biens et services culturels continue d'augmenter à l'échelle mondiale, il y a eu très peu de progrès pour remédier à la grande disparité entre les pays développés et les pays en développement. De très fortes inégalités persistent également dans les secteurs culturels et créatifs, à l'image de celles auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes.

 
 
 

How can culture protect the environment, reduce inequalities, and promote decent work? Have a look at some outcomes of the first phase of implementation of the UNESCO Culture|2030 Indicators in countries and cities from all regions of the world.

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies
 

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources. 

Réincarnation ou résurrection : « Unique, notre corps n’est pas une enveloppe interchangeable »


Interpellée par un enfant de 11 ans, sœur Marie-Anne Le Roux réfléchit à sa foi en la résurrection de la chair.

  • Sœur Marie-Anne Le Roux, Oblate bénédictine à Nantes (1), 
Réincarnation ou résurrection : « Unique, notre corps n’est pas une enveloppe interchangeable »
 
SOURCE : M.-A. LE ROUX

« Qui te dit que c’est vrai que Jésus est ressuscité ? » Du haut de ses 11 ans, le bonhomme m’interroge et me propose sa vision des choses : « Après la mort, on se réincarne. » Je lui renvoie tranquillement la question : « Ah, donc tu crois à la réincarnation ? »« Ben oui, pas toi ? ! » Sa moue semble suggérer que ma foi en la résurrection de la chair n’a vraiment pas d’allure. Je convoque en urgence le Saint-Esprit pour qu’il m’inspire. Devant l’aplomb de cette petite tête blonde, ce n’est pas le moment de bredouiller.

« Si je ne t’avais pas, il faudrait que je t’invente »

Pourtant, un léger brouillage s’infiltre dans mon esprit. Des images de contes d’enfants se mélangent avec mes représentations de la réincarnation : je revois le prince charmant transformé en crapaud. Je me souviens du sentiment de dégoût que j’avais lorsque, enfant, on me racontait cette histoire. Ce sentiment m’éclaire. C’est au niveau du cœur et de la sensibilité qu’il me faut lui répondre et non par des concepts. Je me lance : « Tu vois, quand je pense à ceux que j’aime, je suis heureuse de savoir qu’après la mort je les retrouverai parce qu’on se reconnaîtra. Je reverrai leur visage. C’est l’amour qui me fait dire cela. » Le silence de mon jeune interlocuteur me laisse espérer que je suis sur la bonne voie.

Je poursuis : « Nous retrouverons ceux qu’on a aimés et qui sont uniques pour nous. Est-ce que ta maman ne t’a jamais dit : “Si je ne t’avais pas, il faudrait que je t’invente ! ?” » Il ne me dit pas non, ouf. « Tu es unique pour ta maman. Ce ne serait plus toi sans ton visage et toute ta manière d’être. Il n’y en a pas deux comme toi ! Et parce qu’on est unique, notre corps n’est pas une enveloppe interchangeable. Ce n’est pas un costume. Dieu nous a créés comme des êtres uniques parce qu’il nous aime. » Mon jeune interlocuteur me fait un léger sourire. Le cœur attendri, il continuera d’y réfléchir.

(1) Autrice d’ouvrages de spiritualité, dont Petit traité sur le temps à vivre et Le Manuel spi du catho rusé.

 mosquee

 

 

Face aux rêves, il y a les très réelles menaces auxquelles l’Afrique est confrontée aujourd’hui. L’islam a conquis aujourd’hui en Afrique des positions dominantes et souvent radicales. Il rassemble sur le continent environ 400 millions de fidèles, soit plus de la moitié de la population. Cependant l’évolution d’un islamisme radical et intolérant, nourri de fondamentalisme et de populisme, fait peser une menace sur la stabilité des régimes africains modérés.

