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Côte d'Ivoire: Pascal Affi N'Guessan joue son va-tout

Pascal Affi N'Guessan durant une conférence de presse à Abidjan, le 1er novembre 2020.

Pascal Affi N'Guessan durant une conférence de presse à Abidjan, le 1er novembre 2020.
 Luc Gnago/Reuters

Alors que Laurent Gbagbo recevait chez lui à Mama des représentants du peuple Wê, issus de l’ouest du pays, Pascal Affi N’Guessan sillonnait sa région du Moronou. Une tournée d’« explications » pour le président du FPI-légal, nécessaire après la rupture claire et nette avec l’ancien chef de l’État.

Avec notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto

Pascal Affi N’Guessan a achevé sa tournée chez lui dans le Moronou ce dimanche. Cinq jours pour expliquer à ses « parents », comme on dit en Côte d’Ivoire, la rupture avec Laurent Gbagbo, fondateur du parti. Il faut dire que Pascal Affi N’Guessan et sa  frange du FPI jouent leur va-tout. Depuis plusieurs mois, le parti n’est pas au mieux de sa forme. « Affi » est l'un des seuls élus de sa formation aux dernières législatives, et plusieurs figures l’ont quitté, comme Jean Bonin Kouadio ou plus récemment Konaté Navigué notamment.

Sans attendre et pour préparer son congrès de novembre Pascal Affi N’Guessan va dépêcher 74 délégations dans les dizaines et dizaines de fédérations à travers le pays pour tenter d’empêcher une hémorragie de cadres et militants vers le camp d’en face. En face, c’est-à-dire le nouveau parti que va créer Laurent Gbagbo dans un peu plus d’un mois. L’ancien chef de l’État a en effet voulu éviter une confrontation devant les tribunaux pour récupérer le parti qu’il a fondé. « Laissons Affi avec l’enveloppe qu’il détient. Nous allons changer de nom c’est tout », avait-il déclaré lors d’un comité central mi-août, appelant aussi les formations satellites, comme l’UNG de Stéphane Kipré, l’URD de Danièle Boni Claverie, ou le MFA d’Anaky Kobenan à le rejoindre.

Pascal Affi N’Guessan, lui, a tenté un coup en appelant publiquement Simone Gbagbo à le rallier. L’épouse de l’ancien président est l’une des fondatrices du FPI. Et Simone Ehivet, comme elle se fait appeler maintenant, a été publiquement humiliée par son mari qui s’est empressé de demander le divorce dès son retour en Côte d'Ivoire. L’épouse bafouée a vu alors sa popularité s’envoler, en particulier auprès des femmes. Pour autant, Pascal Affi N’Guessan n’a eu pour toute réponse qu’un silence assourdissant. Les relations entre ces deux personnalités ont toujours été notoirement difficiles.

  

Depuis 2014, le FPI était scindé en deux. D'une part, la frange dirigée par Pascal Affi N'Guessan reconnue par la justice avec le droit d’utiliser le nom et le logo du parti. Et de l’autre, celle baptisée « Gbagbo ou rien », restée fidèle à l’ancien président et qui boycottait toutes les élections. Laurent Gbagbo va donc avec cette frange qui lui est restée fidèle créer un nouveau parti, ce qui pourrait sonner le glas du FPI.

 

Togo : bientôt des routes de classe mondiale ?

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Une route de Lomé, au Togo (photo d’illustration).

Une route de Lomé, au Togo (photo d'illustration). © Jacques Torregano pour JA

Afin de développer les échanges transfontaliers et de stimuler sa croissance, le Togo – appuyé par de solides partenaires – œuvre à la modernisation de trois axes stratégiques.

Pour doper sa croissance, le Togo mise sur la modernisation de ses routes, quitte à s’endetter un peu. Et il s’attelle en particulier aux principaux axes reliés à Lomé.

Après avoir achevé il y a cinq ans la voie de contournement de la capitale, ainsi que les routes de la commune d’Agoè-Nyivé, dans le nord de l’agglomération, trois routes stratégiques sont en cours de modernisation.

Fluidifier et sécuriser le trafic

– Premier grand chantier : la route nationale 2 (RN2) Lomé-Cotonou, vers l’est, dont le coût global est estimé à 47 milliards de F CFA (plus de 71 millions d’euros). Objectif : construire une chaussée assez large pour fluidifier et sécuriser le trafic sur ce corridor régional majeur entre Abidjan et Lagos, mais aussi lutter contre l’érosion côtière, qui a déjà englouti deux routes en cinquante ans.

