Témoignages

 

Un article publié dans le dernier numéro de Voix d'Afrique et qui nous parle de ce confrère qui a vécu de très nombreuses années au Burkina Faso et se trouve présentement à notre maison de Billère, près de Pau. Il aura 91 ans le 15 juillet !

chaix 1

chaix 2

chaix 3

chaix 4

chaix 5

chaix 6

chaix 7

chaix 8

Si cet email ne s'affiche pas correctement,cliquez-ici.
Amnesty International France _ Indépendant grâce à vous, efficace avec vous !

Bonjour
 
Un nouvel et dernier rebondissement dans l’affaire Martine Landry. A moins de 24 heures de l’audience, le Parquet s’est désisté marquant ainsi la fin des poursuites absurdes contre Martine Landry.  

A 76 ans, Martine, militante d’Amnesty International France et de l’Anafé, était poursuivie injustement pour avoir aidé deux enfants à la frontière franco-italienne. Elle est maintenant définitivement relaxée.

« Cette décision est un grand soulagement. J’étais convaincue que j’étais dans mon droit d’aider ces enfants. Face aux violations des droits des réfugiés et migrants, j’ai fait et je ferai mon devoir de citoyenne de les aider comme je peux. Aujourd’hui, la fraternité l’a emporté » explique Martine Landry.

PLUS D'INFORMATIONS

En tant que défenseure des droits humains, Martine n’aurait jamais dû faire l’objet de poursuites. Cette décision de désistement s’imposait. Il faut aller plus loin et supprimer une fois pour toute le « délit de solidarité » et rendre ainsi impossible les poursuites pénales à l’encontre de personnes dont les actions ne sont motivées que par un élan de fraternité.

Merci pour votre soutien !

Lola Schulmann 


Lola Schulmann,
Chargée de plaidoyer "Protection des populations"
pour Amnesty International France

Jean-Pascal Zadi : « Tout simplement noir est un film français, voire franchouillard,
avec des acteurs noirs »

| Par
Jean-Pascal Zadi interprète le personnage principal de la comédie française « Tout simplement noir », dont il est aussi le coréalisateur.

Dans un faux documentaire trash et jubilatoire, l’humoriste français Jean-Pascal Zadi s’interroge sur l’identité des afrodescendants de l’Hexagone. Et donne un grand coup de pied dans la fourmilière communautaire.

«JP » est en colère : « La situation des Noirs en France est catastrophique. On n’est nulle part. On n’est pas au cinéma, on n’est pas dans les médias, on n’est pas en politique, et j’ai l’impression que ça ne gêne personne ! » La parade ? « Organiser une grosse marche de protestation noire place de la République. »

Mais JP, comédien raté approchant de la quarantaine, a besoin de rallier à lui des personnalités noires pour médiatiser sa manifestation… Le scénario de Tout simplement noir (clin d’œil à un groupe de rap né à la fin des années 1980) pourrait laisser penser que ce long-métrage a été réalisé par un Noir – et pour les Noirs –… alors qu’il s’agit d’une comédie décapante contre le communautarisme. Entretien avec Jean-Pascal Zadi, coréalisateur du film avec John Wax, et acteur principal de ce faux documentaire.

Jeune Afrique : Comment l’idée de ce long-métrage vous est-elle venue ?

Jean-Pascal Zadi : Je la porte depuis au moins cinq ans. Je me suis rendu compte que pour voir des films avec des acteurs qui nous ressemblent, nous, les Noirs français, n’avions que des films américains sur les discriminations ou sud-africains sur l’apartheid. Français né à Bondy [banlieue parisienne] en 1980, je me sentais invisible dans ce paysage cinématographique. Surtout, aucun film ne me parlait de l’identité noire française. Je m’y suis donc collé… mais avec la volonté de traiter de l’universel à travers la situation des Noirs.

On vous reproche un film communautariste fait par un Noir, avec des Noirs…

… alors que je critique le communautarisme et que je développe des thèmes très français. Je ne suis pas sûr que le film serait compris à l’étranger. C’est un film français, voire franchouillard, avec des acteurs noirs.

La forme du faux documentaire et votre personnage, maladroit et provocateur, rappellent le film Borat. Vous en êtes-vous inspiré ?

