François Compaoré bientôt à Abidjan pour voir son frère Blaise

Grâce à sa victoire devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui s’est opposée à son extradition vers Ouagadougou depuis Paris, l’ancien « petit président » compte se rendre dès que possible au chevet de son aîné, très affaibli par une maladie neurologique.

Mis à jour le 7 septembre 2023 à 17:13
 
 

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Blaise et François Compaoré. © Montage JA : OLYMPIA DE MAISMONT/AFP ; Vincent Fournier/JA

 

 

François Compaoré ne sera pas extradé – du moins pour l’instant – au Burkina Faso. Le 7 septembre, le frère cadet de Blaise Compaoré a remporté une victoire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a estimé que la France devait réexaminer son décret autorisant son extradition vers Ouagadougou.

Blaise Compaoré « très fatigué »

Pour le « petit président », comme le surnommaient ses compatriotes lorsque Blaise Compaoré était au pouvoir, nul doute que cette décision judiciaire a été un grand soulagement. Résidant à Paris avec son épouse et ses enfants depuis la chute de son aîné, en 2014, il est poursuivi par la justice burkinabè dans le cadre de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en 1998, et était visé, depuis le 21 février 2020, par un décret d’extradition des autorités françaises. L’épée de Damoclès qui pesait au-dessus de sa tête est donc temporairement levée.

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Jusqu’à présent placé sous contrôle judiciaire par la justice française et interdit de voyager à l’étranger, François Compaoré faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol. « Il est désormais libre de ses mouvements et n’a plus de comptes à rendre à personne », affirme son avocat français, Me Pierre-Olivier Sur, qui compte « très rapidement » entamer les démarches administratives pour permettre à son client de pouvoir à nouveau voyager.

Une fois qu’il aura toutes les garanties nécessaires, François Compaoré se rendra dès que possible à Abidjan au chevet de son frère aîné, dont il est très proche et qu’il n’a plus vu depuis le début de ses ennuis judiciaires en France, il y a six ans. « Très fatigué », d’après l’un de ses rares visiteurs, l’ancien président burkinabè de 72 ans serait atteint d’hydrocéphalie, une pathologie qui provoque chez lui d’importants troubles neurocognitifs et qui complique sa mobilité.