Les 30 km réhabilités entre les villes d’Avépozo et d’Aného font partie d’un grand projet de la Banque africaine de développement (BAD) avec d’autres bailleurs de fonds, pour la réhabilitation de l’axe Lomé-Cotonou (107 km), considéré comme une priorité du corridor Lagos-Abidjan. Sur les 10 premiers kilomètres (Avépozo-Togokomé), les travaux, estimés à 13,2 milliards de F CFA, sont réalisés par China Road and Bridge Corporation (CRBC).

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ARISE IPP POURRAIT ÊTRE CHARGÉ DE COORDONNER DES CHANTIERS

Pour la réhabilitation des 20 km suivants (Togokomé-Aného), dont le coût est estimé à 34,4 milliards de F CFA, c’est la tunisienne Société des routes et des bâtiments (Soroubat) qui a remporté l’appel d’offres international en 2018.

Améliorer la connectivité régionale

– La RN1 qui relie Lomé et Cinkassé, au nord (à la frontière du Burkina Faso), soit 700 km, doit faire l’objet d’une profonde modernisation et d’un dédoublement en 2 × 2 voies. Le tout est encore en projet, hormis un petit élargissement entre Lomé et la nouvelle Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), inaugurée en juin 2021.

Arise IPP, promoteur et gestionnaire de la PIA, pourrait être chargé de coordonner des chantiers (comme il le fait pour la Transgabonaise au Gabon). Ces derniers pourraient par ailleurs bénéficier d’un financement de l’Association internationale de développement (IDA, institution de la Banque mondiale), qui a annoncé à la mi-juillet qu’elle allait débloquer une enveloppe de 470 millions de dollars dans le cadre du Projet de corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey pour aider le Togo, le Burkina Faso et le Niger à améliorer la connectivité régionale sur cet axe qui relie les trois capitales.

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LE MAGNAT BURKINABÈ DU BTP MAHAMADOU BOUNKOUNGOU FINANCE LE CHANTIER

– Troisième grand chantier routier : celui de la RN 5 Lomé-Kpalimé (nord-ouest), soit 120 km de chaussée, qui doivent être élargis et réhabilités. Kpalimé, située non loin du Ghana, est une ville touristique où de nombreux Loméens viennent passer leur week-end.

Les travaux sont réalisés dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) avec le groupe burkinabè Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils (Ebomaf, de Mahamadou Bounkoungou), leader panafricain du BTP, qui finance le chantier à travers sa banque, IB Holding. Les travaux ont débuté en juin 2020 pour une durée prévue de trente-six mois et un coût global estimé à 214 milliards de F CFA, intégrant l’aménagement de voiries dans Kpalimé.

Côte d’Ivoire : une méga-découverte pétrolière d’ENI ravive les ambitions du gouvernement Ouattara

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Mis à jour le 02 septembre 2021 à 10h55
Terminal offshore de l’italien ENI au large de la Libye.
Terminal offshore de l'italien ENI au large de la Libye. © Gregorio Borgia/AP/SIPA

Le potentiel du gisement que vient de découvrir le groupe italien dirigé par Claudio Descalzi ENI est considérable : compris entre 1,5 et 2 milliards de barils de brut, il ouvre des perspectives prometteuses à Abidjan.

La compagnie pétrolière italienne Eni, basée à Milan, a annoncé le 1er septembre la découverte d’un gisement pétrolier très prometteur dans l’offshore ivoirien sur le permis CI-101 à plus de 2 000 mètres de profondeur, à 60 km au large de la station balnéaire d’Assinie, non loin de la frontière ghanéenne. ENI est opérateur avec 90 % de parts et 10% pour l’entreprise publique Petroci.

De fortes ambitions

L’annonce du groupe italien dirigé par Claudio Descalzi a été reprise par Thomas Camara, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qui a réaffirmé les ambitions du pays d’intégrer le gotha africain des pays producteurs de pétrole.

La Côte d’Ivoire reste pour le moment un petit acteur avec une production d’environ 34 000 barils/jour, provenant de quatre blocs gérés par la Société nationale des opérations pétrolières (Petroci ; C-11), Canadian Natural Resources (CI-26 et CI-40) ou encore Foxtrot International, une filiale du français Bouygues (CI-27).

Une production en-deçà des fortes ambitions affichées durant le premier quinquennat du président Alassane Ouattara, qui visaient une production de 200 000 barils à l’horizon 2020.

S’inspirer du voisin ghanéen

« Le potentiel du gisement est estimé de manière préliminaire à un total compris entre 1,5 et 2 milliards de barils de pétrole brut », explique le ministre ivoirien de l’Énergie. Par ailleurs, le bloc CI-101 recèle également « entre entre 1 800 et 2 400 milliards de pieds cubes de gaz associé », complète ENI.

