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Présidentielle au Mali: Ibrahim Boubacar Keïta
réélu avec 67,17% des voix

Président sortant du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta a été réélu ce 16 août 2018 avec 67,17% des voix.
© Michele CATTANI / AFP

Au Mali, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta («IBK») remporte le second tour de la présidentielle avec 67,17% des voix. Son opposant Soumaïla Cissé obtient 32,83% des suffrages. Le taux de participation est de 34,54 %. L'annonce des résultats du second tour du 12 août a eu lieu ce matin à 9h30 heure locale. Cinq ans après son accession au pouvoir, IBK est donc réélu pour un second mandat.

Au Mali, le ministre de l’Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf, a annoncé ce 16 août au matin sur la radio et la télévision nationale les résultats du scrutin présidentiel.

Ibrahim Boubacar Keïta, surnommé « IBK », est le vainqueur de ce second tour, selon les résultats provisoires de l’administration. Il s'agit d'une large victoire car il obtient 67,17% des voix. Son adversaire, le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé, a obtenu, lui, 32,83% des suffrages.

Le président sortant partait ultra-favori. IBK avait obtenu presque 42% des voix au premier tour du 31 juillet alors qu’il affrontait 24 autres candidats. Au Mali, de fait, un président sortant a toujours été réélu.

Pas de rassemblement autour de Soumaïla Cissé

De son côté, Soumaïla Cissé a d'ores et déjà rejeté les résultats, et ce avant même l’annonce officielle de ce jeudi 16 août. Il dénonce notamment des fraudes. Hier soir encore, son directeur de campagne, Tiébilé Dramé, a exposé devant la presse une vidéo de bourrages d’urne.

Cet ancien ministre des Finances, avait tenté, pendant la campagne électorale, de rassembler les voix de l'opposition. Soumaïla Cissé n'était pas parvenu à obtenir un soutien de Cheick Modibo Diarra et d'Aliou Diallo, arrivés troisième et quatrième du premier tour de la présidentielle.

Les candidats ont maintenant quelques jours pour déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Cette haute juridiction devra ensuite valider ces résultats qui restent provisoires.

Faible participation

Entre les deux tours, le président Ibrahim Boubacar Keïta a gagné 467 500 voix. Son concurrent, le chef de file de l'opposition Soumaïla Cissé, gagne lui aussi 311 556 voix entre les deux tours. Cela n'a cependant pas été suffisant pour lui permettre de rattraper l'avance confortable dont disposait le président sortant.

Le taux de participation a par ailleurs considérablement chuté entre les deux tours de la présidentielle. Seuls 34% des Maliens inscrits sur les listes électorales ont participé au scrutin. Sur un peu plus de 8 millions de citoyens maliens inscrits sur les listes électorales, ils étaient plus de 3 millions à se rendre aux urnes pour le premier tour, contre à peine plus de 2,7 millions au second. Plus de 400 000 électeurs se sont donc détournés des urnes entre les deux tours.


Réchauffement climatique :
l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale particulièrement vulnérables

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Selon une étude réalisée par la société Verisk Maplecroft, la hausse des températures pourrait provoquer une recul de 10,8 % des exportations d'Afrique de l'Ouest et de 7,9 % des exportations d'Afrique centrale, principalement dans les secteurs des industries extractives et de l'agriculture.

Conséquence du changement climatique, l’augmentation des températures menace 10,8 % de la valeur totale des exportations d’Afrique de l’Ouest d’ici 2045, selon une étude de la société de conseil en stratégie et risque Verisk Maplecroft. Les industries extractives, notamment du Nigeria, seront les premières touchées : elles représenteraient 60 % de ce recul.

La Côte d’Ivoire, elle, compte pour plus de la moitié des exportations agricoles menacée de la région, l’agriculture représentant la majeure partie des ventes à l’étranger du pays. Le Ghana, quant à lui, représente un peu moins d’un quart de ces transactions perdues.

Pour l’Afrique centrale, c’est 7,9 % des exportations qui pourraient être remises en cause par la hausse des températures d’ici à 2045. Le secteur extractif est central pour les économies d’Afrique centrale, où il compte pour 88 % de la valeur totale des exportations à risque de la région d’ici à 2045. L’Angola et le Gabon contribuent à plus de la moitié des ventes menacées du secteur.

Les autres régions du monde seront davantage épargnées des conséquences négatives de la hausse des températures. 0,1 % seulement des exportations de l’Europe sont compromises par le réchauffement climatique, 1 % en Amérique du Nord, et 1,6 % en Asie de l’Est.

