Justice et Paix

" Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de ces peuples l'honneur, la liberté, la dignité. " (Cardinal Lavigerie, Conférence sur l'esclavage africain, Rome, église du Gesù)

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA JUSTICE T LA PAIX
S'EXPRIMENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

En vivant proches des pauvres, partageant leur vie.
Dans les lieux de fractures sociales où la dignité n'est pas respectée.
Dans les communautés de base où chaque personne est responsable et travaille pour le bien commun.
Dans les forums internationaux pour que les décisions prises ne laissent personne en marge.

Dans cette rubrique, nous aborderons différents engagements des Missionnaires d'Afrique, en particulier notre présence auprès des enfants de la rue à Ouagadougou et la défense du monde paysan.

 

Sénégal: des heurts à Dakar entre manifestants et forces de l'ordre

 

Yewwi Askan Wi avait maintenu son appel à la mobilisation malgré l'interdiction décrétée par le préfet et des échauffourées dans plusieurs quartiers. La principale coalition de l'opposition conteste le rejet de sa liste nationale menée par Ousmane Sonko pour les législatives prévues le 31 juillet. Trois personnes sont décédées vendredi, selon plusieurs sources, un chiffre non confirmé par les autorités

Avec nos correspondantes à Dakar, Charlotte Idrac et Théa Ollivier

Des heurts et des rassemblements ont éclaté de manière éparse dans la capitale. D’abord à Cité Keur Gorgui près du domicile d’Ousmane Sonko, ou un important dispositif de sécurité a été déployé vendredi. Là-bas, des partisans de l’opposant ont été dispersés avec des gaz lacrymogènes après la prière, en tout début d’après-midi. L'opposant lui était bloqué à son domicile, encerclé par les forces de sécurité.

Des échauffourées se sont également produites aux abords de la place de la Nation, où le rassemblement de l’opposition était annoncé à partir de 15h. Pneus brûlés, poubelles incendiées, puis, là encore, des tirs de gaz lacrymogènes. Une épaisse fumée noire s'est déclarée autour de l’obélisque. Il y a eu ensuite des va-et-vient entre forces de l’ordre et groupes de manifestants, parfois munis de masques et de vinaigre pour se protéger les yeux.

« Nous voulons, en tant que citoyen sénégalais, dire ici au président de la République qu'il n'est pas question de choisir ses adversaires puisque le champ politique est libre et accessible à tous ceux qui le veulent. S'il continue à barrer la route aux listes de Yewwi Askan Wi et aux autres listes, les Sénégalais sortiront dans la rue pour manifester », clame un jeune manifestant.

Amadou Samba Guèye, 27 ans, s'est déplacé car il craint surtout une éventuelle troisième candidature du président Macky Sall en 2024 : « Nous on ne veut pas d'un troisième mandat, mais c'est leurs intentions. Pourquoi ils ne nous laissent pas manifester ? C'est notre droit ! C'est hyper injuste. »

Des femmes, elles, sont venues pour défendre le pouvoir d’achat : « On est fatiguées ! tout est cher ! », disent-elles en écho dans le micro. 

À quelques mètres du face à face, Mohammed, mécanicien, est impassible. Il ne comprend pas cette montée de tensions et veut simplement pouvoir travailler.

Trois morts 

Des tensions ont aussi eu lieu dans le périmètre de l’axe routier de la VDN, où se trouve le siège du parti de Déthié Fall, mandataire de Yewwi Askan Wi. Selon la coalition, Déthié Fall a été arrêté aux alentours de 16h. Il est en garde à vue à la section de recherches pour « appel et participation à une manifestation interdite », précise son avocat.

Concernant le bilan des échauffourées, à ce stade, la Croix-Rouge sénégalaise confirme avoir pris en charge un corps sans vie, calciné, d’un adolescent décédé dans l’incendie d’une gargote dans le quartier de Colobane. Le défunt a d’abord été emmené au commissariat de police des HLM avant d’être déplacé à la morgue de l’Hôpital principal de Dakar.

