Actualités

En Côte d’Ivoire, Laurent et Simone Gbagbo officiellement divorcés

La justice ivoirienne a prononcé le divorce de l’ancien couple présidentiel, ce jeudi 29 juin, après deux ans de procédure.

Par  - à Abidjan
Mis à jour le 30 juin 2023 à 15:31
 
 couple
 

 

Laurent et Simone Gbagbo, à Yaoundé, le 18 juillet 2001. © ISSOUF SANOGO/AFP

 

C’est par un communiqué de presse signé de l’avocat de l’ancienne première dame, Simone Gbagbo, que la nouvelle a été rendue publique. « Ce jour, 29 juin 2023, la justice ivoirienne a exaucé le vœu de monsieur Laurent Gbgabo en rendant la décision de divorce entre les époux Gbagbo », écrit maître Ange Rodrigue Dadjé.

« Le divorce a été prononcé aux torts exclusifs de monsieur Laurent Gbagbo, pour adultère caractérisé et notoire, abandon de domicile conjugal et injures graves à l’encontre de madame Simone », ajoute-t-il, sans donner plus de détails sur les modalités de ce divorce ni ses implications financières.

À LIRECôte d’Ivoire : Simone et Laurent Gbagbo, les coulisses d’un divorce annoncé

Le 30 septembre 2022, l’ex-président avait obtenu le dégel de ses comptes et le versement de sa rente viagère due aux anciens chefs de l’État – pour un montant total qui pourrait avoisiner les 3 millions d’euros. Pour l’heure, ni les conseils de Laurent Gbagbo, ni ceux de son parti, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ne se sont encore exprimé sur le sujet.

Un couple fracturé depuis des années

Près de deux ans après son retour en Côte d’Ivoire, le 17 juin 2021, à la suite de son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuivait pour crimes contre l’humanité, l’ex-président a enfin obtenu la séparation d’avec son ancienne épouse et compagnonne de lutte, avec qui il avait cofondé le Front populaire ivoirien (FPI).

Officialisée juste après son arrivée à Abidjan, la procédure de divorce était entamée depuis plusieurs années déjà. Dès son transfert à La Haye, en 2011, Laurent Gbagbo avait informé ses enfants de sa volonté de se séparer et avait proposé à Simone un divorce à l’amiable. Mais l’ancienne première dame avait alors souhaité attendre la fin de leurs procédures judiciaires respectives, étant elle-même incarcérée en Côte d’Ivoire pour son rôle dans la crise postélectorale de 2010-2011. Elle ne sera amnistiée et libérée qu’en 2018.

À LIREEntre Laurent et Simone Gbagbo, une lutte pour le leadership de la gauche ivoirienne

Si le duo politique a perduré pendant leurs années communes au pouvoir, de 2000 à 2011, dans les coulisses, le couple, lui, s’est délité, au point que chacun avait ses propres appartements au sein de la résidence présidentielle de Cocody-Ambassades.

Depuis les années 2000, Laurent Gbagbo a pour compagne l’ex-journaliste Nady Bamba. Longtemps restée dans l’ombre, celle-ci est désormais au premier plan et l’accompagne lors de ses déplacements et rencontres officielles. On lui prête également une influence politique, notamment lors de la création du PPA-CI.

Malaise à l’aéroport d’Abidjan

Le retour de l’ancien président en Côte d’Ivoire a accéléré sa procédure de divorce avec Simone Gbagbo. Le 17 juin 2021, elle est bien présente – contre sa volonté – à son arrivée à l’aéroport d’Abidjan. Elle se fraye un chemin vers lui, l’enlace et lui glisse quelques mots. Elle lui demande aussi de s’agenouiller pour prier. Gbagbo refuse et lui demande de s’en aller d’un geste sec de la main. La scène, filmée, suscite un certain malaise. De nombreux Ivoiriens expriment alors leur sympathie pour Simone – alors que l’ex-première dame a longtemps été perçue comme la plus radicale du couple.

