Témoignages

 

[Tribune] L’Afrique et le monde face au coronavirus, par Macky Sall

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Par

Président de la République du Sénégal

Opération de désinfection contre le coronavirus au marché Tilène, à Dakar, le 22 mars 2020. Photo d'illustration.

Pour le président sénégalais Macky Sall, qui demande l’annulation de la dette publique africaine, la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus est l’occasion de définir un nouvel ordre mondial.

Avec une population estimée à 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique est atteinte par le Covid-19 au moment où plusieurs de ses pays, malgré les défis du sous-développement, sont sur une trajectoire d’émergence, alors que d’autres continuent de faire face à la lutte contre le terrorisme. Le Covid-19 freine ainsi l’élan des uns, aggrave la situation des autres, et remet en cause les efforts de tous. De plus, il soumettra à rude épreuve des systèmes nationaux de santé publique déjà vulnérables.

À l’échelle nationale, de nombreux pays ont adopté des plans de contingentement pour endiguer la propagation du virus. Mais, le niveau d’impréparation du à la survenance brutale de la pandémie, à son évolution rapide et à l’ampleur des besoins montre clairement les limites des mesures nationales.

S’y ajoutent les difficultés inhérentes à l’importation des équipements et des produits médicaux et pharmaceutiques nécessaires à la lutte contre le Covid-19, dans un contexte de forte demande et de perturbation du trafic aérien.

Si nous voulons gagner le combat contre le Covid-19, il nous faudra maintenir à niveau les capacités de riposte, notamment :
• disposer en quantité suffisante d’équipements et de matériels médicaux et de protection : kits de test, masques, équipements de protection individuelle ;
• aménager et équiper des centres d’isolement et de traitement des malades ;
• assurer la détection précoce des cas d’infection liée au Covid-19 au niveau de sites de référence ;
• assurer l’isolement rapide et la prise en charge des cas suspects et confirmés d’infection liée au Covid-19 ;
• renforcer les mesures de prévention et de contrôle de l’infection ;
• assurer une bonne coordination des interventions

Il faut dire qu’en dépit des efforts jusque-là consentis, les pays africains n’ont pas encore atteint les normes préconisées par l’Organisation mondiale de la santé en infrastructures sanitaires et personnels qualifiés, dont la répartition reste encore inégale au détriment des zones rurales.

De façon générale, les besoins de l’Afrique dans le secteur de la santé se posent en ces termes :
• construction, réhabilitation et équipement des structures sanitaires de base et de référence ;
• acquisition d’équipements lourds et de matériels roulants : générateurs d’oxygène, scanners, appareils d’angiographie, ambulances médicalisées, entre autres ;
• formation de ressources humaines en qualité et quantité suffisantes ;
• utilisation optimale des TIC dans le domaine médical (télémédecine et autres applications) ;
• mise en réseau des expertises nationales au sein et entre les pays ;
• création de plateformes régionales pour faciliter le déploiement d’opérations d’urgence, à l’instar de la plateforme de Dakar qui a servi de base aérienne et logistique lors de la crise d’Ebola qui a frappé certains pays de l’Afrique de l’Ouest
• appui aux initiatives pour la Couverture maladie – ou sanitaire – universelle

Trois leçons à tirer

Pour en revenir au Covid-19, il faut rappeler que nous sommes en présence d’une pandémie, c’est-à-dire une épidémie à l’échelle mondiale. Les efforts jusque-là menés au quatre coins de la planète n’ont pas encore permis de découvrir tous les secrets de ce grand inconnu, qui a fini de révéler au grand jour les limites de tous les systèmes nationaux, même les plus sophistiqués. Tous les pays, surpris et débordés, se sont retrouvés dans une sorte de sauve qui peut, dévoilant au quotidien les lacunes des uns et des autres.

La première leçon à retenir de cette crise majeure, où l’infiniment petit fait trembler le monde entier, c’est que, devant des menaces transfrontalières, grands ou petits, riches ou pauvres, nous sommes tous vulnérables.

Deuxième leçon, le Covid-19 renvoie au monde ses propres contradictions. Nous vivons, en effet, une ère de paradoxes. La terre est assurément ronde, mais quelque chose, quelque part, ne tourne pas rond. L’homme continue de faire des progrès tous azimuts, reculant chaque jour les limites de la science et de la technologie, y compris dans la conquête de l’espace.

Pendant ce temps, sur terre, il manque de masques, de kits de test, d’équipements de protection individuelle, de lits, de respirateurs; autant de produits, matériels et équipements indispensables à la prise en charge des malades et à la protection des personnels de santé, véritables héros engagés au front d’une lutte risquée et potentiellement mortelle contre un ennemi invisible à l’œil nu. Il est donc temps de revenir sur terre !

Troisième leçon, enfin, et sans être exhaustif, la pandémie de Covid-19, tout comme, du reste, les périls de l’environnement et du terrorisme, confirme les limites objectives de l’État-Nation dans la réponse aux menaces transfrontalières.