La coalition Yewwi Askan Wi avait également appelé à un rassemblement à Ziguinchor en Casamance, au sud du pays. Là encore, la manifestation avait été interdite par la préfecture. Le bilan dans cette région du Sénégal est de deux morts, selon l'opposition. L’activiste Guy Marius Sagna - de Frapp France Dégage - a assuré que l’un d’entre eux avait reçu une balle dans le cou lors de la manifestation. Dans sa déclaration de vendredi soir, Ousmane Sonko a promis que « ces crimes de plus ne resteront pas impunis »

Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a demandé sur Twitter à ce que « tous les corps des personnes décédées suite aux manifestations soient autopsiés avant d'être remis aux familles pour inhumation ». « Une étape importante de la recherche de la vérité sur les causes et les circonstances de leur décès », ajoute-t-il.

Réactions des coalitions

« Nous venons de vivre une journée qui s’inscrit dans la droite ligne de ce qu’on a vécu il y a peine un an et demi », a déclaré Ousmane Sonko vendredi soir, en référence aux émeutes meurtrières de mars 2021. L’opposant à dénoncé des violations du droit de manifester, de sa liberté de mouvement, et de la liberté de culte. 

De son côté, la coalition au pouvoir Benno Bokk Yaakaar a salué dans un communiqué « la maturité démocratique » du peuple sénégalais « qui n’a pas répondu à l’appel insurrectionnel de la coalition Yewwi Askan Wi », accusée « d’irresponsabilité et d’immaturité ». Benno Bokk Yaakaar a félicité « l’efficacité de l’action publique à faire respecter la loi et maintenir l’ordre ». « Les Sénégalaises et Sénégalais iront aux urnes, normalement et en toute sécurité », a poursuivi la majorité.

Bénin : après la rencontre entre Patrice Talon et Boni Yayi, une vague de libérations

À peine un jour après la rencontre entre le président béninois et son prédécesseur et opposant, plusieurs personnes poursuivies pour atteinte à la sûreté de l’État ont obtenu une libération provisoire…

Mis à jour le 17 juin 2022 à 16:52
 
Damien Glez
 

Par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

 

Au Bénin, plusieurs personnes détenues pour tentative de déstabilisation ont été libérées le 15 juin. © Damien Glez

 

On croyait les coups d’État désuets en Afrique mais voici revenue à la mode toute la gamme, du putsch « salutaire » au complot imaginaire ou présumé. L’ancien quartier latin de l’Afrique de l’Ouest n’échappe pas à cet ingrédient politique du présumé projet de coup d’État. Et si l’issue judiciaire d’une délicate affaire n’est pas formellement compromise, la politique vient manifestement de mettre son grain de sel dans la procédure de justice.

Rencontre au sommet

C’est en février 2020 que 17 personnes, notamment des militaires et un membre du parti de l’homme d’affaires Sébastien Adjavon, étaient placés sous mandat d’arrêt pour « complot contre la sûreté de l’État, association de malfaiteurs, défaut de signaler un crime et complicité ». Ce 13 juin, alors que le dossier était toujours en instruction, le président Patrice Talon rencontrait son prédécesseur et opposant Thomas Boni Yayi, au palais de la Marina, pour aborder des sujets « relatifs à la consolidation de la paix » politique. Cet entretien faisait suite à un autre, en septembre, au cours duquel Boni Yayi avait glissé à son successeur une petite liste de détenus dont il souhaitait ardemment la libération.

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Marchandage ? Le lendemain de la deuxième rencontre, le 14 juin, à la demande du procureur spécial de la controversée Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), la juge des libertés et de la détention signait l’ordre de « mise en libération provisoire » de 17 détenus, sans pour autant classer l’affaire… La politique a-t-elle ses raisons que la justice ignore ? Saura-t-on un jour si ce dossier reposait sur un véritable complot ou sur des dénonciations calomnieuses ? Nombre d’acteurs comme l’Église ou la société civile considèrent que la décrispation est une priorité. La politique béninoise semble effectivement grippée depuis les législatives non inclusives de 2019.

