Justice et Paix

" Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de ces peuples l'honneur, la liberté, la dignité. " (Cardinal Lavigerie, Conférence sur l'esclavage africain, Rome, église du Gesù)

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA JUSTICE T LA PAIX
S'EXPRIMENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

En vivant proches des pauvres, partageant leur vie.
Dans les lieux de fractures sociales où la dignité n'est pas respectée.
Dans les communautés de base où chaque personne est responsable et travaille pour le bien commun.
Dans les forums internationaux pour que les décisions prises ne laissent personne en marge.

Dans cette rubrique, nous aborderons différents engagements des Missionnaires d'Afrique, en particulier notre présence auprès des enfants de la rue à Ouagadougou et la défense du monde paysan.

 

 
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Amnesty International France _ Indépendant grâce à vous, efficace avec vous !
Exigeons la transparence sur les ventes d'armes françaises


 
Vous en avez peut-être entendu parler dans les médias ou dans nos communications : Amnesty International France lance la campagne « Silence on arme ».

Cette campagne vise à dénoncer les graves manquements des autorités françaises en matière de transparence et de contrôle sur les ventes d’armes et le non-respect de leurs engagements internationaux.

La France cultive la plus grande opacité sur ses ventes d’armes. Ce manque de transparence est un obstacle majeur au contrôle d’un commerce dangereux et meurtrier. Il est à ce jour impossible de garantir que les transferts d’armes de la France ne nous rendent pas complices d’atrocités.

Pourtant la France a  ratifié le Traité international sur le commerce des armes (TCA) . Notre pays ne doit pas vendre d’armes s’il y a un risque majeur qu’elles puissent être utilisées pour commettre ou faciliter des atteintes aux droits humains et au droit international humanitaire, en particulier contre des civils. Nous devons faire pression sur la France pour qu’elle fasse toute la transparence et  exerce un meilleur contrôle sur le commerce de ses armes !  Pour cela, nous vous proposons de faire partie de la communauté « Silence, on arme ».  

En rejoignant cette communauté, vous recevrez régulièrement de l’information sur ce sujet qui fait l’actualité, des appels à actions, ainsi que des informations sur l'avancée de la campagne et les victoires obtenues. Vous plongerez également au cœur du travail d’Amnesty et des équipes qui mènent cette campagne.

JE REJOINS LA COMMUNAUTÉ
Si vous ne l’avez pas  déjà fait, vous pouvez dès maintenant réaliser une première action en signant nos pétitions pour exiger la transparence de la France sur ses ventes d’armes et pour demander la fin des ventes d’armes française à la coalition engagée au Yémen.

Je vous remercie de votre soutien et espère vous compter nombreuses et nombreux dans notre communauté.
 
 
Sarah Roussel,

Chargée de campagne
"Responsabilité des États et des entreprises"
pour Amnesty International France 

Guinée: violences en marge d’une mobilisation
contre la réforme constitutionnelle

Des forces de police anti-émeute s'apprêtent à disperser des manifestants de l'opposition guinéenne à Conakry, le 15 novembre dernier (image d'illustration).
© CELLOU BINANI / AFP

Les forces de sécurité guinéennes ont dispersé ce lundi plusieurs tentatives de rassemblements à Conakry. L'opposition et la société civile appelaient à la mobilisation contre la réforme de la Constitution qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Depuis l’aube, un impressionnant dispositif sécuritaire est déployé dans la capitale guinéenne. Au pont du 8-Novembre, il y a des canons à eau et plusieurs camions de police et de gendarmerie. Des pick-up et des militaires armés de la garde présidentielle bloquent l’accès au centre-ville, fouillent les voitures. Les principales artères de la capitale sont désertes.

Les boutiques sont elles en grande majorité restées fermées. Seul à Madina, le plus grand marché de la ville, quelques commerçants sont encore dans leurs magasins. D’une manière générale, la ville de Conakry est paralysée.

Affrontements en banlieue

Et s’il y a peu de monde dans le centre-ville, ce n’est pas le cas des quartiers périphériques. En banlieue, des échauffourées ont été signalées. Des jeunes ont tenté d’installer des barricades, mais rapidement les forces de l’ordre les ont délogés à coup de gaz lacrymogène. Et la tension semble plus forte en grande banlieue de Conakry. Des informations qui nous parviennent de source médicale, font état de « un mort ainsi que de deux blessés par balle », mais il n’y a pas encore de bilan officiel.