 Il est temps de redéfinir l’ordre des priorités, de redonner plein sens à l’économie réelle

Revenons sur terre et revenons à la sagesse des aînés, comme nous l’y invite notre compatriote Cheikh Hamidou Kane qui, dans son roman à succès, « L’aventure ambiguë », publié il y a 59 ans, énonçait, à la page 92, ce message prémonitoire : « Nous n’avons pas eu le même passé… mais nous aurons le même avenir, rigoureusement… l’heure des destinées singulières est révolue… nul ne peut vivre de la seule préservation de soi. »

C’est dire que quels que soient sa puissance et ses moyens, l’État-Nation ne peut plus se suffire à lui-même. Devant les défis planétaires, nous avons tous besoin les uns des autres, surtout quand nos vulnérabilités communes s’ajoutent à nos fragilités individuelles.

Nouvel ordre mondial

Alors, il est temps d’apprendre de nos erreurs et de nos limites, de redéfinir l’ordre des priorités, de redonner plein sens à l’économie réelle en investissant plus dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, pour réaliser un développement soucieux du bien-être de l’homme intégral.

Il est temps de travailler ensemble à l’avènement d’un nouvel ordre mondial qui met l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales.

Il est temps de considérer les questions de santé publique au même titre que la paix, la sécurité, l’environnement, la lutte contre le terrorisme et autres criminalités transfrontalières.

Ce nouvel ordre mondial, que j’appelle de mes vœux, suppose une confiance mutuelle et une volonté sincère de coopérer autour de questions d’intérêt commun et de valeurs partagées, dans le respect de nos différences et de nos diversités.

L’Afrique, berceau de l’humanité et terre de vieille civilisation, n’est pas un no man’s land

Il postule surtout un nouvel état d’esprit qui reconnaît que toutes les cultures et toutes les civilisations sont d’égale dignité ; et qu’il ne saurait y avoir de centre civilisationnel supérieur qui dicterait aux autres la façon d’être et d’agir. Comme le dit une sagesse africaine, l’arc-en-ciel doit sa beauté aux tons variés de ses couleurs.

Ramené aux questions planétaires de santé publique, ce nouvel ordre mondial devra exclure toute forme de discrimination, de stigmatisation et de préjugés, en particulier envers notre continent. L’Afrique, berceau de l’humanité et terre de vieille civilisation, n’est pas un no man’s land.

Elle ne saurait, non plus, s’offrir comme terre de cobayes. Exit également les scénarios catastrophistes qui s’évertuent à dessiner un futur d’apocalypse pour le continent. Ce continent a subi des épreuves autrement plus périlleuses et plus cruelles.

Il est resté résilient et tient plus que jamais debout !

Ce qui importe aujourd’hui, c’est plutôt de tirer les leçons de la crise et mettre en commun nos moyens et nos intelligences pour faire face, dans un même élan de solidarité humaine, à notre ennemi commun : un tueur silencieux qui se joue des frontières, des idéologies et des différences entre pays développés et en développement.

En dépit de son retard, l’Afrique regorge de ressources humaines de qualité, y compris d’éminents experts, praticiens et chercheurs compétents, qui contribuent au quotidien au progrès de la médecine.

Avec la mise en place du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, qui travaille en relation avec des structures nationales correspondantes et des laboratoires qualifiés, comme l’Institut Pasteur de Dakar dont les origines remontent à 1896, le continent dispose d’un réseau scientifique de qualité et connecté au dispositif mondial d’alerte et de gestion de crises sanitaires internationales.

Il faut saluer aussi le leadership de l’Organisation mondiale de la santé. Elle réussirait mieux sa mission avec une mobilisation plus conséquente de ressources en sa faveur, un meilleur soutien à son Système d’alerte et d’action, et un appui plus significatif aux systèmes nationaux de santé publique.

Les économies fortement impactées

Sur le plan économique, les effets paralysants du Covid-19 se font déjà lourdement sentir au plan mondial. L’Afrique, essentiellement exportatrice de matières premières et importatrice de produits finis et semi-finis, n’est pas en reste.

En plus des besoins énormes d’investissement pour le développement, il faudra supporter le choc du Covid-19 et pour certains pays africains, continuer à faire face à une lutte sans répit contre le terrorisme

Les pays développés les plus touchés, à ce jour, par la pandémie achètent pour 51 % des exportations du continent. Les pays membres de l’Union européenne, à eux seuls, absorbent près de 40 % des exportations africaines. La baisse des exportations africaines vers ces pays affecterait principalement les hydrocarbures (pétrole et gaz), le cuivre et les produits agricoles.

Pour les importations, outre les produits industriels finis et semi-finis, l’Afrique s’approvisionne à l’étranger en produits de grande consommation comme le blé, le sucre, le riz, l’huile, le lait, etc. Toute pénurie ou hausse des prix sur ces produits affecterait donc le continent.

En raison des mesures de contingentement liées à la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes, les secteurs des transports, du tourisme et de l’hôtellerie sont fortement impactés par le Covid-19. La Commission économique africaine évalue ces pertes à 56 milliards de dollars US.

De même, les transferts financiers des migrants connaissent un effondrement drastique.

C’est dire que si l’impact de la crise est mondial, les économies les plus faibles sont les plus affectées. En plus des besoins énormes d’investissement pour le développement, il faudra supporter le choc du Covid-19 et pour certains pays africains, continuer à faire face à une lutte sans répit contre le terrorisme.