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Mais le dégel politique peut avoir des limites. Et les observateurs de rappeler, dès l’annonce des 17 libérations, que les opposants Reckya Madougou et Joël Aivo restent sous les verrous. En décembre dernier, à Porto-Novo, la première, ancienne garde des Sceaux, écopait de 20 ans de prison pour « complicité d’actes terroristes » devant la Criet. Quelques jours plus tôt, le second, constitutionnaliste, était condamné à dix ans de prison pour « blanchiment de capitaux et complot contre l’autorité de l’État ». Les deux encellulés doivent-ils se considérer comme les oubliés de la décrispation politique ou comme d’ultimes atouts dans la manche des autorités ?

«Partout, ils tuaient des gens»: des hommes armés sèment la désolation dans le nord du Burkina

 

Ces derniers jours, les attaques jihadistes sont de plus en plus nombreuses dans le nord et l'est du Burkina Faso. La plus meurtrière est celle qui a touché la localité de Seytenga, près de la frontière nigérienne, jeudi 9 juin.

Les hommes armés ont attaqué dans la nuit du 11 au 12 juin. Après une attaque contre la brigade de gendarmerie jeudi dernier, les forces de sécurité avaient quitté les lieux, après un ratissage des forces armées. C’est après leur départ que les hommes armés, qui sont arrivés à moto, ont fait irruption dans la localité de Seytenga pour s’en prendre aux populations, massacrant de nombreux civils.

« J'étais devant ma porte quand ils sont arrivés. J'ai cherché mon fils et j’ai trouvé plein de morts par terre. J’entendais des coups de feu », témoigne une habitante de la localité au micro du correspondant de RFI Fulfulde à Dori.

« J'ai cherché au marché, à la mosquée et à la banque... J'ai enfin pu joindre mon fils et nous sommes rentrés ensemble. À ce moment-là, les jihadistes étaient en train de convoyer les troupeaux de vaches, chèvres et moutons. Nous les avons vus, ils ont tout emmené avec eux », ajoute la femme.

« Quelqu'un qui a peur, il ne s'arrête pas pour compter »

Ils ont aussi semé la mort sur leur chemin : « Ils sont passés par le marché, par la route goudronnée, partout ils tuaient des gens. Partout dans la rue, il n’y a que des morts. Ils ont passé toute la nuit ici et sont repartis le lendemain. Ils ont tué un de mes petits frères », confie la riveraine.

Selon elle, « ils sont partis avec des femmes. Il y avait mes deux cousines qui portaient leurs enfants au dos. Ils les ont amenées en leur posant des questions. Ils les ont torturés avant de les libérer ».

La peur avait déjà saisi la ville depuis l’attaque de la gendarmerie, donc de nombreux civils avaient commencé à fuir en direction de Dori, à près de 50 km à l'ouest. Certains craignaient une expédition punitive. « Ils ont commencé par venir et entrer chez moi. Moi, j'avais dit à ma femme que si on lui demandait où j'étais, de dire que j'étais parti en voyage depuis 4, 6 ou 7 mois. Ils ont tout cassé dans le coin : les boutiques, la pharmacie, l'école, l'hôpital... Il y a eu beaucoup de morts, mais je ne sais pas combien, parce que quelqu'un qui a peur, il ne s'arrête pas pour compter », raconte un habitant.

Un bilan qui pourrait s'alourdir

Le gouvernement a annoncé ce lundi 13 juin qu’une cinquantaine de corps avaient été retrouvés, en plus des 11 gendarmes tués. Mais « les recherches se poursuivent », a précisé lors d’une conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, laissant donc présager que le bilan pourrait s'alourdir :

« Par vecteurs aériens et terrestres, les forces de défense et de sécurité ont débarqué à Seytenga. Ils poursuivent les recherches maison par maison, lopin de terre par lopin de terre. Ici, il s’agit de dire que le bilan est peut-être plus lourd que les cinquante corps qui ont été retrouvés. »

Si l’attaque a fait de nombreux déplacés, plusieurs personnes sont revenues dans le village. « L’armée demande donc à toutes les populations de collaborer et de leur permettre de faire un comptage afin de livrer un bilan définitif de cette attaque ignoble », a déclaré le porte-parole, demandant aux habitants de signaler si un de leurs proches a été tué par ces hommes armés.