Les leaders de l’opposition comme Cellou Dalein Diallo ou encore Sidya Touré sont confinés à leurs domiciles. Et les principaux leaders du FNDC, qui avaient appelé à manifester, sont toujours en détention, ainsi qu’une dizaine de membres de l’UFR, la troisième force politique du pays.

L’accès des jeunes filles à l’école, un levier de développement économique et social

L’éducation et l’inégalité entre les sexes sont deux des 17 objectifs du développement durable promulgués par l’ONU en 2015. À ce jour, et plus particulièrement dans les pays en voie de développement, plus de 130 millions de jeunes filles de 6 à 17 ans n’ont pas accès à l’éducation du simple fait qu’elles sont des femmes. Pour enrayer ce fléau et agir efficacement la Fondation Raoul Follereau développe et soutient des projets favorisant l’accès à l’éducation des jeunes filles.

  • Communiqué publicitaire,
L’accès des jeunes filles à l’école, un levier de développement économique et social
© Irénée de Poulpiquet/Fondation Raoul Follereau
L’éducation pour toutes, un combat qui reste à gagner

Chaque jour, près de 33 000 jeunes adolescentes sont mariées de force, ce qui entraîne un arrêt de scolarité et une espérance de vie inférieure à 5 ans pour 50 % des enfants nés d’une mère illettrée. Pour la fondation Raoul Follereau, engagée auprès des exclus, il est donc essentiel de lutter contre ce fléau.

En 2018, 10 projets de centres de formations ont été financés par la Fondation Raoul Follereau pour un budget total de 100 000 euros. C’est dans ce cadre que le centre de « La Providence » créé en 2003, à Bouaké, en Côte d’Ivoire, accueille 186 jeunes filles, dont 72 sont en apprentissages.

« La providence » un parcours sociétal et économique

L’originalité du centre de « La Providence » est de proposer un parcours en trois temps. Celui-ci s’ouvre par une période de six mois à deux ans où les jeunes filles admises reçoivent des formations de bases : alphabétisation, activités manuelles et sportives, cuisine, ménage… Avec pour objectif de leur faire prendre conscience de leur dignité de Femme.

À l’issue de cette première étape, elles effectuent un stage d’orientation de trois mois pour choisir l’une des trois formations proposées ; tresse, coiffure ou couture, choix qui les conduit à quatre années d’apprentissage dans des centres partenaires. Quatre années qui s’achèvent avec la remise du matériel nécessaire au lancement de leur activité. « Une année de formation en couture pour une jeune fille ivoirienne revient à 75 € », précise Anne-Cécile Couette, responsable des projets d’éducation.

Construire un chemin d’avenir a des femmes qui en sont privées

Pour faire décroître ces inégalités face à l’éducation des jeunes filles, la Fondation Raoul Follereau lance une campagne de collecte de fonds et appelle à la générosité pour les aider dans leur combat. Apporter son soutien à cette cause, précise-t-on à la fondation Raoul Follereau, c’est s’associer à la nécessité de leur faire découvrir ce qu’est la dignité de la femme, la place qu’elle tient dans la société et son rôle dans le développement économique des pays en voie de développement. C’est pourquoi la fondation Raoul Follereau invite toutes les personnes de bonne volonté à les « aider à tracer un chemin d’avenir pour ces jeunes filles et les autres enfants privés d’éducation ».

L’Afrique subsaharienne s’enlise dans une croissance faible
et des inégalités persistantes

| Par

Guerres commerciales, incertitudes géopolitiques, baisse des prix des matières premières et ralentissement des réformes affaiblissent la croissance en Afrique subsaharienne, alerte la Banque mondiale.

Dans son rapport Africa’s Pulse qu’elle publie ce 9 octobre, la Banque mondiale dresse un tableau mitigé de la conjoncture subsaharienne. Certes, elle s’attend à une croissance de 2,6 % en 2019, contre 2,5 % en 2018, mais cette performance est inférieure de 0,2 point de pourcentage aux prévisions d’avril. Une accélération à 3,1 % serait possible en 2020, mais là encore en retrait de 0,2 point par rapport aux prévisions antérieures.

« Les économies africaines subissent, elles aussi, les contrecoups de la conjoncture internationale, ce qui se traduit par une croissance modérée dans l’ensemble de la région », indique Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Les guerres commerciales déclenchées par les États-Unis et le ralentissement du commerce international qui en résulte provoquent une baisse de la demande pour les matières premières – hormis pour les métaux précieux – et donc un recul de leurs prix, ce qui réduit les recettes d’exportation et le dynamisme économique.

