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Sénégal: Oulimata Sarr, nouvelle ministre de l'Économie

 
 oulimata

C'est l’une des surprises du nouveau gouvernement sénégalais annoncé samedi 17 septembre : la nomination d’Oulimata Sarr au ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, en remplacement d’Amadou Hott. C’est la première fois qu’une femme occupe ce poste dans le pays. Un portefeuille très stratégique, sur fond de crise économique mondiale, et un défi pour celle qui était jusqu’ici directrice régionale d’ONU Femmes pour l’Afrique de Ouest et Centrale, sans ancrage politique.

Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac

« Quand elle s’est rendue à Touba, pour la fête mouride du Grand Magal, on s’est dit que ce n’était pas un hasard, qu’elle était en campagne », raconte une ancienne collègue d’ONU Femmes. Quelque 48 heures plus tard, Oulimata Sarr faisait son entrée au gouvernement.

« Elle a gravi rapidement les échelons et a vraiment dynamisé l’organisation », « c’est quelqu’un qui fait bouger les lignes », poursuit notre interlocutrice. « Engagée », « impliquée », « battante », « efficace »… Nombreux sont ceux qui se disent « admiratifs » de son parcours.

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Après un début de carrière dans l’audit, chez Ernst & Young, puis un poste de directrice financière d’une compagnie aérienne en Afrique du Sud, Oulimata Sarr a passé dix ans à la Société financière internationale, au sein du groupe de la Banque mondiale, avant de rejoindre les Nations unies.

« Elle vient d’une autre planète. Les institutions internationales et la gestion de l’État, ce n’est pas le même monde », estime pour sa part un sceptique, surpris qu’Oulimata Sarr ait sauté le pas. « Pourra-t-elle apporter un nouveau souffle, alors que ce gouvernement a une durée de vie limitée, en vue de la présidentielle prévue en février 2024 ? », s’interroge un observateur.

La ministre de l’Économie travaillera en tout cas étroitement avec un homme du sérail, mais également nouveau dans le gouvernement : Mamadou Moustapha Ba, en charge des Finances et du Budget.

Burkina Faso : le balai citoyen dans le viseur de Paul-Henri Sandaogo Damiba ?

Militant de l’organisation de la société civile « Le balai citoyen », le Burkinabè Ollo Mathias Kambou a été interpellé et doit être poursuivi pour des écrits jugés « injurieux » à l’égard du régime en place. Des méthodes qui rappellent celle du régime de Blaise Compaoré.

Mis à jour le 7 septembre 2022 à 17:56
 
Damien Glez
 

Par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

 

 balais

 

© Damien Glez

 

 

Le Balai citoyen ne saurait être taxé ni de complaisance naïve à l’égard des juntes qui peuplent l’histoire burkinabè contemporaine, ni d’acharnement contre les putschistes. Après l’insurrection populaire de 2014, cette organisation de la société civile épinglait le bénéfice du doute au treillis inopiné d’Isaac Zida, tandis qu’elle envoyait une fin de non recevoir à l’apparition du béret de Gilbert Diendéré, moins d’un an plus tard. Et le 24 janvier dernier, elle « prenait acte » du coup d’État du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR)…

« Vigilance » et « alerte » étant les maîtres-mots du Balai citoyen, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba n’aurait pas dû confondre « bienveillance » et « blanc-seing ». Car voici venu le temps du premier bilan sécuritaire dont le terme avait été fixé par les putschistes eux-mêmes. Si le président de la transition ne s’est pas dérobé à l’exercice de l’allocution – ce dimanche 4 septembre depuis Dori, dans la zone sahélienne du pays–, il devait accepter les décryptages critiques de ladite intervention radiodiffusée.

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Outrage au président

Au lendemain de cette adresse à la nation, jugée plutôt évasive, un membre de la coordination nationale du Balai citoyen participait à un programme de la télévision Oméga. Peu après l’émission, l’organisation perd la trace de Ollo Mathias Kambou. Elle apprend plus tard que le « balayeur » se trouve au service de recherches de la gendarmerie, à Ouagadougou, il semble avoir été arrêté « par des hommes en civil ».