À LIRERetour de Gbagbo en Côte d’Ivoire : on attendait Laurent, on a eu Simone

Quelques mois plus tard, en octobre 2021, quand Gbagbo décide de laisser le FPI à Pascal Affi N’Guessan et de créer le PPA-CI, Simone voit comme une injure la place qui lui est réservée dans ce nouveau parti. Malgré plusieurs tentatives de médiation, notamment par l’intermédiaire de Hubert Oulaye, qui sera désigné président exécutif du PPA-CI, l’ex-première dame décide de se séparer de ses anciens camarades. En septembre 2021, elle lance le Mouvement des générations capables (MGC), qu’elle transforme en parti politique un an plus tardPlusieurs anciens ministres et cadres du FPI lui sont restés fidèles.

Ces derniers mois, Simone Gbagbo s’est rapprochée d’anciens leaders de l’ex-bloc de gauche, tels Pascal Affi N’Guessan ou Charles Blé Goudé. Lors d’une « fête des libertés » à Bouaké, le 30 avril, elle avait prôné la réconciliation entre les Ivoiriens. À l’approche des élections locales, prévues le 2 septembre, elle prêche également pour une Commission électorale indépendante (CEI) sans partis.

36e journée de lutte contre la drogue : Vers la création d’un référentiel de lutte au Burkina

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 26 juin 2023 à 22h13min 
 
36e journée de lutte contre la drogue : Vers la création d’un référentiel de lutte au Burkina

 

Le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) commémore, ce lundi 26 juin 2023, la 36e journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues. Le thème de la présente journée est : « Défis liés à la lutte contre la drogue dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire ». Plus de 33 tonnes de drogues saisies ont été incinérées marquant le top départ des activités commémoratives au Burkina Faso.

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde commémore, ce 26 juin 2023, la 36e journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues. Cette halte constitue un tremplin pour les États de réaffirmer leur engagement et leur détermination à lutter contre ce fléau. Le Burkina Faso s’inscrit dans cette dynamique parce que dans un contexte marqué par le terrorisme, la lutte contre la drogue revêt un intérêt particulier d’autant plus que le trafic illicite de drogues contribue au financement des activités terroristes et leur usage exacerbe la violence. C’est pourquoi le thème retenu est : « Défis liés à la lutte contre la drogue dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire ».

 

 

Plusieurs actions ont été entreprises par les différents acteurs
de la lutte contre la drogue, a indiqué le SP/CNLD, Emmanuel Kaboré

Plusieurs actions ont été entreprises par les différents acteurs de la lutte contre la drogue. Ces opérations, a déclaré le SP/CNLD, le contrôleur général de police, Emmanuel Kaboré, ont permis d’engranger des résultats forts appréciables dans les quatre domaines de la lutte que sont la prévention, la répression, le traitement et la réinsertion sociale. Ainsi, a-t-il poursuivi, en 2022 dans le domaine de la prévention, 25 000 personnes ont été touchées lors des campagnes de sensibilisation. A cela s’ajoutent des actions de sensibilisation menées à travers d’autres canaux tels que les médias, les panneaux publicitaires, les réseaux sociaux qui ont touché plusieurs milliers de personnes.

Le phénomène a la peau dure au Burkina Faso

Dans le domaine de la répression, près de 241 tonnes de drogues ont été saisies par les services opérationnels ; 279 personnes ont été interpellées et déférées devant le parquet. En outre, 3 060 personnes ont été prises en charge par les services de santé publique et le Centre d’éducation et de formation professionnelle de Ouagadougou. Dans le domaine de la réinsertion sociale, 782 personnes ont été prises en charge par des structures habilitées. On note également que dans le cadre de ses missions de coordination, le SP/CNLD a organisé des activités de renforcement des capacités au profit de 89 acteurs de la prévention et de la répression.

 



Selon le ministre délégué en charge de la sécurité, le trafic illicite de drogues
contribue au financement des activités terroristes

Malgré tous ces efforts, le phénomène a toujours la peau dure au Burkina Faso. La preuve, en 2021, ce sont 122 tonnes de drogues qui ont été saisies. En 2022, la saisie a pratiquement doublé avec 240 tonnes. Il ressort également dans les chiffres du SP/CNLD que les produits prohibés occupent la plus grande place parmi les produits saisis. Par ce thème, a situé le ministre délégué en charge de la sécurité, le commissaire principal de police, Mahamadou Sana, le SP/CNLD met en relief l’impact de la crise actuelle sur la lutte contre la drogue et appelle l’ensemble des acteurs à plus de prise de conscience et de changement de paradigme afin de faire face aux nouveaux défis.

