Témoignages

 

Kiye 2020
L'hebdomadaire de l'aumônerie des jeunes de la Paroisse de Dyou n°68, la Pentecôte 2020
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Rendez-vous avec les amis de Dieu Première Lecture : Ac 2, 1–11Deuxième Lecture : 1 C 12, 3–7, 12–13Évangile : Jn 20, 19–23 Jésus leur dit : « Recevez l’Esprit Saint...» (Jn 20, 19-23) Bien-aimés dans le Seigneur, Recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse Catholique de Dyou/Kadiolo dans le diocèse de Sikasso au mali. C’est toujours avec une conscience du devoir et un zèle apostolique que nous nous donnons la peine de vous proposer des commentaires des textes bibliques pour votre méditation. Ceci dit, en ce jour où l’Eglise célèbre la fête de la pentecôte dont les couleurs apparaissent clairement dans les lectures qui nous sont proposées, je me permets de m’appesantir plus sur l’Evangile et la première lecture de ce dimanche pour dégager quelques pistes de méditations.        En effet, dans l’Evangile nous lisons que les disciples étaient réunis dans la maison et avaient verrouillé toutes les portes par peur des juifs. Soudain, Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Il leur dit : “La paix soit avec vous!”, jusqu’à deux fois comme nous le lisons aux versets 19 et 21 de l’évangile de Saint Jean. Après cela, au verset 22 l’Evangéliste rapporte qu’ayant dit cela, Jésus souffla vers eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint… Ceux à qui vous enlèverez les péchés, ils leur seront enlevés ; quand vous les maintiendrez, ils seront maintenus. » Oui chers frères et sœurs, célébrer la fête de la pentecôte aujourd’hui a pour nous un sens très fort. D’abord, nous rappeler de tout ce qui se passa avec les disciples-contemporains du Christ réunis ce jour-là. Puis, nous mettre dans la peau des disciples de ce jour-là et vivre cet instant avec eux. Enfin, demander la grâce d’avoir les mêmes dispositions que les disciples pour bénéficier de la grâce de l’Esprit Saint dans notre vie. Pour ce faire, nous devons tous et chacun, être curieux pour savoir quelle disposition intérieure méritoire, quelle attitude avaient-ils, ces disciples, pour bénéficier de cette grâce spéciale ? Et si cela est-il encore possible aujourd’hui pour moi, pour toi. Si oui, comment faire pour que toi et moi, puissions, nous aussi, en bénéficier ? D’emblée, je dirai que la grâce de l’Esprit Saint est encore possible aujourd’hui. Nous devons nous disposer à l’accueillir.        Il est certes, vrai que si l’on nous posait la question de savoir jusqu’où va notre connaissance sur la fête de la Pentecôte, certains diront rapidement que c’est le jour où l’Esprit Saint descendit sur les Apôtres sous la forme de langue de feu. D’autres diront que ce fut le début de l’Eglise. Car comme nous l’entendons dans la première lecture tirée du livre des Actes des Apôtres, « tous furent remplis de l’Esprit Saint et ils se mirent à parler en d’autres langues dans lesquelles l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » (Ac 2,4). Bref, ce fut le véritable début de l’expansion missionnaire. Commençons par là. Tout cela est certes vrai. Cependant, nonobstant toute considération dogmatique et pneumatique, je voudrais nous proposer ici d’approfondir l’aspect existentiel, mieux pastoral du don de cet Esprit Saint. Trois attitudes (dispositions) des disciples retiennent mon attention que je voudrais partager avec vous : 1. La première attitude est celle de l’unité : L’Evangile nous dit que les disciples étaient réunis dans la maison et avaient verrouillé