Le bilan de la tuerie à Seytenga est peut-être plus lourd que la cinquantaine de morts retrouvés, selon le gouvernement

Près de 3 000 personnes déplacées

L’attaque a occasionné le déplacement d’environ 3 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, accueillis à Dori, une quarantaine de kilomètres plus loin, rapporte notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. Ces déplacés sont installés sur une dizaine de sites.

« Les populations sont accueillies grâce à l’armée et à l’action humanitaire du côté de Dori, a poursuivi le porte-parole gouverneental. Tous ceux qui avaient besoin d’assistance sanitaire ont été pris en charge, et tous ceux qui avaient besoin d’assistance alimentaire ou autres ont été pris en charge. Une cellule psychologique a été également positionnée du côté de Dori pour accompagner ces victimes-là. »

De son côté, la société civile et les autorités locales de Dori ont promis de prendre en charge les déplacés, principalement des femmes et des enfants.

Face à la situation, le porte-parole du gouvernement appelle les Burkinabè à enterrer toute leurs divergences pour se rassembler autour de la défense du territoire national. « Le pays est en deuil, nous avons été frappés et ces actes ressemblent à des actes de représailles, car ces dernières semaines, l’armée a créé une saignée dans les rangs des terroristes. »

Le dernier refuge - À la porte du Sahel

À Gao, ville malienne à la frontière avec l’Algérie, les migrants qui veulent traverser le Sahel croisent ceux qui en reviennent. Le carrefour de destins en sursis.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir accès à l'article : (vidéo) - cette vidéo est très longue... 53  minutes... il faut activer le son à droite

https://www.arte.tv/fr/videos/098606-000-A/le-dernier-refuge-a-la-porte-du-sahel/

 

C’est une ville où se percutent les rêves dorés des uns et les espoirs broyés des autres. À la frontière avec l’Algérie, Gao la malienne sert de point de passage pour les migrants en route vers l’Europe. Camerounais, Congolais, Guinéens, Ivoiriens, Burkinabè... : quand certains se préparent à traverser le Sahel, prêts à tout pour changer de vie, d’autres en reviennent et racontent leur passage en enfer. Tous se croisent à la "Maison du migrant", à la fois point de chute et dernier refuge, hantée par les histoires de groupes armés, de police sans scrupules, de racket ou de tortures. La caméra d’Ousmane Zoromé Samassékou s’immerge dans ce carrefour symbolique où le transit de ceux qui continuent leur route dans le désert, et de ceux qui doivent repartir chez eux, augure surtout d’un avenir bien sombre. Le dernier refuge restitue cet entre-deux existentiel, point de bascule où chacun doute, questionne et tente d’y croire. "Cette mer de sable scellera nos destinées", prophétise un des exilés, tandis que le responsable de la "Maison" tente de dissuader les candidats au départ, en particulier les jeunes femmes. L’instantané poignant d’une Afrique entre détresse et instinct de survie.

Réalisation :

  • Ousmane Samassékou

Pays :

  • Mali

  • France

  • Afrique du Sud

Année :

  • 2022

 

....Pentecôte au Nigeria : Une attaque meurtrière en pleine messe fait plus de 50 morts

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La Pentecôte 2022 au Nigeria a été ternie par un triste événement survenu ce dimanche 05 juin. Des hommes armés ont fait irruption en pleine messe dans l'église catholique Saint-François dans l'État d'Owo Ondô et ont ouvert le feu, tuant plus de 50 personnes. 

