Témoignages

 


migrantsExpériences de migrants: lire ou partager des histoires personnelles sur un blog dédié

07/02/2017

Page italienne de aamamigrant.org

Une initiative originale et sympathique de l’ Organisation Internationale pour la Migration: un site pour partager des histoires personnelles de migration. Selon la langue choisie (DE, EN, ES, FR, IT, Eesti, Русский), différents témoignages sont présentés. Ils peuvent être sélectionnés selon le pays d’origine et/ou de résidence actuelle du témoin.

Intéressants, ces témoignages sont à lire et relire quand nous commençons à oublier que chaque migrant est une personne avec une histoire humaine souvent plus riche que la nôtre grâce à son aventure migratoire!

 Présentation officielle:

« je suis migrant est une campagne et une plateforme où vous pouvez partager vos histoires personnelles afin de contrer les discours anti- migrants, de haine tenus en politique, dans les médias ou au sein de  la société.
« je suis migrant donne aux migrants une chance de raconter et partager leurs propres histoires – sur ce site, sur les réseaux sociaux et ailleurs. Ensemble, nous pouvons révéler le visage humain de la migration.
« Voilà pourquoi nous sommes intéressés par toutes les histoires de migration. Que l’on ait été un migrant pendant 40 ans ou 400 jours, peu importe !
« Votre soutien est nécessaire ! Participez à la campagne et aidez-nous à partager  des histoires personnelles de migrants.« 

Pour savoir comment faire pour raconter votre histoire ou celle de quelqu’un qui a vécu une migration, voir les informations pratiques sous À propos.

Catégorie(s) : Rencontre interculturelle, Société Tags : Migrants, témoignage


Évolution du nombre de migrants :
moins en janvier 2017 qu’en janvier 2016, mais nettement plus qu’en 2015

07/02/2017

D’après l’OIM, au 2 février, 5 932 migrants et réfugiés sont entrés en Europe par la mer en 2017, dont environ 80 pourcent en Italie et le reste en Grèce, contre 67 856 pendant les 33 premiers jours de 2016. Lire les détails sur la page de l’Organisation Internationale pour les Migrations:

Arrivées de migrants en Europe par la Méditerranée : 5 932 ; décès en mer : 254

Catégorie(s) : Société Tags : Immigrants in E.U., statistiques

Ci-dessous la liste de ceux des Missionnaires d'Afrique qui fêteront leur jubilé de serment missionnaire au cours de l'année 2017. Les Africains sont peu nombreux il est vrai : un  Congolais et un Ghanéen, pour 25 ans de serment, mais dans dix ans, les choses auront bien changé... Et concrètement sur le terrain de la mission aujourd'hui, ce sont bien les Africains qui sont très majoritaires

http://peres-blancs.cef.fr/jubilaires2017.pdf

Les congrégations religieuses « africanisent » leurs structures

Les congrégations missionnaires, longtemps pilotées depuis l’Europe, sont désormais de plus en plus dirigées par des Africains.

Cette tendance s’amplifie, alors que l’Église célèbre jeudi 2 février la journée de prière pour la vie consacrée.

Au centre, le P. Stan Lubumgo, supérieur général des Pères Blancs
ZOOM

Au centre, le P. Stan Lubumgo, supérieur général des Pères Blancs / (Pères Blancs)

La décision date de 2010 et fait l’effet d’un symbole. Cette année-là, les représentants de la congrégation des Missionnaires d’Afrique portaient à leur tête le P. Richard Baawobr, un prêtre ghanéen (1). Pour la première fois, un responsable africain se trouvait à la direction de ceux qui sont plus connus sous le nom de « Pères blancs ». Un choix confirmé en mai 2016 lors de l’élection de son successeur, le P. Stan Lubungo, Zambien.

Spiritains, eudistes, pères blancs… les sociétés missionnaires européennes sont sans doute l’un des signes les plus visibles du basculement géographique du catholicisme mondial. Une tendance qui se renforce, alors que l’Église célèbre jeudi 2 février la journée de prière pour la vie consacrée. En forte croissance en Afrique et en Amérique latine, alors qu’il régresse en Europe, une partie de l’avenir du catholicisme se joue désormais au sud, comme l’a illustré en 2013 l’élection d’un pape argentin.

« Nos confrères sont des jeunes Africains qui sont bien au fait de la réalité de leur continent »

Premier effet de ce changement : la proximité des supérieurs avec leurs ouailles. « Mes successeurs africains ont un style un peu différent de celui que j’ai connu, mais ils sont très proches des confrères », affirme le P. Gérard Chabanon, qui fut le dernier Européen à être supérieur général des pères blancs. Vicaire général pour l’Afrique de la communauté Saint-Jean pendant 8 ans, le P. Jovien-Andrea Seudjang, de nationalité camerounaise, admet également volontiers que sa parole pesait sans doute davantage que celle d’un responsable européen, auprès de ses frères africains. « Non seulement parce que je suis Africain, mais aussi et surtout parce que nous avons été formés ensemble. »

Infographie :Où sont les catholiques en Afrique ?