Une manifestation est improvisée, ce mardi 6 septembre au matin, devant les locaux de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) où le disparu aurait été transféré. Ses avocats annoncent que Kambou aurait été présenté au procureur du Faso, placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco), en vue de poursuites pour « outrage au président du Faso », après des publications jugées « injurieuses » sur les réseaux sociaux.

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Méthodes du passé

Quelques jours après l’incendie du véhicule de Serge Bayala, autre figure historique du Balai citoyen, l’heure des bilans rendrait-elle nerveux certains dirigeants ? Si d’autres organisations de la société civile avertissent que les critiques acerbes contre les corps habillés démoralisent les troupes et compromettent la lutte contre les terroristes, l’arrestation de Ollo Mathias Kambou apparaît bien cavalière, la procédure bien expéditive et l’incarcération bien radicale. Quant au motif, il mérite d’être éclairci. Est-ce le #7moisPourRien propulsé par l’interpellé qui a froissé les autorités ou l’appel lancé au président à « libérer le plancher au plus vite » ?

Même vêtu d’un trompe-l’œil constitutionnel, le régime d’exception semble oublier que le délit d’offense au chef de l’État était le joujou favori de Blaise Compaoré, celui-là même que Paul-Henri Damiba vient de rencontrer en Côte d’Ivoire. Celui-là même qui fut « balayé citoyennement » en 2014…

Mali : la nouvelle loi électorale, du pain bénit pour la junte d’Assimi Goïta

Le 24 juin, le président de la transition a promulgué la loi régissant les futurs scrutins. Ce texte clé lui permet notamment de se porter candidat à la future présidentielle. Jeune Afrique en détaille les principaux points.

Mis à jour le 28 juin 2022 à 10:38
 

 

Le président de la transition, le colonel Goïta Assimi, le 21 juin 2022. © Présidence Mali

 

Elle a été combattue par une partie de la classe politique et a suscité d’âpres débats au sein du Conseil national de transition (CNT), mais cela n’a pas découragé Assimi Goïta. Ce vendredi 24 juin, le président de la transition a promulgué la nouvelle loi électorale. Dans la version finale, publiée au Journal officiel, l’homme fort de Bamako a choisi la version amendée par le CNT – 92 amendements ont été apportés à 219 articles du texte proposé par le gouvernement –, au risque de fâcher le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, dont le camp avait fortement contesté les ajustements apportés par l’organe législatif. 

À LIREMali : la loi électorale va-t-elle faire chuter Choguel Maïga ?

Ce texte, qui fixe les règles régissant les prochains scrutins électoraux devant mettre fin à la transition, apporte des changements majeurs, qui s’avèrent être favorables à la junte au pouvoir. Jeune Afrique en  décrypte les principaux points. 

  • Vers une candidature de Goïta ?  

C’est sans doute le point majeur de cette loi. Les colonels à l’origine du renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta s’octroient, avec ce texte, la possibilité de rester au pouvoir après la transition. En effet, l’article 155 relatif aux dispositions particulières à l’élection du président de la République stipule que « tout membre des forces armées ou de sécurité qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit démissionner ou demander sa mise à la retraite au moins six mois avant la fin du mandat en cours du président de la République ». Mais ce délai est raccourci en temps de transition : il leur suffit de quitter leur fonction quatre mois avant un scrutin pour pouvoir être candidat.

Concrètement, avec cette loi, Assimi Goïta, Sadio Camara, Ismaël Wagué, Malick Diaw ou encore Abdoulaye Maïga sont tous éligibles pour concourir à la présidentielle. Une mesure qui vient contredire la charte de la transition avalisée par ces mêmes colonels et promulguée le 1er octobre 2020. 

  • L’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) à la manœuvre 

L’article 3 de ce texte de loi consacre la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige), l’une des recommandations des Assises nationales pour la refondation du Mali lancées en décembre dernier par le gouvernement. Cet organe indépendant, jugé indispensable par l’exécutif en vue de l’organisation des futures élections, va être composé d’un secrétaire général, d’un collège délibératif et d’un bureau exécutif. Ses membres doivent être nommés ou sélectionnés selon des modalités permettant de garantir leur indépendance et leur probité.    