République islamique du Mali ? 22 mosquées à Trounkoumbé, 32 à Banconi, 10 à Yéréyé : le spectre de la mésentente

Si le gouvernement ne se ressaisit pas pour mettre de l’ordre chez les musulmans, notre pays va vers une catastrophe. Le terme islam selon un historien est chargé de sens pour un musulman, car il signifie «soumission», «abandon» à Allah ou «engagement» envers lui. Il exprime le sentiment le plus profond de ceux qui ont prêté l’oreille à la prédication de Mohammed. Musulman veut dire celui qui suit l’islam.

La création d’un ministère des Affaires Religieux et du Culte aurait provoqué un sentiment d’anarchie chez les musulmans. L’islam au lieu d’unir les pratiquants musulmans maliens tend à devenir un cercle de la violence.

A Trounkoumbé dans le cercle de Nioro, on peut dénombrer 22 mosquées pour une population qui n’atteint pas 50.000 âmes. Chaque grande famille nantie de Trounkoumbé possèderait  sa mosquée.
A Yéréyé (22.000 âmes), situé à quelques kilomètres de Trounkoumbé, une dizaine de mosquées reçoit les fidèles.

A Bamako, c’est le quartier de Banconi en Commune I qui détient le record en construction de mosquées (32).

Le président de l’Assemblée Nationale du Mali attaché diplomatique de l’ambassadeur de France au Mali ?

«L’Inter de Bamako» répond par l’affirmative parce que c’est un mur mitoyen qui sépare la résidence de l’ambassadeur de France à Bamako et celle du président de l’Assemblée Nationale du Mali à la cité militaire de l’Etat-major. Des hauteurs de sa résidence l’ambassadeur de France voit tout ce qui se passe chez le président de notre auguste Parlement. Il le tient à l’œil.

De sa résidence l’ambassadeur de France peut capter toutes les activités du président de l’Assemblée Nationale du Mali (Issaka Sidibé) quand on sait que grâce au système de filature, on peut intercepter une conversation sur GSM en s’approchant au plus près de la personne écoutée.

Les «grandes oreilles», officielles ou sauvages, peuvent également brancher la borne reliant le réseau GSM au réseau téléphonique traditionnel. Là aussi, il convient de connaitre le lieu d’émission le plus régulièrement utilisé, souvent proche du lieu de travail ou du domicile de l’intéressé.

Pourquoi le Président de l’Assemblée Nationale du Mali refuse de donner le quitus du Parlement à Mariko pour un visa d’entrée en France ?

Connaissez-vous le nombre de personnes parties en France sous couvert du président de l’hémicycle ? Des quidams sont partis à Paris pour se déambuler ou continuer sous d’autres cieux. Trafic de visa ou clientélisme politique ? Une telle pratique n’augure rien de bon pour Bagadadji, quand on sait que le trafic de visa est une pratique courante chez nos élus nationaux. Nous savons que l’élu au perchoir fut député de 2002 à 2007.

En 2008, il partait fréquemment en France (à Paris où il a un appartement) avait beaucoup de difficulté à avoir son visa d’entrée en France, au motif que le prix d’une demande de visa était très élevé. Elu président, il refuse le visa français à l’honorable Mariko et permet à ses militants RPM de Koulikoro de l’avoir. Pourtant il existe bel et bien un réseau d’honorables qui font le trafic de visa d’entrée en Europe. Ce réseau d’honorables est connu par tous à l’Assemblée Nationale du Mali. Il est uniquement composé d’amis du Président de l’institution.

Et d’un ministre trafiquant de visa d’entrée en Europe

Un jeune ministre du gouvernement et chef d’un petit parti politique aurait transformé son domicile en un bureau de retrait de passeport visé pour l’Europe. Ce jeune ministre très mégalo est administrativement nul. Cependant, il sait comment voler ou détourner l’argent ou s’enrichir.