toutes les portes par peur des juifs. Rappelons-nous que ressuscité des morts, Jésus s’était apparu à ses disciples, les tenant réunis un jour, il leur demanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis (Ac 1,4). Il apparaît ici que l’unité est une disposition requise au don de l’Esprit Saint. C’est lorsque les disciples se trouvent réunis que le Ressuscité leur apparaît. C’est lorsque les disciples se trouvent réunis qu’il leur promet et souffle sur eux pour leur donner l’Esprit Saint. Voilà une disposition qui fait scandaleusement défaut dans nos différents groupes de vie, dans nos communautés, dans nos diocèses, dans nos pays etc. Bref, dans notre monde encore et encore aujourd’hui. C’est la médisance, s’autodestruction, l’égoïsme qui nous habitent tous. Combattons-les lorsque nous le pouvons, avec la dernière énergie. Dieu ne donne pas ses dons à une personne pour elle seule, mais pour servir son peuple saint, peu importe la structure. Voilà pourquoi, aussitôt reçu le don de l’Esprit Saint, les disciples se mirent à parler en plusieurs langues pour que le message du salut atteigne tous les enfants de Dieu ; pour édifier tout le peuple de racheté qui qu’il soit et où qu’il soit. Cette attitude des disciples réunis est un défi pour nous aujourd’hui, à aborder sous la forme interrogative : Vous voulez vous aussi recevoir les dons de l’Esprit Saint, soyez unis. Et toi, pour cherches-tu toujours à diviser, à détruire les autres ?  Sois toi-même. C’est alors que tu comprendras la valeur des autres à tes côtés. 2. La deuxième disposition est celle de l’écoute de la parole de Dieu. Les tenant réunis, il leur dit de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis : Le défenseur, l’Esprit Saint  (Ac 1,4). Les disciples ont écouté ce que le Seigneur leur avait dit et l’ont mis en pratique. Ils sont restés à Jérusalem. Et nous, écoutons nous la parole du Seigneur qui est proclamée chaque jour, chaque dimanche  surtout lorsqu’il nous dit d’aimer notre prochain comme nous-mêmes ? Lorsqu’il nous parle à travers les dix commandements ? Vivons-nous de cette parole ou bien nous l’écoutons comme les chants d’oiseaux, agréables à l’oreille lorsque tu es à la proximité de leurs chants. Une fois éloigné de cet endroit, on oublie toute la symphonie de leurs chants. A supposé que les disciples n’aient pas écouté la parole du Seigneur ; au lieu de rester à Jérusalem s’ils se disaient : le maître traîne ! Allons en Judée ou en Macédoine. Bénéficieraient-ils encore des fruits de cette promesse ? Difficile de le dire. 3. la troisième attitude est celle de la prière. Réunis dans la maison, les disciples ayant appris à prier de leur maître, étaient certes en prière dont l’écho monte sans détour vers Dieu pour nous obtenir les grâces multiples. Sommes-nous des hommes et des femmes de prière ? Oui chers frères et sœurs en Christ, si les disciples s’étaient réunis par peur des juifs. Aujourd’hui le monde entier vit une situation de peur inédite. Nous sommes dans la peur, non pas des juifs mais de Covid-19. Nous nous sommes retirés dans nos maisons. Quelle est notre attitude dans nos maisons ? Une attitude de supplication pour demander un défenseur, une solution efficace contre cette pandémie ou bien nous sommes toujours indifférents ? Avons-nous réellement le temps de nous réunir en famille pour prier et toucher le cœur de Dieu ? Et si cette pandémie fut une felix culpa pour nous donner de comprendre que nos familles ne sont pas seulement des espaces humains sans prix nobel mais surtout des églises domestiques ? 

