Témoignages

 

Journée Eco-Citoyenne à Notre-Dame d’Afrique

L’idée trottait dans la tête et les conversations des pères blancs de la Basilique depuis des mois…
en voyant que les alentours de la Basilique

Notre-Dame d’Afrique, un des lieux les plus visités à Alger, devenaient de plus en plus sales. Finalement encouragés par ce qui se fait ailleurs, nous avons lancé un appel invitant les citoyens à venir nettoyer pendant quelques heures. Les messages sont partis sur les réseaux sociaux… Nous ne savions pas combien de monde allait venir… nous avons stressé un peu !

Le 31 août, déjà à 7h30, les trois premiers volontaires sont arrivés de Dely Ibrahim… en vélo ! Petit à petit d’autres personnes sont venues : en couple, en famille, entre amis, les collègues du travail, tout seul… j’ai vu des Algériens, des Polonais, Maliens, Burkinabès, Brésiliens, Français, Ghanéens, Mexicains, Espagnols… La police et les services de la mairie (NetCom) ainsi que quelques touristes un peu surpris étaient également présents. De même qu’un journaliste de la télévision … chinoise !

Nous avons donné des consignes de sécurité, des gants, des sacs poubelle (en partie fournis par la société NetCom) et à chacun a été attribué une zone. De temps en temps quelqu’un criait : « Qui veut de l’au fraîiiiche ? Qui veut de l’eau fraîiiche ? ». Heureusement car la chaleur était intense. Pendant 2h30 nous avons travaillé dans la bonne humeur, en faisant des connaissances, en transpirant, dans la fierté de contribuer à la beauté des lieux !

 

Un coup de sifflet a mis fin aux travaux. Tout le monde s’est rassemblé pour que nous puissions leur dire: «Merci d’être venu pour rendre la beauté à ce lieux. Le fait que la plupart d’entre vous soient des musulmans venus prendre soin d’une église chrétienne est aussi un acte beau. Dieu a crée la nature belle, en tant que croyants nous devons la conserver ainsi. Merci d’être venus ! ».  Nous avons fait quelques photos devant « le fruit de notre sueur » : tout en étant étonnés que simplement deux heures aient permis de collecter tant de déchets !

Nous avion pris le soin de commander des succulents gâteaux (sucrées et salés) et de prévoir le nécessaire pour offrir thé ou café aux plus de 70 personnes qui sont restées jusqu’à la fin. Cela nous a permis de refaire nos forces et de se faire de nouveaux amis. Pour certaines personnes c’était la première fois de venir à la basilique et une visite « guidée » a mis fin à la matinée.

Nous sommes infiniment reconnaissants à tous ceux qui ont rendu possible cette journée. L’idéal serait de ne plus se donner rendez-vous pour la nettoyer encore… mais s’il faut le faire, maintenant on sait que nous pouvons compter sur les nombreux amis de la Basilique.

 


Peter-Claver KOGH et José M. CANTAL
pères blancs à la Basilique

vincentkiye
Hebdomadaire de la paroisse de Dyou : Rendez-vous du Père Vincent KIYE avec les jeunes n°29 du 09/09/2019

“… le jour du sabbat, est-il permis de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de donner la mort ?”  Luc 6 6–11

         Bien chers frères et sœurs, nous voici comme chaque lundi, nous munir de quelques éléments de méditation pour la semaine. Pour cette semaine du 08 au 15 septembre 2019, nous avons voulu nous arrêter sur l’exigence du bien à faire par-dessus les prescriptions sociales qui sont parfois égoïstes, idéologiques et injustes. De quoi sont faits nos règlements, nos lois, et/ou constitutions ? D’un esprit de vie ou de mort ? Sont-ils honnêtement au service de la promotion l’homme ou de la conservation du pouvoir de ceux qui en détiennent ?