Pas vraiment. John Wax et moi voulions trouver une façon de raconter l’histoire qui implique le spectateur. Là, avec ce cameraman qui suit le personnage, on a l’impression de vivre en même temps que lui ce qui lui arrive. J’interprète un héros proche du Candide de Voltaire, un naïf qui révèle les failles de la société. À travers lui, on soulève les questions qui nous intéressent : qu’est-ce qu’une communauté, qu’est-ce qu’être noir ? Et puis, avec John, on aime les losers, les éternels seconds… Avec eux, il est plus facile d’aller vers la comédie.

Dans une scène, Fadily Camara reproche aux Noirs qui réussissent de sortir avec des Blanches… avant de repartir elle-même avec un compagnon blanc.

La rage des afroféministes n’empêche pas qu’elles aient parfois des compagnons blancs… Ce qui ne retire rien à la sincérité de leur engagement. Tout n’est pas blanc ou noir, tout est dans la nuance.

Quand un Noir meurt entre les mains de la police, on préfère s’intéresser à son casier judiciaire. »

Fabrice Eboué, Claudia Tagbo, Fary, Stéfi Celma, JoeyStarr, Lilian Thuram, Soprano apparaissent aussi dans le film. Comment les avez-vous convaincus de vous rejoindre ?

Il n’y a pas énormément d’acteurs afrodescendants en France, mais les personnalités à qui on a proposé le scénario l’ont aimé et ont voulu participer. Cela prouve au moins que les Noirs sont solidaires !

Ces personnalités ont accepté de jouer leur propre rôle et d’affronter les piques de votre personnage. Vous faites remarquer à Claudia Tagbo, par exemple, qu’elle exploite les clichés de la femme noire (accent, grosses fesses…) avant de vous faire rosser !

Le film lui a permis de répondre aux critiques dégueulasses auxquelles elle est confrontée. Elle n’a pas à payer les frustrations des uns et des autres, elle assume sa culture. Avoir ce regard et ce recul sur elle-même est une grande preuve d’intelligence.

Votre personnage semble parfois davantage intéressé par le rayonnement que lui confère sa démarche que mû par un militantisme authentique. Doutez-vous de la sincérité de certains afromilitants ?

Non. Et quand bien même certains luttent juste pour se mettre en avant, ce n’est pas grave car ils servent la cause. L’important est qu’on mette les problèmes sur la table. En France, on a beaucoup de retard. Sur les plateaux de télévision, quand un Noir meurt entre les mains de la police, on préfère s’intéresser à son casier judiciaire.

Le film est très politiquement incorrect. Vous êtes-vous censuré sur certaines scènes ?

Non, j’ai dit tout ce que j’avais à dire. Je remercie d’ailleurs Gaumont, le producteur, qui ne m’a jamais demandé d’enlever des scènes, même lorsque je parle de violence policière.

Quand j’étais jeune, ma mère me disait déjà de faire attention à la police. »

Justement, on ne peut pas s’empêcher de penser à la mort de George Floyd, que certains rapprochent de celle d’Adama Traoré, en France.

Rapprochement normal : dans les deux cas, de jeunes Noirs sont arrêtés par la police et meurent entre ses mains. Il y a un vrai sentiment d’insécurité. Quand j’étais jeune et que je sortais le soir, ma mère me disait déjà de faire attention à la police.

Un extrait du film « Tout simplement noir », de Jean-Pascal Zadi et John Wax, sorti dans les salles françaises début juillet.

Le film pose la question de ce que qu’est être un Noir. Il y a le Noir fantasmé par Mathieu Kassovitz dans une scène trash, le Noir fantasmé par les afrodescendants, le noir qui n’est pas un Noir, comme Vikash Dhorasoo, à qui vous refusez ce statut…

On essaie de montrer qu’être noir ou blanc ça ne veut rien dire. Tout est question de perception. On devient un Noir dans le regard de certains policiers ou hommes politiques, alors que nous devrions simplement être considérés comme des êtres humains !

Dans une scène hallucinante, où Lucien Jean-Baptiste vous menace avec une machette, vous rappelez les divisions qui existent entre Noirs africains et antillais.

Des haines et divisions ont été cultivées et subsistent. Par exemple, de la part d’Antillais chez qui on a encouragé un ressentiment à l’égard des Africains qui les ont « vendus ». Entretenir ces divisions permet de faire taire les rébellions. Aux Antilles, les békés blancs contrôlent encore l’économie.

Fabrice Eboué, Lucien Jean-Baptiste, vous-même… Les réalisateurs noirs sont-ils condamnés à faire des films qui ont trait à leur couleur de peau ?

