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Le Pacte mondial pour les migrations : des polémiques et des avancées (The Conversation)

Les 10 et 11 décembre 2018 se tient à Marrakech (Maroc) une conférence sous l’égide des Nations unies afin d’adopter le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières Élaboré dans une certaine indifférence depuis 2016, ce Pacte a fait l’objet, tout au long de l’automne 2018, d’une intense politisation et de polémiques virulentes. Pourtant, il suffit de lire ce document pour se rendre compte du caractère modéré de son contenu – du moins par rapport à ses ambitions initiales.

Antoine Pécoud, Université Paris 13 – USPC and Damien Simonneau, Sciences Po Bordeaux

Comment, dès lors, expliquer le rejet qu’il suscite, et quelle sera l’influence de ce Pacte onusien sur les politiques migratoires nationales ?

Prendre la mesure de l’enjeu migratoire global

Selon ses propres termes, l’ONU a pour mission de « prendre des mesures pour résoudre un grand nombre de problèmes auxquels est confrontée l’humanité au XXIème siècle ». Les migrations constituent, à n’en pas douter, un de ces « problèmes ». Qu’il s’agisse des Vénézuéliens fuyant la crise économique dans leur pays, des Honduriens de la « caravane » de migrants bloqués à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, des réfugiés Rohingyas qui se sont échappés de Birmanie pour s’installer au Bangladesh, ou encore des dizaines de milliers de migrants noyés en Méditerranée : partout dans le monde, les migrations suscitent crises humanitaires, surenchères sécuritaires et rejets politiques.

L’intérêt de l’ONU pour les migrations n’est pas nouveau. Dès 2003, Kofi Annan, alors Secrétaire général des Nations unies et fervent partisan de la cause des migrants, met sur pied la Commission mondiale sur les migrations internationales. En 2006 et 2013 sont organisés deux Dialogues de haut niveau sur les migrations dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU, tandis qu’un Forum mondial sur la migration et le développement est organisé annuellement depuis 2007.

L’objectif de ces réunions multilatérales est d’élaborer des recommandations politiques à destination des États afin de « résoudre » les problèmes posés par les migrations. La crise des migrants dans la région euro-méditerranéenne a accéléré ce processus, avec l’organisation en 2016 d’un Sommet de l’ONU sur les migrations, à l’issue duquel fut prise la décision de préparer le « Pacte de Marrakech ».

Ce Pacte a été finalisé en juillet 2018, en vue d’une adoption formelle en décembre 2018. C’est avant tout l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui a été à la manœuvre, tandis que le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) est en parallèle chargé d’un autre Pacte, le Pacte pour les réfugiés, qui semble aujourd’hui en retrait par rapport à celui sur les migrations.

Objectif : concilier l’inconciliable

Le caractère feutré de ces débats ne doit pas masquer le caractère périlleux de la tâche. Les migrations constituent un enjeu sensible et les États, très attachés à leur souveraineté, sont réticents à l’élaboration de normes internationales qui viendraient contraindre leurs politiques.

De plus, les gouvernements n’ont pas les mêmes intérêts ni le même agenda. Ainsi, si le contrôle des frontières est une priorité pour les pays occidentaux, ce n’est pas le cas pour les pays du Sud, qui ont au contraire besoin de l’émigration pour soulager leur marché du travail et contribuer à leur développement. De même, les pays du Nord cherchent à attirer les migrants qualifiés (ingénieurs, professionnels de santé, etc.), alors que ce sont précisément ces derniers que les pays du Sud souhaiteraient retenir chez eux.

A ces divergences entre États s’ajoutent les critiques d’acteurs non-étatiques, comme les employeurs désireux d’avoir accès à une main d’œuvre étrangère, ou les ONG remontées contre les politiques sécuritaires des pays occidentaux et les violations des droits des migrants.

De manière plus générale, les pistes avancées par l’ONU se heurtent aux dilemmes presque insurmontables que pose la gouvernance des migrations dans le monde actuel. Comment concilier une économie libérale de marché, fondée sur la circulation du capital et du travail, avec les impératifs de sécurité et de contrôle des frontières ? Comment protéger les droits sociaux des migrants dans des économies dérégulées qui prospèrent sur l’exploitation des travailleurs étrangers ? Comment faire respecter les droits fondamentaux des migrants, et notamment l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui proclame le droit de quitter son pays, avec le respect de la souveraineté des États ?

