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Niger : avec qui Mahamadou Issoufou construit-il sa nouvelle vie ?

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Mis à jour le 12 septembre 2021 à 18h24

Depuis qu’il a passé la main à Mohamed Bazoum en avril dernier, l’ancien président nigérien consulte, voyage et se consacre à sa fondation. Avec, pour l’épauler, d’anciens collaborateurs, des cadres du parti au pouvoir mais aussi sa famille.

Le 3 septembre dernier, Mahamadou Issoufou était l’invité du président français Emmanuel Macron à Marseille, à l’occasion du Congrès mondial de la nature. L’ex-chef de l’État nigérien a revêtu pour l’occasion ses nouveaux atours de président de la Fondation Issoufou Mahamadou (FIM), qu’il a créée en 2021 après avoir quitté le pouvoir.

Accompagné par la ministre nigérienne de l’Environnement, Garama Saratou Rabiou Inoussa, et par le haut commissaire à l’Initiative 3N (Les Nigériens nourrissent les Nigériens), Ali Bety, il a livré un discours sur l’écologie en Afrique, faisant part, entre autres, de son ambition de relancer un projet ancien dans les pays sahéliens, la Grande muraille verte.

Le 8 septembre, l’ex-président socialiste a dîné en tête-à-tête, en Mauritanie, avec Mohamed Ould Ghazouani, qui l’a reçu dans la maison d’hôtes de la présidence. Il s’était également entretenu, le 1er août en Côte d’Ivoire, avec Alassane Ouattara et avait croisé les Nigérians Goodluck Jonathan et Muhammadu Buhari lors du mariage du fils de ce dernier, Yusuf, à Kano, le 20 août.

Certes, les contours de sa fondation, dont la première assemblée générale a eu lieu le 12 juin dernier à Niamey, ne sont pas encore totalement dessinés – des experts internationaux sont appelés à rejoindre ses rangs prochainement afin de lancer concrètement des projets. Mais Issoufou mobilise déjà ses fidèles.

Trois hommes travaillent ainsi, au jour le jour, à l’avenir de la toute récente FIM. En premier lieu : Brigi Rafini, qui en est le premier vice-président. Ce Touareg de la région d’Agadez est l’ancien Premier ministre d’Issoufou, resté en poste durant toute sa présidence. Il s’entretient quasiment quotidiennement avec lui.

Le deuxième élément essentiel de l’équipe dirigeante est Foumakoye Gado, actuellement Haut représentant du nouveau président de la République, Mohamed Bazoum. Ce ponte du parti au pouvoir, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), a surtout été ministre du Pétrole lors des deux mandats d’Issoufou à la tête du Niger, de 2011 à 2021.

Abdoulaye Bathily est le dernier membre du trio qui pilote les premières destinées de la FIM. Ce Sénégalais est une connaissance de longue date de Mahamadou Issoufou et de Mohamed Bazoum – tous ayant été proches de feu le Burkinabè Salif Diallo. Plusieurs fois ministres sous Abdou Diouf et Macky Sall, Bathily a notamment occupé à Dakar le portefeuille de l’Environnement en 2000, dans le gouvernement de Moustapha Niasse.

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IL S’ENTRETIENT FRÉQUEMMENT AVEC MOHAMED BAZOUM, DONT IL SUIT AVEC ATTENTION LES PREMIERS MOIS AU POUVOIR

Autour de ce quatuor de penseurs, la FIM a prévu de recruter plusieurs experts et fonctionnaires internationaux. Si des postes restent à pourvoir, le Mauritanien Al-Mansour Ould Fadi occupe d’ores et déjà le poste de secrétaire général. Il a pour adjoint, chargé notamment de la communication, le Nigérien Ibrahim Weifane, un cadre bien connu de la société civile de Niamey.

Fondateur du PNDS, Mahamadou Issoufou n’a pas coupé les ponts avec la formation au pouvoir, dont il connaît la plupart des cadres depuis plusieurs décennies. L’ancien président les reçoit encore très régulièrement chez lui, à Niamey, pour des discussions plus ou moins politiques et pour échanger sur les premiers mois au pouvoir de son successeur, Mohamed Bazoum (avec qui il s’entretient également fréquemment).

Parmi eux, figurent son ancien ministre des Affaires étrangères, Kalla Ankourao. Ce dernier est aujourd’hui député et premier vice-président de l’Assemblée nationale, fonction qui lui permet de prendre le pouls des parlementaires du PNDS. L’ex-ministre de la Défense Issoufou Katambé, que Mahamadou Issoufou avait nommé pour remettre de l’ordre dans les comptes de l’armée, est également un des visiteurs du soir. Il est, comme Ankourao, membre du présidium du PNDS.