 

  

Selon le média BBC, il s’agirait de bandits d'ethnie peuls. Ces derniers qui ont fait une descente en embuscade sur l'église catholique Saint-François dans l'État d'Owo Ondo, ont ouvert le feu. A travers des coups de feu sporadiques, ils ont tiré à bout portant sur les fidèles en pleine messe. Et ont fait plusieurs morts. Ces bandits auraient au total tué plus d’une cinquantaine de personnes lors cette attaque contre l'église catholique Saint-Francis d’Owo, siège de la zone de gouvernement local d'Owo dans l'État d'Ondo. Les faits qui se sont déroulés selon des témoins, pendant la messe ce jour de célébration de la Pentecôte, sers véritable drame qui touche toute l’église catholique à travers le monde. 

 

 

 

Au Nigeria, un imam tend la main aux chrétiens après une tuerie dans une église

Quarante personnes ont été tuées lors d’une messe de la Pentecôte à Owo dimanche 5 juin, dans le sud-ouest du pays.

 

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Quelques jours après le massacre de quarante paroissiens par des hommes armés dans une église d’Owo, dans le sud-ouest du Nigeria, l’imam de la ville, Ahmad Aladesawe, a tenu ses prières dans une mosquée pratiquement vide. Les fidèles effrayés ont fui, explique l’imam, qui a annoncé avoir donné un demi-million de nairas (quelque 1 130 euros) à la communauté chrétienne locale.

Les auteurs de cette attaque dans une région d’habitude épargnée par les violences religieuses ou ethniques n’ont pas encore été identifiés. Les fidèles de sa mosquée redoutent de possibles amalgames et représailles contre la communauté musulmane.

Le gouvernement a affirmé jeudi 9 juin qu’il soupçonnait le groupe djihadiste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) d’avoir perpétré cette tuerie, à plus de 1 000 kilomètres de sa zone d’activité. « Il ne s’agit pas de [violences] ethno-religieuses », a insisté le ministre de l’intérieur Rauf Aregbesola.

A Owo, musulmans et chrétiens vivent souvent ensemble, sous le même toit. M. Aladesawe raconte, par exemple, que deux de ses proches chrétiens ont été blessés dans l’attaque. « L’une des membres de ma famille a reçu une balle dans le dos. Elle est toujours dans un état critique à l’hôpital. L’autre a reçu une balle dans la jambe », dit-il à l’AFP.

Dimanche, des assaillants ont utilisé des explosifs avant d’ouvrir le feu sur les fidèles réunis dans l’église pour célébrer la Pentecôte, dont des enfants, laissant dans leur sillage d’immenses traces de sang sur le sol.

Vives tensions et désir de représailles

La police a déclaré avoir découvert sur place trois engins explosifs improvisés qui n’ont pas explosé pendant l’attaque, pour l’heure non revendiquée. « Ce qui s’est produit à Owo était pour le moins inattendu, personne n’aurait pu l’imaginer », a insisté M. Aladesawe.

Ces violences, rarissimes dans le Sud-Ouest, ont provoqué la colère de la communauté locale, a déclaré mardi le gouverneur de l’Etat d’Ondo, Arakunrin Oluwarotimi Akeredolu, qui a appelé les habitants à ne pas se faire justice eux-mêmes. « A Owo, la tension est vive tout comme le désir de représailles. Je demande à notre peuple de rester calme et vigilant. Laissez le gouvernement faire le reste », a insisté M. Akeredolu.

L’imam Aladesawe espère que cette récente tuerie ne dégradera pas les relations entre chrétiens et musulmans. « Mon grand-père a eu cinq enfants, trois d’entre eux musulmans et deux chrétiens, raconte M. Aladesawe. Nous vivons ensemble en paix. »

Le massacre commis dans l’église catholique Saint-François a également provoqué une large condamnation internationale, notamment de la part du pape François. Les violences intercommunautaires ne sont pas rares dans d’autres régions du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, presque divisé de manière égale entre un Nord majoritairement musulman et un Sud majoritairement chrétien. Dans le Nord-Est, les groupes djihadistes ont attaqué des églises au cours de leur insurrection vieille de plus de dix ans, qui a fait 40 000 morts et deux millions de déplacés.

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