La Radio FM Patriote menacée de fermeture

La Radio FM dénommée Patriote est menacée de fermeture, sa fréquence aurait été affectée à tierce personne qui émet à Djélibougou à quelques mètres de radio Patriote. Avant son décès, Moussa Kéita avait cédé la fréquence à 6 millions de FCFA à Madjou Simpara.

Dans cet imbroglio politico-judiciaire qui oppose  le directeur de radio Patriote aux héritiers de feu Moussa Kéita Traoré (ses demi-frères), c’est un abus de pouvoir. Le papier de vente a été établi entre Madjou Simpara et Moussa Keita et devant des témoins qui sont encore vivants. Ici, la police politique s’est mise en branle pour abusivement retirer la fréquence avec comme argument ;que la radio est toujours au nom de son premier promoteur Moussa Kéita. Une fois la vente effectuée Madjou devait passer chez un notaire pour procéder au changement de nom. Ce qui n’a pas été fait.

Alors pourquoi retirer la fréquence qui fait l’objet d’une vente ? Est-ce parce que Radio Patriote donne la parole aux auditeurs qui critiquent le régime en place ? Allez savoir auprès du chef des renseignements généraux et du ministre porte-parole du gouvernement?

Remaniement ministériel : IBK dans un dilemme cornélien

Selon des sources bien fondées plusieurs chefs rebelles doivent rentrer dans le prochain gouvernement. Le hic, beaucoup serait des hommes sans bagage intellectuel. Là n’est pas le mal. Ce qui fâche, c’est comment permettre à des rebelles qui ont pris les armes contre leur pays de diriger encore ce même pays. Ce serait permettre à ces apatrides de se préparer financièrement pour ensuite aller militairement prendre les armes et réclamer leur territoire.

IBK a successivement nommé dans  ses gouvernements tous  les grands délinquants financiers des régimes ADEMA et ATT des 20 dernières années (1992- 2012), tous des milliardaires qui se succèdent à la cité ministérielle. Un remaniement gouvernemental n’est plus la solution. C’est le pouvoir IBK qui est contesté pour raison d’un retour dans les Institutions des délinquants à col blanc.

Ibrahim Konaté pressenti DG des Impôts ?

L’Inspecteur des Impôts Ibrahim Konaté n’est pas un cadre inconnu des Maliens, il fut directeur de cabinet de son homonyme Ibrahim Boubacar Kéita à la Primature de 1994 à 2002. Son mentor, élu président du Mali, Ibrahim Konaté réclame sa part du gâteau : devenir Directeur général des Impôts.
Notre ancien directeur de cabinet ne cache pas ses ambitions pour ce poste. Selon nos sources il aurait reçu des promesses fermes pour diriger la boite. Directeur de cabinet d’IBK à la primature, il a osé évacuer son chien malade en France pour le soigner au grand dam du citoyen lambda.

Election à la CCIM le nom du futur président connu d’avance

C’est une farce d’organiser des élections à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), car le verdict serait déjà connu. Les mauvaises langues susurrent le nom d’un opérateur économique de Bamako connu sous le sobriquet «Sancho (thé Sancho)», gendre d’une haute personnalité du pays, qui serait en bonne position pour ratisser large.

http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/134368-focus-l%E2%80%99islam,-une-menace-qui-plane-sur-l%E2%80%99afrique.html

L’islam, une menace qui plane sur l’Afrique

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Enseignement catholique privé, des mesures pour plus de mixité sociale

Analyse 

INFO LA CROIX. Le ministre de l’éducation Pap Ndiaye et le secrétaire général de l’enseignement catholique Philippe Delorme doivent signer, le 17 mai, un accord pour associer l’école privée à l’effort de mixité. Toute idée de quotas, d’intégration à la carte scolaire ou d’affectation des élèves devrait être écartée.

