Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

SAINT-LARY Maud

Réislamisations au Burkina Faso. Questions de genre et enjeux sociaux
 

Résumé

Ce livre explore le phénomène de réislamisation en portant une attention particulière aux pratiques et aux discours de ces militants. Quel rôle jouent-ils dans la régulation de la vie quotidienne ou dans le contrôle de la sexualité des croyants ? Comment leurs valeurs s’articulent-elles avec les politiques publiques dites de promotion féminine sur le mariage forcé et l’excision ?    

Coût 25 euros
Nombre de pages 300
Hauteur 240 mm
Largeur 160 mm
Date de parution 2019
Date de publication 12/07/2019

Editeur :   Karthala

Collection :   Religions contemporaines

Zone(s) géographique(s)   Afrique

Thématique(s)    Fait religieux, Peuples et sociétés, Questions sociales, Anthropologie

 

Description complète

Depuis trente ans, l’Afrique de l’Ouest est le théâtre d’un renouveau islamique qui s’illustre par l’apparition de mouvements réformistes, d’ONG et d’associations se réclamant de l’islam. Le Burkina Faso ne fait pas exception à ce phénomène multiforme. En quelques décennies, le pays a vu émerger une panoplie de figures locales qui agissent au quotidien dans leur quartier sous la bannière de l’islam. Ce sont des marabouts, des militants d’association islamiques, mais aussi des jeunes ou des femmes qui autrefois n’avaient pas voix au chapitre. Ils diffusent leur conception du « vrai » islam et prennent position sur des enjeux sociétaux, comme les rapports homme/femme, la sexualité ou le mariage.
 Ce livre explore le phénomène de réislamisation en portant une attention particulière aux pratiques et aux discours de ces militants. Quel rôle jouent-ils dans la régulation de la vie quotidienne ou dans le contrôle de la sexualité des croyants ? Comment leurs valeurs s’articulent-elles avec les politiques publiques dites de promotion féminine sur le mariage forcé et l’excision ? Comment les femmes participent-elles à ces dynamiques ? Autant de questions traitées grâce à des enquêtes ethnographiques conduites dans différents milieux islamiques entre 2008 et 2015 au Burkina Faso et principalement à Ouagadougou.
Maud Saint-Lary est anthropologue rattachée à l’Institut des Mondes Africains (IMAf). Elle effectue depuis de nombreuses années des recherches sur les dynamiques de l’islam subsaharien et plus particulièrement au Burkina Faso. Elle est également membre et cofondatrice du Laboratoire de Sciences Sociales Appliquées (LaSSA) à Marseille.

Au Soudan du Sud, un comité interreligieux pour réconcilier
les communautés en conflit | La Croix Africa

À l’initiative de la Division des affaires civiles de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss), en collaboration avec Finn Church Aid, un comité interreligieux a été mis en place pour réconcilier les communautés en conflit dans la région du Grand Jonglei, au Soudan du Sud.

Au terme d’une conférence interreligieuse de paix qui s’est tenue du 17 au 18 juillet à Bor, la capitale de l’État de Jonglei, dans l’est du Soudan du Sud, un comité interreligieux a été mis en place avec comme principale mission : inciter les communautés en conflit dans la région à se réconcilier.

La conférence organisée par la division des affaires civiles de la mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss) avait pour but de renforcer les capacités de 33 guides religieux chrétiens et musulmans dans leur rôle en faveur de la promotion de la paix dans les communautés.

« Nous pouvons aider à rétablir la confiance perdue au cours des six dernières années, a estimé, confiant, Mgr John Jok, l’évêque anglican du diocèse d’Akobo (est), et président de la nouvelle entité interconfessionnelle. Nous irons dans les communautés des Murle, Jie, Kachipo, Anyuak, Dinka et Nuer pour diffuser des messages de paix ».

A lire : Au Soudan du sud, le président Salva Kiir et l’opposant Riek Machar reçus au Vatican

En plus de former le comité interreligieux, composé de sept membres, les membres du clergé de l’Église anglicane, réunis lors de cette conférence, ont également développé des stratégies pour de nouvelles interventions en faveur de la réconciliation. Ces actions planifiées devraient être entreprises par des personnalités des communautés touchées par le conflit.

