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clochard

 

Circulaire du mois d’aout 21

 

Chers parents et amis,

 

Voilà déjà plusieurs mois que je vous avais promis de vous envoyer de mes nouvelles pour rendre compte de la situation du pays et aussi vous partager mes joies et mes peines.

Tout d’abord, la situation du pays. Par les médias occidentaux, vous entendez ce qui se passe chez nous au Burkina, tout dernièrement les attaques terroristes de Solhan, dans le Yaaga, à Seba. 136 morts et des déplacés en nombre qui continuent à grossir le nombre des déplacés sur l’ensemble du territoire : difficile d’en avoir le nombre exact mais ils dépassent largement le million et ils augmentent à chaque attaque. Vous comprendrez quels problèmes pour eux et pour la nation. Ce qui veut dire que l’insécurité dans ces régions frontalières avec le Mali, le Niger, mais aussi maintenant vers le Togo, le Bénin, la Cote d’Ivoire, est présente dans l’esprit des gens et dans la réalité des faits. Il faut dire aussi que des bandits profitent de la situation pour racketter les gens…

Viennent s’ajouter à cela des troubles sociaux politiques avec des revendications d syndicales, certaines légitimes, mais d’autres pour faire opposition au gouvernement en place. En tout cas, beaucoup d’incivisme… le pays est malade… et ce n’est pas d’abord de la maladie du Covid 19 où il y a hier : 3 cas répertoriés et soignés, mais celle de l’insécurité.

Par contre la saison des pluies est bien partie cette année et on a vraiment de bonnes pluies pour l’instant. Soulagement pour ceux qui peuvent cultiver. Hélas, d’autres, les déplacés, ont été chassés de leur terre et n’y ont plus accès sous peine de mort.

Triste réalité ? Oui, mais les burkinabés dans leur immense majorité, ne se découragent pas. Les tristes évènements dus au terrorisme a fait prendre conscience de l’urgencetrouver des solutions au plan militaire et civil. Les Volontaires pour la paix défendent les villages attaqués sous la supervision des Forces de Défense militaires, gendarmeries, polices. Au niveau du gouvernement et de la société civile, beaucoup d’ONG qui travaillent dans le sens de la cohésion sociale. C’est le grand mot actuellement. De nombreuses réunions avec le ministère de la réconciliation, créé à cet effet.

Quant à moi, ce que je vis : mes joies et mes peines.

Je les vis au niveau de ma communauté des Missionnaires d’Afrique de Ouaga. En milieu international, le responsable est polonais, Adam Choma, un confrère du Malawi, Makoka Joseph, un autre du Burkina, Zacharie Sorgho, 2 stagiaires, un de RDC, Emmanuel Ngoye, un autre du Nigéria, Luc, et moi-même, petit français de France et qui joue le rôle de papy. :Je rends service…

Mais mon engagement pour le dialogue interreligieux, plus que jamais nécessaire pour la cohésion sociale et la paix dans le pays, est toujours actif. Et aussi, je suis devenu l’aumônier d’une fondation qui s’occupe des malades de l’alcool, de la drogue, de la cigarette et tout autre addiction. A ce niveau, il y a de plus en plus de demandes d’écoute, d’accompagnement. Les Pèlerins de l’Eau Vive en savent qq.ch. Au niveau du diocèse, j’ai aussi un service d’écoute et réconciliation dans une chapelle prévue pour cela, à raison de 2 heures par semaine.

