Kiye2019

L'hebdomadaire de la paroisse de Dyou, n°80 du 21 septembre 2020: Rendez-vous avec les amis de Dieu
« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)
Première lecture : Ephesiens 4, 1-13
Évangile : Matthieu 9, 9-13
Bien-aimés dans le Seigneur, Recevez nos salutations depuis la paroisse de Dyou dans le diocèse de Sikasso au Mali
Frères et sœurs en Christ, aujourd'hui lundi 21 septembre, l'église nous propose de célébrer la fête de Saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Une figure familière parmi les Apôtres. Sa vocation constitue un des épisodes les plus populaires de la vie de Jésus, en raison de la personnalité de l'appelé: un collecteur d'impôts et de la révélation de l'amour sauveur qui couronne le récit. Nous y découvrons le visage miséricordieux d'un Dieu qui a besoin de tout le monde pour l'annonce du Royaume des cieux. Un Dieu qui appelle même des publicains dans sa mission. Ceci est un grand enseignement pour notre vie de foi. Et toi, pourquoi veux-tu à tout prix écarter l'autre? 
Frères et sœurs en Christ, cette fête de l'évangeliste Matthieu est une occasion pour nous de nous poser certaines questions notamment celle de savoir comment Jésus décide-t-il volontier d'appeler un publicain à sa suite? Et qu'est-ce qu'il veut nous signifier par cet appel du publicain?
Oui bien-aimés dans le Seigneur, pour bien comprendre le sens que cette célébration peut imprimer à nos consciences, revenons sur la première lecture de ce jour.  
En effet, dans la première lecture tirée de l'épître aux Ephèsiens, Saint Paul nous exhorte à comprendre la diversité des dons qu'il y a dans l'église, tous au service du même corps, l'église, corps du Christ. La diversité des ministères dira-t-il, au premier rang desquels se situe le ministère apostolique est au service de l'unité. Pour cela, ajoute-t-il, nous devons nous
supporter les uns les autres avec amour. Pour qui te prends-tu, toi qui regardes les autres comme des secondes créatures? Comme des persona non grata? 
Pour authentifier cette diversité en vue de la construction de l'unique corps du Christ qu'est l'église, Jésus appelle le publicain Matthieu dans l'évangile, afin de canaliser son habileté du  collecteur des impôts au service du peuple de Dieu. Il deviendra désormais, collecteur des âmes, collecteur d'hommes, du peuple de Dieu. Ici donc, par sa prescience, Dieu se sert de la fragilité de l'homme pour en faire canal de grâce.
Oui chers frères et sœurs en Christ, la grâce ne supprime pas la nature, dit-on, mais Dieu peut se servir de nos potentialités, de notre caractère et/ou tempérament, de nos fragilités d'homme, bref de ce que nous sommes pour en faire une offrande agréable à lui. Il ne nous dénature pas mais donne un nouveau sens, une nouvelle orientation à ce que nous sommes, à ce que nous faisons pour sa plus grande gloire. C'est ce qu'il fera de Marie Madeleine, centrant son amour non pas sur les hommes mais sur Lui. Mais pour que cette transformation s'opère dans notre vie, pour que Dieu donne ce nouveau sens, cette nouvelle orientation dans notre vie, nous devons écouter sa parole lorsqu'il nous appelle et nous disposer à le suivre comme Matthieu. L'évangile nous dit qu'aussitôt Matthieu le suivit.
Aujourd'hui bien-aimé, le Seigneur t'appelle toi aussi tel que tu es. Écoute-le  t'appeler du fond de ton cœur. Il veut convertir tes fragilités en canal de grâces pour sa gloire. Tu es colérique, tu es ceci ou cela, ne te culpabilise pas. Abandonne-toi à Dieu. Il orientera ta colère, ta haine, ta jalousie non pas contre les hommes mais contre les péchés.
Les gens t'ont stigmatisé, étiquetté, ils te qualifient de ceci ou cela, Dieu a besoin de toi tel que tu es ;  il a besoin de tes fragilités, de tes dons pour en faire des opportunités de grâce. "Je suis venu appelé non pas les justes, mais les pêcheurs" dira Jésus. Fais-lui confiance et accepte de le suivre. Oui, à chacun d’entre nous dit Saint Paul, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Pour cela, nous devons nous supporter les uns les autres avec amour. Ne nous rejetons pas mutuellement. Car Dieu a besoin des qualités de tout un chacun pour l'annonce de son Évangile.