Des tensions récurrentes

Si l’union des organisations religieuses locales – principal résultat de la conférence de paix – a été mise sur pied, c’est en raison de l’urgence de trouver des solutions aux tensions intercommunautaires récurrentes.… Lire la suite: Au Soudan du Sud, un comité interreligieux pour réconcilier les communautés en conflit – La Croix Africa, Guy Aimé Éblotié, 26.07.19.

Calendrier interreligieux: août 2019

Jeu. 1 

Fête nationale suisse (CH) En souvenir du pacte conclu en 1291 par les trois premiers cantons suisses. [ + d’infos ]

Dim. 4 

Chökhor Düchen * Jour de la roue de l’enseignement. On célèbre le premier enseignement délivré par le Bouddha. Troisième «grand moment» du calendrier vajrayana. * Sous réserve de confirmation officielle.

Mar. 6 

Transfiguration (6 août: cal. grégorien; 19 août: cal. julien) Fête catholique et orthodoxe de la manifestation de Jésus à trois disciples. [ + d’infos ]

Dim. 11 

Jeûne du 9 Av * Jour de jeûne au terme de trois semaines d’évocation des catastrophes de l’histoire juive. * Les fêtes juives débutent toujours la veille à la tombée de la nuit.

Dim. 11 

Aïd al-Adha / Aïd al-Kebir * Fête du Sacrifice qui constitue le point d’orgue du grand pèlerinage rituel à La Mecque. En Afrique de l’Ouest, elle est communément appelée Tabaski et en Turquie, Kurban Bayrami. * Date variable (1 à 2 jours) en fonction de l’observation de la lune. [ + d’infos ]

Jeu. 15 

Raksha Bandhan Célébration du lien (bandhan) qui unit les frères et sœurs.

Jeu. 15 

Dormition de Marie (15 août: cal. grégorien; 28 août: cal. julien) Fête orthodoxe célébrant la mort paisible et sans souffrance de Marie, «Mère de Dieu». [ + d’infos ]

Jeu. 15 

Assomption de Marie Fête catholique célébrant l’élévation de Marie au ciel, à la fin de son existence terrestre. [ + d’infos ]

Jeu. 15 

Guijie / Zhongyuan Fête des fantômes. Placée sous le signe de la Terre (= 2e partie de l’année chinoise), elle est l’occasion de cérémonies et d’offrandes aux «âmes errantes».

Jeu. 22 

Now Rouz (21 mars pour les mazdéens iraniens) Nouvel An mazdéen 1388 pour les parsis indiens.

Ven. 23 

Janmashtami En souvenir de la naissance de Krishna, 8e manifestation de Vishnou.

Lun. 26 

Paryushana Parva (du 26 août au 3 septembre) Période (minimum 7 jours) de jeûne, de prière et de méditation qui prend fin avec le jour le plus sacré (Samvatsari) de l’année jaïne.

Mar. 27 

Khordad Sal (26 mars pour les mazdéens iraniens) Les parsis indiens fêtent la naissance de Zarathoustra.

Sam. 31 

1er Moharram * Fête qui marque le début de l’année musulmane (1441) et qui commémore l’hégire (en 622). * Date variable (1 à 2 jours) en fonction de l’observation de la lune. [ + d’infos ]

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En Côte d’Ivoire, un atelier sur le leadership féminin et le vivre-ensemble
pour les jeunes |La Croix Africa

À l’initiative des religieux assomptionnistes d’Afrique de l’Ouest, un atelier de l’Intégration Africaine (Atia), réunira à Abidjan du 31 juillet au 4 août, des jeunes en provenance du continent africain et de la diaspora.

Conférences de haut niveau, tables rondes, rencontres de personnalités africaines meubleront les cinq jours de travaux.

La 8e édition des ateliers de l’intégration africaine proposés par le Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) aura lieu du 31 juillet au 4 août au Centre de Recherche et d’Action pour la Paix – Institut de la Dignité et des Droits Humains (Cerap-Iddh) à Abidjan.

Le RJIA a été mis en place par les religieux assomptionnistes en Afrique de l’Ouest qui organisent à l’intention des jeunes, depuis une dizaine d’années, des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A).

