Témoignages

Dans cette rubrique, des Missionnaires d’Afrique originaires du Burkina Faso témoignent de leur expérience de vie missionnaire, spécialement au cours du stage de deux ans qu’ils ont vécu dans un autre pays que le leur. Expérience souvent difficile, parfois dangereuse, toujours enrichissante. La plupart de ces témoins sont maintenant ordonnés prêtres et sont repartis vivre la mission.

Bonjour,

Depuis 1 mois  le séminaire est en vacance,  je mets de l’ordre et me prépare pour la rentrée prévue en septembre. J’ai souffert un peu de fatigue et de palu. Tout est en ordre maintenant.

À peine relevé, je me suis formé en  énergie solaire  (salut) pour l’autonomie énergétique en Afrique.  Désormais je suis à mesure de vous dimensionner  vos appareils et calculer les besoins énergétiques réels et vous proposer les cellules photovoltaïques efficaces (ne prenez pas n’importe quel panneau solaire). Ça c’est de bonnes vacances.

Je recherche actuellement des partenaires pour financer la formation de 200 jeunes (attention ça coûte très cher : coût par personne 168€) en la matière (énergie solaire).Il est  permis de parrainer un jeune qui vous fera le feed back de sa formation. Après formation chacun reçoit un kit composé d’un millimètre, de tournevis, de casques…..et est immédiatement employable sur le marché du travail. C’est vraiment capital et c’est de l’investissement utile et durable.

Ainsi les ménages  en campagne pourront disposer enfin de l’énergie en peu de temps. C’est un de mes rêves quand je quittais la France en septembre dernier : Réfléchir  et travailler pour autonomiser  et apporter l’énergie aux familles pauvres et contribuer ainsi à préserver la nature agressée constamment par l’homme notamment la coupe  abusive du bois e les déchets des centrales électriques. Nucléaire.

La concrétisation de mon rêve est en bonne voie mais ne pourra se réaliser complètement sans votre concours. Enfin de la lumière «  écologique » à portée de main.

Je serai en France  mais il faut que les confrères prêtres reviennent des vacances. Je vous donnerai la date.

En attendant je vous souhaite de très bonnes vacances.

Cordialement

theo

 

 

Attestation

Théophile Gnimian Dabilougou

Économe grand séminaire st Pierre st Paul

07 BP 22 Ouagadougou 07

Tél 00226 70161158

Me tourner vers l’avenir
(PE n° 1093 – 2018/07)

En 2015, j’ai échangé l’activité scolaire qui me prenait du matin au soir avec une responsabilité beaucoup plus souple au Centre d’études  d’arabe dialectal. C’est alors que m’a été proposé de participer à la session-transition à Rome de septembre 2016 pour les M.Afr et SMNDA. Je l’ai accepté immédiatement sentant confusément qu’après  3/4 de siècle, il me restait beaucoup à apprendre !

Effectivement, cela a été une page qui se tourne. Me retrouver avec un groupe de SMNDA dont la plupart était connue depuis la formation première était une situation nouvelle : toutes de la même génération ! Alors que dans un collège, les jeunes se renouvellent année après année, on ne se sent pas vieillir. C’est la surprise  que j’ai exprimée à cette époque : « Mais, j’ai l’âge de ma mère ! »

Cela m’a provoquée à me tourner vers l’avenir : vivre quelque chose de nouveau après des années où on pense avoir acquis « de l’expérience » ! Maintenant « je dois me mettre devant mon ‘futur’ ! » et où est-il si ce n’est ce que St Paul désire : ‘atteindre le but’ (Ph 3, 14) !

J’ai donc été heureuse de ce temps de relecture, de prière, de réflexion, de partage, tout spécialement en petit groupe où entre M.Afr. et SMNDA, richesse de la mixité, nous avons perçu les merveilles de Dieu et Sa présence discrète mais active dans nos cœurs selon les différentes missions et circonstances de la vie. Tout cela dans un climat de paix, repos et loisir avec l’aide de nos accompagnateurs chevronnés.

 
Melika in the Raspail garden of Tunis

J’ai pris la grâce quand elle est passée ! Que pourrais-je souhaiter maintenant ?

Voici que le Seigneur m’a offert cette année (2017) de vivre au voisinage de mes sœurs aînées et de mieux les connaître. Et je m’émerveille : elles sont admirables ! leur sourire, leur patience, leur fidélité à la prière, leur amour de l’Afrique, leur zèle missionnaire … et leur joie… dans un cadre qui me paraît austère en face d’une vie d’action et de relation.

 
Melika with Massika (training of an instructor at the Centre for Arabic Dialectal Studies).

Avec mon activité actuelle au Centre,  adaptée à mes forces, je me sens encore ‘en transition’, mais je reconnais aussi la nécessité de garder le cap.

Petit exercice mental : j’essaie de me projeter dans un « à venir ». Quelle conversion à faire ? Quelle aide rechercher ?

Comment est ce nouveau milieu de maison de retraite, sa réalité ? Quelles qualités demande ce nouveau ‘noviciat’ ?