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ABBA ISSOUFOU, MINISTRE DU PÉTROLE, ENTRETIENT TOUJOURS D’EXCELLENTES RELATIONS AVEC SON PÈRE

L’ancien chef de l’État soigne également ses relations avec deux autres membres de l’organe directeur du parti au pouvoir : le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, qui fut son directeur de cabinet, et le ministre des Affaires étrangères, Hassoumi Massaoudou, qui fut son ministre des Finances. Piliers du nouveau pouvoir de Mohamed Bazoum, les deux hommes ne rendent pas visite à leur ancien patron aussi souvent que certains cadres du PNDS, mais ils restent très proches de lui.

Le tout premier cercle familial occupe une place de choix dans la sphère professionnelle de Mahamadou Issoufou. Mahamane Sani Mahamadou Issoufou, que chacun surnomme « Abba », entretient toujours d’excellentes relations avec son père, dont il fut un temps l’un des communicants à la présidence. Aujourd’hui ministre du Pétrole, il est l’un des hommes-clés de l’équipe de Mohamed Bazoum, qui le considère comme son propre fils et qui en avait fait son directeur de campagne en 2020.

Plus discrète et non-impliquée dans la vie politique, Mariam Issoufou Kamara, la fille aînée de l’ancien chef de l’État est, elle aussi, très proche de lui. Architecte, enseignante aux États-Unis, elle a mené plusieurs projets d’urbanisme au Niger et est membre fondatrice du collectif international d’architectes United4design. Elle conseille volontiers Mahamadou Issoufou dans ses projets.

Enfin, les deux ex-Premières dames jouent chacune leur rôle. Le docteur Lalla Malika Issoufou, qui a longtemps été active dans les rangs du PNDS, fait profiter son époux de son expérience au sein de la fondation humanitaire Tattali-Iyali, qu’elle a créée il y a dix ans. Celle-ci est toujours active, dans les secteurs de la santé, du logement et de l’éducation. Quant à la géologue Aïssata Issoufou, elle continue de s’investir dans sa propre fondation, Guri-Vie meilleure, axée sur les couches sociales défavorisées et la lutte contre le paludisme.

Mali: pour le Premier ministre de la transition, les élections ne sont pas une priorité

Choguel Maïga, Premier ministre du nouveau gouvernement malien.

Choguel Maïga, Premier ministre du nouveau gouvernement malien.
 © AFP/Annie Risemberg

Le Premier ministre de transition Choguel MaÏga a rencontré jeudi les diplomates accrédités à Bamako. Il leur a fait l'état de la nation en demandant leur concours afin d'aider son pays dans cette période. Mais il a également abordé la suite du processus et ses priorités.

Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

Devant les diplomates étrangers, le Premier ministre malien Choguel Maïga a clairement indiqué que la priorité de son gouvernement est d’abord l’organisation des Assises nationales. Ces rencontres vont commencer, à la base, pendant quelques semaines avant une grande réunion de toutes les forces vives de la nation à Bamako. « Il ne faut pas d’une transition bâclée » a-t-il notamment déclaré lors de la rencontre. 

Il a ensuite, sans trop de précisions, donné la suite de son plan. Après les Assises nationales annoncées, il y a des réformes à mener. Et il faut les inscrire dans le marbre, a-t-il indiqué.

Une échéance difficile à tenir

C’est seulement après ces étapes que les élections auront lieu. Et pas de date pour le moment. Si les élections étaient maintenues fin février 2022, on voit mal comment elles peuvent se tenir puisque le processus n’a pas été lancé afin de respecter les préalables, les actes nécessaires à poser pour respecter la loi.

Comment le Premier ministre malien arrivera-t-il à convaincre ? Des partis politiques, et parmi eux des poids lourds, ont déjà annoncé qu’ils ne participeront pas aux Assises nationales, estimant que la priorité pour l’équipe de la transition, est l’organisation des élections fin février 2022 comme prévu. 

CPI : Charles Blé Goudé réclame jusqu’à 819 300 euros de dommages et intérêts

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Mis à jour le 10 septembre 2021 à 17h55
Charles Blé Goudé, en 2019.

Charles Blé Goudé, en 2019. © Wiebe Kiestra pour JA

Définitivement acquitté de crimes contre l’humanité le 31 mars dernier, l’ancien ministre de Laurent Gbagbo veut désormais être dédommagé pour la longue procédure judiciaire qu’il a subie.