À LIREÉlections au Mali : pourquoi le gouvernement a changé d’avis sur l’organe unique

L’Aige sera chargée de la préparation technique et matérielle de l’ensemble des opérations référendaires et électorales, mais aussi de la confection, de la gestion et de la mise à jour de la conservation du fichier électoral. Elle sera responsable du financement public des partis politiques, du plafonnement et du contrôle des dépenses des campagnes électorales, de la décentralisation des votes et de la proclamation des résultats… Autant de tâches qui auparavant incombaient au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MADT). Celui-ci est désormais relégué à la préparation technique des scrutins. 

Cet organe jugé « indépendant » renforce encore plus l’assise des militaires dans l’organisation des futures élections, car Assimi Goïta aura la charge de nommer trois des quinze membres qui composeront l’Aige. 

  • Les déclarations de candidature  

Tout parti politique et groupement de partis politiques légalement constitué a le droit de présenter un candidat aux prochaines échéances électorales. Les candidats indépendants peuvent eux aussi soutenir leur candidature.  

À LIREMali : un projet de loi électorale et déjà des tensions

Toutefois, outre les formalités administratives relatives à l’état civil de chaque candidat, tout groupement qui souhaite concourir à l’élection présidentielle doit verser, dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, une caution de 25 millions de F CFA (environ 38 0000 euros) auprès du trésorier payeur ou percepteur du Trésor. Cette somme, nécessaire pour que les candidatures soient validées, est remboursée pour les candidats qui obtiennent au moins 5 % des votes lors du premier tour de l’élection présidentielle. Et les candidats qui abandonnent en cours de route ne sont pas remboursés. 

Enfin, la campagne électorale est ouverte 21 jours avant la date du scrutin en ce qui concerne les élections présidentielles et législatives. Dans le cas du référendum, ce délai est réduit à 16 jours.

Côte d'Ivoire: en difficulté, les transformateurs de noix de cajou appellent à l'aide

 

La colère monte chez les transformateurs ivoiriens de noix de cajou. La douzaine d’usines de transformation d’anacarde en Côte d'Ivoire sont à l'arrêt. Le pays, leader mondial de production d’anacarde, ne transforme localement que 10% de sa production. Malgré la volonté politique d’accroître cette proportion, les transformateurs ivoiriens dénoncent l’absence d’aide de l’État face à la très rude concurrence asiatique.

Avec notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto

En 2021, la Côte d’Ivoire a produit un peu moins d’un million de tonne d’anacarde. Plus de 90% de ce total est partie à l’exportation, et en particulier vers l'Asie, l’Inde et le Vietnam étant les deux plus gros transformateurs de cajou et les deux plus gros acheteurs de noix ivoiriennes. Ces deux pays représentent environ 80% de la production.

Or, malgré les objectifs affichés de la Côte d’Ivoire de transformer localement 50% de sa production d’ici 2025, le secteur ne cesse de clamer ses difficultés depuis des mois. Plusieurs transformateurs ont mis la clé sous la porte l’an dernier ou sont sur le point de le faire.

12 autres usines en activité il y a quelques mois sont actuellement à l’arrêt. Elles tirent aujourd’hui le signal d’alarme. L'objet de leur colère : l’absence de financement et les difficultés d’approvisionnement en noix, la production étant raflée par des intermédiaires payés plus chers par les opérateurs asiatiques.

Un plan d’aide a pourtant été élaboré avec le gouvernement. Mais les transformateurs ivoiriens dénoncent sa non-application dans une lettre adressée au Conseil Coton – Anacarde. « La campagne a commencé depuis un mois et nos usines resteront vides encore une fois en raison de l’absence de plan de soutien », est-il écrit dans ce document daté du 15 mars. Une lettre dans laquelle les transformateurs en appellent notamment au Conseil Coton – Anacarde et lui demande aussi de payer les charges fixes de ces usines à l’arrêt, afin qu’elles ne ferment pas définitivement.

