Histoire

Moktar Ould Daddah et le Sahara occidental, les raisons d’un putsch (5&6)

 

Le 14 novembre 1975, le président mauritanien Moktar Ould Daddah signe les Accords de Madrid sur le partage du Sahara occidental. Le pacte lui octroie le sud du territoire tandis que le Maroc annexe la partie nord. Mais l’Algérie, écartée de ce partage, ne l’entend pas ainsi et déclare la guerre à la Mauritanie. Elle y mène des opérations commandos  et arme le front Polisario, les rebelles du Sahara occidental.

Le pouvoir de Moktar Ould Daddah  commence à montrer quelques signes de faiblesse face au coût vertigineux de la guerre.

Moktar Ould Daddah, la difficile unité nationale (3&4)

 

En Mauritanie, le président Mokhtar Ould Daddah parvient durant la première moitié de la décennie 1960 à installer un régime fort, voire autocratique.

Il est désormais craint par les différentes forces traditionnelles et le parti unique qu’il a installé lui est fidèle. Et même si son voisin le Maroc continue de manifester des velléités d’annexion, Moktar Ould Daddah ne craint pas grand-chose puisqu’il bénéficie du soutien actif à la fois de Paris mais également de nombreuses nations africaines.

Avec la décision en 1966 de rendre la langue arabe obligatoire dans l’enseignement, les premiers incidents sérieux éclatent. La communauté noire qui n’est pas arabophone manifeste, et l’unité nationale apparente vole en éclats.

Moktar Ould Daddah, la naissance de l'État mauritanien (1&2)

 

Tout comme le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Camerounais Ahmadou Ahidjo ou encore Félix Houphouët-Boigny pour la Côte d'Ivoire, Moktar Ould Daddah (1924-2003) appartient à la génération des leaders politiques issus de la décolonisation en Afrique. Il a eu un rôle déterminant dans la naissance de la République de Mauritanie qu'il va diriger pendant 17 ans, de 1961 à 1978.

 

Pierre Audin: «Il faut faire un travail de vérité en ce qui concerne la guerre d'Algérie

 

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Le 5 juin, il a assisté à Alger à l’inauguration d’un buste à l’effigie de son père sur la place qui porte son nom. Pierre Audin est le fils du mathématicien Maurice Audin, militant communiste, torturé puis assassiné par l’armée française en 1957 en pleine guerre d’Algérie.

En 2018, Emmanuel Macron avait reconnu que cet assassinat avait été pratiqué « au nom de la République française ». Aujourd’hui, alors qu’il vient d’obtenir son passeport algérien, Pierre Audin appelle l’État français à faire la lumière sur les crimes coloniaux.

 

La quête des origines chez les plus jeunes

 

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, l’islam est au cœur de si nombreux débats et polémiques que la figure de l’immigré a été remplacée par celle du musulman

Dans ce climat qui va de l’inquiétude à l’hostilité, comment les adolescentes issues de l’immigration construisent-elles leur identité ?

Quelle est la place de la religion ? Est-elle devenue une part de cette identité ?

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Sénégal: partager les archives, construire la mémoire

 

Reportage à Dakar : construire son histoire, c’est avoir accès à ses archives écrites, sonores, audiovisuelles, populaires et se les réapproprier. C’est aussi sauvegarder son patrimoine audiovisuel qui s’abîme, partager ses archives, les rendre accessibles au public. Au Sénégal, un travail mémoriel est engagé avec tous les acteurs pour tenter de mettre en valeur ce patrimoine.

Participants :

Ibrahima Wane, professeur de Littérature et de Civilisation africaines au Département de Lettres modernes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) 

Mamadou Diouf, historien sénégalais, spécialiste de l’Histoire coloniale, enseignant-chercheur à l’Université de Columbia (États-Unis)

Baba Diop, journaliste cinéma sénégalais, membre du collectif MamiWata pour la restauration des archives 

Ousmane Sene, directeur de la radio UCAD-FM

Mohamed el Mounir Baro, chef de la Division Communication et Coopération à la Direction de la Cinématographie (DCI)

Dieynaba Badji Ndiaye, responsable des archives vidéo de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS)

Marco Lena, directeur exécutif du FAASM (Fonds d’archives africain pour la sauvegarde des mémoires) et du collectif MamiWata

Ndiouga Benga, enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’UCAD

Étudiants en réalisation audiovisuelle à Ciné Banlieue Dakar et à l’UCAD.

Extraits d’archives audiovisuelles.

Remerciements :

- Direction de la Cinématographie du Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal

- Université Cheikh Anta Diop de Dakar

- Département des archives du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac en France.