Témoignages

 

Sorkine1
Michel Zanotti-Sorkine

Michel-Marie Zanotti-Sorkine est un prêtre catholique atypique ! Il porte la soutane pour être reconnaissable, il enregistre des CD, et il attire de larges publics et très divers.  Ses livres, vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires, séduisent par ce qu'il confie de son parcours et les solutions parfois iconoclastes qu'il propose.

Michel-Marie Zanotti-Sorkine, né à Nice en 1959, tient son double nom d'un père corse et d'une mère russe. Avant de devenir prêtre, il a été pianiste de variétés et auteur-compositeur-interprète pendant près de dix ans. Il entre alors dans les ordres, dominicain puis franciscain, suit des études à Rome ; c'est pendant ces années qu'il rédige une émouvante prière pour les personnes atteintes par le sida, qui sera remarquée par Jean-Paul II et connaîtra une large diffusion. Il devient finalement prêtre à Marseille ; curé d'une paroisse sur la célèbre Canebière, il se fait connaître par son charisme qui attire de plus en plus de fidèles. En 2014, il rejoint le sanctuaire Notre-Dame du Laus, tout en menant une activité importante d'écrivain, de prédicateur et de conférencier. Il attache une énorme importance au contact humain et à la liturgie, il veille à être disponible pour chacun, y compris au café qu'il appelle son bureau. Dans ses livres ou lors de ses conférences qui peuvent rassembler des milliers de personnes, il secoue pas mal d'idées reçues et de procédures pour ramener ceux qui sont loin de Dieu et de l'Eglise. En plus d'une dizaines de livres, il a enregistré un CD avec le pianiste de Charles Trenet et le guitariste de Charles Aznavour. Mais lui ne vise qu'un seul but : attirer le plus possible d'hommes à Dieu.

(Pour retrouver tous ses ouvrages, cliquer sur le lien ci-desssous)

https://www.laprocure.com/biographies/Zanotti-Sorkine-Michel/0-141953.html

Yaya Diomandé, premier lauréat du prix «Voix d'Afriques»

Audio 29:00
Yaya Diomandé, premier lauréat du prix «Voix d'Afriques».

Yaya Diomandé, premier lauréat du prix «Voix d'Afriques».
 © RFI/Pierre René-Worms

Yaya Diomandé, né en 1990, vit à Abidjan. Après des études supérieures, il a travaillé comme traducteur-interprète avant de créer un journal en ligne Investissements+. Il est le premier lauréat du prix littéraire «Voix d'Afriques», créé par RFI et les éditions JC Lattès avec le soutien de la Cité Internationale des Arts de Paris pour son roman Abobo Marley.

                           Couverture du premier prix littéraire Voix d'Afriques.
                           
                           Couverture du premier prix littéraire Voix d'Afriques.
 © JC Lattès

"Moussa est « balanceur » sur un gbaka à Abidjan, une fourgonnette qui chaque jour fait la liaison entre la commune d’Abobo et le centre commercial d’Adjamé. Accroché à la portière, il sillonne la ville. Mais il ne voit presque rien de ce qui l’entoure. Ses rêves sont ailleurs. Il les porte depuis son enfance dans le quartier de Marley. Moussa veut aller à Bengue, en Europe. Peu importe le prix à payer, il veut partir, et que sa réussite là-bas profite aux siens ici. Il sera cireur de chaussures, apprenti mécanicien, chauffeur de taxi, soldat de la rébellion, chef de bande, avant de réunir assez d’argent et tenter l’aventure. Pour quelle vie ?" (Présentation des éditions JC Lattès)

Le Mali rend un dernier hommage
à l’ancien président Moussa Traoré


L'ancien président malien, Moussa Traoré, le 31 décembre 1985.

L'ancien président malien, Moussa Traoré, le 31 décembre 1985.
 FRANCOIS ROJON / AFP
Texte par :RFISuivre
3 mn

Les obsèques de l'ancien président du Mali qui s’est éteint mardi ont eu lieu ce vendredi. Moussa Traoré a dirigé le pays de 1968 à 1991.

Avec notre envoyée spéciale à Bamako,  Florence Morice

C’est Assimi Goïta, le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui a présidé cet hommage officiel organisé au sein du 34e régiment du génie militaire des forces armées maliennes. Assimi Goïta, toujours en tenue de camouflage et béret vert, n’a pas pris la parole. C’est le grand chancelier des Ordres nationaux qui a porté au micro ses condoléances.

Avant lui, un représentant de la famille, un ancien collaborateur de Moussa Traoré ont rendu hommage à l’ancien président avant de s’incliner devant son cercueil recouvert d’un drapeau malien et devant un parterre de personnalités. Un hommage officiel donc pour Moussa Traoré qui certes, avait été condamné à deux reprises à la peine de mort, mais finalement gracié en 2002, et qui depuis sa libération avait revêtu la figure du vieux sage que chacun venait consulter, y compris ses anciens ennemis.