Mesures exceptionnelles

D’après les premières estimations de la Commission économique pour l’Afrique, le continent pourrait perdre au moins 1,4 % de croissance (soit 29 milliards de dollars US) et passerait de 3,2 % à environ 1,8 %. Selon nos propres évaluations, celle du Sénégal chutera de 6,8 % à moins de 3 %.

L’Afrique ne doit pas être laissée pour compte dans un combat planétaire contre un péril planétaire

À travers le monde, chaque pays, suivant ses capacités, prend des mesures de soutien à son économie. Différents instruments et mécanismes ont été mis à contribution. À titre d’exemple, l’Union européenne a suspendu la règle de discipline budgétaire selon laquelle le déficit annuel ne doit pas excéder 3 % du PIB.

Les pays africains se mobilisent également face à la crise. Ainsi, le Sénégal a mis en place un programme de résilience économique et sociale (PRES), d’un coût global de 1 000 milliards de FCFA, soit environ 2 milliards de dollars US, en vue de lutter contre la pandémie et soutenir les ménages, les entreprises et la diaspora.

Nous avons créé un Fonds de riposte contre les effets du Covid-19, FORCE-COVID-19, financé par l’État et des donations volontaires, pour couvrir les dépenses liées à la mise en œuvre du PRES.

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. La responsabilité première de faire face à la crise nous revient. Nous l’assumons pleinement. Il est tout aussi juste et légitime que nos efforts internes soient soutenus dans le contexte mondial de riposte à la crise. L’Afrique ne doit pas être laissée pour compte dans un combat planétaire contre un péril planétaire. C’est tout le sens de mon appel pour l’annulation de la dette publique africaine et le réaménagement de sa dette privée selon des mécanismes à convenir.

Je me réjouis, enfin, de la position africaine commune adoptée à l’issue de la réunion en visioconférence, du bureau du Sommet de l’Union Africaine élargi à l’Éthiopie, au Sénégal et au Rwanda, le 3 avril 2020.

Ensemble, restons unis et mobilisés, debout et combatifs face au Covid-19 !

 
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M E R C I ! La mobilisation continue, ensemble !

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Chers amis, 

Cela fait maintenant plus de 3 semaines que la France vit une situation inédite. Celle-ci nous inquiète - pour nous, nos proches, mais aussi et surtout pour les personnes que nous accueillons. Cela nous interroge aussi sur ce qui fait sens pour nous, pour nos actions. Mais face à cette situation, quel que soit votre rôle au Secours Catholique, je n’ai vu que de l’énergie, des belles idées, de belles actions. Pour cela, je voulais revenir vers vous et vous dire MERCI ! 

Je pense tout d’abord à tous les salariés et bénévoles qui sont malades. Qu’ils se reposent bien et fassent attention à eux et à leurs proches. 

Je voulais aussi remercier les bénévoles et les salariés qui restent confinés parce qu’ils doivent prendre soin de leur santé, de leurs enfants ou de leurs aînés. Nous avons voulu veiller à votre santé en vous demandant de bien appliquer les règles de confinement du gouvernement. Je sais que cela a pu être douloureux à vivre, dans un moment où les plus vulnérables ont grand besoin de notre présence et de notre action. Et je connais bien votre engagement quotidien, car je le vois quand je sillonne les délégations de métropole et d’Outre-Mer ! Il est beau, il est fort, il est de tous les instants. Il est en effet bon de parler ensemble, d’échanger entre nous car c’est aussi cela qui nous fait être humain. Être en lien entre nous et enrichi des uns et des autres. 

Il y a aussi celles et ceux d’entre nous qui en profitent pour s’accorder un moment de spiritualité. Notre aumônier Hervé Perrot anime un travail remarquable de propositions et de mise en lien pour vivre ce temps de confinement comme une chance pour rencontrer notre intériorité, pour faire vivre en nous Celui qui vient à notre rencontre. Les équipes ont redoublé de créativité pour mettre à la disposition du plus grand nombre des vidéos de notre aumônier, mais aussi une sélection de textes pour nourrir votre réflexion spirituelle et vous aider dans ce confinement. Vous trouverez ainsi les vidéos d’Hervé sur notre page Facebook (https://www.facebook.com/Secours.Catholique.Caritas.france/) mais aussi sur Isidor, ainsi que des propositions de textes et d’activités pour mieux vivre le confinement (www.isidor.secours-catholique.org). Un atelier d’écriture pour exprimer ce que chacun ressent face à cette situation unique vous est même proposé via Isidor, avec un nouveau thème tous les deux jours (https://isidor.secours-catholique.org/communaute/atelier-ecriture-revue-lapostrophe/actualites). 

Je souhaite aussi remercier celles et ceux qui peuvent rester actifs, sur le terrain ou derrière leurs écrans en télétravail, pour continuer à faire vivre notre association, son Projet national et ses actions au plus près des plus pauvres. Je sais que des groupes échangent et innovent pour travailler plus vite et en meilleure coordination ; je vois celles et ceux qui, en respectant les consignes de sécurité, sont repartis au contact des personnes accueillies et font résonner, encore et toujours, notre appel à plus de fraternité. Personne ne compte ses heures et sa fatigue, et je suis impressionnée de ce mélange de talent, d’abnégation et de générosité qui nous font avancer, toutes et tous ensemble, pour aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. D’ailleurs, nous portons ces efforts au plus haut, avec une action auprès du Président de la République pour la mise en place d’une aide exceptionnelle de 250 euros net par mois et par personne, pour les personnes et les familles en précarité. Soutenez notre demande, signez notre appel, relayez le largement auprès de vos proches : https://www.secours-catholique.org/actualites/chacun-chez-soi-oui-chacun-pour-soi-non

Ainsi, vous tous, vous faites vivre l’espérance ! A l’image de Suzette, bénévole, qui a laissé ce message sur notre page Facebook : “Merci de nous conseiller la patience et de visiter nos placards. J’y ai trouvé des trésors pour fabriquer, avec le talent de mes mains, des cadeaux qui seront plus tard pour les uns et les autres dans mon entourage et au Secours Catholique”. 