On conçoit que, face à la difficulté de la tâche, l’ONU se réfugie dans un discours aseptisé et parfois ambigu. Le titre du Pacte est éloquent. On ne parle pas de « contrôle » des migrations, mais de migrations « ordonnées » et « régulières ». L’ONU se démarque ainsi de l’obsession sécuritaire des pays riches et envisage des migrations de travail légales, lesquelles bénéficieraient tant aux pays riches – dont la population vieillit et qui manquent de main d’œuvre dans certains secteurs économiques – qu’aux pays de départ qui y trouvent un levier de développement.

Un pacte non contraignant

De même, la notion de migrations « sûres » implique la nécessité de protéger les migrants, dans un contexte où nombre d’entre eux perdent la vie en tentant de franchir des frontières, mais sans pour autant insister sur les droits des migrants (comme le droit d’asile), que les États occidentaux perçoivent comme un obstacle à leur souveraineté et à leur volonté d’expulser les migrants.

Parmi les 23 objectifs affichés par le Pacte de Marrakech se trouvent d’autres enjeux consensuels, comme la lutte contre les causes profondes des migrations (sous-développement, changement climatique) ou le combat contre les « passeurs » et les « trafiquants » coupables d’exploiter les migrants et de les faire traverser les frontières dans des conditions dangereuses.

C’est également en raison du caractère politiquement sensible que le Pacte, à l’instar des autres documents précédemment adoptés par l’ONU sur le sujet, est un instrument de soft law non-contraignant : il se contente d’énoncer des principes sans obliger juridiquement les États à les mettre en œuvre. On est donc très loin du fantasme d’un « droit de l’homme à la migration » véhiculé par les opposants au Pacte.

Une fronde inattendue des États

Mais rien n’y fait : malgré une recherche constante de consensus, le Pacte ploie sous les critiques et semble aujourd’hui davantage creuser les clivages que faciliter la coopération.

Tout a commencé en décembre 2017, avec le retrait des États-Unis. Cette décision de Donald Trump n’était pas réellement une surprise, étant donné son hostilité à l’égard du multilatéralisme et la tonalité anti-migrants de sa campagne électorale. Mais loin d’être isolé, ce retrait fut suivi d’une spectaculaire cascade d’autres décisions similaires. En novembre 2018, Israël, l’Australie, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et l’Autriche ont ainsi imité les États-Unis. Étonnement, d’autres Etats-clés du multilatéralisme se posent la question de leur retrait, comme la Belgique ou la Suisse.

Partout, l’argument est le même : l’ONU empêcherait les États de contrôler leurs frontières, entraverait leur souveraineté et conduirait à un afflux incontrôlable de migrants. Le Pacte est pourtant très clair : il prévoit que les États gèrent leurs frontières « selon le principe de la souveraineté nationale », en « prévenant la migration irrégulière » et « dans le respect des obligations prévues par le droit international »..

Il respecte donc le droit des États à déterminer leurs politiques migratoires et à contrôler leurs frontières – ce qui est naturel si on considère que l’ONU est une organisation intergouvernementale qui répond aux États, et que le Pacte a fait l’objet de consultations approfondies avec l’ensemble des gouvernements de la planète. Lorsque le Pacte énonce des principes contraignants, comme le respect du droit international, il ne fait que rappeler des obligations auxquelles les États se sont de toute manière déjà astreints.

Cette fronde est inattendue. En général, les États européens sont parmi les « bons élèves » à l’ONU et soutiennent, tant financièrement que politiquement, les efforts de cette organisation. De plus, les arguments des États récalcitrants sont infondés et surtout, le Pacte étant en gestation depuis 2016 et sa version définitive connue depuis juillet 2018, les gouvernements auraient aisément pu faire valoir leurs arguments plus tôt.

Certains États ont même joué un rôle clé dans la préparation du Pacte : c’est le cas de la Suisse, très active sur le sujet, mais le travail mesuré et discret des diplomates helvétiques a volé en éclats lorsqu’il a été confronté à un climat politique dominé par les populistes et la méfiance à l’égard des étrangers.