Pour terminer, je voudrais vous rendre compte de ce que nous avons pu faire des dons que vous m’aviez fait pour les déplacés et autres cas sociaux sur place dans ce milieu urbain, surtout dans les périphéries. Nous (la communauté des Miss. d’Afrque de l’accueil,) avons partagé avec les déplacés que je connaissais personnellement au Sahel, d’Aribinda, Dori, Djibo, et Ouahigouya, pour l’achat de vivres, quelques uns pour installer dans leur travail, (moulin, soudure…) et avec une association de déplacés à Ouaga (TAKAFOUL ce qui veut dire SOLIDARITE) venant du Nord, Sahel, et Centre Nord, qui aide des femmes à ce qu’elles aient un petit pécule pour commencer un petit commerce pour se suffire à elles-mêmes. Beaucoup sont des veuves, leurs maris ont été tués dans les affrontements ethniques et les attaques terroristes. Il est difficile de vous donner le détail pour chacun, mais sachez que tout cela s’est fait solidairement, même si j’en étais le décideur principal puisque c’est moi qui est celui qui connait le terrain. Nous sommes bien conscients qu’il s’agit d’une petite goutte d’eau dans cet océan de misére mais c’est ces petites gouttes d’eau qui peuvent soulager quelques uns. Merci pour nous avoir permis de le faire et bien sûr, la situation est toujours là. Si cela vous est possible, vous pouvez toujours envoyer par l’intermédiaire des Missionnaires d’Afrique à Paris 3, au 3 rue Roger Verlomme avec la mention pour les œuvres du Père Clochard, et possibilité d’avoir un reçu fiscal, mais je ne recois que par trimestre, donc c’est long. Ou alors sur mon CCP Joseph Clochard 20 890 99 N PARIS. Par carte bancaire, je peux retirer facilement. En tout cas, je veux vous dire merci de tout cœur pour ce que vous avez fait pour soulager ces familles.

Tous ceux et celles qui ont des watsapp, je peux envoyer des photos de l’action sur le site des déplacés sur la zone pastorale de Yagma, avec l’association dont j’ai parlé qui comprend surtout des peuls, avec aussi des mossis..

J’aurais aimé vous partager les merveilles que je vis dans les rencontres avec mes frères et sœurs musulmans, spécialement à l’occasion des grandes fêtes comme la Tabaski tout dernièrement. Mais ce serait trop long, mais sachez que s’engager dans le domaine du dialogue interreligieux construit la paix et la cohésion sociale et de cela, je rends grâce à Dieu d’en être un acteur pour mon pays Burkina pour qui j’ai donné la plus grande parti de ma vie comme Missionnaire d’Afrique, au nom de Jésus Christ que j’apprends à aimer de plus en plus à travers mes frères et sœurs burkinabés .

Je vous embrasse bien fraternellement, toutes et tous. Je souhaite déjà une bonne fête du 15 aout en famille. Bonnes vacances à ceux qui en prennent. Je vous suis unis aussi par la prière à laquelle je crois très fort.

Père Joseph Clochard, miss. d’Afrique

 

PS. J’ai déjà été trop long et je risque de vous fatigué… mais je me rends compte que j’ai oublié de vous parler de la nouvelle mission que le Seigneur m’a donné au fur et à mesure des circonstances. Je suis devenu aumonier d’une Fondation qui s’appelle « Source d’eau vive jaillissante » qui s’occupe de l’accompagnement de jeunes victimes d’addictions (alcool, cigarette, drogue, dérèglements sexuels, jeux de hasard…) Elle a été fondée par un laïc chrétien et répond à un besoin de plus en plus urgent dans notre société, surtout au niveau de la ville… Mission passionnante qui me prend désormais de plus en plus de mon temps ! Priez à cette intention Merci. Mon engagement avec « Les pélerins de l’Eau vive » m’aide beaucoup.

Sika Kaboré, Ana Dias Lourenço, Claudine Talon : ces premières dames africaines qui sont expertes en économie et en business

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Mis à jour le 20 août 2021 à 12h09
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Connues généralement du grand public pour leurs actions humanitaires, plusieurs premières dames africaines ont aussi une grande expertise dans l’analyse économique, les stratégies de développement et le secteur privé. Tour d’horizon.

Ana Dias Lourenço, l’experte en politique économique

Ana Afonso Dias Lourenço est née le 13 avril 1957 à Luanda en Angola. Avant de devenir première dame du pays avec l’ascension au pouvoir de son mari en 2017, elle a eu une longue et distinguée carrière dans la conduite des politiques économiques. 

Économiste de formation, elle obtient son diplôme à l’Université Agostinho Neto en 1979 et démarre sa carrière en 1983 comme cheffe du département des investissements au ministère du Plan et puis comme responsable des programmes de Développement dans la capitale provinciale de Benguela.

Forte de ces premières expériences dans la planification économique, elle devient présidente du Conseil national des statistiques, puis coordinatrice locale des fonds FED (Fonds européens de développement).

L’Angolaise exerce ensuite pendant de longues années des responsabilités au sein du gouvernement comme vice-ministre et ministre du Plan de 1997 à 2012.