         Revenant sur l’évangile de ce lundi 09 septembre tiré de Saint Luc, nous y lisons les traces de la miséricorde d’un Dieu tout tourné vers la promotion et le bien de l’homme, es commandements d’un Dieu qui trace à l’homme la voie du salut et n’interdit aucune action qui procure ce salut. Un Dieu qui n’a pour constitution et loi que la promotion de l’homme, afin que l’homme retrouve sa dignité d’enfant de Dieu. Et toi, et moi, qu’est-ce qui est au centre de nos pensées et de nos actions ? Le salut de l’homme ou les intérêts égoïstes et injustes qui ne cessent de faire des victimes dans ce monde et privent la société de toute consistance réelle. Dieu répond présent là où l’humanité est honorée et célébrée. L’évangile nous dit en effet qu’un jour de sabbat, Jésus était allé à la synagogue et enseignait. Or il y avait là un homme dont ‘’la main droite’’ était paralysée. Ce détail n’est pas anodin. Car la main droite nous sert d’appui pour toutes les réalisations, à l’exception de la minorité de nos frères et sœurs qui se servent de leur main gauche. Pour dire que cet homme avait perdu toute sa sécurité, tout appui. Tellement qu’il faisait pitié, Jésus décide de la guérir, de lui rendre la sécurité et par-dessus tout, la vie. Voilà que de l’autre côté, les scribes, c’est-à-dire les maîtres de la Loi et les Pharisiens l’attendaient au tournant ; l’observaient pour voir s’il allait le guérir un jour de sabbat : ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Jésus leur dit : “Je vous pose une question : le jour du sabbat, est-il permis de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de donner la mort ? Il nous la pose aussi aujourd’hui. Qu’est-ce qui est prioritaire dans notre vie ? La loi pour la loi ou la vie de l’homme ? Sauver une vie ou la perdre? Combien de malades meurent sur les lits des hôpitaux simplement parce que le médecin directeur exige la paie de la totalité pour soigner le malade ?

Il est dommage de voir qu’aujourd’hui nos structures, tant religieuses que laïques sont en majorité régies par des idéologies marxistes. Que visons-nous lorsque nous promulguons telle ou telle loi ? Est-ce la promotion de l’homme qui est au centre de notre projet de société ou une idéologie du pouvoir ? Sommes-nous prêts à dénoncer certaines pratiques injustices qui sabotent l’humanité de l’homme ou bien nous nous taisons pour protéger nos postes? C’est le réel problème du silence devant les injustices, qui fragilise notre monde aujourd’hui et l’Afrique noire en particulier. Faisant que la plupart des puissances occidentales l’ayant compris, en font une arme efficace pour diviser les Africains. Et la vie religieuse n’en fait pas non plus exception : Oser défendre une vie en péril.

Par cette méditation, demandons la grâce d’une vraie introspection afin que chacun de nous voie de quel côté il se situe. Du côté de Jésus qui n’a pour projet de vie que la promotion de l’homme ou bien du côté des scribes des Pharisiens qui attendent au tournant ceux et celle qui font le bien afin d’avoir un motif pour les accuser ?  Du côté de ceux et celles qui observent la loi pour la loi, pour la conservation du pouvoir, peu importe le prix de la vie à promouvoir? Oui, la prudence oblige et l’observance des règlements sont un fait; mais quel effort faisons-nous pour la sacralité de la vie à promouvoir et montrer par-dessus tout que la vie humaine est une valeur inconditionnelle ? D’où l’exigence d’un bon discernement pour la culture la vie qui doit être au centre de toutes nos actions. Que Dieu donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Amen.

Le Seigneur soit avec vous !

Père KIYE M. Vincent, Mafr

Aumônier des jeunes de la paroisse de Dyou/Mali

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Julius Nyerere, un président sur la voie de la sainteté |La Croix Africa

En 2006, l’Église catholique de Tanzanie lançait auprès du Vatican, une requête pour la canonisation de Julius Kambarage Nyerere, président de la République entre 1964 et 1985.

Histoire d’un chef d’État africain devenu « vénérable ».

Julius Nyerere/ commons.wikimedia.org

Parmi les vénérables – personnes décédées dont la réputation de sainteté et les vertus d’héroïcité sont reconnues dans l’Église – figure l’ancien président tanzanien, Julius Kambarage Nyerere.

L’ouverture de la phase diocésaine du procès en canonisation du père de l’indépendance tanzanienne est rendue publique en janvier 2006, par Mgr Justin Samba, évêque de Musoma (nord), le diocèse d’origine de Nyerere. Il demande, par la même occasion, à toute personne susceptible d’apporter des témoignages ou éléments de preuve, d’appuyer le dossier.

L’Église de Tanzanie a présenté la cause de béatification Nyerere auprès du Vatican en se fondant sur deux critères principaux : le respect au quotidien, par Nyerere, des principes de vie chrétiens, et l’influence de sa foi sur sa carrière politique.