En ce jour de pentecôte, demandons les trois grâces particulières, celle de l’unité, de l’écoute de la parole de Dieu et du goût de la prière.

Le Seigneur soit avec vous ! 
✍🏾 Père KIYE M. Vincent, MaAfr

Aumônier paroissial des jeunes
Paroisse de Dyou/Diocèse de Sikasso-Mali
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L'hebdomadaire de l'aumônerie des jeunes de la Paroisse de Dyou n°69, à l’occasion de la solennité de la Sainte Trinité 2020: Rendez-vous avec les amis de Dieu.
Première lecture (Exode 34 4–6, 8–9) ; Deuxième lecture (2 Co 13, 11-13) ; Evangile (Jn 3, 16-18)
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse point. » (Jn 3, 16-18)
Bien-aimés dans le Seigneur,
Recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse Catholique de Dyou/Kadiolo dans le diocèse de Sikasso au mali.
C’est toujours avec une conscience du devoir et un zèle apostolique que nous nous donnons la peine de vous proposer des commentaires des textes bibliques pour votre méditation.
Ceci dit, en ce jour où l’Eglise célèbre la solennité de la Sainte Trinité nous nous proposons quelques  questions pour aider à approfondir le sens liturgique de cette solennité et en dégager les implications pastorales pour nourrir la foi du peuple de Dieu. Nous voulons surtout appréhender l’exigence de cette pour notre vie de foi et ce que nous pouvons en dire à partir des textes bibliques.
En effet, lorsque nous recourons aux textes liturgiques de ce dimanche de la Sainte Trinité 2020, les couleurs de cette solennité apparaissent sans trop d’efforts à nos yeux. Nous y lisons à grand traits, la profondeur et la puissance de l’amour de Dieu pour le monde, lequel amour prend le visage humain dans le Fils Unique, expression de l’amour du Père qui à son tour priera le Père en faveur des hommes pour l’envoi du défenseur, le Saint Esprit consolateur. La relation interpersonnelle qui unit ces trois personnes rend solide la vie du peuple qui devient une offrande agréable à Dieu par la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint. Trois moments retiennent notre attention dans les lectures de ce dimanche, mettant en relief, la problématique trinitaire.
1. L’amour créateur d’un Dieu soucieux du destin de son peuple : La première lecture tirée du livre de l’Exode, nous présente l’image d’un Dieu Amour préoccupé par la vie sans fin de son peuple, mettant des garde-fous pour le protéger par l’entremise de Moïse. Cette proximité de Dieu avec Moïse et son souci de lui communiquer ses paroles de vie à son peuple est une expression d’un amour indéfectible. Dieu ordonne à Moïse de tailler deux tables en pierre sur lesquelles il écrirait ses paroles (de la vie et de vie pleine). Moïse se leva de bon matin et gravit le mont Sinaï selon l’ordre de Yahvé ; il avait en main les deux tables de pierre. C’est alors que Yahvé descendra au milieu de la nuée et se tiendra près de lui. Voyant combien Dieu se révèle amour pour ce peuple à la nuque raide, Moïse se prosterna devant le Seigneur et le supplia en faveur de tout le peuple en disant : “Mon Seigneur ! Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, que Mon Seigneur accepte de marcher au milieu de nous. Nous sommes un peuple à la nuque raide, mais tu pardonneras notre faute, notre péché et tu feras de nous ton héritage.” (Ex 34, 8-9). La proximité de Dieu avec Moïse et son souci de lui communiquer ses paroles de vie pour son peuple est une expression d’un amour non négligeable, rendu manifeste par le don de deux tables de pierre.
2. L’amour Créateur prend le visage humain en Jésus-Christ : Si dans l’ancien Testament avec le livre de l’Exode, Dieu a communiqué sa volonté salvifique à son peuple par Moïse, l’expression parfaite de cet amour trouve son paroxysme dans le don du « Fils unique que Dieu fait au monde afin que quiconque croit en lui, ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » (Jn 3,16). L’amour paternel manifeste par la parole de vie que Dieu communique à son peuple par l’entremise de Moïse à travers les deux tables en pierre comme nous venons de l’entendre dans la première lecture, prend ici la forme humaine du Fils Unique envoyé dans le monde.
Oui chers frères et sœurs,
La reprise de Saint Jean dans l’évangile est révélatrice de sens. “Dieu a envoyé le Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé grâce à lui.» Sachant que son heure de quitter ce monde à son Père avait sonné, ce Fils consubstantiel au Père, cet amour Créateur communiqué au Fils se révèle ici soucieux du destin des hommes afin qu’aucun de ceux que le Père lui a confiés ne se perde. Il prie le Père d’envoyer un défenseur pour ceux pour qui il avait été envoyé dans le monde, afin que ce défenseur reste à jamais aux côtés de ses hommes. L’amour Créateur prend enfin le visage de l’Esprit Consolateur, du défenseur pour demeurer auprès des hommes à jamais. Ainsi donc, le concept de Trinité s’inscrit dans une dynamique de la profondeur et de la puissance de l’amour Créateur de Dieu ; et par une opération transcendantale, prend un visage trinitaire  du Père, du Fils et du Saint-Esprit, entretenant mutuellement une relation de parfaite entente de toute éternité. Cette relation devient source d’inspiration pour le Chrétien dans sa marche vers du salut.
3. Imiter le modèle trinitaire, une vraie religion : Conscient de la richesse trinitaire, véritable modèle pour la vie en Dieu, Saint Paul dans la deuxième lecture invite et encourage les chrétiens à se réjouir et à faire des efforts pour imiter cet exemple trinitaire combien agréable à Dieu lorsqu’il dit : « frères, réjouissez-vous, faites des progrès, ayez bon courage, mettez-vous d’accord, vivez en paix, et le Dieu de l’amour et de la paix sera avec vous.» (2 Co 13, 11-13). Telles sont les valeurs qui caractérisent les personnes trinitaires dans leur relation mutuelle. Pour ce faire, Saint Paul conclura une fois de plus, son adresse aux chrétiens de Corinthe par une formule trinitaire qui leur rappelle la mouvance divine de ces trois personnes, en disant : Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous. Ainsi donc, tout effort que nous faisons pour vivre en paix avec notre prochain devient révélateur d’un esprit trinitaire et source de grâce.
En cette solennité de la saint Trinité, demandons la grâce de l’amour mutuel, de la cohésion entre les hommes et de l’unité comme réponde à l’exigence de la Trinité.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏾 Père KIYE Mizumi Vincent, Mafr
Aumônier paroissial des jeunes
Paroisse de Dyou/Diocèse de Sikasso-Mali
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Whatsapp : (+223) 72 65 74 82