« Le puits de découverte a été foré sur le prospect Baleine, avec le soutien du gouvernement dans le contexte difficile de la pandémie de Covid-19. Baleine-1x a découvert du pétrole léger dans deux niveaux stratigraphiques différents », a ajouté le groupe italien.

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LA CÔTE D’IVOIRE DEVRAIT MULTIPLIER PAR 20 SES RÉSERVES PROUVÉES

Le pays est encore loin de son voisin ghanéen qui totalise plus de 200 000 barils/jour. Le gisement géant de Jubilee, découvert en 2007 côté ghanéen à une vingtaine de kilomètres de la frontière ivoirienne – avec des réserves potentielles estimées supérieures à 500 millions de barils et pouvant atteindre 1 milliard de barils éventuellement – atteint une production d’environ 90 000 barils/j.

Une découverte de classe mondiale

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara s’est lui aussi réjoui de cette importante découverte de classe mondiale qui ouvre de nouvelles perspectives pour le pays. La Côte d’Ivoire devrait multiplier par 20 ses réserves prouvées. Des nouvelles de cette découverte avaient circulé il y a quelques mois, d’aucuns évoquant une annonce avant la présidentielle d’octobre 2020. Mais  l’opérateur comme les autorités ivoiriennes avaient opté pour la prudence.

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SELON ENI, D’AUTRES BONNES NOUVELLES NE SONT PAS EXCLUES

Des études complémentaires sont prévues pour une meilleure évaluation du potentiel du bloc CI-101 afin de lancer le processus de développement. C’est en mars 2017 que le gouvernement ivoirien avait attribué le bloc CI-101 à ENI, en contrepartie d’un engagement d’un investissement de 20 millions de dollars dans une campagne d’exploration et de forage pour une durée de trois ans.

Les Italiens avaient versé 4 millions de dollars de bonus lors de la signature du contrat de partage et de production. Dans l’offshore ivoirien, après le retrait de plusieurs majors comme Kosmos, BP ou Exxon, ENI détient cinq blocs (CI-101, CI-205, CI-501, CI-504 et CI-802).

Un important potentiel à la hausse

« Après plus de vingt ans d’exploration industrielle dans les eaux profondes du pays, sans aucune découverte commerciale depuis celle de 2001, le puits Baleine-1x a testé avec succès dans le bloc CI-101 un nouveau concept dans le bassin sédimentaire de la Côte d’Ivoire », complète ENI.

Selon le groupe italien, d’autres bonnes nouvelles ne sont pas exclues : « Un programme d’évaluation sera mis en œuvre afin d’évaluer l’important potentiel à la hausse de l’ensemble de la structure qui se prolonge dans le bloc CI-802, également exploité par ENI avec la même co-entreprise et les mêmes participations dans la phase d’exploration ».

 

Togo : grand coup d’accélérateur pour l’accès à l’électricité   

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Sur le site du nouveau parc solaire de Blitta (centre).

Sur le site du nouveau parc solaire de Blitta (centre). © Presidence Togolaise

 

Le pays ouest-africain a massivement investi dans le domaine de l’énergie et progresse à pas de géant dans l’électrification de sa capitale Lomé et de l’ensemble du territoire.

Les Loméens font déjà partie des rares Ouest-Africains épargnés par les délestages. Ils devraient bientôt être parmi les mieux lotis en matière d’accès à l’électricité. D’abord parce que la donne est en train de changer radicalement du côté de la production, avec la mise en service, en juin dernier, du parc solaire de Blitta (première phase, dans le centre du pays) et, surtout, le démarrage de la centrale à cycle combiné (gaz-vapeur) Kékéli Efficient Power, d’Eranove, située sur la zone du port de Lomé – un investissement de 85 milliards de F CFA (130 millions d’euros). Sa première turbine, à gaz, a commencé à tourner en avril, générant une puissance de 47 mégawatts (MW) – d’ores et déjà la plus importante capacité de production du pays –, qui sera portée à 65,5 MW d’ici à la fin de l’année avec la mise en service de la turbine vapeur : de quoi alimenter en électricité 263 000 foyers (soit près de 2 millions de personnes).

Modernisation, renforcement, extension

Par ailleurs, des investissements massifs ont été réalisés en matière d’électrification, dont 20 milliards de F CFA pour les travaux de renforcement et d’extension du réseau électrique de l’agglomération de Lomé, qui doivent s’achever à la fin de 2022. Modernisation de 70 km de réseaux souterrains existants, construction de plus de 50 postes de distribution, renforcement du réseau moyenne tension sur 90 km de lignes souterraines et aériennes, extension du réseau avec la construction de 230 km de lignes, acquisition de kits de branchement…

Les travaux sont menés dans le cadre du Projet des réformes et d’investissement dans le secteur de l’énergie au Togo (Priset), et financés par l’État, la Banque mondiale, l’Union européenne (UE), l’Agence française de développement (AFD) et la Banque allemande de développement (KFW).