A l’image de Suzette, osons l’espérance face à la pandémie. Osons construire demain face à l’ aujourd’hui difficile auquel nous devons faire face. Relisons l’encyclique du Pape François sur la création « Loué sois-tu », où il nous rappelle notre rôle de gardien de la création : 

« C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles… ». (n°6) 

Pour conclure, je voulais vous redire que vous êtes précieux ! Vous continuez à construire, chacun à votre place, le Secours Catholique. Nous pouvons être fiers, individuellement et collectivement, de notre association et de ce qu’elle permet dans notre société. Je sais aussi qu’après la crise, nous serons tous au rendez-vous pour exiger un monde plus juste et répandre le feu de la Révolution fraternelle qui est, plus que jamais, une impérieuse et urgente nécessité ! En ce début de Semaine Sainte pour nous chrétiens, Pessah pour les Juifs mais aussi bientôt le début du Ramadan pour les Musulmans, soyez assurés de mes pensées et prières fraternelles pour chacun de vous.

Bien fraternellement, 

  Véronique Fayet  

Présidente du Secours Catholique - Caritas France

P.S : N’hésitez pas à m’écrire pour partager ce que vous vivez à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par voie postale à Présidence nationale, opération écriture, Secours Catholique, 106 rue du Bac, 75007 Paris.

 
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Chacun chez soi, oui. Chacun pour soi, non !

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Appel solidaire : signez et partagez largement en faveur des plus démunis !

Chers amis, 

Grâce à vous, face à la crise sanitaire, le Secours Catholique reste plus que jamais mobilisé aux côtés des plus vulnérables. Soutien scolaire à distance, ligne téléphonique dédiée aux urgences administratives, accompagnement des familles à l’hôtel ou des personnes isolées, notre réseau est sur tous les fronts pour répondre à la détresse sociale. Mais les associations, quelle que soit leur bonne volonté, ne peuvent agir seules. Les grands choix doivent se faire au niveau de l’Etat et des pouvoirs publics. 

Pour éviter "un naufrage" de l'économie, l'État est prêt à dégager « les moyens financiers aussi longtemps que la crise durera » comme l’exprime le ministre de l’économie. Le Secours Catholique et ses partenaires associatifs attendent de l’État qu’il en fasse autant pour éviter un naufrage social. Nous demandons le versement d’une prime de solidarité de 250€ par mois et par personne pour les ménages les plus en difficulté et les jeunes précaires, jusqu’à la reprise des cantines scolaires. 

En effet, pour des millions de personnes et de familles modestes qui arrivent à peine à boucler les fins de mois en temps normal, la crise se traduit par des ressources plus aléatoires encore et une hausse des dépenses, pour nourrir les enfants qui ne vont plus à la cantine, payer la consommation accrue d’électricité, de chauffage, de téléphonie... 

Nous lançons donc un appel au président de la République. 

Pour que cet appel solidaire rencontre le succès qu’il mérite, nous avons besoin de vous ! 

En effet, nous ne serons entendus que si un nombre important de personnes le signent et partagent. Sachez que nous avons choisi une plateforme qui respecte une éthique forte en matière d’utilisation des données pour héberger cette pétition. 

C’est pourquoi nous vous demandons : 

-  de signer cet appel 

-  de partager cet appel avec vos amis, votre famille via email en partageant le lien de notre site web https://www.secours-catholique.org/actualites/chacun-chez-soi-oui-chacun-pour-soi-non 

-  de le partager via les réseaux sociaux : nos comptes nationaux sur Facebook ou Twitter publient l’information que vous pouvez partager. Vous pouvez également créer votre propre actualité. Vous trouverez plein d’idées pour relayer cet appel sur Twitter ou sur Facebook.

N’hésitez pas non plus à le relayer via WhatsApp avec un texte plus court. Voici notre proposition : “chacun chez soi oui, chacun pour soi non ! Rejoignez nous et signez notre appel solidaire au Président de la République https://www.secours-catholique.org/actualites/ 

Nous avons besoin de vous pour faire entendre la voix des plus pauvres ! 

Merci de faire vivre autour de vous cet appel : proches, amis, paroisses, travailleurs sociaux, autres acteurs du Secours Catholique, n’hésitez pas à le partager, c’est le nombre qui fera notre force ! 

Les organisations qui participent à l’appel : le réseau Caritas France, l’UNIOPSS, ALERTE, la Fédération des Acteurs de la Solidarité, la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs France, ATD Quart Monde et APF France Handicap.

En cette semaine Sainte, nous comptons sur vous pour faire vivre l’espérance en prenant part à cette mobilisation et ainsi marcher ensemble vers la Joie de Pâques ! 