Quoi que l’on fasse, on est toujours ramenés à ça. Si on ne parle pas assez de notre identité, on nous le reproche, si on en parle trop, on nous le reproche aussi. Et puis, on évoque ce qu’on a vécu dans notre vie personnelle et professionnelle, où l’on a souvent été réduits à notre couleur de peau. La question de l’identité cristallise des crispations et des frustrations très contemporaines. Ce film parle de notre époque.

Burkina – Zéphirin Diabré : « Je suis le seul à pouvoir rassembler tous les bords politiques »

| Par
Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition au Burkina Faso, président de l’UPC, le 9 mars 2020.

À moins de six mois de la présidentielle, le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), principal parti d’opposition, est en campagne. Il prône la réconciliation avec l’ancien régime, dans le cadre d’un dialogue national inclusif.

Jeune Afrique : Compte tenu de la crise sanitaire, le maintien des élections en novembre n’est-il pas risqué ?

Zéphirin Diabré : Pour nous, le calendrier électoral doit être maintenu. Plusieurs indices laissent à penser que la crise sanitaire n’est pas de nature à remettre en cause les scrutins. Les gens se rendent au travail, les marchés ont rouvert, et ce sera bientôt au tour des écoles. Si on peut faire tout cela, on peut aller voter un dimanche.

La Commission électorale nationale indépendante a recommencé l’enrôlement des électeurs depuis le 8 mai en prenant les mesures nécessaires – distanciation sociale, gel hydroalcoolique –, et les opérations se déroulent bien. Le même dispositif pourrait être mis en place le jour des élections.

Sur quel thème allez-vous faire campagne ?

Nous avons eu une alternance en 2015, mais elle n’a pas apporté de réel changement. Ce thème reste donc d’actualité, même si de nouveaux défis sont apparus : celui de la sécurité, du vivre-ensemble, etc.

Aujourd’hui, je suis le seul candidat à pouvoir rassembler tous les bords politiques. Avec moi, la réconciliation est possible. Demain, je peux gouverner en invitant à mes côtés le MPP [Mouvement du peuple pour le progrès] et le CDP [Congrès pour la démocratie et le progrès].

Pourquoi faut-il une réconciliation ?

Notre pays traîne nombre de vieux contentieux. Certains se sont sentis lésés par l’ancien régime et d’autres par l’insurrection. Dans le contexte actuel d’insécurité, des pans entiers de nos populations, tels les Peuls, s’estiment stigmatisés. Beaucoup de raisons nous obligent donc à aller vers cette réconciliation. Pour l’opposition, c’est une question éminemment politique, qui conditionne l’avenir du pays.

Un pays ne peut pas vivre dans la sérénité quand deux de ses anciens présidents sont exilés

Comment y parvenir ?

Cette démarche doit être largement inclusive et associer toutes les forces vives. L’opposition à fait des propositions en ce sens. Il faut que l’on s’asseye entre Burkinabè, y compris avec les anciens chefs d’État en exil, Blaise Compaoré et Yacouba Isaac Zida, sinon cela n’aura pas de sens. Un pays ne peut pas vivre dans la sérénité quand deux de ses anciens présidents sont exilés.

Il est clair que la fracture entre l’ancien système en exil et l’actuel exécutif est importante, le second passant son temps à accuser le premier d’être de connivence avec les terroristes. Ce sera l’occasion d’un grand déballage, afin que l’on sache la vérité. Et à toutes les étapes, il faudra que tous les acteurs qui ont joué un rôle important dans ce pays soient présents.

Vous êtes-vous réconciliés avec le CDP et d’autres partis de l’ex-majorité, qui étaient vos adversaires en 2014 ?

Le conflit autour de l’ancien article 37 de la Constitution fait désormais partie du passé. Des partis de l’ancien régime siègent aujourd’hui avec l’UPC au sein de l’opposition. D’autres partis de l’ex-majorité sont aux côtés du MPP et gèrent le pouvoir. Cela veut dire que le pardon et la réconciliation sont bel et bien possibles.

Alors que le vote de la diaspora a cristallisé le débat pendant des mois, comment expliquez-vous le faible taux d’enrôlement ?

Les documents demandés aux Burkinabè établis à l’étranger étaient difficiles à obtenir pour la plupart d’entre eux, qui n’avaient pas la possibilité de revenir au pays. Nous pensons que cela était volontaire pour qu’il n’y ait pas une grosse affluence. Et 50 000 personnes enrôlées sur un potentiel de 2 millions d’électeurs, c’est très faible. Le pouvoir en place pensait peut-être que leur vote allait lui être défavorable.

