Justice et Paix

" Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de ces peuples l'honneur, la liberté, la dignité. " (Cardinal Lavigerie, Conférence sur l'esclavage africain, Rome, église du Gesù)

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA JUSTICE T LA PAIX
S'EXPRIMENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

En vivant proches des pauvres, partageant leur vie.
Dans les lieux de fractures sociales où la dignité n'est pas respectée.
Dans les communautés de base où chaque personne est responsable et travaille pour le bien commun.
Dans les forums internationaux pour que les décisions prises ne laissent personne en marge.

Dans cette rubrique, nous aborderons différents engagements des Missionnaires d'Afrique, en particulier notre présence auprès des enfants de la rue à Ouagadougou et la défense du monde paysan.

 

Mgr Benjamin Ndiaye : «Devant les menaces djihadistes,
les journalistes doivent jouer un rôle de veille et d’alerte»
La Croix Africa

 

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui présidait le lancement des activités des journalistes et communicants catholiques à Dakar, samedi 7 décembre 2019, leur a demandé de jouer un rôle d’alerte devant les crises qui menacent l’existence humaine.

Face aux menaces djihadistes actuelles, Mgr Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar, invite les journalistes catholiques à jouer leur rôle d’alerte. « Les luttes djihadistes qui menacent notre sécurité, la paix et la vie des hommes dans la région du Sahel nous enjoignent de servir d’alerte pour éveiller les consciences, au nom de la vie donnée par Dieu », exhorte-t-il.

L’archevêque de Dakar soutient que les communicateurs catholiques doivent se demander « qui et quoi nous assiègent et nous menacent aujourd’hui comme on avait assiégé et menacé la sécurité de Jérusalem ». Mgr Ndiaye estime que les journalistes catholiques ont mission de décrypter et de lire non seulement la réalité sociale mais aussi la réalité ecclésiale dans nos églises, afin d’aider la société à s’améliorer.

Mettre l’homme debout

Mgr Benjamin Ndiaye demande aux journalistes de s’inspirer à ce propos de la manière dont communiquait Jésus en parcourant « ville et village, à travers une mobilité qui lui permettait d’être proche des gens ». À l’image de Jésus, « pris de miséricorde » pour les foules désemparées et abattues, comme des brebis égarées, les communicateurs catholiques ont été exhortés à avoir des paroles et attitudes « qui mettent l’homme debout ».

Lire la suite : Mgr Benjamin Ndiaye : « Devant les menaces djihadistes, les journalistes doivent jouer un rôle de veille et d’alerte » – La Croix Africa, Charles Senghor, 10.12.19.

 
Amnesty International France _ Indépendant grâce à vous, efficace avec vous !
Amnesty International vous souhaite une excellente année 2020
Bonjour,

L’année 2019 s’achève et nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli tous ensemble pour le respect des droits humains !

Je me joins aux équipes d’Amnesty International France pour vous souhaiter, à vous et à vos proches, une bonne santé, beaucoup de joie et de réussite pour cette nouvelle année.

Et je fais le vœu de remporter avec vous en 2020 de nouvelles victoires pour le respect de la liberté, la justice et la dignité humaine partout dans le monde.

Cécile Coudriou
Présidente d'Amnesty International France
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- Photo : © Reuters / Khaled Abdullah
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Burkina: des policiers poursuivis pour la mort de 11 personnes en garde à vue

Policiers burkinabè dans les rues de Ouagadougou, Burkina Faso (image d'illustration).
© Ahmed OUOBA / AFP

Le procureur annonce que neuf agents de police de l’unité anti-drogue seront poursuivis pour le décès des personnes gardées à vue. Le 15 juillet 2019, onze personnes gardées à vue dans une cellule de la police anti-drogue avaient été retrouvées mortes au lendemain de leur interpellation.

La directrice de la police judiciaire, le commandant de l'unité anti-drogue, et tous les agents de police liés à l’affaire avaient été relevé de leur fonction en attendant la fin de l’enquête.

Le procureur a retenu trois charges contre les neuf agents de police de l’unité anti-drogue. Ils seront poursuivis pour la mise en danger des prévenus, d’omission de porter secours à autrui et d’homicide involontaire.