 

 

Le CNLD demande l’implication de tous les acteurs dans la lutte contre la drogue

Dans le cadre de cette commémoration, le SP/CNLD a procédé à l’incinération de plus de 33 tonnes de drogues saisies par les différents services de répression. Dans la même veine, il est prévu des cadres de réflexion sur la nécessité d’élaborer un référentiel national de lutte contre la drogue. Parce que pour le SP/CNLD, l’existence d’un référentiel permettra de renforcer la lutte.

 

Obissa Juste Mien
Lefaso.net

Au Sénégal, Macky Sall promet de clarifier ses intentions après la Tabaski

Lors de la remise des conclusions du dialogue national, qui rendent de nouveau Khalifa Sall et Karim Wade éligibles, le chef de l’État a annoncé qu’il s’exprimerait après le 29 juin.

Mis à jour le 26 juin 2023 à 19:45
 
 
sall
 
 

Le président sénégalais Macky Sall au palais de Belem à Lisbonne, le 20 juillet 2022. © CARLOS COSTA/AFP

 

Macky Sall va-t-il contribuer à apaiser les tensions politiques ? Le 24 juin, le chef de l’État sénégalais a reçu des mains de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, les 270 recommandations formulées à l’issue du dialogue national entamé le 31 mai, quelques heures avant la condamnation d’Ousmane Sonko à deux ans de prison pour « corruption de la jeunesse » et l’éclatement des violences meurtrières qui s’en sont suivies.

À LIREMame Mbaye Niang : « Macky Sall est le meilleur choix pour le Sénégal »

Macky Sall a évoqué « de graves dérives et [des] événements inédits assimilables à des actes terroristes qui ne resteront pas impunis ». Or cette séquence aura contraint la majorité présidentielle à faire des concessions, y compris sur de vieilles revendications de l’opposition.

« Lâcher du lest »

« Après les troubles de mars de 2021 et ceux de début juin, BBY [Benno Bokk Yakaar, la coalition au pouvoir] et le gouvernement ont compris qu’il fallait lâcher du lest. Ils ont reculé sur les parrainages, sur les cas Karim Wade et Khalifa Sall, et sur bien des choses », se réjouit Saliou Sarr, membre de Taxawu Sénégal, qui représentait l’opposition lors des discussions.

Un premier consensus a été trouvé sur l’abaissement du taux du parrainage citoyen – un minimum de 0,6 % minimum du corps électoral sera désormais exigé alors que jusqu’ici, le nombre de signatures requis pour faire valider un dossier de candidature était compris entre 0,8 et 1 % des inscrits. Ce n’est pas tout : l’opposition a obtenu l’instauration de deux autres types de parrainages. Désormais, un candidat pourra être dispensé de recueillir les signatures de ses concitoyens s’il réussit à obtenir celles de treize députés (l’Assemblée en compte 165) ou de 120 maires et présidents de conseil départemental. « Cela permettra de réduire les risques de doublons qui sont des motifs de rejet de candidatures », explique Déthié Faye, coordonnateur du pôle des non-alignés (ni sur l’opposition ni sur la mouvance présidentielle).

À LIREMacky Sall à la CPI : « fanfaronnade » ou cyclone judiciaire ?

Depuis son instauration en 2018, le dispositif du parrainage a été régulièrement critiqué par les acteurs politiques, voire dénoncé par plusieurs missions d’observation. Reprenant une décision de la Cour de justice de la Cedeao rendue en 2021, la mission de suivi électoral de l’Union européenne sur le Sénégal avait ainsi jugé, en avril 2022, que la procédure de vérification des signatures privilégiait « les premiers dossiers déposés et [portait] gravement atteinte aux derniers ».   