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Kiye2019
L’hebdomadaire de l’aumônerie des jeunes de la paroisse de Dyou : Rendez-vous avec les amis de Dieu, n°66 du 17/05/2020: 6eme semaine de Pâques A
 
« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, de mon côté, je demanderai au Père de vous donner un autre Protecteur qui sera pour toujours avec vous. » (Jean 14 15–21)
Chers frères et sœurs en Christ,
Recevez nos salutations fraternelles depuis la paroisse Catholique de Dyou/ Kadiolo dans le diocèse de Sikasso au mali.
Soyez bénis de partout où vous nous lisez.
Comme chaque semaine, nous voici pour ce rendez-vous hebdomadaire au cours duquel nous nous engageons de vous proposer des pistes de méditations sur les réseaux sociaux pour nourrir la foi des enfants de Dieu à travers le monde. Aujourd’hui, nous voulons méditer sur l’exigence de l’amour que nous devons avoir pour le Christ et ses conséquences pratiques.  Mais où est ce Jésus que je dois aimer? E bain, il est bien présent dans mon prochain que je dois approcher par le respect ou la pratique des commandements de Dieu.
Il n’est certes pas rare que nous entendions autour de nous les gens dire « j’aime Jésus-Christ ». Nous n’avons aucune prérogative pour émettre quelle que objection qu’elle soit au regard de leurs affirmations. Toutefois, force est de savoir que l’amour authentique du Christ Jésus est perceptible par la pratique de ses commandements. Car, de même que lorsque nous aimons quelqu’un nous nous investissons à agir de manière à lui plaire, de même aussi notre amour pour Dieu ou pour Jésus-Christ doit être justifiable par la mise en pratique de ses commandements, expression de sa volonté.
Revenant sur l’évangile du jour, nous lisons à travers les lignes combien Jésus  exalte une fois de plus, l’amour au rang de sacrement par excellence. Et nous le définit indirectement comme une force qui pousse à l’action ou à l’engagement. D’où le sens du conditionnel qu’il emploie en disant : Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Oui bien-aimés dans le Christ,
L’expérience de l’amour n’est un totem pour personne. Nous avons tous certes, déjà fait l’expérience de l’amour à un moment donné de notre vie, tant en famille que dans la société en général. Nous nous sommes sentis aimés ou avons éprouvé de l’affection exponentielle pour une tierce personne. L’homme normal vit d’amour, de son premier à son dernier souffle. Lorsqu’il est aimé, il se sent protégé, en confiance et accepté. Ainsi comblé, il donne le meilleur de lui-même. Lorsqu’il est aimé et aime les autres, il éprouve un sentiment d’appartenance à un circuit de vie et trouve un sens à son existence et au don de soi. Car l’amour ne peut rester enfermé en son cœur ; il imprègne tout son être et donne sens à sa vie.
Il est une évidence que tout homme veut être aimé et se sentir aimé. Car l’amour produit aisance et rassure. L’amour qu’on porte en soi pousse à l’engagement de sorte que lorsque deux personnes s’aiment réellement et surtout lorsque cela est possible entre un jeune homme et une jeune fille, ils se sentent portés l’un dans l’autre. Ils peuvent même passer des nuits blanches en train de causer, se sentant motivés par une force mystérieuse qui empêche le sommeil et dispose l’esprit à s’écouter mutuellement avec une grande attention. Cette force mystérieuse motive toute l’énergie de la personne à tel point qu’elle se sent habitée par la présence invisible de l’autre. C’est bien de l’amour qu’il s’agit. Il rend possible l’impossible, réduit les distances, rend l’autre mystérieusement présent à notre imagination. Si une telle force nous habite envers les mortels, combien plus devrait-elle nous habiter envers Dieu ?