Harouna Yoda affirme que l’analyse des différents rapports d’enquête a permis de relever suffisamment de charges pour soutenir ses poursuites. Mais la procédure pourrait prendre encore un peu temps, car il faudra designer une juridiction pour la suite de l’affaire. Il faut une procédure spéciale pour poursuivre les officiers de police judiciaire dans le cadre de l’exercice de leur fonction.

Mais, déjà pour les familles des victimes, c’est une première victoire. « C’est une très bonne nouvelle pour les familles » dit maitre Rodrigue Bayala, l’un de leurs avocats. Selon l’avocat, une fois la juridiction désignée, le dossier pourrait aller vite. « On a déjà des survivants, des témoins qui pourront expliquer ce qu’ils ont vu et entendu, et nous avons aussi tous les rapports d’enquête préliminaire », ajoute –il.

Francophonie : Louise Mushikiwabo fait le ménage à l’OIF

| Par Jeune Afrique
La Rwandaise Louise Mushikiwabo en Arménie, en octobre 2018.

Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis janvier 2019, Louise Mushikiwabo achève d’installer ses équipes.

Le 22 novembre, Louise Mushikiwabo a mis fin aux fonctions des derniers directeurs qu’avait nommés sa prédécesseuse Michaëlle Jean : Nita Deerpalsing (Programmation et Développement stratégique), Youma Fall (Langue française) et Nicodème Adzra (Administration et Finances). Alioune Koné, le responsable des ressources humaines, et Narjess Saidane, la représentante auprès de l’ONU à New York, ont également été remerciés. Un intérim a été mis en place dès le 25 novembre.

Le 9 décembre, Georges Nakseu Nguefang, directeur des affaires politiques de Michaëlle Jean, a été nommé représentant permanent de l’OIF auprès des Nations unies, à Genève. Il succède à Henri Monceau, promu directeur de la Francophonie économique et numérique. Enfin, Éric Adja, le directeur du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest, lui aussi nommé par Jean, a été limogé le 11 décembre « à la suite d’une procédure disciplinaire ».

Des députés veulent une enquête sur la gestion des biens publics
sous Abdel Aziz

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Des députés de l'opposition ont déposé une demande de création d'une commission d'enquête sur la gestion des biens publics sous la présidence d'Abdel Aziz (image d'illustration)
© STR / AFP

Des parlementaires de l’opposition mauritanienne réclament la mise en place d’une commission d’enquête sur la gestion des biens publics par le régime de l’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, de 2009 à 2019. La demande de création de cette commission porte la signature de tous les députés de l’opposition représentée au Parlement.

Les porteurs du projet ont organisé une conférence de presse jeudi au siège du Rassemblement des Forces démocratiques d’Ahmed Ould Dadah pour expliquer le bien-fondé de leur démarche.

Les parlementaires visent notamment, dans leur projet de commission d’enquête, la gestion par l’ancien régime des marchés publics, des ports, aéroports, mais aussi celle du trésor public. Idem pour des grosses entreprises, dont la société minière, la Snim.

Faire la lumière sur ces secteurs, pour situer les responsabilités et en tirer les conséquences, relève du domaine des priorités, selon Kadiata Malick députée de l’Union des forces de progrès.

« Nous avons estimé qu’il y avait une nécessité d’instituer une commission d’enquête parlementaire sur un certain nombre de domaines dans la gestion passée et nous pensons qu’il est de notre devoir de demander à ce qu’il y ait une enquête. Demande qui a été déposée au niveau du bureau de l’Assemblée et n’a pas encore connu de suite. »

Pour Mohamed Lemine Sidi Maouloud, un autre parlementaire, la démarche requiert même l’engagement des députés de la majorité. « Notre action doit aboutir. Nous n’accepterons aucune entrave. Nous agissons pour l’intérêt général. La lumière doit être faite sur la gestion de tous les dossiers. »

Interrogé sur le sujet, l’ancien président mauritanien a ironisé, citant un adage populaire selon lequel c'est celui qui engage une action qui en sera finalement la victime.