Les ateliers d’Abidjan verront la participation de jeunes de différentes religions en provenance du Sénégal, Burkina Faso, Togo, Mali, Cameroun et de la France. Ils échangeront entre eux et avec des personnes-ressources autour du thème : « Leadership féminin et enjeux du vivre-ensemble ».

Afrique plurielle

Pascal Sagadou, le coordinateur général du RJIA, estime que c’est de la responsabilité de la génération actuelle de relever les défis de la prise en compte de la femme dans la construction de notre monde. « Il est très important que la jeunesse africaine sache qu’elle doit être prête à faire les choses autrement, et se rende compte que c’est ensemble, femmes et hommes, que nous serons capables de construire un monde où il fait bon vivre, explique-t-il. L’humanité a pendant longtemps marché à cloche pied, il est temps d’aborder les choses avec plus de rationalité »…Lire la suite: En Côte d’Ivoire, un atelier sur le leadership féminin et le vivre-ensemble pour les jeunes – La Croix Africa, Guy Aimé Éblotié, 23.07.19.

Des musulmans saluent la déclaration sur la fraternité | La Croix

 

Analyse

Sunnites, chiites comme soufis, une vingtaine de responsables musulmans du monde entier saluent, dans un texte commun, le Document sur la fraternité humaine signé le 4 février à Abu Dhabi par le pape François et le grand imam Ahmed Al Tayeb.

Ils expriment leur espoir que ce texte constitue un « point de départ (autant qu’un point de non-retour) ».

« Un événement sans précédent, sur le plan institutionnel, dans l’histoire des relations entre chrétiens et musulmans. » Dans un texte d’une quinzaine de pages intitulé La Fraternité pour la connaissance et la coopération, 22 intellectuels et responsables musulmans saluent le Document sur la fraternité humaine signé le 4 février à Abu Dhabi par le pape François et par cheikh Ahmed Al Tayeb, grand imam de la mosquée Al-Azhar.

Un dialogue interreligieux « vital »

À leurs yeux, ce texte commun, rendu public lors de la visite du pape François aux Émirats arabes unis, est le signe qu’« une nouvelle phase est en train de s’ouvrir », orientée « vers la reconnaissance de la légitimité et de la diversité providentielles des Révélations, des théologies, des religions, des langages et des communautés religieuses », écrivent-ils.

« Les diversités ne sont plus envisagées comme un appel à la conquête ou au prosélytisme, ou un prétexte pour une simple tolérance de façade, mais bien plutôt comme une opportunité pour exercer et mettre en pratique la fraternité qui est”une vocation contenue dans le plan de Dieu pour la création”. » Par conséquent, le dialogue interreligieux, qui était déjà « recommandé par le Coran » selon eux, apparaît même « vital » aujourd’hui.

Entre croyants, la fraternité comme horizon commun

Six mois après sa publication, les réactions publiques à la déclaration du pape et du grand imam étaient encore peu nombreuses. Côté catholique, le texte vient d’être publié aux Éditions Salvator (1), assorti des commentaires de Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran, et du père Henri de la Hougue, ancien directeur de l’Institut de sciences et théologie des religions de l’Institut catholique de Paris. Quant au Service national des relations avec les musulmans de la Conférence des évêques, il lui consacre le prochain numéro de sa revue, en le complétant par des « analyses et un guide de lecture ».

L’initiative de Yahya Pallavicini

Côté musulman, le grand imam avait demandé que la déclaration soit lue à tous les étudiants de l’Université Al-Azhar, pendant leurs cours de religion musulmane. Mais ce commentaire officiel et argumenté est une première. L’initiative en revient à un musulman soufi italien, Yahya Pallavicini, président de la Communauté religieuse islamique italienne (Coreis) et de l’Institut des hautes études islamiques en France, et à un petit groupe d’autres responsables musulmans, déjà signataires de la Lettre des 138 intellectuels musulmans au pape Benoît XVI ou de la Déclaration de Marrakech sur les minorités religieuses.… Lire la suite: Des musulmans saluent la déclaration sur la fraternité, Anne-Bénédicte Hoffner, La Croix, 17.07.19.