Le Pacte fait aussi l’objet d’une politisation à des fins électorales. Ce week-end, en Belgique, la N-VA flamande a claqué la porte du gouvernement fédéral pour officiellement s’opposer à la signature du Pacte par le premier ministre Charles Michel. En réalité, elle mobilise une nouvelle fois une rhétorique anti-migratoire pour se préparer aux élections fédérales de mai prochain.

En France, dans un contexte social agité, le gouvernement dépêchera le secrétaire d’État aux Affaires étrangères pour le signer alors que les réseaux sociaux bruissent de rumeurs fantaisistes sur le Pacte et que Marine Le Pen dénonçait samedi ce « Pacte avec le diable », aux côtés de Steve Bannon et de ses amis du Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés (MENL) avec en ligne de mire les élections européennes.

Un pacte sans ambition ?

A l’image d’Amnesty International, la société civile pointe, quant à elle, les insuffisances du Pacte et regrette que les États ne se soient pas montrés plus ambitieux : le Pacte justifierait des pratiques comme l’enfermement des migrants et ne défendrait pas assez les droits des migrants. En revanche, les États du Sud restent favorables au Pacte, à l’instar du Maroc, qui organise la conférence à Marrakech.

L’ONU était, jusqu’à présent, parvenue à contourner l’hostilité à l’égard des migrants qui caractérise un grand nombre de ses États-membres. Depuis près de vingt ans, elle s’activait à développer ses propositions en matière de politiques migratoires qui, malgré leur tiédeur, n’en avait pas moins le mérite de proposer une autre lecture des migrations, axée au moins autant sur la sécurité que sur les droits de l’homme ou le développement. La relative indifférence qui entourait ce processus la protégeait des polémiques, mais au prix d’un décalage grandissant entre ses positions et celles qui dominent le débat public, et au détriment de son influence sur les politiques migratoires des États.

La donne est clairement en train de changer. Il faudra beaucoup de courage politique à l’ONU et aux États qui soutiennent le Pacte pour affirmer la nécessité d’un changement de politique. On peut craindre que ce courage vienne à manquer et que les critiques à l’égard du Pacte ne sonnent le glas des initiatives de l’ONU.

Toutefois, la politisation de ce Pacte a le mérite de mettre les États face à leurs responsabilités : à Marrakech, les 10 et 11 décembre, ils auront l’opportunité d’affirmer leur volonté d’ancrer les politiques migratoires dans les valeurs cardinales de la communauté internationale… ou d’offrir aux opposants des migrations une nouvelle victoire symbolique et politique.

Antoine Pécoud, Professeur de sociologie, Université Paris 13 – USPC and Damien Simonneau, Chercheur postdoctoral en science politique, Sciences Po Bordeaux

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

 

Au moins 13 personnes ont été tuées par une épidémie de dengue au Burkina-Faso, selon un bilan publié le 25 octobre par le ministère de la santé.

Au moins 13 morts ! C'est sûrement vrai ! Mais je souhaite vivement que le ministère de la santé nous dise comment il en est arrivé à parler de 13 morts. Comment ont-ils été comptés ? Où sont-ils morts ? Dans un hôpital de Ouagadougou ?

moustique femelles
Je souhaite que le ministère nous fasse une présentation plus précise de l'étendue de l'épidémie de la dengue, région par région. Qu'il ait le courage de faire une estimation de la nouvelle situation à l'échelle du pays dans quelques jours.

Oui, au moins 13 morts ! 13 cas mortels dûs à la dengue. Des cas enregistrés et vérifiés. Et les autres, ceux qui sont morts à la maison, au village. Bien sûr, on ne peut pas les compter. Mais il est permis de dire que les cas

non enregistrés, non vérifiés, sont très probablement beaucoup plus nombreux que les cas notifiés.

Et si on avait oublié de parler des cas de décès dûs à la dengue qui ont eu lieu en province. Les médias nous informent de la situation de Ouagadougou. Le Ministère parle d’une campagne de pulvérisation des sites susceptibles d’abriter le principal vecteur de la maladie, dans la capitale.

Je n'ai rien lu sur la situation à Koudougou. Je ne vois pas que la population de Koudougou se préoccupe de faire disparaître la moindre flaque d'eau. Pas de campagne de pulvérisation pour Koudougou. Pourtant, parmi mes connaissances seulement, les cas de dengue sont nombreux. Demain nous enterrerons notre sœur Lala décédée le 1er Novembre.