Elle met ensuite son expertise financière au service de la Banque mondiale pendant quatre ans en tant que représentante de l’Angola, du Nigeria et de l’Afrique du Sud.

Autant d’expériences qui font de la première dame angolaise un atout pour son époux confronté à une conjoncture difficile et à sa promesse de réformer l’économie angolaise.

Sika Kaboré, une ancienne de la Chambre de commerce burkinabè

Adjoavi Sika Kaboré (née Vovor) est depuis décembre 2015, Première dame du Burkina Faso. La septuagénaire, née le 20 Octobre 1950 est togolaise d’origine et juriste de formation.

Elle décroche une maîtrise de droit privé à l’université de Lomé puis rejoint l’Université de Bourgogne à Dijon en France où elle obtient en 1980 un certificat en administration des entreprises.

C’est à Dijon qu’elle rencontre son futur conjoint Roch Marc Christian Kaboré.

Tandis que ce dernier commence une carrière à la Banque internationale du Burkina, elle occupe des postes à plusieurs niveaux de responsabilités à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF) du Burkina Faso d’abord comme Chargée d’études juridiques puis conseillère technique du directeur général et enfin chargée de l’administration des commissions consulaires et de l’organisation de la représentation de la Chambre dans les instances nationales et internationales.

© La Première Dame du Bénin Claudine Talon a accompagné son mari dans sa carrière de businessman avant qu’il accède au pouvoir


Claudine Talon, une partenaire d’affaires

Claudine Talon, épouse du président de la République du Bénin, est devenue Première dame en avril 2016. Elle est diplômée d’économie et d’informatique de l’université de Dakar, où son époux a suivi des cours en maths et en sciences physiques.

Leur rencontre se fait en France alors qu’il fait ses premiers pas dans le domaine des exportations à destination du continent.

Leurs ambitions se nourrissant mutuellement, la Béninoise poursuit sa trajectoire professionnelle aux côtés de son mari et l’accompagne dans la création de sa société spécialisée en fourniture d’intrants agricoles aux producteurs du coton.

Selon sa biographie officielle, elle a participé à la construction de l’empire Talon, et elle est une très proche conseillère de celui qui est devenu l’un des plus riches patrons d’Afrique francophone subsaharienne avant de devenir président du Bénin.

Jane Masisi (Botswana), l’atout new-yorkais

Neo Jane Masisi, née en 1971 à Francistown, est Première Dame de la République du Botswana depuis 2018.

Comptable passée par Debswana Accountancy Training Centre, entreprise d’exploitation minière et un des premiers producteurs de diamants dans le monde. Elle affine son expérience chez De Beers Jwaneng, Bemco et KBL avant de reprendre ses études en 2001 et décrocher trois ans plus tard un MBA à la Montfort University au Royaume-Uni.

En 2004, elle rejoint les Nations unies, travaillant d’abord au siège de l’organisation à New York, puis à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique à Addis-Abeba. Elle a également travaillé pour l’ONU en République centrafricaine et en Éthiopie.

En 2017, elle retourne à New York pour travailler au service de l’ONU sur Umoja, un système logiciel de planification des ressources d’entreprises qui sera utilisé par les entités des Nations unies dans le monde entier. Elle quitte l’organisation en 2018 lorsque son mari devient président du Botswana.


Le président burundais Évariste Ndayishimiye et la première dame Angélique Ndayubaha à Gitega, le 18 juin 2020.

Angeline Ndayishimiye (Burundi), parcours aérien

Angeline Ndayishimiye est née en 1976 et elle est Première dame du Burundi depuis le 18 juin 2020. Passée par l’École technique commerciale et administrative (ETCA) à Kamenge, situé à moins de 100 km de la capitale politique Gitega, elle a occupé – selon sa biographie officielle – plusieurs postes au sein d’entreprises publiques. Elle travaille d’abord chez la Sobugea (Société burundaise de gestion des entrepôts et d’assistance des avions en escale) de 2005 à 2010 comme responsable du fret, puis elle devient responsable du service administration et ressources humaines. En 2012 elle est promue directrice administrative et financière et elle occupera le même poste en 2014 chez Air Burundi. Comme plusieurs de ses consœurs, elle a arrêté sa carrière pour se consacrer à l’élection de son conjoint et à son mandat électoral.

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Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)