Kiye2019
L'hebdomadaire de l'aumônerie des jeunes de la Paroisse de Dyou, n°72 du 29 juin 2020 : A l'occasion de la solennité de Saint Pierre et Paul, apôtres
 « Et moi je te dis : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les forces de mort ne l’emporteront pas sur elle. » (Mt 16,13-19)
 Bien-aimés dans le Seigneur,
Recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse de Dyou/Kadiolo au Mali, dans Diocèse de Sikasso.
Chers frères et sœurs en Christ, chaque fois que nous nous sommes confrontés à cette question, les réponses n’ont jamais manqué. Nous avons certes, utilisé notre imagination au plus haut degré pour donner des réponses souvent sentimentales comme Pierre, qui parfois ne reflètent pas réellement la qualité de notre relation intime avec la personne du Jésus-Christ, dont la réciprocité serait la confiance que Lui reposerait sur nous en faisant de nous ses lieutenants sur terre, mieux le berger de son troupeau : « Et moi je te dis : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les forces de mort ne l’emporteront pas sur elle. » (Mt 16,18)
Comme vous le savez, aujourd’hui, l’Église honore deux colonnes que sont Pierre, apôtre des Juifs et Paul, apôtre des gentils. Les Actes des Apôtres nous donnent le récit des faits héroïques de ces deux grands personnages. Pierre est le héros de la première partie et Paul celui de la seconde. Nous nous attarderons sur la personne de Pierre pour de raison simple : Confronter sa réponse à celles que nous donnons souvent lorsque nous sommes confrontés tant directement qu’indirectement à cette question.
D’emblée, disons que Pierre est synonyme de « confiance ». C’est à cause de sa foi inébranlable en Jésus qu’il fut appelé « Pierre ». Aujourd’hui cette question nous est posée ; elle est posée à chacun de nous. J’ai souvent été émerveillé devant la pléthorique de réponses que plus d’un donnent à cette question : Qui est Jésus pour toi ; question souvent posée indirectement. Du fond de nos émotions, nous avons souvent répondu : « Jésus est mon libérateur et pourtant tu veux toujours rester l’homme ancien toujours dominé par les mêmes péchés d’autrefois ; Jésus est mon ami fidèle ; les exigences de l’amitié nous le savons. Les vrais amis ne se  permettent pas de distance. Ils veulent toujours vivre l’un dans l’autre. La présence de l’un et l’autre suffit pour réjouir le cœur. Jésus est mon défenseur, la joie de mon cœur et pourtant chaque fois tu te laisses attrister par des conneries existentielles des esprits faibles, tu te laisses ronger par les soucis des biens de ce monde qui, malheureusement aussi agréables et importants qu’ils soient ne garantissent jamais la vie éternelle. Tu dis que « Jésus est le Messie et Seigneur des seigneurs » et pourtant tu ne cesses de faire de ta vie un Wagon traîné par les caprices des hommes faux et malhonnêtes aux apparences angéliques et vraies. Oh, que c’est beau d’entendre tout cela ! Est-ce pour le plaisir de ceux et celles qui nous écoutent ou bien nos réponses sont-elles vraiment la conséquence de notre face à face avec Jésus ; la conséquence logique de notre relation intime avec la personne du Christ ?
Jésus est ton libérateur ? Il est ton ami fidèle ? Laisses-toi vivre en homme libre, créateur des valeurs peu importe le regard des hommes sur toi. Sois vrai (e) envers ton ami Jésus. Ne te laisses pas ronger par des soucis à cause d’une conscience malheureuse qui s’ignore mais qui se croît malin en voulant te pourrir la vie oubliant qu’en se comportant ainsi, il se paye par tranche son visa pour l’enfer. Qu’est-ce qui t’attriste ? Le mariage ? Les enfants ? Le travail ? Si tu as le Christ tous les restes sont des superflus.
Oui bien-aimés dans le Seigneur,
