La Mauritanie renforce ses liens économiques avec la Cédéao

L'un des sièges de la Cédéao, à Lomé au Togo (photo d'illustration).
© AFP PHOTO PIUS UTOMI EKPPEI
 

La Mauritanie, qui a quitté la Cédéao en 2000, semble s'en rapprocher de nouveau. S'il n'est pas question de réintégrer l'organisation régionale pour le moment, la Mauritanie renforce ses liens économiques et commerciaux. Le gouvernement mauritanien vient de signer avec la Commission de la Cédéao un accord d'association qui accélère le processus d'intégration de la Mauritanie en Afrique de l'Ouest.

Si le calendrier est respecté, le 1er janvier 2019, la Mauritanie et les Etats de la Cédéao constitueront une zone de libre-échange. Ainsi, les biens venant de Mauritanie ou des Etats membres pourront circuler sans droit de douane entre les 16 pays.

Cela s'accompagnera de la mise en place de tarifs douaniers extérieurs communs et d'une politique commerciale commune. Pour ce qui est des visas, la Mauritanie a déjà des accords bilatéraux avec cinq membres de la Cédéao : Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Niger et Guinée.

Nouakchott s'engage désormais à poursuivre les discussions avec les 10 autres Etats-membres pour parvenir à un accord régional sur la libre circulation des personnes.

Alors, faut-il y voir un pas vers une prochaine réintégration de la Cédéao par la Mauritanie ? En tout cas, une meilleure intégration économique selon Mohamed Hit, directeur de la promotion du commerce extérieur au ministère mauritanien du Commerce.

« Sur le plan économique, la Mauritanie est restée liée à la Cédéao et donc des échanges ont continué à avoir lieu. Bien évidemment, la mise en place de ce cadre réglementaire permettra de faciliter davantage cette intégration économique au niveau de la Cédéao », explique-t-il.

D'autres domaines, comme la lutte contre la fraude ou contre le terrorisme, feront aussi l'objet de discussions destinées à améliorer la coopération. Mais l'accord signé à Nouakchott devra être validé au sommet de la Cédéao le mois prochain.