Oui chers frères et sœurs en Christ, il ne s'agit pas ici de nous faire une fausse consolation pour nos péchés, pour nos fragilités. Mais de les soumettre au Christ, de nous abandonner tout entier au Christ qui oriente selon son bon vouloir, tout notre être au service de sa plus grande gloire. Demandons la grâce de l'écoute de l'appel qu'il nous lance, principalement l'appel à la conversion afin qu'il donne un nouveau sens à notre être tout entier. Amen.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏽 Père KIYE M. Vincent, Mafr
Paroisse de Dyou dans le diocèse de Sikasso au Mali
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"En vérité je vous le dis, cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre." (Lc 21, 1-4)
 
 
L'hebdomadaire de la paroisse de Dyou n° 81 du lundi 28 septembre 2020: Avec Job, déjoueons  les pièges de l'Adversaire.
« En tout cela, Job ne commit pas de péché.
Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.» (Jb 1, 6-22)
Bien-aimés dans le Seigneur, recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse de Dyou au Mali.
La figure de Job qui nous est proposée pour notre Méditation de ce jour est très parlant que nous nous posons cette question : Et toi, et moi, que ferions-nous à la place de Job? 
Oui chers frères et sœurs en Christ, n'ayons pas peur de la souffrance, ai-je l'habitude de le dire. Notre endurance et notre persévérance dans la souffrance peuvent déjouer les pièges de l'ennemi et le repousser désormais loin de nous. Par contre, y céder ouvrirait des nombreuses portes encore à celle-ci. Car, lorsque nous tenons bon dans la souffrance, sans nier ni mumurmer contre Dieu comme Job, le commanditaire de la souffrance, c'est-a- l'adversaire et ses hommes nous désapprouvent et nous jugent indignes de leur compagnie. Le contraire leur donne espoir d'un lendemain radieux dans le but de nous enrôler en son pouvoir.
Bien-aimés dans le Seigneur, ce récit de l'épreuve de Job n'est pas nouveau dans nos oreilles. Nous en avons certes, nous aussi, fait l'expérience quelque peu semblable, à quelques exceptions près. Si nous n'avons pas perdu troupeaux et enfants, certainement, à un moment donné de notre vie, nous nous sommes vus arrachés un être cher  de notre affection. Nous avons vu nos projets de vie, tomber dans l'eau,  nos rêves s'envoler à cause certainement, du regard accusateur de l'Adversaire : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ?
Tu as béni son travail,
et ses troupeaux se multiplient dans le pays. Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : ... il te maudira en face !" Voilà ce qui arrive souvent dans notre vie. Soyons vigilants et réfléchis.
 L'Adversaire prend souvent le visage d'un confrère, d'une consoeur, d'un collègue de service, d'un ami (e) proche, etc, pour nous détruire et créer un conflit dans notre vie intérieure. Par la, nous égarer et nous éloigner de Dieu. Soyons vigilants aux pièges de ce dernier.
On a porté un faux témoignage contre toi qui t'a coûté la révocation de ton poste, qui t'a coûté un discrédit, un renvoi de telle ou telle structure; on t'a accusé faussement dans l'intention de te casser à un poste prometteur, dans le but de salire ta réputation ou ton dossier afin que les supérieurs te désapprouvent, ne comptent plus sur toi ou ne te promettent plus  pour les études; patience et acceptes cela comme réalité existentielle et ne te révolte surtout pas contre Dieu. Par ta persévérance tu seras jugé(e) juste. Peut-être ce poste auquel tu étais promu, ces études que tu devrais faire, ce salaire que tu aurais t'ouvrirait grandement les portes de l'enfer ! Malheur ou bonheur, qui le sait? Même pas tes supérieurs (es).
Et pour ne pas te perdre, la prescience de Dieu s'est moquée de l'intrigue de l'Adversaire qui a cru réussir son coup contre toi. 
Et toi X, et toi Y, que gagnes-tu dans tes intrigues ?  Pourquoi acceptes-tu que l'Adversaire se serve de toi pour nuire à ton prochain?
Bien-aimés dans le Seigneur, quoi qu'il arrive dans notre vie, peu importe ce qu'on dira de nous, soyons des hommes et des femmes d'une religiosité particulière. Des hommes et des femmes qui tiennent bon dans la souffrance et se remettent toujours et remettent leur cause dans les mains du Seigneur, le juge par excellence et le Maître des temps et de l'espace. Il y aura un soir, il y aura un matin. Et ce sera le troisième jour. De cette façon, l'Adversaire se décourage et s'éloigne de nous pour nous laisser nous mouvoir libre, sous la mouvance de Dieu et de ses anges. Quant à Job, en tout cela, il ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée." Il se reconnaît petit devant Dieu et s'abandonne à lui. C'est cette attitude que Jésus recommande à ses disciples, leur demandant d'être comme un petit qui s'abandonne entièrement dans les mains de son Père pour sa sécurité.
Qu'il en soit ainsi pour chacun de nous aujourd'hui et tous les jours de notre vie, Amen.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏽 Père KIYE M. Vincent, Missionnaire d'Afrique
Paroisse de Dyou dans le diocèse de Sikasso au Mali
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"En vérité je vous le dis, cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre." (Lc 21, 1-4)