Pour ceux qui veulent une information détaillée, scientifique mais lisible, je conseille de se rendre sur le site de l'OMS à l'article « dengue et dengue sévère  ».

Si les symptômes de la dengue et ceux du paludisme se ressemblent, si ces deux maladies sont transmises par un moustique, ces deux maladies ne se ressemblent pas : Le paludisme est une maladie provoquée par des parasites du genre Plasmodium ; La dengue est une infection virale.

Ces deux maladies sont transmises par deux moustiques différents.

Le moustique responsable du paludisme « travaille » en soirée ! Il est du type « anophèle ».

dengue
Le virus de la dengue se transmet à l’homme par la piqûre des femelles infectées de moustiques de type « Aedes ». Plus connu sous le nom de « moustique tigre ». (Voir la photo ci-contre). Le moustique « Tigre » se nourrit le jour, avec un pic d’activité tôt le matin et le soir avant le coucher du soleil. Pendant chaque période où elle se nourrit, la femelle pique de multiples personnes.

Il n’existe pas de traitement spécifique de la dengue. Mais un accompagnement médical spécifique est possible.

La seule alternative pour lutter contre l'extension de cette maladie est donc de s’efforcer de réduire au maximum la population du moustique vecteur. Cette lutte est rendue d’autant plus nécessaire que la forme hémorragique semble devenir de plus en plus fréquente.

D'où les conseils du Service d'Information du Gouvernement.

soyez sec
A ce jour, la lutte contre le moustique demeure le moyen efficace de protection contre la dengue. D’où, pour la prévention, il faut éliminer les eaux stagnantes, dans nos cours et les alentours, en retirant les réserves d’eau des pots de fleurs, en mettant à l’abri tous les objets susceptibles de se remplir d’eau de pluie ou d’arrosage et en nettoyant au moins une fois par semaine, les endroits où l’eau peut rester pendant longtemps, notamment les pneus et les boîtes de conserve vides; toute chose qui permet d’éviter la multiplication des moustiques.

Il est également conseillé d’éviter de se faire piquer par les moustiques : en portant des vêtements couvrant au maximum le corps, par l’application sur sa peau de produits anti-moustiques, et par l’utilisation des insecticides et surtout : il faut dormir sous une moustiquaire (de préférence imprégnée d’insecticide).

Personnellement, j'ajouterai en multipliant les bonnes pratiques d'hygiène.

Je viens de lire cet article en provenance du Sri Lanka, daté du 26 juin, et intitulé : Une poussée de dengue attribuée aux tas d'ordures. Dans cet article, nous lisons :

poubelles
« Des piles de déchets s'entassent dans les rues de Colombo. Alors que cette insalubrité favorise
la reproduction de moustiques, «la situation pourrait empirer si nous ne résolvons pas rapidement le problème des poubelles»,
a déclaré à l'AFP le ministre de la Santé Rajitha Senaratne. »

Et je terminerai ma lettre en interpellant notre Maire, le Maire de Koudougou.

poubelles koudougou

Et si, à Koudougou, la dengue sortait aussi de nos poubelles !

Photo prise le 5 novembre 2017

Koudougou, le 5 novembre 2017
Maurice Oudet

Président du SEDELAN

Fiche Programme d’Appui à l’éducation de base (PAEB) et
visite du Centre Taab Yinga de l’Organisation pour le
développement durable et équitable ODDE

Le Burkina Faso a accompli d’énormes progrès en matière de scolarisation avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers dont la Suisse, mais il n’arrive toujours pas à couvrir les besoins en éducation de base de sa population, soumise à une forte croissance (3.1% par an). A ce jour, encore trois habitants sur cinq sont analphabètes et plus de la moitié (51,4%) des enfants et adolescents de l’âge de l’obligation scolaire 6-16 ans est en-dehors de l’école.

Le Programme d’appui à l’éducation de base (PAEB), d’un montant de CHF 12 millions et en soutien à la mise en œuvre de la politique éducative par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation vise à (i) offrir une éducation de base de qualité répondant aux besoins socio-économiques et culturels des bénéficiaires, (ii) promouvoir des alternatives éducatives d’éducation de base et de formation professionnelle aux garçons et aux filles exclus du système éducatif ou n’accédant pas à l’école classique et (ii) rendre la gestion du système éducatif plus efficace et assurer de meilleurs services éducatifs aux populations.