 Bien fraternellement,  

Jean Merckaert 

Directeur Action et Plaidoyer Secours Catholique - Caritas France

 
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Kiye2019
L'hebdomadaire de l’aumônerie des jeunes de la paroisse de Dyou, n°60 du 06 avril 2020 : exposé lors de la récollection communautaire du Père Ivor Mutamba (Stg. Père Blanc)
«  Adam, où es-tu?» (Gn 3, 9-12)
Chers frères et sœurs en Christ,
Recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse de Dyou/Kadiolo au Mali dans le diocèse de Sikasso.
Bien-aimés dans le Seigneur, pendant que nos regards sont tournés vers la passion du Christ en cette semaine sainte, appelée aussi semaine de la passion, voilà que nous vous ramenons sur un texte des débuts de la création : le péché de nos premiers parents. Est-ce une négligence des enjeux de l'heure de notre part ou bien une inspiration juste lorsque l'on sait qu'on ne peut  comprendre l'histoire du salut de l'humanité sans recours aux origines de la création dont le but fut le salut qui se définit comme tirer ou soustraire quelqu'un d'un danger, le préserver de ce qui le menace. En créant l'homme, Dieu l'a tiré ou soustrait du néant pour l'appeler à l'existence afin qu'il soit avec lui.  C'est là le salut. Sauver, c'est tirer du péril, prendre avec soi. Mais qu'en est-il de cet homme tiré du néant ? Qu'est-il devenu après ? Que suis-je devenu depuis que Dieu m'a appelé à l'existence pour qu'aujourd'hui il me pose à moi cette question: Où es-tu ?
Chers frères et soeurs, notre méditation de cette semaine n'est rien d'autre que le thème que notre confrère, le Père Ivor Mutamba (Stagiaire Père Blanc) nous a proposé pour la récollection communautaire de ce lundi 06 avril 2020. Juste une question que Dieu posa à Adam dans le Jardin d’Éden lorsque ce dernier, suivant les mauvais conseils de son cœur endurcit, se détournât de son Créateur.
En effet, en plaçant Adam dans le jardin d'Eden, Dieu le voulait de cultiver l'amour, de rependre l'amour en lui et autour de lui. Dieu l'a couronné de gloire et d'honneur. Dieu a ainsi voulu que l'homme soit épanoui. Malheureusement, ce dernier  n'en est pas resté là. Il s'est détourné de son Dieu. Il a fui la face de Dieu. C'est notre attitude chaque fois que nous manquons d'amour. Chaque fois que le désir désordonné nous emporte et nous fait abandonner la voie de la sagesse de Dieu.  C'est tout le péché de l'homme : le manque d'amour envers Dieu et envers le prochain. Par manque d'amour nous nous coupons de Dieu. Et Dieu nous demande : Où es-tu ? Parce que Dieu ne voit pas les témoignages d'amour autour de nous. C'est lorsque l'on manque d'amour que l'on ouvre la porte à tous les maux, qu'on commet toute sorte de péché :  on viole, on vole, on détourne la femme d'autrui, on pille les richesses de tout un peuple,  on combat l'autre, on s'impose sur l'autre, on rivalise l'autre, on tue, on ment etc. On enfreint sa relation avec Dieu et avec autrui. Ce thème est choisi pour nous aider à méditer sur notre relation avec Dieu qui nous aime tant  ; avec le prochain car Dieu ne nous a pas créé seul. Avec nous-mêmes parce que nous sommes le temple de l'Esprit Saint,le temple de Dieu. Témoignons-nous vraiment de plus d'amour à toutes ces instances ? Pour ce faire, nous devons être des hommes et des femmes qui écoutons la parole de Dieu comme nous dit le Psaume 94,7-8 : «…. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi…..» Cet exercice souvent et facilement négligé de tous, reste cependant un gage incontournable pour donner satisfaction à la question que Dieu pose à chacun de nous chaque jour qui passe: où es-tu ? Ainsi nous lui répondrons alors: Mais voici, je fais ta volonté, celle d'aimer.  
Parlant d'Adam et Eve, Dieu leur avait donné tout ce dont ils avaient besoin que symbolise ici ce précieux jardin d'Eden dont nous parle l'écrivain sacré. Tout y était beau, et tout leur avait été soumis. Malgré tout, ils n’étaient  pas satisfaits et ont voulu les superflus. Ils ont fini par  succomber à la tentation. Nous aussi, il nous arrive de tomber de temps en temps dans la tentation comme nos premiers parents (Adam et Eve). Nous cédons à l’insatisfaction, devant le désir d'avoir et d'être plus. Nous voulons être et posséder au-delà de nos mérites, au-delà de nos capacités, de nos compétences et talents. De surcroît, nous envions les autres, nous les jalousons, nous les tuons de plusieurs manières, par la médisance, la calomnie, la désobéissance, l'indifférence etc. Bref, nous manquons d'amour. Nous ne pouvons plus apprécier les autres ni les choses à leur juste valeur. Nous devenons pessimistes redoutables. Nous manquons de jugement appréciatif. Nous offensons Dieu et notre prochains. Nous devenons plus dangereux qu'un lion affamé à cause de nos désirs désordonnés. Nous trahissons Dieu qui nous a créés avec des désirs. Devant notre manque d'amour, Dieu nous pose la question: Où es-tu? et cela à trois niveaux :
- Où es-tu dans ta relation avec  lui (Dieu). Qu’est-ce qui constitue le blocage dans ma relation avec Dieu? Est-ce que je prends mon temps pour écouter la parole de Dieu et la mettre en pratique ?  Est-ce que je suis satisfait et reconnaissant des dons et/ou talents reçus de Dieu ou bien je cherche toujours les superflus ?
- Où es-tu dans ta relation avec ton prochain? Où es-tu dans ta relation avec tes confrères, tes consœurs en communauté? Où es-tu dans ta relation avec tes ouvriers? Tes enfants, ta femme, tes collègues de service?: Qu’est-ce qui fait blocage dans ma relation avec mes frères et sœurs ? Est-ce mon orgueil, la jalousie ou bien l’esprit de compétition, de rivalité, le manque de pardon? etc ;
- Où es-tu dans ta relation avec toi-même? Est-ce que tu es fier de toi-même, de ce que tu es sans  toutefois te comparer aux autres ? Est-ce que tu te pardonne moi-même ou es-tu dur avec toi-même ?   Qu’est-ce qui t’habite lorsque tu rentres dans ta chambre? Est-ce la colère ? La frustration ? Est-ce le complexe sous toutes ses formes?
Que ces trois questions principales  nous aide pendant notre méditation au cours de cette semaine afin de voir où en sommes-nous dans nos rapports avec ces trois instances de notre vie.
Voilà un chemin sûr qui nous conduit vers pâques. Et soyons sûrs que malgré nos fragilités humaines, Dieu ne se fatigue pas de nous chercher. Comme nous dit le livre de l'Apocalypse de Saint Jean : «….voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai la cène avec lui et lui avec moi…. » (Ap. 3, 19-21) Donc la clé est dans nos mains pour ouvrir la porte de nos cœurs afin que Dieu y entre pour y faire sa demeure.  
Le Seigneur soit avec vous!
✍🏾Père Ivor Mutamba (Stg. Père Blanc)
Paroisse de Dyou/Diocèse de Sikasso-Mali
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Whatsapp : (+223) 72 65 74 82

