Histoire

Moktar Ould Daddah, la naissance de l'État mauritanien (1&2)

 

Tout comme le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Camerounais Ahmadou Ahidjo ou encore Félix Houphouët-Boigny pour la Côte d'Ivoire, Moktar Ould Daddah (1924-2003) appartient à la génération des leaders politiques issus de la décolonisation en Afrique. Il a eu un rôle déterminant dans la naissance de la République de Mauritanie qu'il va diriger pendant 17 ans, de 1961 à 1978.

 

Pierre Audin: «Il faut faire un travail de vérité en ce qui concerne la guerre d'Algérie

 

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Le 5 juin, il a assisté à Alger à l’inauguration d’un buste à l’effigie de son père sur la place qui porte son nom. Pierre Audin est le fils du mathématicien Maurice Audin, militant communiste, torturé puis assassiné par l’armée française en 1957 en pleine guerre d’Algérie.

En 2018, Emmanuel Macron avait reconnu que cet assassinat avait été pratiqué « au nom de la République française ». Aujourd’hui, alors qu’il vient d’obtenir son passeport algérien, Pierre Audin appelle l’État français à faire la lumière sur les crimes coloniaux.

 

La quête des origines chez les plus jeunes

 

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, l’islam est au cœur de si nombreux débats et polémiques que la figure de l’immigré a été remplacée par celle du musulman

Dans ce climat qui va de l’inquiétude à l’hostilité, comment les adolescentes issues de l’immigration construisent-elles leur identité ?

Quelle est la place de la religion ? Est-elle devenue une part de cette identité ?

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Sénégal: partager les archives, construire la mémoire

 

Reportage à Dakar : construire son histoire, c’est avoir accès à ses archives écrites, sonores, audiovisuelles, populaires et se les réapproprier. C’est aussi sauvegarder son patrimoine audiovisuel qui s’abîme, partager ses archives, les rendre accessibles au public. Au Sénégal, un travail mémoriel est engagé avec tous les acteurs pour tenter de mettre en valeur ce patrimoine.

Participants :

Ibrahima Wane, professeur de Littérature et de Civilisation africaines au Département de Lettres modernes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) 

Mamadou Diouf, historien sénégalais, spécialiste de l’Histoire coloniale, enseignant-chercheur à l’Université de Columbia (États-Unis)

Baba Diop, journaliste cinéma sénégalais, membre du collectif MamiWata pour la restauration des archives 

Ousmane Sene, directeur de la radio UCAD-FM

Mohamed el Mounir Baro, chef de la Division Communication et Coopération à la Direction de la Cinématographie (DCI)

Dieynaba Badji Ndiaye, responsable des archives vidéo de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS)

Marco Lena, directeur exécutif du FAASM (Fonds d’archives africain pour la sauvegarde des mémoires) et du collectif MamiWata

Ndiouga Benga, enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’UCAD

Étudiants en réalisation audiovisuelle à Ciné Banlieue Dakar et à l’UCAD.

Extraits d’archives audiovisuelles.

Remerciements :

- Direction de la Cinématographie du Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal

- Université Cheikh Anta Diop de Dakar

- Département des archives du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac en France.

Le mystérieux décès de Barthélémy Boganda (7&8)

 

Le 29 mars 1959, en début d’après-midi, Barthélémy Boganda finit une visite à Berberati, dans l’ouest du pays, et monte dans l’avion qui doit le ramener à Bangui, la capitale centrafricaine. Le Noratlas décolle pour une durée d’environ une heure avant d’exploser en plein vol. Neuf personnes trouveront la mort, dont le président du gouvernement centrafricain. Qui a commandité l’attentat contre l’abbé Barthélemy Boganda ? L’enquête permettra-t-elle de le découvrir ?

La France s'apprête à restituer le tambour parleur des Atchans, après une restauration

 

C’est une pièce imposante et unique que la France va prochainement restituer à la Côte d’Ivoire, le Djidji Ayokwe, le tambour parleur du peuple Atchan. Une œuvre qui est actuellement dans les réserves du musée du quai Branly à Paris. Ce mercredi 25 mai, les autorités ivoiriennes représentées par la ministre de Culture, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France et la directrice du musée d’Abidjan, ont pu découvrir pour la première fois cette pièce de 3,31 mètres de long et qui pèse 430 kilos

Direction le sous-sol, dans les réserves du musée du quai Branly. À l’arrivée du précieux tambour, silence et recueillement prédomine au moment de sa découverte. « C’est une très grande émotion. On est tous pris par ce grand moment », raconte Françoise Remarck, ministre ivoirienne de la Culture. « C’est quand même impressionnant, car ce tambour a été au centre de la culture de notre peuple. Tout tournait autour de ce tambour, la religion, le système socio-politique », raconte le porte-parole des chefs de village Atchan, qui attend ce retour avec impatience.

Le Djidji Ayokwe est un tambour en fonte. Si l’objet est resté en bon état, le bois apparaît un peu usé au niveau de la base. Les équipes du musée ont donc proposé d’engager une restauration de l’objet : « Notre crainte première sur l’état structurel de cet objet, c’est sa perte de solidité. Ce qui rendrait son transport assez risqué et qui nécessiterait une consolidation à cœur de ses parties infestées, de même que des collages de certaines parties », détaille Stephanie Elarbi, du musée du quai Branly.

Des propositions de restauration acceptée ce mercredi par les parties ivoiriennes. Même si le porte-parole des chefs de village a une requête : « Après consultation de tous les chefs, ils ont souhaité qu’on ne touche pas à tout ce qui était coloration, car chaque pigmentation est liée à un culte, une pratique magico-religieuse ». Autre demande : les chefs Atchans veulent pouvoir venir « parler » avec l’objet, avant que ne soit engagée la restauration.

C’est avec émotion que je découvre ce tambour. Nos ancêtres, nos parents nous en ont parlé mais c’est quand même impressionnant. Parce que ce tambour est au centre.

Djagoua Guy, le porte-parole des chefs de village Bidjan