L’« africanisation » de la gouvernance influe également sur les priorités des responsables sur le terrain. « Elles ne sont pas celles que nous aurions choisies il y a 20 ans, constate encore le P. Chabanon, qui réside désormais à Kampala, la capitale ougandaise. Mais nos confrères sont des jeunes Africains qui sont bien au fait de la réalité de leur continent. Ils ne sont pas dans la répétition de ce que nous faisions, accordent une grande importance aux commissions justice et paix, ou encore au dialogue interreligieux. »

« J’ai été le tout premier Africain à occuper cette fonction »

Autre retombée : les vocations. « Dans toutes nos provinces en Afrique, les prêtres qui en sont chargés sont originaires du continent. Pour appeler de jeunes Africains, il faut de jeunes Africains. » Chez les frères de Saint-Jean, le P. Jovien a également senti que sa parole avait un poids particulier en ce qui concerne le discernement. Mais aussi lorsqu’il devait refuser un candidat au sacerdoce après plusieurs années de formation. « J’ai été le tout premier Africain à occuper cette fonction. Ma parole était très attendue comme si je pouvais comprendre des choses que les autres ne voyaient pas », assure-t-il.

Cependant, toutes les communautés n’ont pas fait le choix de cette « africanisation ». Parmi les raisons invoquées : la persistance des divisions entre les pays. « L’Afrique est traversée par des tensions très fortes, comme l’était l’Europe il y a un siècle. Les instabilités politiques et économiques sont extrêmes », veut croire le responsable d’une communauté très présente en Afrique.

Ce basculement vers le sud est-il irréversible ?

C’est en partie pour cette raison que la communauté de l’Emmanuel, dont 2 400 membres vivent en Afrique, maintient un responsable européen pour le continent. « Je me souviens d’un frère congolais qui m’avait dit, il y a quelques années : “comment un Camerounais peut-il me représenter ?” », relate pour sa part Pierre-François Graffin, qui est, avec sa femme Christine, délégué de la communauté de l’Emmanuel pour l’Afrique. Pour piloter cette province, le responsable de cette communauté nouvelle admet devoir « changer de référentiel ». « Je ne comprends pas tout, et je le dis : je suis Européen, il faut m’expliquer. Cette petite provocation a pour avantage de mettre les pieds dans le plat. »

À lire : La Communauté de l’Emmanuel ouvre sa première école d’évangélisation en Afrique

Pour ceux qui l’ont choisi, ce basculement vers le sud est-il irréversible ? « Sans aucun doute, répond le P. Chabanon. Dans notre petite société missionnaire, 85 % des candidats sont africains ! Et c’est à eux que vont échoir les fonctions importantes. » Chez les frères de Saint-Jean, la situation est différente : celui qui a succédé au P. Jovien est un frère français. « On ne s’est pas dit qu’il fallait à tout prix un Africain pour me remplacer. Mais nous avons nommé un Français qui était en mission en Afrique depuis des années. Il connaît très bien le terrain, et est estimé pour cela. En revanche, s’il avait débarqué d’Europe, cela aurait sans doute été beaucoup plus difficile… »

Loup Besmond de Senneville

(1) Il est, depuis, devenu évêque de Wa, au Ghana.

Ibrahim Assane Mayaki : « Le Nepad pourrait devenir le PNUD africain »

(PNUD = Programme des Nationes Unies pour le Développement)
(NEPAD = Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique)
 
 

À la tête du Nepad depuis 2009, le Nigérien Ibrahim Assane Mayaki évoque avec Jeune Afrique l'évolution de cette institution et le défi du financement de l'organisation panafricaine.

Ibrahim Assane Mayaki, 65 ans, a été nommé en 2009 à la tête du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Ancien ministre des Affaires étrangères (1996-1997) et ancien Premier ministre du Niger (1997-2000), il s’est attelé à réformer cette institution qui a fêté ses 15 ans en 2016, et à l’intégrer au sein de l’Union africaine (UA).

Né en 2001 de la fusion du plan Omega, porté par le président sénégalais Abdoulaye Wade, et du Millennium African Plan de trois de ses homologues, le Sud-Africain Thabo Mbeki, le Nigérian Olusegun Obasanjo et l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’organisation regroupe aujourd’hui 20 pays. Longtemps critiqué pour son inefficacité et son manque de communication, le Nepad pourrait devenir une véritable agence de développement africaine.

Le projet muri de longue date fait partie de la grande réforme de l’UA qui sera présentée lors de la retraite des présidents africains, ce dimanche soir à Addis-Abeba, veille de l’ouverture du 28e sommet de l’institution.

L’une de vos missions était d’intégrer le Nepad à l’Union africaine. Où en êtes-vous ?

L’intégration a été finalisée puisque que j’ai moi-même un statut de commissaire. J’ai un contrat signé par le président de la Commission. Tous nos systèmes sont ceux de l’Union africaine. Notre budget est adopté par la Commission. Du point de vue administratif et technique, cette intégration est faite.

Vous appelez aussi de vos vœux l’élargissement des compétences du Nepad, afin d’en faire une agence africaine de développement…

Tout ceci est intégré au projet de réforme de l’UA, supervisé par le président Kagame et qui sera soumis aux chefs d’État lors de leur retraite, ce soir. Si cette agence de développement se met en place, ce sera comme le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Cela permettra une cohérence entre la fonction stratégique de la commission de l’UA et l’exécution prise en charge par cette agence de déploiement.

