Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

« Les juifs peuvent être les victimes collatérales de certaines lois »

Pinchas Goldschmidt, grand rabbin de Moscou (Russie)

De passage à Paris, ce grand rabbin, également président de la Conférence des rabbins européens (CER), a confié à La Croix son inquiétude
face au « double défi » législatif et sécuritaire auquel sont confrontés les juifs européens.

  • Recueilli par Xavier Le Normand, 

Comment la communauté juive européenne s’est-elle adaptée à la pandémie ?

Rabbin Pinchas Goldschmidt : Nous sommes très fiers de ce que les rabbins ont fait. Dans certains pays où les gouvernements tardaient à prendre des mesures, ils les ont devancées, en fermant d’eux-mêmes les synagogues. La vision européenne qu’offre notre réseau a permis cette anticipation, les rabbins voyant ce qui se passait chez leurs voisins. Pour nous, la vie communautaire est très importante, et la technologie nous a beaucoup aidés. De plus, le numérique a permis de rejoindre des personnes qui, d’habitude, ne se déplacent pas à la synagogue. Cela dit, selon la loi juive, on ne peut faire la prière de shabbat sur Zoom ou autre, donc il nous a fallu être créatifs : certains rabbins ont organisé des services en extérieur, qui ont souvent été très appréciés pour leur caractère informel.

La communauté juive européenne est-elle encore menacée aujourd’hui ?

P. G. : À travers l’Europe, elle se trouve face à un double défi : celui de la sécurité physique des personnes – menacée par un antisémitisme grimpant – et celui du vote de lois touchant à la liberté religieuse dans un nombre croissant de pays.

Certains politiciens peuvent voter des textes législatifs sans se rendre compte qu’in fine ils finissent par forcer les citoyens juifs à partir. Cela peut être le cas avec des lois sur le bien-être animal, sur la circoncision ou encore sur les signes religieux ostentatoires. L’éducation est aussi concernée, avec, dans plusieurs endroits, des poussées en faveur d’un trop grand contrôle de l’État.

Généralement, ces lois ne sont pas destinées à nous viser, mais les juifs peuvent être des victimes collatérales. Le problème, à mon avis, c’est que certains ne comprennent pas ce qu’est la liberté religieuse : pouvoir être en total désaccord avec les croyances de certaines personnes mais les laisser les pratiquer.

Concernant la sécurité physique, c’est en France, à mes yeux, que la peur est la plus grande, beaucoup plus forte qu’ailleurs en Europe. Je crois comprendre que désormais les différents services de police de votre pays travaillent mieux ensemble, mais il faut surtout infiltrer les poches de radicalisation pour éviter les attaques. L’histoire récente nous a encore montré que les agressions dont les juifs sont les premières victimes finissent par s’étendre à d’autres pans de la société.

Au niveau européen, quelles relations la communauté juive entretient-elle avec les États et les autres religions ?

P. G. : De manière générale, il convient de souligner que les relations sont bonnes avec les différents gouvernements. Dans mon pays, la Russie, les échanges sont bons. Nous avons quelques problèmes en Pologne, avec des gouvernements qui veulent changer l’histoire. Concernant les relations avec les catholiques, celles-ci sont excellentes. Je connais bien un certain nombre de cardinaux et, dès que nous avons un problème, nous sommes aussitôt soutenus par l’Église.

Nous remercions les catholiques, car cela n’a pas toujours été ainsi. Quant au pape François, c’est un ami de la communauté juive. Au sujet des relations avec les musulmans, nous avons créé un forum d’échanges et travaillons ensemble. C’est surtout au niveau local qu’il y a beaucoup d’échanges.

Nigeria : une association alerte sur l’augmentation des attaques antichrétiennes

Selon la Société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit (Intersociety), une association de défense des droits humains du Nigeria,
3 462 chrétiens ont été tués par les djihadistes et par les bergers peuls entre le 1er janvier et le 18 juillet 2021.