Autre point d’accord essentiel : la modification des articles L28 et L29 du code électoral qui permettra de rétablir dans ses droits civiques et politiques toute personne frappée d’incapacité électorale après avoir été condamnée à une peine d’emprisonnement ou d’amende, et qui a fait l’objet d’une mesure d’amnistie ou de grâce.

L’ajout de ce dernier terme – absent jusqu’ici de la loi électorale – concerne particulièrement le leader de Taxawu Sénégal et ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, ainsi que Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, graciés respectivement en 2019 et 2016. Les deux hommes peuvent désormais, s’ils le souhaitent, briguer la magistrature suprême lors du scrutin du 25 février 2024.

Révision du procès Karim Wade

En exil depuis 2016 au Qatar et pressenti pour prendre la tête du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation politique fondée par son père, Karim Wade a en outre obtenu la révision de l’arrêt prononcé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) le 23 mars 2015, et donc de son procès. « Cette question était une priorité pour lui. Un citoyen devrait pouvoir être entendu et prouver son innocence sur la base des nouveaux éléments qu’il a en sa possession », affirme Déthié Faye. « Les cas de Khalifa Sall et de Karim Wade sont certes les plus emblématiques, mais ces avancées vont bénéficier à des milliers de citoyens sénégalais », se réjouit-il.

Ces concessions n’auraient sans doute pas été obtenues « sans un rapport de force devenu favorable à l’opposition » grâce notamment au bras de fer entamé dans la rue par Ousmane Sonko, reprend Saliou Sarr. Le leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) a pourtant refusé de participer à ce dialogue, soupçonné d’avoir pour but inavoué « de valider le troisième mandat de Macky Sall ».

À LIREDepuis Paris, Macky Sall alimente les doutes sur sa candidature à un troisième mandat

Sur cette question justement, aucun consensus n’a été trouvé. Pendant plusieurs heures de discussion, la majorité présidentielle, représentée par Benoît Sambou, ministre d’État et président de la Commission nationale du dialogue des territoires, a argué que le chef de l’État avait le droit de briguer un deuxième quinquennat du fait de la révision constitutionnelle de 2016 qui remet les compteurs à zéro. Ce que, sans surprise, les différents membres de l’opposition et de la société civile ont contesté, estimant qu’une troisième candidature de Macky Sall était « illégale ».

« J’apporterai ma réponse dans un discours à la nation [après la fête de la Tabaski du 29 juin]. Mais elle ne peut pas dépendre du contexte dans lequel nous évoluons. Il faut que cela soit clair », a prévenu le chef de l’État en refermant le dialogue national. « Quel qu’il soit, ce sera un choix libre, souverain et assumé », a-t-il conclu.

Embaló renonce à un second mandat à la Cedeao, aucun successeur en vue

Selon les informations de Jeune Afrique, Umaro Sissoco Embaló ne sollicitera finalement pas de deuxième mandat à la tête de l’organisation sous-régionale. Sauf qu’aucun de ses pairs ne semble, à ce jour, intéressé par le poste…

Par Jeune Afrique
Mis à jour le 27 juin 2023 à 09:50
 
 embalo
 
 

Le président de la Guinée-Bissau et actuel président de la Cedeao, Umaro Sissoco Embaló, à Kiev, le 26 octobre 2022. © Gleb Garanich/REUTERS

 

La reconduction d’Umaro Sissoco Embaló à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) devait être au menu des discussions du prochain sommet de l’organisation, le 9 juillet. Mais le président bissau-guinéen, qui organisera cette réunion dans son pays, a décidé de ne pas se présenter à sa propre succession.

Talon, Gnassingbé, Bazoum…

« Je suis dans un processus de cohabitation depuis les législatives du 4 juin. Cela va requérir toute mon attention », confirme-t-il à Jeune Afrique. Il était certes intéressé par un deuxième mandat à la tête de l’organisation sous-régionale, mais les « législatives ont changé toute la donne. »

À LIREGoïta, Doumbouya et Traoré se serrent les coudes face à la Cedeao

Cependant, la désignation de son successeur vire au casse-tête. Selon les règles d’alternance de la Cedeao, un président francophone devrait être choisi. Mais « aucun n’est disponible », assure Umaro Sissoco Embaló. En effet, le Béninois Patrice Talon, le Togolais Faure Essozimna Gnassingbé et le Nigérien Mohamed Bazoum lui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas intéressés par le poste. Il a donc proposé de déroger aux textes et soumis le nom du Nigérian Bola Tinubu. Problème : ce dernier, investi le 29 mai à Abuja, n’a toujours pas formé son gouvernement.