Baisse de la productivité des travailleurs

« Étant donné l’importance des secteurs extractifs et agricoles à forte intensité de travail pour les économies exportatrices en Afrique […], l’impact de l’augmentation des températures sur la capacité de travail devraient avoir des conséquences particulièrement négatives » notent les deux auteurs, Alice Newman et Richard Hewston.

« Le stress thermique peut réduire la productivité des travailleurs en causant déshydratation et fatigue, ce qui ralentit le travail et, dans les cas extrêmes, entraîne la mort soulignent les deux auteurs. Les pertes de capacité de main-d’œuvre dues au stress thermique ont plus importantes dans les secteurs à plus forte intensité de travail. »

Le secteur énergétique mis à mal

« La hausse des températures et les vagues de chaleur plus fréquentes […] vont entraîner une hausse de la demande d’énergie pour la climatisation au cours des prochaines décennies, en particulier dans les zones urbaines, où la population devrait augmenter de 235 % d’ici 2050. Par conséquent, les entreprises seront confrontées à des coûts d’exploitation en hausse et à des risques accrus de pannes d’électricité » soulignent Newman et Hewston. À ce jour, seulement 76 % de la population urbaine en Afrique a accès à l’électricité, indique Verisk Maplecroft.

D’après les deux auteurs, en moyenne, les pays de la région perdent 20 % de l’électricité produite lors de la transmission et de la distribution, tandis que les entreprises sont confrontées à une moyenne de huit pannes par mois.

Pour la société de conseil, même si les gouvernements prennent des mesures pour renforcer le secteur de l’énergie, il est peu probable que l’augmentation de la capacité de production d’électricité suive le rythme d’augmentation de la demande.

 

Côte d’Ivoire: Mgr Pierre-Marie Coty, l’évêque parolier de l’hymne national (La Croix Africa)

Logo La Croix-AfricaA l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire célébrée le 7 août, la Croix Africa propose le portrait de Mgr Pierre-Marie Coty, évêque émérite de Daloa et auteur des paroles de l’hymne national ivoirien.

En dépit de ses 91 ans et de sa fatigue manifeste, Mgr Pierre-Marie Coty a l’air jovial. Il se dit heureux de parler de « l’Abidjanaise » – l’hymne ivoirien chanté à chaque fois que son pays célèbre son indépendance. La démarche lente mais majestueuse, dans son petit salon, le vieil homme est entouré de photos prises avec des personnalités ecclésiastiques, une image de la Vierge Marie collée au mur et une mini-bibliothèque remplie de livres religieux et d’ouvrages divers. Tous les matins, il accorde du temps à lecture des journaux.

En racontant l’histoire de l’hymne national du pays, il arbore un large sourire qui se termine par des éclats de rire, expliquant que la composition de l’hymne national est emplie de mystères.

… Lire la suite: Jean Goré-Avit: Mgr Pierre-Marie Coty, l’évêque parolier de l’hymne national ivoirien – La Croix Africa, 07/08/18.

Vers une trêve entre Israël et le Hamas ?

| Par - à Jérusalem

Les intenses tractations menées par l’Égypte et l’ONU semblent porter leurs fruits. Mais le président palestinien Mahmoud Abbas menace de torpiller tout accord qui ne rétablirait pas son autorité à Gaza.

« Nous sommes proches d’un cessez-le-feu avec le Hamas », a confié lundi un haut responsable israélien, sous couvert de l’anonymat. Une déclaration prudente qui tranche à peine avec le communiqué laconique publié la veille par le bureau du gouvernement, à l’issue d’une réunion spéciale de ses principaux ministres à Tel Aviv : « Le chef d’état-major des forces de défense israéliennes, Gadi Einsenkot, a informé le cabinet de sécurité de la situation à Gaza. L’armée se tient prête à tous les scénarios. »

L’option militaire est la dernière que nous privilégions

Car pour l’État hébreu, l’équation reste fragile : un échec des négociations entamées le mois dernier en vue d’obtenir une trêve à Gaza risque d’aboutir à un conflit armé avec le Hamas et les autres factions palestiniennes.

« L’option militaire est la dernière que nous privilégions », tempère le ministre israélien de l’Intérieur, Gilad Erdan, dont la position ne fait pas consensus. Le 12 juillet, selon les médias israéliens, Benyamin Netanyahou se serait vigoureusement opposé à son ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, sur le point de déclencher une opération aérienne contre le Hamas après une nouvelle journée d’escalade frontalière.