A notre époque, ce n’est plus le cadre d’une communauté classique, la vie quotidienne se partage avec des laïcs : à première vue, c’est bon de rester en contact avec le monde, découverte de ‘périphéries’ proches. Oui, découvrir un nouveau champ d’apostolat, peut me motiver. C’est lui qui vient à moi !  Cela demande quand même une formation préliminaire ! Serons-nous plusieurs dans ce cadre pour partager aussi nos difficultés et hésitations ? Toutes les maisons de retraite (EHPAD) ne sont pas les mêmes. Une adaptation est nécessaire. Que demande le Seigneur à travers cette réalité ? Par la foi, nous savons qu’Il est là ! Mais une aide spirituelle n’est  pas négligeable pour assumer le quotidien et ses contrariétés, entretenir la disponibilité, la générosité et la bonne humeur ! Cela va se greffer sur les découvertes des étapes précédentes.

Dans cette situation où les initiatives et les forces sont limitées (?), il faut découvrir le positif.  Certes, beaucoup de choses sont organisées pour l’agrément de la vie. Mais on peut se trouver dans une situation où on se sent humilié, oublié, négligé ; c’est aussi le temps des diminutions. J’apprécierai l’aide à me rappeler les dons et grâces de Dieu, à y voir un appel à un dépassement, à y voir la suite du Christ, à stimuler le désir de la rencontre. (Une voisine a remplacé dans le ‘je vous salue, Marie’ le mot de ‘mort’ par ‘rencontre’« priez pour nous, maintenant et à l’heure de la rencontre », orientation vers le Haut  et non en bas !) Petits moyens qui peuvent m’aider à vivre.

J’espère trouver tout ce qui va dans le sens de l’ouverture, m’empêcher de m’endormir, garder l’intérêt vivant pour ce qui peut nourrir : réflexion biblique, bonnes lectures, être au courant de l’évolution du monde et si les facultés le permettent, profiter de l’avancée et des apports de la technique (Internet…)

Quelles que soient mes élucubrations, depuis Abraham, on sait que Dieu pourvoit ! Donc, à la base, c’est la confiance ! Comme le dit l’article 22 de nos Constitutions :

En Christ, recommencer chaque jour, durer dans les situations difficiles, accepter souffrances, départs, diminutions, tout devient source de Vie.

Et n’oublions pas les joies et le bonheur de tant de dizaines d’années. Que Dieu soit béni !

 

Sr. Marie (Melika), Soeur Missionnaire de ND d'Afrique

Syrie: à Mar Moussa, l’esprit du père Paolo dall’Oglio continue à souffler (Vatican News)

logoa Vatican News

 

Paolo dal Oglio


Aucun signe de vie du jésuite italien n’a été transmis depuis juillet 2013, mais la communauté de Mar Moussa continue à œuvrer pour le dialogue entre chrétiens et musulmans.

Le 28 juillet 2013, le jésuite italien Paolo dall’Oglio disparaissait. Il n’est jamais revenu de la ville de Raqqa, place forte des djihadistes au nord de la Syrie, où s’était rendu avec le souhait de rencontrer le chef de l’État islamique, le “calife” Abu Bakr al-Baghdadi, pour négocier, semble-t-il, la libération d’otages. Des rumeurs font état de son exécution immédiate, mais elles n’ont jamais pu être confirmées de façon certaine. Certains estiment au contraire qu’il pourrait toujours être en vie.

Né en 1954, Paolo dall’Oglio avait été ordonné prêtre en 1984 à Mar Moussa, après des études d’arabe et d’islamologie au Liban puis en Syrie. Il avait choisi de refonder à Mar Moussa une communauté monastique catholique de rite syriaque, dans ce sanctuaire situé dans les environs de la ville d’al-Nabk, à 80km au nord de Damas. Ce lieu fut rapidement entouré d’un grand rayonnement intellectuel et spirituel, et permit de développer de nombreuses amitiés entre chrétiens et musulmans. Mais la guerre civile fragilisera cette position. Engagé en faveur de l’opposition dès le début des manifestations en 2011, Paolo dall’Oglio sera expulsé par le gouvernement en juin 2012, avant de revenir clandestinement l’année suivante, en zone rebelle, jusqu’à sa disparition en juillet 2013.

Mais même en son absence, le monastère qu’il avait fondé a poursuivi ses activités. Ils ont actuellement cinq membres de la communauté à Mar Moussa, trois à Cori, dans le sud de Rome, et un au Kurdistan. Écouter le témoignage du frère Jihad Youssef, un des moines de Mar Moussa, et lire la suite de: À Mar Moussa, l’esprit du père Paolo dall’Oglio continue à souffler – Vatican News, Marie Duhamel, Vatican News, 29/08/18.

La soeur Martine PATRON, Xavière, nous a envoyé ce texte au sujet de la "passation de pouvoir" à la tête de l'ASMU-CERAP à Abidjan.

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Le père Jaquinod est à Bry-sur-marne depuis 2017 après de nombreuses années au Burkina Faso, et son retour en France en 2015

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