Témoignages

 

Alors on les a invités à boire le thé, et de belles relations ont pu se construire avec nos voisins

mosquée LLNLors de la rencontre islamo-chrétienne du 19-11-2016 à Louvain-la-Neuve, un moment marquant a été le témoignage d’une musulmane qui en a bouleversé plus d’un ! Merci à Mr Ph. de Briey qui rapporte le récit de Mme Ben Kadour, qui nous fait part des difficultés vécues en tant qu’étrangère nouvellement arrivée qui trouvait « naturel que ce soient plutôt les autres qui viennent vers moi« . Elle aborde les questions de l’accueil, de la foi, de la religion, de la mosquée, de la famille.. Pour conclure:  » Oui, je me sens beaucoup plus forte depuis que j’ai ce lieu de la nouvelle mosquée, et ce groupe islamo-chrétien où je peux vivre et épanouir ma foi personnelle pleinement. Merci ! »

Lire ce témoignage: « Mon père était un imam très apprécié » (Hanan Benkadour), reli-infos.be, 24/11/16

Le père Herman Bastijns nous propose ce texte pour un temps de récollection à l'occasion de l'Avent 2016 qui approche.
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Sur le site de la Société des Missionnaires d'Afrique, la brève présentation des cinq membres du Conseil Général actuel. (lire la suite)

Catholiques et luthériens :
«Regarder vers un avenir commun», par Martin Junge

Les attentes suscitées par la visite du pape en Suède

Le pasteur Martin Junge et le cardinal Kurt Koch @ Zenit


Le pasteur Martin Junge et le cardinal Kurt Koch @ Zenit

« Nous voulons regarder vers un avenir commun », a déclaré le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale Martin Junge.

C’est ainsi qu’il a décrit les attentes des luthériens de la visite du pape François du 31 octobre au 1er novembre 2016 en Suède pour le 500e anniversaire de la Réforme. Dans une interview accordée à L’Osservatore Romano en italien, Martin Junge évoque le dialogue entre catholiques et luthériens et de la commémoration commune.

« La commémoration commune ne tombe pas du ciel, souligne Martin Junge. Elle est construite sur un processus œcuménique solide qui nous a conduits à être beaucoup plus proches. »

« Si Luther était vivant, dit-il, je m’attendrais de le voir heureux que, du fait de nos racines communes dans le Christ, les souvenirs découlant d’une histoire douloureuse entre catholiques et protestants continuent à guérir. »

Le secrétaire général estime que « le pape François a pris une décision courageuse d’aller à Lund pour commémorer ensemble avec nous l’anniversaire de la Réforme. »

« Plusieurs papes ont visité la communauté luthérienne au cours des dernières décennies, explique-t-il. Cette fois, cependant, le pape ne fera pas juste une visite, mais il participera à la commémoration commune avec le président de la Fédération luthérienne mondiale, l’évêque Munib Younan, et avec moi-même en tant que secrétaire général de la fédération. »

Cette commémoration commune « a une grande importance », selon lui : elle « transmet un message fort sur l’important progrès œcuménique » et «elle est déterminée à aller de l’avant ensemble ».

« Je crois fermement, affirme  Martin Junge, que la commémoration commune sera un grand encouragement pour essayer, en étant encore plus convaincus, de mettre de côté les obstacles qui nous empêchent de recevoir les dons de Dieu à la même table. »

Martin Junge  souligne que la commémoration commune « est possible » aujourd’hui grâce au « grand dialogue » entre les deux Églises « qui a commencé après le Concile Vatican II et a donné une forte impulsion à la recherche de l’unité entre la communauté du monde chrétien ».

« C’est un échange constructif pour la recherche de la vérité, dit-il, tout en essayant de se comprendre mutuellement. »

En évoquant le cinquantième anniversaire du dialogue entre catholiques et luthériens qui sera célébré en 2017, Martin Junge affirme : « Le Christ est notre Alpha et notre Oméga. C’est vrai tant pour les catholiques que pour les luthériens. »

« Tout en restant fidèles à leurs traditions et à leurs enseignements, poursuit-il, les luthériens et les catholiques veulent tout d’abord être conscients de leurs racines communes dans le baptême et ils souhaitent offrir ce témoignage auquel le Christ nous invite aujourd’hui. »