Discernement vocationnel

Julius Kambarage Nyerere est né en 1922, dans le village de Butiama, dans le nord de la Tanzanie, à proximité du lac Victoria. En 1943, il entre à l’université de Makerere en Ouganda. Nouveau converti au catholicisme, il fonde une société appelée Catholic Action (l’Action Catholique), qui organisait des activités religieuses comme l’animation d’une chorale, des retraites annuelles et des pèlerinages en l’honneur des martyrs chrétiens d’Ouganda etc. Au cours de ces années en Ouganda, le futur président envisage sérieusement de devenir prêtre. Après quelques années d’enseignement, il est sélectionné pour entrer à l’université d’Edimbourg en Ecosse où il vit profondément sa foi. Il se recueille souvent dans la solitude d’une église et écrit régulièrement un ami père blanc irlandais en mission en Ouganda, Richard Walsh.

A lire :[Les grands noms de l’Église africaine] : Jean Alioune Diop, « la culture comme chemin de sainteté »

Engagement politique

En 1953, Julius Kambarage Nyerere prend la tête de la Tanganyika African Association (TAA).… Lire la suite:  [Les grands noms de l’Église africaine] : Julius Nyerere, un président sur la voie de la sainteté – La Croix Africa, Lucie Sarr, 29.08.19

Cinéma : « Le Mariage de Verida » s’attaque aux traditions mauritaniennes

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Avec «Le Mariage de Verida», la réalisatrice italienne Michela Occhipinti ausculte les traditions de la Mauritanie et les aspirations des jeunes femmes du pays.

Réaliser Le Mariage de Verida était assurément un pari risqué. Parce qu’il s’agit du premier long-métrage de fiction d’une documentariste italienne. Mais surtout parce qu’il entend raconter, avec des images parfois esthétisantes, une pratique traditionnelle encore répandue en Mauritanie qui ne peut que choquer – le mot est faible – le spectateur occidental auquel ce récit est destiné en priorité. On aurait pourtant tort de craindre le pire.

Le scénario ? Les parents de Verida, jeune esthéticienne, lui annoncent un beau jour qu’ils lui ont trouvé un mari. Pour qu’elle réponde aux canons de beauté tels que les définit l’opinion majoritaire, son futur conjoint et sa famille, il faut qu’elle grossisse.

Mariage arrangé

Et pas juste un peu : elle doit prendre vingt kilos en l’espace de trois mois, Voilà comment commence, sous la surveillance de la mère, une intense période de gavage – c’est l’expression employée, tout à fait adaptée à la situation. Et ce avant même que Verida rencontre son promis et ses futurs beaux-­parents, qui la trouveront d’ailleurs bien maigre lors de leur première visite. Ce qui ne saute pourtant pas aux yeux !



Verida semble a priori respectueuse de la tradition, attachée à l’harmonie familiale et résignée à son sort. Mais tout ne se déroule pas sans accrocs. Les amies les plus proches de la jeune fille, qui vivent avec des désirs très modernes et envisagent de partir à l’étranger, ne lui cachent pas, tout en restant solidaires, qu’elles désapprouvent son mariage arrangé et le préalable que ce dernier implique. L’une d’entre elles va jusqu’à lui dire que « seules les filles laides gardent le même mari toute leur vie ».

L’intéressée, au grand désespoir de sa mère, de plus en plus autoritaire et violente, se rebelle parfois au moment d’ingurgiter les énormes quantités de nourriture qu’on lui apporte dix fois par jour. Et puis elle n’est pas insensible à la cour discrète du jeune homme timide, mais à l’évidence amoureux, chargé de venir régulièrement la peser. A-t-elle donc véritablement renoncé à la maîtrise de son corps et à sa liberté ? On peut se poser la question…

Description minutieuse

La force de ce film doit beaucoup à la façon dont Michela Occhipinti, qui a conservé tout son talent de documentariste en s’aventurant dans la fiction, réussit à décrire minutieusement, sans jamais lasser, aussi bien la tradition du gavage que la vie des jeunes femmes dans la société complexe de la Mauritanie contemporaine. Il est de ce fait très efficace pour interroger la condition féminine et, surtout, le comportement des femmes face aux standards de beauté qu’on leur impose.