Le compte à rebours est donc lancé. Afin de trouver une solution avant le 9 juillet, le président bissau-guinéen s’entretient régulièrement avec ses pairs. Il a ainsi dernièrement échangé à ce sujet à deux reprises avec Macky Sall, avec qui il entretient des relations cordiales. À Paris, en marge du Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, et le 25 juin par téléphone, le président sénégalais étant à La Mecque.

Burkina/Fête de la musique 2023 : Des artistes burkinabè décrivent leur rôle dans l’effort de paix

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • mercredi 21 juin 2023 à 22h00min 
 
Burkina/Fête de la musique 2023 : Des artistes burkinabè décrivent leur rôle dans l’effort de paix

 

Tous les 21 juin de l’année, la fête de la musique est célébrée dans une centaine de pays à travers le monde et le pays des hommes intègres ne fait pas exception. A cette occasion, Lefaso.net a demandé à trois artistes musiciens burkinabè de décrire ce que leur art apporte concrètement à l’effort de paix dans le contexte d’insécurité que vit le Burkina Faso.

 

Greg Burkimbila : « Comme dit le proverbe, la musique adoucit les mœurs, la voix des artistes porte dans le sens où elle apaise les coeurs. Elle est un moyen de sensibilisation dans la société. Dans le cas du Burkina qui traverse une crise, nous assistons à la sortie de chansons de réconfort, de galvanisation. La musique contribue beaucoup quant à l’édification de la paix ».

 

Greg Burkimbila

Nourat : « Selon moi, la musique joue un grand rôle dans l’effort de paix au Burkina Faso. D’abord, nous avons les créations musicales qui galvanisent nos FDS et VDP sur le terrain de bataille. Ensuite, nous avons des initiatives de soutien faites par les artistes pour récolter de fonds et de vivres en faveur des déplacés internes et des familles endeuillées. En ce qui me concerne, je suis vraiment engagée avec mon groupe dans ce genre d’initiatives. Nous avons eu à faire des concerts dont les fonds ont été reversés pour les orphelins des militaires tombés au front et aussi pour les déplacés. Nous avons également eu à aller prester sur le théâtre des opérations, je veux parler des camps de Kaya et de Dédougou. Nous avons été ensemble avec des humoristes et des conteurs pour ce projet qui est toujours en cours. Je pense que la musique en général, a des vertus thérapeutiques, apaisantes et avec les messages d’espoir et de force, nous sommes sûrs de contribuer fortement et positivement à l’effort de paix ».

 

Nourat
 

DonSharp De Batoro : « Pour moi, il n’y a aucun doute sur le fait que la musique est le levier par excellence qui peut, à travers les ondes positives dont elle se revendique, faire l’écho, ramener et instaurer un climat de quiétude à tous les niveaux. Pour ce faire, l’artiste a l’obligation sociale de mettre sa plume au service de son peuple surtout en cette période. C’est pourquoi personnellement, j’ai initié les concerts prestiges avec une thématique depuis 2018 où chaque année, je sensibilise à travers des créations inédites. Et cette année encore, le thème retenu est : Là où on dit Nord, Sud, Est, Ouest… disons désormais Burkina Faso. Nous venons de boucler l’étape de Bobo Dioulasso après celle Ouagadougou. Ce 30 juin, nous serons à Koudougou pour le même message. C’est déjà plus de 10 000 âmes touchées directement et avec la retransmission à la télé, nous estimons à un million de personnes qui ont suivi le direct ici et là (notre diaspora y compris). Nous portons le message de la nation, donc il nous faut des moyens conséquents pour produire plus dans ce sens et encourager ceux et celles qui se sont lancés à ne pas baisser les bras en les accompagnant ».

 

DonSharp De Batoro

        SB
        Lefaso.net