  • Emmanuelle Lucas, 

 

Enseignement catholique privé, des mesures pour plus de mixité sociale
 
Le ministre de l’éducation nationale Pap Ndiaye doit signer le 17 mai, avec le secrétaire général de l’enseignement catholique Philippe Delorme, un accord pour associer l’école privée à l’effort de mixité.STÉPHANE MAHE/AFP

L’un martèle, depuis son arrivée rue de Grenelle, que l’enseignement privé doit « prendre sa part » à l’effort de mixité souhaité par le gouvernement. L’autre rappelle que, pour atteindre cet objectif partagé, il doit avant tout être aidé par l’État. Pourtant, Pap Ndiaye et Philippe Delorme, le secrétaire général de l’enseignement catholique, se sont mis d’accord : ils s’apprêtent à signer, le mercredi 17 mai, un protocole pour favoriser la mixité dans les établissements privés sous contrat.

Le contenu de ce texte se précise. Plus qu’un grand soir, il dessine « une trajectoire, une méthode commune », résume Philippe Delorme. Aussi, au risque de décevoir les plus militants, peu d’objectifs chiffrés devraient y figurer. De même, les grands principes du contrat d’association avec l’État ne devraient pas être remis en cause : ni quotas, ni sectorisation ou système d’affectation. La liberté de choix des familles se trouve garantie et les établissements privés restent libres de choisir leurs élèves.

Accueillir les élèves boursiers qui le souhaitent

En revanche, plusieurs changements sont actés. Le plus important concerne l’accueil des élèves boursiers. L’idée est de s’assurer que toutes les familles qui souhaitent faire le choix du privé catholique puissent le financer. Afin d’y parvenir, les collectivités locales, qui subventionnent les cantines et les transports scolaires des élèves du public, sont invitées à mettre la main à la poche. Cela afin qu’un élève boursier du public qui arriverait dans le privé puisse conserver le bénéfice des aides sociales – notamment pour la cantine – qui lui étaient attribuées dans le public.

Des discussions vont aussi avoir lieu avec le ministère et les rectorats avec l’objectif de permettre aux établissements privés d’ouvrir davantage de classes adaptées aux élèves les plus en difficulté ou souffrant de handicap, ainsi que des antennes dans les quartiers défavorisés.

À ces mesures qui font appel directement à l’aide de l’État et des collectivités locales s’en ajoutent d’autres, qui relèvent de l’enseignement privé seul. L’enseignement catholique s’engage ainsi à répartir les moyens d’enseignement que lui alloue l’État en fonction du profil social des établissements ou de leurs efforts en matière de mixité.

Moduler les contributions des familles

Une base de données doit par ailleurs rendre accessible l’information sur les coûts de scolarité et les aides possibles. Surtout, au sein du réseau, les établissements seront incités à généraliser la pratique de la modulation des contributions familiales pour que les frais de scolarité varient selon les revenus des parents.

Tous ces chantiers seront soumis à évaluation. Afin d’établir un bilan des actions menées, le recteur et les responsables académiques de l’enseignement catholique se réuniront tous les ans, aux niveaux local et national.

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L’enseignement catholique en bref

Plus de 2 millions d’élèves sont aujourd’hui scolarisés dans l’enseignement catholique sous contrat. Plus d’une famille sur deux fait ce choix pour au moins l’un de ses enfants.

Ces établissements sont placés sous la tutelle des diocèses ou de congrégations. Il s’agit d’un réseau animé par un secrétaire général, nommé par la Conférence des évêques de France.

Trois saints, religieux et éducateurs, sont considérés comme les inspirateurs de l’enseignement catholique : Jean-Baptiste de La Salle, Jean Bosco et Louise de Marillac.

Le cadre juridique actuel s’est construit au fil du temps. La loi 1905 dite de séparation des Églises et de l’État a proclamé la liberté de conscience et a garanti le libre exercice des cultes. Dans son prolongement, la loi Falloux du 15 mars 1850 garantissait la liberté de l’enseignement dans le primaire et le secondaire.

Plus récemment, la loi Debré du 23 décembre 1959 a créé le contrat d’association avec l’État fait de droits et de devoirs réciproques.

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