La situation, pourront se demander les spectateurs occidentaux, est-elle d’ailleurs si différente chez eux, où l’idéal de minceur dominant pour la gent féminine n’est qu’apparemment contraire, car relevant d’un diktat de même nature, à savoir un idéal imposé par le seul désir des hommes ? Mais si le film est convaincant, c’est aussi tout simplement parce que les acteurs, amateurs, à commencer par l’actrice principale, Verida Beitta Ahmed Deiche, qui a d’ailleurs vécu l’essentiel de ce qu’elle joue, sont criants de vérité.

 

Mali : dix choses à savoir sur Cheick Sidi Diarra

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Depuis juin, ce diplomate de 62 ans préside le Comité d’organisation du dialogue politique, censé déboucher sur des réformes institutionnelles au Mali.

• Ségou 

Il est issu d’une vieille famille de Ségou. Son père, Moussa Diarra, commis de l’administration coloniale, fut accusé de régionalisme par Modibo Keïta, le président de l’époque, et déporté à Kidal en 1962. C’est dans cette ville du Nord que Cheick Sidi Diarra, né cinq ans plus tôt à Kayes, fera ses études primaires.

• Club des cinq

Les cinq frères Diarra constituent un clan influent au Mali. Parmi eux, Sidi Sosso, qui fut vérificateur général, et Cheick Modibo, astrophysicien, homme politique et président de Microsoft Afrique. Les membres de la fratrie qui résident à Bamako se réunissent les premiers dimanches de chaque mois.

• Ambassades

Titulaire de deux maîtrises de l’Université de Dakar, l’une en droit international public, l’autre en relations internationales, Diarra devient ambassadeur du Mali en Algérie (1993-2003), puis à l’ONU (2003-2007) et, enfin, conseiller spécial de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies (2008-2012).

• Bhoutan

Dans le cadre de ses fonctions onusiennes, il s’est rendu en Mongolie, au Bhoutan, en Papouasie - Nouvelle-Guinée… « Recueillir les préoccupations de populations avec lesquelles l’éloignement culturel est si grand a été une expérience très émouvante », confie-t-il.

• Patriote 

En janvier 2013, alors que son pays est dans la tourmente et que l’armée française est sur le point d’intervenir, Diarra rentre à Bamako avec son épouse et leurs deux enfants.

Cheick Sidi Diarra est le fondateur du mouvement Anw Bè Faso Do, créé pour « dénoncer la mauvaise gouvernance et proposer des solutions pour le retour de la stabilité au Mali »

• Opposant

Il est le fondateur du mouvement Anw Bè Faso Do (« c’est notre patrie à tous »), créé pour « dénoncer la mauvaise gouvernance et proposer des solutions pour le retour de la stabilité au Mali ». Également membre du Front pour la sauvegarde de la démocratie, il soutient Soumaïla Cissé lors de la présidentielle de 2018.

• « Vieux Sages »

En juin, Ibrahim Boubacar Keïta, le chef de l’État, a désigné trois facilitateurs pour conduire le dialogue national : Baba Akhib Haïdara, le médiateur du Mali, Ousmane Maïga, l’ancien Premier ministre, et Aminata Dramane Traoré, essayiste et militante altermondialiste. Cheick Sidi Diarra s’est vu, lui, confier la présidence du comité d’organisation.

• Avant-projet

Les facilitateurs sont allés à la rencontre de nombreux partis politiques, syndicats, associations, chefs religieux… Une synthèse de leurs contributions sera présentée à la mi-septembre, à l’occasion d’un « atelier de validation ». « Les principales préoccupations sont la sécurité, l’alimentation, la scolarisation des enfants, la crise sociale, la question des institutions et la mauvaise gouvernance », précise Diarra.

• Lignes rouges

S’il souhaite un dialogue « ouvert à tous et sans tabous », Diarra avertit que la laïcité et l’intégrité du territoire ne sauraient en aucun cas être remises en question. Les participants s’engagent à mettre en œuvre les réformes ainsi que l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (2015).

• Huile dans les rouages

Plusieurs partis et organisations de la société civile rejettent déjà le futur dialogue, invoquant « la défense de la Constitution et de l’unité nationale ». Si Diarra, qui n’appartient à aucune formation, n’a pas toujours été, dit-il, « l’ami du système en place », il espère que son expérience de diplomate mettra de l’huile dans les rouages.

Sous-catégories

Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)