ATT présent à la cérémonie

Parmi les anciens chefs d’État présents ce matin, on notait d’ailleurs la présence d’Amadou Toumani Touré, dit ATT. C’est d’ailleurs lui qui l’avait renversé par un coup d’État en 1991 : « L’histoire en a décidé ainsi, mais je ne pouvais pas ne pas être là et ne pas apporter mes condoléances à sa famille », a déclaré l’ancien président à quelques journalistes à l’issue de la cérémonie.

En ce jour d’hommage et de deuil en tout cas, ce n’est pas le climat répressif qui a marqué la fin de la présidence de Moussa Traoré dont les Bamakois se souviennent.

Ce n’est pas non plus l’image de l’autocrate qui s’est accroché à son parti unique, mais bien le souvenir d’un patriote qui est évoqué, un homme qui avait su préserver l’intégrité territoriale du Mali, dit-on, auteur d’une modernisation de l’agriculture et du système éducatif. C’est l’image de celui que Assimi Goïta, le président du CNSP, s’est empressé d’aller consulter au lendemain du coup d’État du mois d’août.

Makalé Traoré : « Avec Alpha Condé, on a mis la barre trop haut »

| Par 
Mis à jour le 14 septembre 2020 à 11h06
Makalé Traoré, candidate à l'élection présidentielle du 18 octobre 2020 en Guinée

Makalé Traoré, candidate à l'élection présidentielle du 18 octobre 2020 en Guinée © DR

Ex-directrice de campagne d’Alpha Condé, elle est aujourd’hui candidate à la présidentielle face à lui. Entretien avec Makalé Traoré, qui s’attaque désormais au bilan de son ancien patron.

Elle se présente comme la « candidate des femmes ». Makalé Traoré, du Parti de l’action citoyenne par le travail (PACT), brigue pour la première fois la magistrature suprême. Elle fait montre d’optimisme et mise sur sa crédibilité au sein de la société civile pour porter sa candidature. Juriste et économiste de formation, Makalé Traoré n’est pourtant pas une novice en politique : elle a notamment été ministre de la Fonction publique en 2008 sous Lansana Conté.

Présidente du Réseau des femmes africaines, ministres et parlementaires de Guinée (REFAMP) et de la Coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue et la construction de la paix et le développement (COFFIG), elle dénonce aujourd’hui la « mauvaise gouvernance » et les « injustices sociales » qui, selon elle, fragilisent son pays. C’est pourtant elle qui a contribué, en 2010, à mener Alpha Condé à la victoire en tant que directrice de campagne. Un compagnonnage auquel elle a mis fin d’elle-même, assure-t-elle à Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Après avoir passé près de dix ans loin de la sphère politique, pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à l’élection présidentielle ?

Makalé Traoré : Mon pays traverse des moments difficiles. J’ai eu une longue expérience dans le secteur privé, j’ai enseigné pendant des dizaines d’années et j’ai pu observer les souffrances des femmes, l’inadéquation du système éducatif, l’abandon de nos villages et de nos valeurs. Je connais la souffrance des Guinéens. Ce sont les femmes qui m’ont portée afin que j’accède à un poste de décision au sommet, pour pouvoir changer le cours des choses, dans un pays qui est dirigé sans elles. L’élément fondamental de mon programme est l’inclusion sociale, économique et financière, pour corriger ces injustices. Les Guinéens ont essayé plusieurs choses, et aujourd’hui, ils veulent essayer Makalé Traoré.

https://www.jeuneafrique.com/wp-content/themes/ja-3.0.x/assets/img/mondial2018/quote-article.png") left top no-repeat;">

JE SOUHAITERAIS RÉTABLIR LE TEXTE DE 2010

La Constitution adoptée cette année vous permet-elle de participer aux élections dans de bonnes conditions ?

Je le fais avec l’outil qui me permet d’y aller. Mais cette Constitution a été remplacée dans des conditions chaotiques, que le monde entier a observées, et je souhaite rétablir le texte de 2010. Certes, il n’est pas parfait, mais il a été accepté par les Guinéens et pourrait mener le pays à l’apaisement.

Plusieurs candidats de l’opposition ont maintenu leur décision de boycotter le scrutin du 18 octobre, tandis que la candidature de Cellou Dalein Diallo a été critiquée par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui l’a exclu de ses instances décisionnaires. Quel regard portez-vous sur cette stratégie de boycott ?

Je pense qu’il aurait fallu que les différents acteurs s’entendent sur une stratégie et discutent des conditions de leurs candidatures. Mais une porte fermée amène des fractures. Il était nécessaire que tous aillent à cette élection pour sauver le pays et ne pas laisser le président se présenter seul. Et surtout, pouvoir se liguer derrière le candidat le mieux placé pour remporter le scrutin au deuxième tour.