C’est lorsque nous donnons une réponse authentique à cette question de Jésus que les portes des prisons de notre vie s’ouvrent et tout le monde s’étonne comme ce fut le cas pour Pierre (Ac 12, 6-10).   C’est lorsque nous donnons une réponse authentique à cette question que notre secours nous vient du ciel même lorsque les hommes croient nous abandonner comme ce fut le cas pour l’Apôtre Paul lorsqu’il dit « la première fois que j’ai présenté ma défense, personne n’était avec moi, tous m’avaient abandonné…Mais le Seigneur était avec moi, et il m’a donné la force ... Et j’ai été sauvé de la gueule du lion.» (2Tim 4, 16-17)  Au terme, comblé des bienfaits du Seigneur dans notre vie, nous attesterons à la grande surprise de tout le monde comme l’apôtre Pierre en disant: « Cette fois-ci, c’est bien vrai, je vois que le Seigneur a envoyé son ange pour me tirer des mains d’Hérode et de tout ce que le peuple juif me tenait préparé. » (Ac 12,11). Pour ce faire, attachons-nous solidement au Christ peu importe les vicissitudes de ce monde. En retour, fier de notre authentique engagement chrétien, Dieu fera de nous des édifices solides que les forces du mal ne sauront fragiliser. Ainsi, peu importe les intrigues ou la rage meurtrière des hommes Dieu enverra son ange pour nous tirer des mains d’Hérode et de tous ces juifs qui nous entourent encore aujourd’hui. Alors, combattus, nous ne serons jamais abattus.
 Que par l’intercession des apôtres Pierre et Paul, les piliers de l’église, Dieu nous donne la grâce de nous attacher fermement à son Fils le seul et vrai ami, Messie et défenseur qui ne juge avec justice. Amen.
 Le Seigneur soit avec vous !
 ✍ Père KIYE M. Vincent, Mafr,
Aumônier des jeunes de la paroisse de Dyou/Mali
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
L’hebdomadaire de la Paroisse de Dyou-Kadiolo, n°73 du 06 Juillet 2020.
Chers frères et sœurs, en cette quatorzième semaine du Temps Ordinaire, la Parole de Dieu nous a invités à méditer sur la révélation de Dieu en Jésus Christ et sur notre appartenance au Christ et à l’Eglise Famille de Dieu. Elle nous a invités également à méditer sur notre engagement pour une paix durable et pour la justice pour tous.
Bien aimés dans le Seigneur, Jésus Christ est le Révélateur du Père, par excellence. Pour nous révéler son Père et notre Père, le Christ déclare : « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut révéler le Père» (Mt 11 :27b). Le Père et le Fils, se connaissent mutuellement. Dans leur relation du Père et du Fils, ils se côtoient mutuellement. En fait, Dieu le Père et Son Fils ont une connaissance réciproque de l’Un et de l’Autre. C’est une connaissance d’amour. Le Fils qui existe depuis l’éternité avec le Père, a pris part à la création du monde. Il a pris part à la réalisation du dessein de son Père et à la création du monde visible et invisible. Le Livre du Proverbe (Prov. 8 : 27, 30), nous dit : « Quand il affermit les cieux, j’étais là ; j’étais à ses côtés comme le maitre d’œuvre, je faisais ces délices jours après jours.»
Oui, par sa naissance de la Vierge Marie, Le Christ est venu nous révéler le visage du Père. Le Père qui est tout miséricordieux, plein de tendresse et de pitié.
En effet, dans son admirable bonté, le Père a envoyé le Fils pour que toute personne qui croit en Lui ne vive pas sous l’emprise de la chair. Dans son Epitre aux Romains, Saint Paul réaffirme ceci en disant, toute personne à qui le Christ a révélé le visage du Père ne vit plus sous l’emprise de la chair, mais elle vit selon l’Esprit du Christ qui est mort et ressuscité. « Frères et sœurs, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous » (Rm 8 :9a).
Nous sommes un corps et non pas nous avons un corps. Puisque ce corps que nous sommes n’est qu’un don de Dieu. Car dans son infinie bonté, Dieu nous a donné son propre Esprit en Jésus Christ pour que le corps que nous sommes soit élevé et tourné vers Lui. Dieu a voulu que par les abaissements et par l’obéissance de son Fils, nous ayons une vie nouvelle en Jésus Christ. Dieu a voulu que nous Lui appartenions entièrement. Et effectivement nous le sommes. Nous sommes la demeure de Dieu.
Dans sa Lettre aux Ephésiens, 2 :22 ; Saint Paul nous dit : « En Jésus Christ, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit ». Par conséquent, le corps que nous sommes, n’est pas un objet de la débauche ni de la prostitution. Car nous portons en nous l’Image de Dieu et nous sommes le Temple Saint dans lequel Dieu demeure. Et ce Dieu donne à chacun et à chacune de nous des grâces nécessaires pour lutter contre toute emprise de la chair.
Oui chers frères sœurs en Christ, nous ne sommes pas simplement un corps. Nous sommes plutôt le Temps Saint où demeure Dieu. Nous, crées à l’image de Dieu, Il a choisi de demeurer en nous. Dieu a choisi de demeurer en nous puisque nous sommes ses créatures les plus chéries et les plus préférées de toute autre créature. Voilà pourquoi, au Psaume huitième ; l’auteur sacré loue Dieu en chantant :