Oui chers frères et sœurs en Christ, Si l’amour que nous avons envers une tierce personne se manifeste par des actes tangibles de sorte que nous cherchons toujours à faire ce que l’autre aime, porter la tunique, la chaussure, la perruque, faire une tresse ou une coupe de cheveux que l’autre aime voir, l’amour qu’on a pour Dieu mérite plus que tout cela. Il atteint son paroxysme dans la mise en pratique de ses commandements, matérialisés par la pratique de la charité évangélique, par le respect de la vie (toute vie comprise), dans l’engagement  pour la justice, la réconciliation des peuples et pour la paix. Matérialisés également dans l’engagement pour l’annonce de la Bonne Nouvelle comme le firent les apôtres, mais aussi et surtout dans le combat pour défendre l’espérance que nous avons en la vie éternelle, peu importe les aléas de la vie. Et les conséquences d’un tel amour pour Dieu peuvent prendre plusieurs formes, toutes cependant éclairées par la lumière de la foi. C’est de cela que Jésus nous parle dans l’évangile de ce 6ème dimanche de pâques lorsqu’il dit que « si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ». il devient le leitmotiv qui pousse à garder ses commandements.
Comment pouvons-nous prétendre dire que nous aimons Jésus alors que nous sommes assis sur le socle du mensonge, de la rancœur, de l’infidélité, les tueries ? Comment pouvons-nous dire que nous aimons Jésus lorsque la jalousie, la haine ont élu domicile en nous? Lorsque nous sommes pleins de cupidité, de rivalité etc. Tout cela sont en horreur devant le Christ. Aimer Jésus c’est, s’éloigner de toutes ces antivaleurs et être témoin des valeurs du Royaume de justice, de paix, de vérité, etc. Quiconque écarte de ses vues ces antivaleurs plaît à Dieu et recevra en retour le don par excellence que Jésus nous promet lorsqu’il dit qu’il demandera au Père de nous donner un autre Protecteur qui sera pour toujours avec nous.
Puisse Dieu nous donner la force et l’intelligence de l’aimer de tout notre cœur et par-dessus tout, en gardant ses commandements. Amen.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏾 Père KIYE M. Vincent, Mafr
Aumônier paroissial des jeunes
Paroisse de Dyou/Diocèse de Sikasso-Mali
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L'hebdomadaire de l’aumônerie des Jeunes de la Paroisse de Dyou/Kadiolo n°67 : Rendez-vous du Père UFOYURU Bosco avec les Jeunes du 25/05/2020.
Le don et rôle principal de l’Esprit Saint dans la vie chrétienne : Catéchèse Biblique.
« Avez-vous reçu l’Esprit Saint quand vous êtes devenus croyants ? » (Actes 19 :2a). 
Le troisième voyage missionnaire du grand disciple, saint Paul, à Ephèse, aurait été coïncidé avec la présence de plusieurs sectes qui naissaient et qui parleraient de, et surtout, qui baptiseraient au nom de Jésus Christ. 
 Pour rappel, aujourd’hui, la ville d’Ephèse (en Turquie) est en effet célèbre pour le rôle qu’elle joua dans l’expansion du christianisme. Deux grands conciles d’y tinrent en 431 et 449.  Ephèse devint avec l’avènement du christianisme l’un des principaux diocèses de l’Asie Mineur avec Jérusalem et Antioche.
En effet, c’est dans cette ville d’Ephèse (qui est aujourd’hui en ruine) que saint Paul, le missionnaire par excellence, procèdera à revérifier si tous les baptisés au nom du Christ Ressuscité, y compris les disciples du Christ, ont eu le don de l’Esprit Saint. A sa surprise, et très honnêtement, ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint » (Actes 19 :2b). Mais alors, qui seraient ces disciples qui n’auraient même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint ? 