  • Lucie Sarr, 
Nigeria : une association alerte sur l’augmentation des attaques antichrétiennes
 
Après une attaque de djihadistes, le 10 février 2020 à Auno, dans le nord est du Nigeria.AUDU MARTE/AFP

La Société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit (Intersociety) enquête sur la persécution religieuse et d’autres formes de violence religieuse par des acteurs étatiques et non étatiques au Nigeria depuis 2010. En juillet, elle a alerté sur le nombre important de chrétiens tués au Nigeria en 200 jours. En effet, 3 462 chrétiens, soit 68 de moins que durant toute l’année 2020, ont été tués entre le 1er janvier et le 18 juillet. Cela équivaut à 17 morts par jour. C’est le chiffre le plus élevé en matière de meurtres antichrétiens depuis 2014, année où plus de 5 000 chrétiens avaient péri dans les exactions de Boko Haram et des groupes de bergers peuls.

→ EN 2020. Au Nigeria, les violences antichrétiennes se poursuivent

Selon Intersociety, les groupes de bergers peuls affiliés au djihadisme sont responsables de la majorité des meurtres antichrétiens au Nigeria, avec au moins 1 909 décès de chrétiens en 200 jours. Boko Haram, la province ouest africaine de l’État islamique (Iswap) et d’autres groupes bandits seraient à l’origine de la mort de 1 063 chrétiens, tandis que les forces armées en auraient tué 490.

L’État de Benue, dans l’Est, détient le triste palmarès du plus grand nombre de chrétiens tués au cours des 200 derniers jours (450). Il est suivi par l’État de Kaduna (centre nord) avec 410 décès de chrétiens et Taraba (est), avec 240 décès. Selon cette organisation nigériane de défense des droits humains, à ces 3 000 chrétiens tués, il faut adjoindre 300 autres victimes qui sont probablement mortes en détention, ainsi qu’environ 150 décès non signalés.

Des enlèvements un peu partout

En outre, Intersociety estime à 3 000 les chrétiens qui ont été enlevés par des ravisseurs depuis janvier 2021. La plupart de ces enlèvements sont attribués à des djihadistes, à des bergers peuls ou encore à des bandits non identifiés. La particularité de ces enlèvements est qu’ils ne se limitent pas seulement au Nord et à l’Est mais s’étendent à quasiment toutes les régions de cet État fédéral.

L’organisation nigériane s’est aussi intéressée aux lieux de culte chrétiens. Selon elle, 300 églises auraient été brûlées, attaquées, menacées ou fermées et au moins dix prêtres ou pasteurs enlevés ou tués par les djihadistes. L’État de Taraba, dans l’est du Nigeria, est le plus touché par ce phénomène avec au moins 70 lieux de culte chrétiens attaqués, fermés, brûlés ou détruits.

Plusieurs moyens ont servi à la collecte de données d’Intersociety, notamment des contacts directs avec les victimes, l’audition de témoins oculaires, le suivi des médias, l’examen de rapports locaux et internationaux, etc.

Quelques réflexions publiées sur le site "Dialogue islamo-chrétien"

 

Voile = Foi musulmane
Pas de Voile = Pas de foi musulmane pour certain.
Contrainte ou pas contrainte, le voile est pour pas mal de gens un signe ostentatoire pour marquer publiquement une appartenance à la religion musulmane.
Une musulmane qui ne met pas le voile est-elle pour autant une mauvaise musulmane ?

Je ne pense pas.

On est présence de ou du :
- Voile par contrainte.
- Voile pour se faire remarquer.
- Voile par détermination de sa Foi.

Il y a donc Voile et VOILE .
Une femmes se couvrant les cheveux le visage visible est-elle meilleure musulmane qu'une femme qui se voile complètement de la tête aux pieds ?
(Je me mets a penser que la liberté du voile ou du non voile et un peu comme le vaccin Covid-19. On vaccine ou on ne vaccine pas)
C'est une question de Liberté mais si on parle de liberté on a le droit de ne pas porter le Voile islamique.

Ce qui choque les non musulmans ce n'est pas tant le voile mais la façon de l'arborer .
- Soit par provocation
- Soit par peur de l'entourage musulman dans lequel la femme vit.

D'autre part certains pays musulmans contraignent la femme à porter le tchador, la burka,
et cela est accompagné d'une diminution drastique
des libertés de la femme 

Dans ces pays on contraint les femmes parce que les hommes sont incapables de contrôler leur libido.
Tous les efforts pour la femme, aucun effort pour les mâles.

Autrefois nos mères ne sortaient pas dans la rue sans avoir couvert leur chevelure .
Les religieuses sont voilées mais sourient aux personne hommes ou femmes qui leurs adressent la parole le visage visible.
Les us est coutumes ont plus d'importance que la Foi dans bien des cas et des pays.
La place de la femme doit être identique à la place des hommes sans aucune restriction morale, physique et humaine.