« O Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand ton nom, part toute la terre ! »
Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée, par la bouche des enfants des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte.
A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis, et mêmes les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.
« O Seigneur notre Dieu qu’il est grand ton nom, par toute la terre !»
En s’adressant à son Père, Jésus dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits» (Mt 11 :25). Oui, chers frères et sœurs, Dieu se révèle à nous, ses créatures les plus chéries et les plus préférées de toutes. Il se révèle à ceux et celles qui Lui ouvrent simplement leurs cœurs. Dieu en Jésus Christ, se révèle à ceux et à celles qui écoutent sa Parole et qui la mettent en pratique. Dieu en Jésus Christ se révèle à ceux et à celles qui acceptent de travailler pour la justice et la paix. Il se révèle aux hommes et aux femmes qui le cherchent de tout leurs cœurs et de toutes leurs âmes dans la prière. Dieu se révèle aux hommes et femmes qui se soucient du bien-être de leurs frères et sœurs. Il se révèle aux hommes et femmes qui partent le chercher dans les saints sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation.
En effet, dans l’évangile selon saint Matthieu, le Christ dit à ces personnes qui cherchent la bonté de Dieu : « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme » (Mt 11 :29). Nos soucis, nos peines, nos déceptions, nos fatigues, nos blessures du passé ; et nos fragilités, le Christ veut les porter sur Lui. Le Christ veut porter sur lui tout ce qui nous n’aide pas à nous épanouir. Car Dieu veut notre épanouissement. Il veut notre bonheur. Alors, fais-tu lui confiance ?
Déjà préfiguré dans l’ancien testament, par le prophète Zacharie comme le Juste, le Victorieux, le Pauvre ; et le Roi, Jésus Christ n’a pas caché au monde son identité. Dans la première Lecture de ce 14e dimanche, le Prophète Zacharie nous dit : « Ce roi fera disparaitre d’Ephraïm les chars de guerres, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays» (Za 9 :10).
En nous révélant le visage du Père, Le Christ a plutôt proclamé le message de la paix. Il a rendu justice aux opprimés. Il a redonné la dignité et la vie aux pauvres. Aux hommes et aux femmes qui portaient le poids de la souffrance, Il leur a redonné force et courage. En un mot, pendant tout son ministère dans les régions de la Galilée et de la Judée, c’est-à-dire, entre Nazareth et Jérusalem, en passant par la vallée de Jéricho, le Christ n’a fait que du bien. Il a lutté contre les injustices des dirigeants de son pays. Par ses enseignements et par ses actes, Il a combattu pour le règne de la paix et de la justice pour tous.
Oui chers frères et sœurs, par sa vocation, le chrétien est un artisan de paix et de justice. En s’adressant aux hommes et aux femmes qui Le suivaient, le Christ déclara : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils et filles de Dieu » (Mt 5 :9). Ceux et celles qui se réclament d’appartenir au Christ, ceux et celles qui portent le nom chrétien, sont par obligation les bâtisseurs de la paix et de l’amitié sociales, nous dit le Pape François (cf. Gaudete et exsultate, n°88). Tous les baptisés, nous devons mener un combat pour la paix et pour la justice dans nos milieux de vie. Nous avons l’obligation de prier pour la paix et pour la justice. Et une fois que cette paix est retrouvée, nous avons l’obligation de la maintenir. A ceux et celles qui s’efforcent à bâtir la paix dans leurs milieux de vie, dans leurs communautés, Jésus a fait cette merveilleuse promesse : « Ils seront appelés fils et filles de Dieu ».
Aujourd’hui, prions les uns pour les autres, afin que Dieu nous comble de sa grâce pour que réellement nous puissions Lui appartenir et redevenir davantage les artisans de sa paix et de sa justice dans aux seins de nos communautés de vie! Prions aussi pour que notre vie de chaque jour soit illuminée par l’Esprit de Dieu ! Le Seigneur soit avec vous !
✍🏽Père UFOYURU Bosco, Missionnaire d’Afrique (Pères Blancs). Vicaire à la Paroisse de Dyou-Kadiolo/Mali. WhatsApp : +972549194538.

Sous-catégories

Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)