La Sainte Ecriture nous rappelle que, ce sont des gens qui ont reçu le baptême de Jean le Baptiste ; le baptême de conversion, de repentance (cf. Actes 19 :3b). Bien sûr, ils ont reçu un baptême, mais qu’est-ce qui leur manquait ? D’un côté, on dirait qu’une chose seulement leur manquait : l’imposition des mains : (Actes 19 :6). De l’autre côté, il leur manquait un baptême purement et caractéristiquement Trinitaire. Car en envoyant ses disciples au monde entier, le Christ Ressuscité dit à ses disciples : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint » (Mt 28 :19).
« et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint eux, et ils se mirent à parler en langues et prophétiser » (Actes 19 :6b). Par l’imposition des mains, les disciples ont obtenu les sept dons de l’Esprit Saint qui n’existerait pas en eux que saint Paul vienne leur compléter cette démarche progressive à la suite du Christ Ressuscité. En fait, c’est une démarche adulte de la Foi en Jésus Christ et surtout, dans le témoignage de la charité. Par conséquent, le vrai et la vraie disciple du Christ, est celui ou celle qui a reçu le don de l’Esprit Saint (par imposition des mains), et principalement lors du troisième sacrement de l’Initiation Chrétienne : La Confirmation.
Comme nous vivons dans notre l’Eglise Mère, principalement et canoniquement, ce n’est que par l’imposition des mains de l’Évêque que tout baptisé obtienne la grâce de sept dons l’Esprit Saint : la Sagesse, l’Intelligence, la Science, la Force, le Conseil, la Piété et la Crainte. Eh bien, chacun de ces sept dons de l’Esprit Saint, nous aide à vivre pleinement notre Foi en Dieu et en Jésus Christ. Explorons un peu chacun d’eux :
« La sagesse : elle fait goûter la présence de Dieu, dans un plus grand compagnonnage avec lui, et un plus grand dynamisme missionnaire. C’est le don contemplatif par excellence.
L’intelligence : elle aide à entrer dans le mystère de Dieu, à comprendre de l’intérieur la foi, les Écritures, à distinguer l’erreur de la vérité. Par ce don, chaque chrétien peut devenir un authentique théologien.
La science : elle permet de reconnaître Dieu à l’œuvre dans la nature et dans l’histoire, de recevoir le monde comme un don de Dieu. Elle donne le sens de la précarité de l’univers.
La force : elle donne la persévérance dans l’épreuve, le courage du témoignage. Elle soutient les martyrs mais aide aussi au quotidien à accomplir son devoir d’état et à vivre le combat spirituel. C’est l’héroïsme de la petitesse.
 Le conseil : c’est le don du discernement spirituel. Il ajuste ce qu’il convient de faire ou d’éviter, de dire ou de taire. Il dispose à voir clair en soi et dans les autres. 
 La piété : elle fait entrer dans l’expérience de la paternité de Dieu, de sa proximité, de sa tendresse. Elle nous donne la confiance de l’enfant. Elle nous rend proche aussi des autres. 
La crainte : ce n’est pas la peur de Dieu mais le sens de sa grandeur. La conscience de l’infinie distance entre le Tout-Autre et nous, ses créatures. Ce don suscite une attitude d’humilité et d’émerveillement. »
Seigneur, nous t’en prions : que descende sur nous la force de l’Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie ! Amen !
Le Seigneur soit avec vous!
Père UFOYURU Bosco, M.Afr.
 Vicaire à la Paroisse de Dyou/Kadiolo. Diocèse de Sikaso.
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Musique et Génération Consciente du 21 mai 2020