Vous n’envisagez pas la possibilité d’une victoire d’Alpha Condé dès le premier tour ?

Non. Je le dis avec conviction, je connais le terrain. Je ne me suis pas présentée pour perdre, je me suis présentée pour changer la donne, et je sais que la Guinée va surprendre le monde au soir du 18 octobre. Moi, je suis candidate pour être élue, et je serai élue par les Guinéens, parce que je sais qu’ils attendent quelqu’un qui leur parle un langage de vérité et qui tient ses promesses.

Est-ce à dire que le chef de l’État, dont vous avez été la directrice de campagne en 2010, n’a pas tenu les siennes ?

La situation que je viens de décrire est la conséquence de la mauvaise gouvernance que nous subissons depuis des années. J’ai exprimé depuis longtemps ma déception.

https://www.jeuneafrique.com/wp-content/themes/ja-3.0.x/assets/img/mondial2018/quote-article.png") left top no-repeat;">

ON ATTENDAIT D’ALPHA CONDÉ QU’IL SOIT LE MANDELA DE LA GUINÉE

Quelles leçons avez-vous tirées de cette campagne ?

C’était une belle expérience. Je suis fière d’avoir été la première femme à diriger une campagne, et d’avoir remporté la victoire. Cependant, il est très important de savoir s’éloigner d’un système qui s’éloigne de ce qu’on attend de lui. J’ai soutenu le président Alpha Condé, comme beaucoup d’autres. Qu’est-ce qu’on attendait de lui ? Qu’il soit le Mandela de la Guinée, qu’il mette fin à la gouvernance de la corruption et à la mauvaise gestion des biens publics.

Alpha Condé a récemment proposé à Mamadou Sylla, le chef de l’opposition au sein de l’Assemblée nationale, de se rallier à sa candidature. Ce dernier a décliné, mais a finalement décidé de ne pas se présenter. Si une telle proposition vous est faites, par le chef de l’État, quelle réponse lui donneriez-vous ?

Alpha Condé n’a pas suivi la ligne promise. Il sait qu’il ne peut pas m’appeler. Il sait que je n’ai qu’une parole. Il ne m’appellera pas.

Avez-vous toujours des contacts avec lui ? L’avez-vous informé quand vous avez décidé de vous présenter ?

Ça n’est pas mon genre. Je n’ai pas à l’informer, c’est aux Guinéens que je demande leur suffrage. La rupture avec le président s’est faite rapidement. Dès la campagne, je m’étais rendu compte qu’on mettait la barre trop haut. En janvier [2011], j’ai tourné la page.

Les problèmes liés au fichier électoral, déjà soulevés lors du double scrutin de mars dernier, ne sont toujours pas résolus. Avez-vous confiance en la capacité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’assainir le fichier ?

Je ne gère pas le fichier, je ne peux pas dire à quel niveau il est. Je m’en tiens aux informations qu’on me donne. Je vais suivre l’évolution de son traitement et prendrai mes précautions pour que les votes soient respectés. Mais je compte sur la mobilisation des Guinéens : lorsque la population veut changer les choses, aucune tricherie, aucun montage, aucun fichier, aucun mécanisme de bourrage ne peut arrêter sa marche vers la victoire.

Histoire de celui qui dépensa tout et ne perdit rien

Cerf , (novembre 2019)

L'avis de La Procure

Prix de la liberté intérieure 2020

Dans cette variation littéraire et philosophique de la parabole du fils prodigue, Jacqueline Kelen file le mythe et ajoute des personnages qui, tour à tour, prennent la parole. Il y a le père, pieux et bon, la mère, inquiète et tendre, le frère aîné, sérieux et travailleur, un vieux serviteur compatissant, et bien sûr le fils prodigue, rebelle et rêveur, qui part pour explorer le monde et éprouver sa liberté avec ce que cela implique de joies et de risques. Un conte d’aujourd’hui sur l’amour humain et divin, l’absence et l’attente, les épreuves et la grâce, la justice et la réconciliation.

« Un véritable coup de cœur pour le jury » Catherine Lalanne, Présidente du jury.

« Un texte d’actualité sur la famille (…) qui nous apprend des choses cruciales sur nous-mêmes, sur notre place, notre rôle » Constance de Bonnaventure, chroniqueuse Culture au Jour du Seigneur

Recommandé par :
Prix de la liberté intérieure 2019 - Jour du Seigneur

15,00 € 14,25 € -5 % avec le retrait en magasinVoir disponibilités en librairies

 En stock, expédié sous 48 h

Je commande  exemplaire(s)

 Ajouter au panier 

DU MÊME AUTEUR

Sous-catégories

Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)