> A LIRE – Israël-Palestine : à l’ombre de la guerre, un drame humanitaire appelé Gaza

 

Marge de manœuvre limitée

À Gaza, le mouvement islamiste palestinien maintient également ses troupes en « état d’alerte maximal » tout en se montrant disposé à accepter, à tout moment, un arrêt des hostilités en échange d’une levée total du blocus imposé à la bande de Gaza. Il sait sa marge de manœuvre limitée face à l’état de la situation humanitaire dans le territoire sous son contrôle et au désarroi, grandissant, de la population.

« Nous avons pris la décision de mettre fin au calvaire des habitants de Gaza. Nous sommes dans la dernière ligne droite et nous battrons jusqu’à notre dernier souffle afin d’obtenir le meilleur pour notre peuple », a déclaré samedi, Khalil al-Hayya, l’un des chefs du Hamas, en marge d’une réunion de l’ensemble des factions palestiniennes à Gaza.

Au Caire, deux hommes travaillent sans répit pour éviter à la région une nouvelle guerre dévastatrice : le russe Nikolay Mledanov, coordinateur de l’ONU au Proche-Orient, et Abbas Kamel, l’influent patron des services de renseignements égyptiens. Leur plan, à l’égard duquel le Hamas aurait donné son accord de principe, s’articulerait en plusieurs étapes.

D’abord et en priorité, un cessez-le-feu incluant l’arrêt des jet de ballons incendiaires contre l’État hébreu – 3 000 hectares brûlés depuis le 30 mars – en échange de l’ouverture de tous les points de passage servant à la circulation de marchandises et de personnes entre l’enclave palestinienne et Israël.

Cet allègement significatif du blocus s’accompagnerait de mesures destinées à améliorer les conditions de vie des Gazaouis, comme la fourniture en électricité limitée actuellement à quatre heures par jour. Si la trêve donne satisfaction, l’Égypte s’engagerait alors à construire un port et un aéroport dans la péninsule du Sinaï qui desserviraient exclusivement Gaza.

Il y a une volonté méthodique de la part du Fatah de saboter les efforts égyptien

Enfin, le Hamas et Israël engageraient de nouvelles discussions en vue d’un échange de prisonniers qui aboutiraient au rapatriement des dépouilles de soldats tombés lors de la dernière guerre à Gaza, en 2014.

Le Fatah veut peser

Cet accord, ambitieux, reste largement tributaire du bon vouloir de Mahmoud Abbas. Le vieux raïs, isolé à Ramallah, refuse de voir le Hamas s’entendre avec Israël au détriment de son organisation, le Fatah, et plus largement de la réconciliation interpalestinienne toujours au point mort.

« Il y a une volonté méthodique de la part du Fatah de saboter les efforts égyptiens », affirme le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zohari. L’exigence d’Abbas : réimposer coûte-que-coûte son autorité à Gaza dont il est évincé depuis 2007, au risque de continuer à bloquer le salaire des fonctionnaires palestiniens employés par le Hamas.

Pour résoudre ce blocage, les responsables égyptiens viennent de demander au mouvement islamiste d’accepter que trois ministres du Fatah intègrent le pouvoir de Gaza, en attendant la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale et d’hypothétiques d’élections générales dans les territoires palestiniens.


L’application pour écouter le Pape dans sa langue, enfin disponible – Vatican News

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Que ce soit en français, en espagnol, en portugais, en anglais, allemand ou italien, vous pourrez désormais entendre les paroles du Pape François dans la langue de votre choix grâce à «Vatican Audio», même depuis la place Saint-Pierre.

Lors des audiences générales ou de la prière de l’Angélus, le Pape prie, prêche et parle en italien, mais il est maintenant possible à tous les pèlerins qui ne parlent pas cette langue de comprendre François, par l’intermédiaire d’une nouvelle application disponible dès ce vendredi 27 juillet.

Vous trouverez l’application «Vatican Audio» sur votre App Store et sur Google Play. Il suffit de la télécharger, de choisir votre langue et d’écouter. C’est accessible très facilement depuis la place Saint-Pierre, ou de chez vous.

Ainsi, vous pourrez aussi comprendre, en temps réel, ce que dit le Pape lorsqu’il parle dans sa langue maternelle lors d’une audience spécifique ou d’un voyage apostolique, à l’occasion par exemple de la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse à Panama.[…]

Source : L’application pour écouter le Pape dans sa langue, enfin disponible – Vatican News