L'hebdomadaire de l’aumônerie des jeunes de la paroisse de Dyou, n°61 de l'Octave de paques 2020 : Rendez-vous du Père Vincent KIYE avec les jeunes.

Jésus lui dit: "Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?" (Jn 20, 11-18)
Bien-aimés dans le Seigneur, recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse de Dyou/Kadiolo au Mali.

Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia! Sa lumière a resplendi, Alléluia!

Bien-aimés dans le Seigneur, qu'il nous plaise de commencer cette exhortation par une notre particulière: un balisage sur notre approche de la Pâques chrétienne que nous formulons en ce terme: la Pâques chrétienne "Jésus-Christ, ce bon ouvrier qui a mérité son salaire: la résurrection d'entre les morts le troisième jour". Car, dira saint Jean, « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9).
 Loin de nous l'idée de méconnaître cette affirmation traditionnelle selon laquelle, la résurrection du Christ fut la manifestation de la puissance de Dieu sur les forces du mal, mieux le passage de la mort à la vie, de l'esclavage à la liberté. Notre approche est celle de la christologie d'en bas, d'un Jésus pleinement humain et dont la qualité de son humanité révèle son messianisme et devrait inspirer des milliers des chrétiens à travers le monde. C'est un détail important qui retient notre attention et que nous voulons partager avec vous. Jésus a vécu son humanité de manière tellement authentique et la qualité d'une  telle humanité ne pouvait qu'être que couronnée par un acte inédit de la part de Dieu: la résurrection.  

En effet, si vous aviez fait attention dans les lectures qui nous avaient été proposées la nuit de pâques, d'un clin d'oeil, nous avions parcouru presque l'histoire de toute la Bible, de la création à l'événement Jésus-Christ. Et nous avions compris que dès la création, Dieu avait voulu que la lumière soit. Et la lumière fut. Au fil de l'histoire, cette lumière s'est faite chair, en la personne de Jésus-Christ, la vraie lumière venue en ce monde pour dissiper les ténèbres de nos péchés. D'où, le symbole du feu et du Cierge pascal: Lumière du Christ! Il a été la vraie lumière par toute sa vie, et principalement par ses actes. Mis à mort par ceux qui n'aiment pas la lumière, ceux qui sont dans les ténèbres et dont les oeuvres sont ténèbres, Jésus ne pouvait guère connaître la corruption du tombeau parce que la qualité d'une telle humanité ne pouvait qu'être couronnée par un acte inédit qu'est la sortie du tombeau et l'ascension au Ciel à la droite du Père. La terre ne pouvait pas l'engloutir. La qualité de son humanité devient pour ainsi dire, le lieu du dévoilement messianique.
Joyeuses pâques à vous tous et toutes. Puisse le ressuscité nous combler de sa lumière de la résurrection afin que nous puissions nous aussi, devenir jour après jour, lumière pour nos frères et soeurs. Et à ce prix, croire nous aussi, en la résurrection de nos propres corps.
Après la résurrection Jésus commence la série des apparitions. Aujourd'hui mardi 14 avril 2020 ce fut l'apparition à Marie Madeleine. Jésus lui dit: "Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?" (Jn 20, 11-18) que pouvons-nous retenir de cette apparition?
Lorsque nous recourons au texte de l'Évangile de ce mardi 14, Saint Jean nous dit qu'': En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs..." Par cette péricope de l'Évangile Saint nous traduit le coeur d'une femme assoiffée du Seigneur. Elle sentait en elle un vide que seul, la présence du Seigneur  pouvait combler. Il lui suffisait seulement d'arriver au tombeau du Seigneur, voir ne serait-ce que l'endroit où l'on avait déposé le corps du Seigneur pour se sente en paix. Voilà un coeur qui ne désirait autre chose que la présence du Seigneur.  Ne l'ayant pas trouvé, elle fond en larmes. Assoiffée de la présence de son Maître, elle prétend même être capable d'aller reprendre le corps du Seigneur si jamais on lui disait là où on l'aurait déplacé: "Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as déposé, et moi, j'irai le reprendre". Voilà que le Seigneur se révèle à elle, l'appelant par son nom: Marie!