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L’OBJECTIF EST QUE 75 % DES TOGOLAIS AIENT ACCÈS À L’ÉLECTRICITÉ EN 2025

Le Projet d’extension du réseau électrique de Lomé (Perel), soutenu par l’AFD, l’UE et la KFW, prévoit en outre l’installation de lignes de basse tension et de moyenne tension, la construction de téléconduites et le raccordement de nouveaux abonnés. L’appel d’offres, lancé en 2019, pour la réalisation de ces travaux (estimés à 34 millions d’euros) a été remporté par le groupe panafricain AEE Power, qui va contrôler l’ensemble des segments de la chaîne ingénierie, approvisionnement et construction.

En dehors de Lomé, une cinquantaine de localités bénéficient du Programme d’extension du réseau électrique dans les centres urbains du Togo (Perecut), dont la convention de prêt a été signée le 9 avril 2021. Il doit permettre à 108 000 ménages (plus de 500 000 personnes) d’avoir accès à une électricité fiable d’ici à cinq ans. En 2020, 50 % des Togolais avaient accès à l’électricité. L’objectif du pays est qu’ils soient 75 % en 2025… et 100 % en 2030.

Mali: rencontre à Bandiagara pour la sécurisation du pays dogon

Des fermiers dogons en train de travailler. (Image d'illustration)
Des fermiers dogons en train de travailler. (Image d'illustration) DeAgostini/Getty Images

Comment sécuriser les populations de la zone ? Quel avenir pour les accords de paix locaux ? Quelle place pour les groupes d’auto-défense ? Une grande rencontre s’est tenue à Bandiagara, en pays dogon, afin de progresser sur tous ces sujets. Certains engagements ont été pris, même si des divergences importantes continuent de s’exprimer.

Dimanche, les autorités locales, les représentants des populations et ceux de Dan Na Ambassagou, groupe d’autodéfense constitué autour de chasseurs traditionnels dozos, ont débattu de ces sujets à dominante sécuritaire. Le cas des blocages récents de la route nationale 15, principal axe qui traverse le pays dogon, a notamment été au cœur des échanges.

La RN15 est régulièrement attaquée par les groupes jihadistes. Ces derniers temps, elle a surtout été bloquée par les chasseurs de Dan Na Ambassagou, qui s’efforcent de protéger les habitants – et qui en paye souvent le prix du sang –, mais qui sont aussi régulièrement accusés d’exactions contre les civils, notamment de la communauté peule.

En bloquant pendant plusieurs jours cet axe routier, Dan Na Ambassagou entendait dénoncer les accords intercommunautaires signés dans plusieurs cercles du centre du Mali, notamment à Koro et à Bankass. Le président de Dan Na Ambassagou, Mamoudou Goudienkilé, juge désormais « caduques » ces accords locaux « qui nous mettent dans l’esclavage vis-à-vis des terroristes ».

Lui et Youssouf Toloba, chef de la branche armée de Dan Na Ambassagou, ont ainsi plaidé pour un renforcement des moyens militaires dans la zone, avec davantage de bases dans les localités longeant l’axe routier, et pour une « union avec l’État malien » pour combattre les jihadistes.

 

La légitimité de Dan Na Ambassagou questionnée

Officiellement dissoute il y a deux ans, Dan Na Ambassagou ne l’a jamais été dans les faits et les autorités maliennes se sont souvent engagées à désarmer les groupes d’autodéfense tout en recourant, plus ou moins officiellement, à leurs services sur le terrain.

« Ils n’ont ni l’autorité, ni la légitimité pour déclarer ces accords caducs », rétorque un conseiller du ministre de la Réconciliation nationale, qui suit le dossier de près. Et qui juge toutefois « légitime » la demande d’un renforcement des moyens militaires dans la zone.

Outre l’axe routier RN15, de nombreux villages du pays dogon vivent sous le joug de groupes jihadistes appartenant au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Aqmi. Certains, comme celui de Dinangourou, sont même entièrement sous blocus depuis plusieurs mois.

« Ils se sont engagés à ne plus bloquer la route et c’est une avancée », juge enfin une autorité locale présente à la rencontre, qui poursuit : « Dan Na Ambassagou ne reconnaît pas les accords locaux, mais cela n’engage qu’eux. Ces accords ont permis d’améliorer la circulation des populations et de réduire les attaques. »