Aicha Koné.
Aicha Koné. © beninwebtv.com

Du lundi au jeudi, les auditeurs leaders prennent la parole sur des sujets de leur choix.La séquence consacrée aux initiatives des Clubs RFI avec, aujourd'hui, Koudzodzi Ayawovi Elvis, président du club RFI Togoville, au Togo.Les horaires à compter du 30 mars 2020 :16h10 TU (18h10 à Paris)20h10 TU sauf au Niger (22h10 à Paris)23h10 TU au Niger uniquement00h10 TU (02h10 à Paris)

Cliquez sur le nom de l'artiste pour en savoir plus, et sur les titres des chansons pour visionner leur clip :

Kollins feat Fanicko
Djika

Featurist feat Innoss'B
Hella hella

Elow'n X Yi Art
Moon

Birka
Delta

Lynnsha & Ludy
Stand up

Aïcha Koné
Boroyassa

The Notorious B.I.G.
Mo money, mo problems

2 Doigts
Corona stop

Secouba Bolomba
Bye bye Corona

Abz feat Daphné
Ooliyo

Butera Knowless
Nyigisha

 
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Hommage au P. Lelong, mafr. |GAIC

Numéro Spécial GaicNews

Nous venons de publier un numéro spécial de notre Newsletter entièrement consacré à un hommage au P. Michel LELONG, fondateur du GAIC et décédé le 10 avril dernier.

Un grand homme nous a quittés le vendredi 10 avril 2020.

Les limitations apportées aux rassemblements du fait de la pandémie nous ont contraints à reporter au jeudi 25 juin une cérémonie d’hommage, qui sera limitée aux membres du GAIC et qui aura lieu à la Grande mosquée de Massy (Essonne). De plus amples informations seront données sur le blog du GAIC dans les jours précédents. Un lien sera précisé, permettant de suivre le déroulement de cette cérémonie sur internet.

Hélène MILLET et Haydar DEMIRYUREKCoprésidents du GAIC

Ce numéro est à consulter en ligne et en PDF, et à diffuser sans modération.

Publié dans La Lettre, GAIC News

 
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Sous-catégories

Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)