La Suisse opérationnalise son soutien à la prise en compte des enfants et adolescents en dehors de l’école à travers la promotion  des alternatives éducatives :

  • Au Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) par le mécanisme de fonds commun pour le financement du Compte d’Affectation spéciale du Trésor (CAST) d’un montant de CHF 4 millions. Ce soutien permet à l’Etat entre autres de transférer des ressources (4% du CAST) au Fonds national pour l’Alphabétisation et l’Education non formelle (FONAENF)
  • Au Fonds national pour l’Alphabétisation et l’Education non formelle (FONAENF) pour un montant de CHF 7,4 millions pour soutenir des dispositifs spécifiques d’alphabétisation (trois mois) suivis d’une mise en apprentissage (15 mois) des adolescents et jeunes de 14 à 18 ans, déscolarisés du système formel ou sortants des alternatives éducatives dans les métiers du secteur agro-sylvo-pastoral. Le programme qui couvre trois régions (Est, Nord et Centre Sud) vise toucher 15 000 bénéficiaires dont 7 500 filles dans les métiers de la filière agro-sylvo pastorale. A l’issue de la formation chaque bénéficiaire sera accompagné par le programme pour son auto emploi. Le pilotage, la gestion et la mise en œuvre de l’alphabétisation et de la formation seront assurés par 550 animateurs dont 165 femmes, 500 formateurs et formatrices endogènes en formation professionnelles et 50 superviseurs dont 20 femmes.

Quelques résultats du programme

La DDC soutient depuis plusieurs décennies le secteur de l’éducation de base et de l’alphabétisation par le canal du secteur public, mais aussi par des ONG et associations pour la mise en place d’innovations éducatives et la promotion de l’enseignement bilingue. La Suisse a contribué à la création et la mise en place du Fonds national pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle (en 2002). De 2002 en 2016, le fonds a mobilisé près de CHF 133 millions pour l’ouverture de 116 000 centres d’alphabétisation. Ce qui a permis d’accueillir de 3 200 000 inscrits et de créer 149 500 emplois temporaires.  Les actions du fonds qui contribuent à fournir annuellement 80% des nouveaux alphabétisés, ont permis de faire passer le taux d’alphabétisation des 15 ans et plus de 22% en 2002 à 34,5% à nos jours. Malgré ces bons résultats, le FONAENF connait une situation de sous-financement depuis plusieurs années en raison du retrait de plusieurs bailleurs de fond et du non-respect des engagements financiers de l’Etat.

Les alternatives éducatives sont labélisées Avec le soutien financier de la DDC, le socle commun des alternatives éducatives a été élaboré et adopté en 2017 par l’Etat et les promoteurs et opérateurs en éducation non formelle. Ce cadre définit les bases communes de qualité et de suivi des opérateurs. Cette matrice des alternatives éducatives permet d’améliorer la qualité des activités de l’éducation non formelle

Le Centre Taab Yinga de ODDE

ODDE, est une organisation non gouvernementale qui a été créée en 1982 par un groupe de femmes. L’objectif général de l’association est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes, des enfants et des personnes vulnérables au Burkina Faso par l’accès à l’éducation, la santé et la sécurité économique. Elle dispose d’un centre de formation dénommé Taab Yinga, ouvert en 2005, qui reçoit les enfants de 10 à 17 ans pour des cours d’alphabétisation et la formation aux métiers pendant quatre ans. Le centre Taab Yinga dispose d’un internat réservé aux enfants de sexe masculin en situation de rupture familiale, en situation de rue, déscolarisés ou vulnérables. Les filles sont accueillies au centre de jour pour l’alphabétisation et la formation aux métiers. Les cours d’alphabétisation reposent sur la formule alternative des Centres Banma Nuara CBN (« la connaissance éveille, émancipe » en langue gulimancema) de l’Association Tin Tua, développé grâce au soutien financier de la DDC et qui a obtenu le premier PRIX UNESCO 2009 Roi Sejong. Cette formule bilingue allie l’éducation de base, le développement des compétences et la production.

ATY5

La formation aux métiers concerne cinq filières: batik/sérigraphie, menuiserie métallique, mécanique moto, couture et menuiserie bois. Le Centre Taab Yinga reçoit des financements du Fonds national pour l’Alphabétisation et l’Education non formelle FONAENF à travers des subventions accordées à ODDE pour le volet alphabétisation. La gestion du centre est assurée par un conseil d’administration et de gestion. Le centre est dirigé par Madame Zouri Bintou Michelle.