Chers frères et soeurs, nous comprenons par-là, que  Dieu se révèle aux coeurs qui le cherchent à l'exemple de Marie Madeleine. Et nous, quel est notre grand désir aujourd'hui? Que chercherons-nous en longueur des journées? Qu'est-ce qui nous préoccupe de jour et de nuit? Est-ce la présence du Seigneur et sa volonté ou bien les plaisirs du monde à l'extrême? Est-ce les réalités d'en haut ou la mondanité? Ainsi Saint Paul nous dira que "si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d'en haut.." (Col. 3, 1-4). Oui, quiconque est réellement ressuscité avec le Christ, est éclairé de sa lumière de la résurrection. Ses actes deviennent lumière pour les autres. Puisse cette exhortation résonner au fond de vos coeurs comme ce fut le cas lors de la prédication de l'Apôtre Pierre à la foule venue l'écouter afin que vous puissiez vous aussi dire comme ses auditeurs: " Frères, que devons-nous faire?" ( Ac 2,37)

Oui chers frères et soeurs, si nous faisons de la présence du Christ une préoccupation majeure dans notre vie, si nous cherchons sa face en tout temps et en tout lieu, si nous avons toujours soif de sa présence comme un cerf altéré qui cherche l'eau vive, alors au milieu de nos tourments, au milieu de nos difficultés, de nos souffrances; face au milieu de nos échecs, de notre chômage, face à cette pandémie de la maladie à Corona 19, le Seigneur viendra aussi à notre rencontre comme il l'a fait avec Marie Madeleine et nous dira: X, pourquoi pleures-tu? Il assouvira notre soif et par ce bienfait, il nous chargera nous aussi d'être des témoins de sa Bonne Nouvelle, de ses bienfaits à notre égard.

Le Seigneur soit avec vous!

Le Seigneur soit avec vous !
✍Père KIYE Mizumi Vincent, Mafr
Aumônier paroissial des jeunes
Paroisse de Dyou/Diocèse de Sikasso-Mali
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Whatsapp : (+223) 72 65 74 82
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philippe2

(la photo ci jointe date de 2019)

Extrait de Duc In Altum n°130 du mois d’Avril 2020, pp 4-6.

 

Vivons dans le Seigneur en temps de Covid-19

- Chers Curés et Responsables d’Institutions,
- Fils et filles de l’Église Famille de Dieu à Ouagadougou,
Que la paix du Seigneur soit avec vous !

À partir des résultats d’un sondage réalisé le 26 mars 2020 par le Vicaire Général, Monsieur l’Abbé Alfred OUEDRAOGO, auprès des Curés et Responsables d’Institutions, je nourrissais l’intention de vous adresser un message de proximité, de réconfort et d’encouragement quand, ayant fait le test par suite de sentiment de malaise prolongé, il s’est révélé que j’ai contracté le virus comme vous l’avez appris à travers les notes que j’ai fait envoyer.
Restant dans cette logique, je voudrais vous adresser ce message pour vous rassurer et pour vous inviter surtout à la prière et à l’observation des mesures prises aussi bien par les autorités civiles que par vos pasteurs pour vous accompagner durant ce temps d’épreuves afin qu’ensemble nous contribuions à l’arrêt du fléau qui frappe notre pays et le monde entier.
Constat : de l’avis des Curés et Responsables d’Institutions, les consignes données ont été acceptées et vécues dans toutes les Paroisses et Institutions par les fidèles.

Toutefois, quelques-uns ont eu du mal à les accepter. Je voudrais juste vous rappeler que la décision de suspendre les célébrations eucharistiques est pastorale et non doctrinale. Face à une situation de risques objectifs, des mesures concrètes doivent être prises pour protéger la vie des fidèles et des populations.
Dans l’Évangile selon saint Jean, le Christ se présente comme le Bon Pasteur, celui qui connaît ses brebis et que les brebis connaissent. La pastorale est l’activité de l’Église qui vise à donner à tous et à chacun selon ses besoins spirituels ou humains en fonction du temps et des circonstances. Ainsi, dans le contexte difficile de la pandémie du Coronavirus, les Pasteurs ont analysé et évalué la situation pour trouver des modes spécifiques d’actions en faveur du bien des fidèles. Les Paroisses d’habitude bien animées semblent maintenant désertes et sans activités particulières. Sachons profiter de ce « désert » pour nous « vider de tout ce qui n’est pas Dieu » et pour nous remplir de Lui et pour plus de sollicitude pour les autres.