Il semble que cela ne soit pas apprécié par certains .
Raison : la suprématie des mâles sur les femmes.


Entre Dieu et les Autres, il y a "TOI"
Regarde ton Voisin tu y verras l'Image de Dieu.
LA FOI en Dieu n'a pas à être jugée par les Hommes.
LA FOI en Dieu ne laisse pas de place au fatalisme.
LA FOI en Dieu refuse le fondamentalisme.
LA FOI en Dieu se fout des apparences.
LA FOI en Dieu se remarque aux actes envers son Prochain.

Démission d’Ihsane Haouach : elle invoque des raisons personnelles et nie tout lien avec les Frères musulmans |RTBF

Dans sa lettre de démission [ de commissaire du gouvernement auprès de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes, ndlr], adressée à la secrétaire d’État à l’Égalité des chances, Sarah Schlitz (Ecolo), Ihsane Haouach évoque “de violentes attaques qui n’ont été qu’en s’amplifiant” depuis sa nomination. “Ce contexte de défiance et de violence à mon égard, écrit-elle, rend impossible l’exercice de ma fonction de manière efficiente”.

Un “faisceau de suspicions” sur ses liens avec les Frères musulmans

Mais, selon le journal Le Soir, si ces éléments de harcèlement ne sont pas contestables, un autre élément a joué. Le quotidien affirme que des informations faisant état de liens éventuels entre Ihsane Haouach et les Frères musulmans sont remontées au gouvernement. Des informations qui circulaient au sein des services de renseignement.

Selon plusieurs sources gouvernementales, elles ont été jugées suffisamment crédibles pour aller dans le sens d’une démission. Une source de sécurité confirme, évoquant un ‘faisceau de suspicions’, sans conclure à un lien parfaitement établi”, précisent nos confrères.

Selon nos informations, le Premier ministre Alexander De Croo, le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne, et la secrétaire d’Etat Sarah Schlitz elle-même, ont eu accès à ces informations dès jeudi soir. La démission de l’éphémère commissaire du gouvernement est intervenue le lendemain.

Source: article de RTBF.be10.07.21

Covid-19 : les mosquées de France appelées à inciter les fidèles à la vaccination|Saphir News

Au lendemain de l’annonce de nouvelles mesures sanitaires par le président de la République, le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelle les mosquées et leurs responsables à sensibiliser leurs fidèles à la vaccination contre la Covid-19.

Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a indiqué que les fidèles ne sont pas tenus de présenter un pass sanitaire pour entrer dans un lieu de culte.

« Parmi les mesures annoncées par le président de la République dans son discours à la Nation, présenter une attestation de vaccination ou un test Covid négatif seront exigés dans certains lieux rassemblant plus de 50 personnes à compter du 21 juillet 2021 », a rappelé l’instance dans un communiqué en date du mardi 13 juillet.

« Toutefois, les pouvoirs publics indiquent que les cérémonies cultuelles se déroulant dans les lieux de culte ne sont pas concernées par cette mesure. »

L’incitation à la vaccination au nom de la préservation de la vie

« Cela étant précisé, le CFCM appelle les imams et les responsables de mosquées de France à saisir toutes les occasions qui se présentent à eux pour inciter les fidèles à se faire vacciner », souligne-t-on. « Le devoir de préserver sa vie et la vie des autres est un principe fondamental qui doit être rappelé sans cesse en pareilles circonstances. »

« Le débat sur l’opportunité ou pas de se faire vacciner n’a pas lieu d’être », avait fait valoir son président, Mohammed Moussaoui, dans une tribune adressée à Saphirnews fin mars avant que ne débute le mois du Ramadan. « Ceux qui se sentent hors danger du Covid-19, parce que jeunes ou en très bonne santé, ne doivent pas perdre de vue que certains de nos concitoyens, malgré leur jeune âge et leur bonne condition physique, ont été également victime de la pandémie. Il faut également être conscient qu’en se protégeant, nous protégeons aussi des chers qui pourraient être vulnérables face au virus. »

Lire la suite de l’https://www.saphirnews.com/Covid-19-les-mosquees-de-France-appelees-a-inciter-les-fideles-a-la-vaccination_a28249.html">article rédigé par Lina Farelli, SaphirNews, 13.07.21