C’est à un savant calcul que se sont livrés les avocats de Charles Blé Goudé. Ils ont d’abord recensé le nombre de jours (1 778) que l’ancien accusé de la Cour pénale internationale (CPI) a passé derrière les barreaux entre son transfert dans le pénitencier de Scheveningen, le 22 mars 2014, et sa libération conditionnelle, le 1er février 2019. Puis le temps écoulé jusqu’à son acquittement définitif, le 31 mars 2021 (790 jours), et enfin le nombre de jours écoulés depuis (163). Au total, 2 731 jours, dont il demande que chacun soit indemnisé à hauteur de 300 euros.

La défense de Charles Blé Goudé réclame donc 819 300 euros de dommages et intérêts pour la longue procédure judiciaire qu’a subie leur client. C’est ce que révèle un document confidentiel consulté par Jeune Afrique. Daté du 9 septembre, il est signé de Geert-Jan Knoops, l’avocat principal de l’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo.

Saga hors norme

Ils proposent également un autre calcul, qui ne fait débuter les « graves et manifestes erreurs de la justice » qu’en 2018, lorsque le procureur de la CPI a refusé d’abandonner le dossier, ce qui les amène à réclamer 381 900 euros. Aux juges de trancher. Charles Blé Goudé, qui n’est toujours pas rentré en Côte d’Ivoire, promet d’utiliser cet argent pour venir en aide « aux victimes de la crise postélectorale de 2010-2011 », écrivent ses avocats.

Cette réclamation est peut-être le dernier acte d’une saga judiciaire hors norme. Inculpé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre aux côtés de son mentor, l’ancien président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé a fini par être totalement blanchi après cinq années de détention. Mais ces accusations ont « eu de sérieuses conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle », arguent ses avocats. Désormais, cette requête va être transmise à trois juges de la CPI ainsi qu’au bureau du procureur, qui pourra émettre des observations.

Mystère sur le choix de Gbagbo

Ce genre de procédure reste souvent confidentielle et les avocats de Laurent Gbagbo refusent de dévoiler si l’ancien président, récemment rentré à Abidjan, a fait une demande similaire. Le délai légal est de six mois, ils n’ont donc que jusqu’au 1er octobre pour le faire.

Dans le passé, le Congolais Jean-Pierre Bemba avait lui aussi demandé des dommages et intérêts après son acquittement, en 2018. Mais la somme exigée était incomparablement plus élevée que celle réclamée par Charles Blé Goudé : 68 millions d’euros. La requête avait finalement été rejetée en mai 2020 par la CPI, qui avait estimé que Jean-Pierre Bemba « n’avait pas établi qu’il avait subi une erreur judiciaire grave et manifeste ».

 

Mali: la visite de Goodluck Jonathan relance les craintes sur la durée de la transition

L'ancien président libérien Goodluck Jonhatan, et médiateur pour le Mali, lors du sommet de la Cédéao à Accra, le 30 mai 2021.

L'ancien président libérien Goodluck Jonhatan, et médiateur pour le Mali, lors du sommet de la Cédéao à Accra, le 30 mai 2021.
 © NIPAH DENNIS/AFP

Le médiateur de la Cédéao pour le Mali a quitté Bamako mardi après deux jours de consultations avec les autorités de transition. Goodluck Jonathan a exprimé sa « préoccupation » sur « l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral ». En clair, sur la volonté des autorités de respecter leurs engagements sur la durée de la transition, censée prendre fin avec les scrutins présidentiels et législatifs, théoriquement prévus en février 2022.

Après avoir rencontré le médiateur de la Cédéao, le Premier ministre Choguel Maïga n’a pas réitéré les engagements jusqu’ici affichés sur la durée de la Transition, mais expliqué que « les détails sur le chronogramme des opérations électorales » seraient « fournis par les futures Assises Nationales ». Dont les dates ne sont pas encore fixées.

Quant à la présidence du colonel Assimi Goïta, elle assure dans son communiqué que « des voix s’élèvent de plus en plus, partout dans le pays, pour réclamer la prolongation de la Transition » en raison de « la persistance de certains défis majeurs » comme « la lutte contre l’insécurité, l’impunité et la corruption ».

« Un chaos électoral » se prépare pour le Parena

Des termes qui alimentent tous ceux qui soupçonnent les autorités de vouloir rester au pouvoir plus longtemps que prévu et d’organiser des Assises nationales présentées par le Premier ministre comme un vaste cadre de dialogue censé préparer les réformes politiques et institutionnelles à venir dans le seul but de valider ce projet. 

Raison pour laquelle plusieurs partis politiques ont d’ores-et-déjà annoncé leur refus d’y participer. Le Parena de Tiébilé Dramé, juge que ces Assises préparent « un chaos électoral » en voulant imposer un organe unique de gestion des élections. Le Codem d’Housseini Amion Guindo dénonce une « conclusion connue d’avance : l’allongement de la Transition ». De nombreux autres partis ont exprimé leurs réticences sur la tenue de ces Assises, jugées « inopportunes » et « coûteuses », sans encore annoncer clairement s’ils y participeraient ou non.