A propos des relations entre catholiques et luthériens en Suède, Martin Junge souligne qu’ « il  y a beaucoup de connexions à plusieurs niveaux différents: la coopération entre les paroisses, les plates-formes et processus de dialogue au niveau national, avec la participation des deux communautés au sein du Conseil suédois des Églises. »

Le Frère Jan Heuft a travaillé très longtemps en Algérie, et témoigne dans le texte ci-dessous de son expérience du retour dans ce pays

 

Jan Heuft

Le Frère Jan Heuft s'exrpimant au micro, photo prise en 2014

 

Accueil et Rencontre

 

Ayant été obligé de m'absenter de mon pays d'adoption d'un temps assez prolongé pour des raisons de santé, à mon retour je fus, une fois de plus, frappé par le sens de l'accueil que ses habitants m'ont fait à mon retour, malheureusement provisoire. Déjà à mon arrivée, à l'aéroport, un grand groupe d'amis m'attendait "les bras ouverts" et durant tout le mois qui suivait
ce fut 'un va et vient' constant des hommes et des femmes
qui venaient m'assurer de leurs amitiés et soutien.

Parmi eux des nombreux anciens élèves sourds et non - sourds, des collègues de travail, des voisins, des anciens des colonies des vacances de Bouzareah, des Fusillés, du Corso (tremblement de terre en 2003) et des Sources. Un groupe avait même complètement nettoyé ma maison et le jardin.
La présentation d'un bouquet de fleurs par un habitant du quartier du 1ier Mai où est situé le bureau de notre service social "Rencontre et Développement", fut un geste plein d'émotions et d'amitiés. Lors de ma visite à la prison de Bouira, le directeur de l'établissement m'entourait tous les soins nécessaires, afin de me reposer de trois heures de route et ainsi de me permettre une visite aux détenus dans des conditions les meilleures possibles.

Durant ce beau séjour, très vite, est arrivée la fête de la mémoire de l'Offrande d'Abraham qui sacrifiait (selon les saintes écritures) un mouton à la place de son fils. Chaque année les familles se retrouvent pour célébrer cet évènement. Plus qu'auparavant, cette année je me sentais inclus dans cette fête religieuse et familiale. En m'apportant une partie du mouton et, bien sûr du couscous, des beaux gestes de partage et d'amitiés furent échangés avec parfois des paroles fortes en langue arabe : « Khafrou badakum » ce qui veut dire
« Pardonnons-nous les uns, les autres »

 

Nous vivons tous une époque dure et épouvantable où la violence a pris le dessus sur le bien vivre ensemble. Du coup, nous nous entourons des hauts portails automatiques, des barbelés, des gardiens de sécurité et même des escortes pour nous déplacer! Aller à l'accueil de l'autre, et encore plus à sa rencontre semble aujourd'hui faire partie de la folie. La cruauté des images de la guerre en Syrie et ailleurs, les attentats partout dans le monde, nous font douter de la sincérité des hommes et même de l'existence même de Dieu. Les flux migratoires d'Afrique et en Afrique, en Amérique et en Europe avec leurs longues listes des morts dans les déserts et dans les mers, nous donnent un sentiment de découragement.

Nous écoutons avec dégoût certains dirigeants politiques exploiter ce mal fonctionnement de ce monde globalisé! Des accords "publics" ou "souterrains" entre pays, pour nous débarrasser de cette masse humaine malheureuse nous remplissent de honte.

Et pourtant, le récit au début de ce texte, montre bien qu'un autre monde est possible. Il ne s'agit pas des amitiés particulières ou un "micro – climat' de bienveillance les uns envers les autres. Non il s'agit de la volonté assidue de vouloir accueillir l'autre dans toutes ses différences afin que petit à petit que nous arrivions à nous rencontrer en profondeur

 

Les saints de notre temps ont bien voulu donner leur vie pour cela, j'en cite les derniers: Hervé Gourdel (Algérie), le Père van de Lugt (Syrie), le Père Harmel (France) et tant d'autres les aéroports et lieux publics. La dernière rencontre entre musulmans et chrétiens dans la cathédrale de Lyon ou encore les journées mondiales de jeunesse en Pologne, mais aussi des rencontres sportives telles que olympiques et para olympiques sont autant d'essais de construire ensemble des ponts de compréhension et d'acceptation de la différence de l'autre.

 

Le plus important moyen reste quand la vie est partagée
dans le quartier et au travail

 

 

"Un cri de Cœur"

 

Eindhoven, le 14 octobre 2016

 

Jan Heuft (Alger)

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Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)