Tchad: un accident entre deux bus fait plusieurs dizaines de morts

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Au moins 33 personnes sont décédées dans la nuit de dimanche 27 à lundi 28 février au Tchad dans un accident de la route impliquant deux cars de transport de passagers. Les accidents de la circulation sont relativement fréquents et meurtriers au Tchad.

Avec notre correspondant à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula

Les photos diffusées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence du choc. On y voit un bus éventré, la toile enfoncée et les sièges éjectés. Ce drame est survenu vers 21 heures dans le centre du pays. Deux bus de transport de passagers sont entrés en collision sur la route qui relie Oum Hadjer et Mangalmé.

Au total, 33 passagers sont morts selon les autorités et 54 autres ont été blessés et évacués à l’hôpital d’Abeché dans un état grave, mais stable précise une source médicale sur place

2 650 morts par an sur les routes tchadiennes

Dans leurs témoignages, certains survivants parlent d’excès de vitesse et de chauffeur endormi au volant. D’autres racontent que l’un des bus s’est déporté sur la voie pour dépasser une charrette tractée par un cheval.

Les raisons exactes de ce drame restent donc à définir. Une enquête a été ouverte par le ministère des Transports. La ministre Fatima Goukouni Weedeye affirme qu’elle se rendra sur les lieux de l’accident avec une délégation pour constater les faits et échanger avec les autorités. Chaque année au Tchad, les routes tuent en moyenne 2 650 personnes selon les autorités.

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le président de la transition, Mahamat Idriss Déby a affirmé que les accidents de circulation sont meurtriers à cause « de comportements irresponsables et autres manquements sur la voie publique ».

Sous-catégories

Créer des liens! A des degrés différents, nous appartenons tous à cette grande famille des Missionnaires d'Afrique, fondée par le Cardinal Lavigerie. Comme dans toutes les familles, il est normal que nous échangions les nouvelles des uns et des autres, surtout que cette famille est dispersée sur tout le continent africain. Voilà le but de ce bulletin écrit par les Missionnaires d'Afrique, Pères et Soeurs, pour eux-mêmes, leurs familles et leurs amis. 

" Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de ces peuples l'honneur, la liberté, la dignité. " (Cardinal Lavigerie, Conférence sur l'esclavage africain, Rome, église du Gesù)

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA JUSTICE T LA PAIX
S'EXPRIMENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

En vivant proches des pauvres, partageant leur vie.
Dans les lieux de fractures sociales où la dignité n'est pas respectée.
Dans les communautés de base où chaque personne est responsable et travaille pour le bien commun.
Dans les forums internationaux pour que les décisions prises ne laissent personne en marge.

Dans cette rubrique, nous aborderons différents engagements des Missionnaires d'Afrique, en particulier notre présence auprès des enfants de la rue à Ouagadougou et la défense du monde paysan.

 

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Une des grandes orientations du concile Vatican II était la prise de conscience que l'Église est d'abord le Peuple de Dieu, le Peuple de Dieu en marche vers les promesses du Royaume. Les chrétiens ne sont pas les seuls en marche sur cette route. Tous les hommes sont sur une même route du fait qu'ils ont une origine commune et que, selon le plan de Dieu, leur destinée est la même pour tous. Nous sommes en chemin avec tous nos frères et sœurs, quelles que soient leur foi ou leurs convictions.

Notre vocation de chrétiens, Peuple de Dieu au Mali, n'est autre que de contribuer à donner sens, dynamisme et joie à la marche de tous les Maliens. Être chrétien au Mali, c'est aussi accepter de vivre en permanence une grande tension intérieure : chercher l'harmonie, vivre en parfaite convivialité avec ceux que le Seigneur nous a donnés comme compagnons de route, et en même temps rester un défi, une interpellation pour eux. Pour assumer cette tension, le Centre "Foi et Rencontre" veut apporter sa modeste contribution.

La revue « En chemin » se veut donc un lien entre chrétiens, musulmans et autres croyants.

La Province des Missionnaires d’Afrique du Mali vient de faire naître un bulletin qui s’appellera « Les Cahiers Justice et Paix ». Nous souhaitons que ces cahiers soient un moyen d'information, de communication et de sensibilisation, pour tous les confrères de la Province, sur tous les sujets qui concernent Justice et Paix.