Tayo Oviosu (Paga) : « Nous voulons bâtir le Paypal de l’Afrique »

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Mis à jour le 03 septembre 2021 à 13h32
Tayo Oviosu.
Tayo Oviosu est le fondateur et directeur général de Paga, spécialiste nigérian des paiements. © Paga

Le DG de la société nigériane Paga croit à l’apport des services financiers au grand public en Afrique et au-delà. Il a répondu à nos questions.

L’objectif du fondateur de Paga, Tayo Oviosu, est ambitieux : « construire le Paypal de l’Afrique ». Il explique à The Africa Report/Jeune Afrique, lors d’un chat Zoom depuis Lagos, que cela permettrait à terme de « digitaliser le cash et de mettre réellement fin à son utilisation dans notre économie, ainsi que d’accroître l’accès aux services financiers. »

Paga – qui a été créée en 2009 et a commencé ses activités en 2012 – est déjà l’une des principales sociétés de paiements mobiles du Nigeria. Elle est soutenue par des investisseurs tels que Jim O’Neill, un ancien président du conseil d’administration de Goldman Sachs Asset Management, et Tim Draper, un capital-risqueur.

Une société sans cash

Tayo Oviosu s’estime en avance sur le développement de ce marché en Afrique, car lorsqu’il a créé la société en 2009, il n’avait qu’une équipe de huit personnes et « pour tout le monde dans notre groupe, à l’époque, imaginer une société sans argent liquide était une idée effrayante ».

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EN QUATRE ANS, PAGA A TRAITÉ 8 MILLIARDS DE DOLLARS DE TRANSACTIONS

Au Nigeria, où Paga a démarré et où l’entreprise a toujours sa principale base d’opérations, le patron de Paga admet que « l’argent liquide est encore très présent», en partie parce que l’accès et l’utilisation « des services bancaires est très compliqué, même pour les personnes qui sont déjà bancarisés».


17 millions d’utilisateurs, 8 milliards de dollars de transactions en quatre ans, soutenu par des partenaires robustes,
Paga a le vent en poupe. © Tayo Oviosu © DR

Selon cet entrepreneur, Paga connaît « une croissance très rapide, car nous continuons à développer nos activités au Nigeria. […] Paga compte plus de 17 millions d’utilisateurs uniques et, au cours des quatre dernières années, a traité des transactions d’une valeur de 8 milliards de dollars.»

La classe moyenne émergente ciblée

Tayo Oviosu insiste sur l’importance d’avoir des stratégies différenciées pour atteindre les marchés cibles. De nombreux Nigérians, constate-t-il, ne sont pas forcément férus de technologie, ne possèdent pas de smartphone ou ne font pas confiance aux banques, par conséquent « l’utilisateur ordinaire doit pouvoir se rendre auprès d’agents, même sans vouloir ou savoir utiliser les nouvelles technologies. Il pourra toujours faire ses opérations en espèces, mais l’agent lui assurera le volet numérique ».

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NOUS VISONS LE MILLIARD D’UTILISATEURS

« L’un de mes principaux objectifs lorsque j’ai lancé la société était de faire en sorte que la cliente du marché d’Ajegunle [centre de Lagos] utilise notre technologie », explique-t-il. «Notre ambition est que un milliard de personnes utilisent cette plateforme pour accéder à de l’argent et l’utiliser. Nous voulons nous concentrer particulièrement sur les membres de la classe moyenne émergente – les aider à payer et à être payés », explique l’entrepreneur nigérian.

Une plateforme pour les PME

Paga va également lancer une nouvelle plateforme spécifiquement destinée aux petites et moyennes entreprises (PME) qui peinent à vendre de façon efficace, manquent de systèmes de suivi des stocks et réalisent leurs transactions principalement en espèces.

La fintech nigériane, en partenariat avec Visa, veut aider les PME à gérer leurs opérations internes, comme le paiement des salaires et des fournisseurs. Tayo Oviosu envisage d’étendre ses opérations en Éthiopie et au Mexique, même si dans le pays latino-américain « nous faisons une pause pour réfléchir à l’opportunité d’aller de l’avant ou non ».

« Nous voulons résoudre les problèmes dans les grands marchés – l’Afrique et l’Amérique latine. Nous irons dans les pays voisins en Afrique, mais notre prochain pays est l’Éthiopie. Nous attendons actuellement les approbations réglementaires et nous nous efforçons de donner la priorité aux autres pays africains que nous visons. Mais la manière dont nous nous rendrons dans les différents pays sera différente », ajoute l’entrepreneur nigérian.