Des initiatives heureuses pour vivre : au regard de cette situation inédite et sans précédent, je salue les initiatives déployées par les Curés et par les uns et les autres pour garder le lien, non seulement avec le Seigneur, mais aussi avec les fidèles. Ainsi, comme le stipule les recommandations, les messes ne sont pas supprimées, mais c’est la participation publique qui est suspendue. Certains fidèles continuent de demander des messes qui sont célébrées aux heures habituelles de célébration. De plus avec la création des comptes Facebook, Whatsapp et autres, certains fidèles peuvent continuer de suivre les messes célébrées par leurs pasteurs, leur poser des questions, partager ce qu’ils vivent et obtenir des paroles d’encouragement. Je salue toutes ces initiatives qui sont soutenues et rehaussées par la redécouverte et la promotion des célébrations et autres prières en famille que j’encourage fortement.

 Félicitations aux autorités civiles, religieuses et coutumières : depuis l’avènement de la maladie à Covid-19, le 9 mars 2020, les autorités civiles n’ont ménagé aucun effort pour prendre des mesures aptes à limiter et à éradiquer la propagation du virus. Les Autorités Religieuses, toutes confessions confondues, ont fait preuve d’un sens élevé de responsabilité pour inviter leurs membres à respecter ces mesures. Les autorités sanitaires travaillent d’arrache-pied pour secourir les populations. Et celles-ci ont jusque-là fait preuve d’esprit de citoyenneté pour respecter les consignes malgré leur caractère souvent contraignant. J’adresse mes félicitations à tous et encourage chacun car c’est ensemble que nous pourrons venir à bout de cette pandémie qui affecte justement notre vivre-ensemble.

 Vivre dans le Seigneur en temps de Covid-19 : la maladie à Covid-19 a remis au goût du jour le mot « quarantaine ». Cela n’est pas sans rappeler le Carême, qui est la sainte quarantaine. Puisque « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu », faisons en sorte que ces temps que nous vivons ne soient pas des moments de vides, d’ennui ou d’isolement. Profitons de l’occasion pour développer et approfondir notre intimité avec Dieu en recourant aux exercices spirituels, soit de façon personnelle ou en famille. C’est ainsi que, malgré le confinement qui nous est plus ou moins imposé, nous pourrons vivre autrement le reste du temps de Carême et surtout la Semaine Sainte toute proche : en communion spirituelle mais réelle avec les célébrations qui seront assurées en privé par les prêtres mais relayées par les médias et les autres moyens de communication. Pour vivre cela avec profit, suivons les consignes de la Congrégation pour le Culte Divin que la Commission Diocésaine de Pastorale Liturgique vous précisera.

Pour ce qui me concerne : je voudrais vous rassurer que la situation ne présente pas de signes alarmants. Comme vous le voyez, tout le monde est susceptible de
contracter, de mille manières, cette maladie extrêmement contagieuse. C’est pourquoi je vous réitère l’exigence de n’épargner aucune mesure de prévention pour vous mettre à l’abri de cette pandémie. Comme saint Paul de sa prison ou sainte Thérèse de Lisieux de son lit de malade, j’expérimente que chacun de nous, quelles que soient les contraintes de la vie, peut et doit continuer de rendre compte de l’espérance que nous avons reçue (Cf. 1 P 3, 15).

En vous exhortant à ne pas baisser les bras ni désespérer de la situation, je vous invite à entrer dans la Semaine Sainte en méditant sur le silence de Dieu. Nous pouvons l’imiter en contemplant le Christ qui s’est tu face à la trahison et au reniement, face à la condamnation injuste, face aux moqueries, face aux coups et blessures et face à l’humiliation suprême, celle de la mort. C’est de ce silence ultime, face aux pourquoi et aux comment de ses disciples que la voix de l’ange s’est faite entendre : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il est ressuscité » !
Prompt rétablissement à tous les malades, paix à notre pays et que le Seigneur vous bénisse
tous !

+ Philippe Cardinal OUEDRAOGO
Archevêque Métropolitain de Ouagadougou.

 
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Soeur Alice Gaget est entrée dans la Vie

Par soeurs missionnaires de ND d'Afrique

 

Sœur Alice Gaget (Saint Alain)

de la communauté de Verrières-le-Buisson

originaire du diocèse de Grenoble

est entrée dans la Vie à Verrières-le-Buisson

le 24 mars 2020

à l’âge de 103 ans, dont 76 ans de vie religieuse missionnaire.
Sa vie missionnaire s’est déroulée en Algérie et en France

Sr Marie Christine est entrée dans la vie

De la part des soeurs missionnaires de ND d'Afrique

 

Sœur Marie Augustine MEASSON (Marie Christine)

 

de la communauté de Villeurbanne “Maison de retraite les Buers”

est entrée dans la Vie,  à la Maison de retraite les Buers


le 1er avril 2020

à l’âge de 96 ans, dont 72 ans de vie religieuse missionnaire.
Sa vie missionnaire s’est déroulée en Algérie, Tunisie  et France

 
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Sous-catégories

Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)