Cette grande réforme dont tout le monde parle, et dont le Nepad fait partie, aura-t-elle l’adhésion des chefs d’Etat ?

Je suis confiant, puisque ce sont ces mêmes chefs d’État qui ont demandé à ce que cette réforme ait lieu. Ensuite, le président Kagame ne l’a pas faite seul. Il a monté un comité qui représentait tout le continent, toutes les spécialités, il a fait des consultations très larges, il a créé les bases d’un consensus.

L’un des points essentiels, qui aura un impact sur le budget de la future agence de développement, est le futur mode de financement de l’organisation. La solution proposée, à savoir taxer les importations de tout le continent à hauteur de 0,2%, est-elle la bonne ?

Le grand avantage de cette formule est qu’elle a été éprouvée au niveau de la Cedeao. La formule a fait l’objet de quelques débats, puisqu’il y a quelques pays qui ont basé leur économie sur des zones duty free, mais les ministres des Finances ont finalement abouti à un accord pour sa mise en œuvre. Cela triplera les ressources de l’Union africaine. Le Nepad pourra être doté d’un budget plus important, pour nos programmes d’infrastructures, d’agricultures, ou liés au changement climatique.

L’UA a-t-elle les capacités d’absorber cette future manne financière ?

La gestion sera bien sûr un défi. Mais faites confiance aux ambassadeurs en poste à Addis-Abeba et au Conseil exécutif pour mettre la pression sur la Commission afin que cet argent ne soit pas gaspillé. La capacité d’absorption de l’UA devra être l’une des priorités du prochain président de la Commission. Il faudra que les dépenses correspondent à des résultats, qu’il soient quantifiables et visibles.

Votre pays, le Niger, a mis en place un Comité d’orientation stratégique pour le programme électronucléaire (Cospen). L’idée serait de produire de l’énergie nucléaire civil d’ici 2030.  Est-ce une bonne chose ?

Cela ne ferait pas sens qu’on n’y réfléchisse pas. Les Sud-Africains l’ont déjà fait. Nous avons la matière première : cela fait presque 50 ans que l’on produit du yellow cake (combustible nucléaire, ndlr) pour l’exportation. Nous avons notre coopération avec Areva, des ingénieurs formés de puis trente ans… On peut donc envisager un processus supervisé par l’AIEA qui nous amènerait vers une production pacifique et civile.

Votre deuxième mandat à la tête du Nepad se termine cette année. Quelle sera la suite ?

Mon mandat ne se terminera pas tout à fait à la date prévue, car les réformes en cours nécessiteront certainement une période de transition.

Vous serez de nouveau candidat ?

Non, deux mandats sont largement suffisants.

Que ferez-vous ensuite ? Pensez-vous refaire de la politique au Niger ?

Non, pas du tout ! Je prendrai ma retraite et j’élèverai des chèvres !

Union africaine : l’au revoir inquiet de Nkosazana Dlamini-Zuma

 

La Sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma a prononcé ce mercredi son dernier discours en tant que présidente de la Commission de l'Union africaine, lors de l'ouverture du 30e Conseil exécutif de l'organisation à Addis Abeba. Elle quitte son poste le 2 février.

Les applaudissements, pour son dernier discours d’ouverture d’un Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), mercredi 25 janvier à Addis Abeba, n’étaient pas nourris, mais respectueux.

La présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma, gestuelle limitée et ton monocorde, a d’abord dressé le sombre portrait d’un monde en ébullition, évoquant la remise en cause de « l’unité de l’Union européenne, avec le Brexit, la poussée des partis d’extrême-droite appuyée par l’élection de Donald Trump, et l’approche de nombreuses élections cruciales en Europe ».

Guère optimiste, la présidente, qui doit quitter son poste le 2 février, a poursuivi sur le même ton, mentionnant « les violences extrémistes de toute sorte, les actes de terrorisme, le crime international, les mouvements des populations à travers le monde […], la prolifération des armes, les écarts de richesses qui n’ont jamais été aussi importants, l’évasion fiscale ».

En Afrique, « le chômage des jeunes », « le nombre croissant de protestations », alors que le continent a connu « environ 50 élections » en quatre ans, auxquels s’ajoutent le développement des villes et des campagnes, montrent selon elle un continent qui change « vite ».

Des crises post-électorales évitées

Elle s’est cependant félicitée du fait qu’ « à de rares exceptions, les taux de participation électorale ont avoisiné les 60%, avec une large mobilisation des femmes et des jeunes ». « Dans de nombreux cas, la tête des États a changé, le transfert des pouvoirs s’est fait dans la paix et quand il y a eu des problèmes, le continent a su prévenir les crises. »

« Nous avons fait des progrès, mais il reste encore des challenges et nous devons faire plus. » Charge à son successeur de s’en assurer. Ce dernier doit être élu parmi cinq candidats, lors du 28e sommet des chefs d’État, les 30 et 31 janvier.

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Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)