Cette deuxième semaine va du 9 au 15 septembre 2018 (lire la suite)

La troisième semaine va du 16 au 22 septembre 2018 (lire la suite)

Infographie : Poutine étend son empire en Afrique

Réservé aux abonnés | | Par

Livraisons d'armes en République centrafricaine, signatures de contrats pour Gazprom de l'Algérie à l'Angola, offensive diplomatique du Rwanda au Soudan... Le poids de la Russie sur le continent africain, en une infographie.

Qu’avaient découvert Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal ? Ces trois journalistes russes ont été assassinés dans la nuit du 30 au 31 juillet près de Sibut, en Centrafrique, alors qu’ils enquêtaient sur le groupe Wagner, une société privée russe connue pour avoir envoyé des mercenaires combattre en Ukraine et en Syrie.

Depuis décembre 2017, la Russie a livré à Bangui un important stock d’armes et déployé – avec l’accord de l’ONU – des formateurs militaires pour l’armée centrafricaine. Elle assure également la sécurité du président, Faustin-Archange Touadéra. Tout en lorgnant les ressources naturelles locales (diamants, or, uranium), comme souvent dans les pays africains où elle est présente.

Ciblé par les sanctions occidentales, Moscou cherche à trouver de nouveaux débouchés sur le continent et à y étendre son influence, en utilisant notamment ses grandes compagnies d’État et son industrie d’armement.

 
ja3004 p27

Jeune Afrique

Sous-catégories

Créer des liens! A des degrés différents, nous appartenons tous à cette grande famille des Missionnaires d'Afrique, fondée par le Cardinal Lavigerie. Comme dans toutes les familles, il est normal que nous échangions les nouvelles des uns et des autres, surtout que cette famille est dispersée sur tout le continent africain. Voilà le but de ce bulletin écrit par les Missionnaires d'Afrique, Pères et Soeurs, pour eux-mêmes, leurs familles et leurs amis. 

" Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de ces peuples l'honneur, la liberté, la dignité. " (Cardinal Lavigerie, Conférence sur l'esclavage africain, Rome, église du Gesù)

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA JUSTICE T LA PAIX
S'EXPRIMENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

En vivant proches des pauvres, partageant leur vie.
Dans les lieux de fractures sociales où la dignité n'est pas respectée.
Dans les communautés de base où chaque personne est responsable et travaille pour le bien commun.
Dans les forums internationaux pour que les décisions prises ne laissent personne en marge.

Dans cette rubrique, nous aborderons différents engagements des Missionnaires d'Afrique, en particulier notre présence auprès des enfants de la rue à Ouagadougou et la défense du monde paysan.

 

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Une des grandes orientations du concile Vatican II était la prise de conscience que l'Église est d'abord le Peuple de Dieu, le Peuple de Dieu en marche vers les promesses du Royaume. Les chrétiens ne sont pas les seuls en marche sur cette route. Tous les hommes sont sur une même route du fait qu'ils ont une origine commune et que, selon le plan de Dieu, leur destinée est la même pour tous. Nous sommes en chemin avec tous nos frères et sœurs, quelles que soient leur foi ou leurs convictions.

Notre vocation de chrétiens, Peuple de Dieu au Mali, n'est autre que de contribuer à donner sens, dynamisme et joie à la marche de tous les Maliens. Être chrétien au Mali, c'est aussi accepter de vivre en permanence une grande tension intérieure : chercher l'harmonie, vivre en parfaite convivialité avec ceux que le Seigneur nous a donnés comme compagnons de route, et en même temps rester un défi, une interpellation pour eux. Pour assumer cette tension, le Centre "Foi et Rencontre" veut apporter sa modeste contribution.

La revue « En chemin » se veut donc un lien entre chrétiens, musulmans et autres croyants.

La Province des Missionnaires d’Afrique du Mali vient de faire naître un bulletin qui s’appellera « Les Cahiers Justice et Paix ». Nous souhaitons que ces cahiers soient un moyen d'information, de communication et de sensibilisation, pour tous les confrères de la Province, sur tous les sujets qui concernent Justice et Paix.