Une croissance plombée par l’aléa politique

Ces incertitudes croissantes découragent les investissements en Afrique et l’afflux de capitaux étrangers ralentit.

La mollesse des économies nigériane (+2 % cette année et +2 ,1 % en 2020), sud-africaine (+0,8 % et +1 %) et angolaise (+0,3 % et +2,2 %) n’est pas vraiment compensée par le dynamisme des dix pays qui dépassent les 5 % de croissance : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Kenya, Rwanda, Sénégal, Tanzanie et Ouganda.

L’extrême pauvreté va devenir un phénomène presque exclusivement africain à l’horizon 2030

« La faiblesse de la croissance dans les pays d’Afrique est clairement corrélée à la faiblesse de gouvernance et les responsables publics et les citoyens doivent placer la transparence et l’efficacité des institutions au cœur de leurs priorités », poursuit M. Zeufack.

Insuffisante lutte contre la pauvreté

La montée des déficits budgétaires et commerciaux se traduit par un endettement croissant au point que le nombre des pays plus ou moins en difficulté de ce point de vue a presque doublé.

Le rapport accorde une grande place à la lutte contre la pauvreté en Afrique, qu’il juge insuffisante : « En 2015, quatre Africains sur dix, soit plus de 316 millions d’individus, survivaient avec moins de 1,90 dollar par jour », y est-il souligné. « Fautes d’initiatives d’envergure pour créer des débouchés économiques et atténuer les risques encourus par les pauvres, l’extrême pauvreté va devenir un phénomène presque exclusivement africain à l’horizon 2030 », peut-on encore y lire.

Le rapport note que les pauvres sont majoritairement ruraux (82 %) et jeunes (50 % ont moins de 15 ans).

Les inégalités entre les sexes pointées du doigt par la Banque mondiale

Pour lutter contre les causes de cette paupérisation, la Banque recommande de réduire la fécondité (5,1 enfants par femme en 2010-2015), d’accroître la productivité des cultures vivrières de base pour répondre à la demande en hausse des zones urbaines, d’inciter les pouvoirs publics à consacrer une part plus grande de leurs budgets aux moins favorisés et, surtout, de combattre les inégalités entre les sexes qui privent l’Afrique d’un atout de développement irremplaçable.

Les cheffes d’entreprise gagnent 34 % de moins que leurs homologues masculins

« L’Afrique subsaharienne est la seule région du monde à pouvoir se targuer d’avoir plus de femmes au profil entrepreneurial que d’hommes, sachant que les Africaines jouent un rôle clé dans l’agriculture sur le continent », note le rapport.

Mais les écarts de rémunération importants et persistants effacent cette singularité : les agricultrices produisent 33 % de moins par hectare que les agriculteurs et les cheffes d’entreprise gagnent 34 % de moins que leurs homologues masculins ».

Selon la Banque, l’autonomisation économique des femmes passent par l’emploi de six « leviers politiques » : un renforcement de leurs compétences, un meilleur accès aux financements, un plus grand respect de leurs droits fonciers, un accès plus facile au monde du travail, une modernisation des normes sociales qui entravent leurs perspectives professionnelles et une protection accrue des adolescentes.

Face à Éric Zemmour, les musulmans de France
demandent le soutien des autres religions

Les faits

La violente charge d’Eric Zemmour contre les immigrés et l’islam, samedi 28 septembre à la Convention de la droite, n’en finit pas de susciter des réactions.

Les représentants des musulmans de France reprochent à certains autres responsables religieux de ne pas leur avoir manifesté leur soutien, ou d’avoir « tardé » à le faire.

  • Mélinée Le Priol,
                                   Face à Éric Zemmour, les musulmans de France demandent le soutien des autres religions
https://img.aws.la-croix.com/2019/10/08/1201052844/representants-musulmans-France-demandaient-expressement-autres-responsables-religieux-denoncer-propos-abjects-dEric-Zemmour_0_729_486.jpg
Les représentants des musulmans de France demandaient expressément aux autres responsables religieux de « dénoncer les propos abjects d’Éric Zemmour « . SAMEER AL-DOUMY/AF

« Dans des moments pareils, nous comptons nos amis. » C’est par ces mots que l’avocat Chems-eddine Hafiz, vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a remercié sur Twitter le père Vincent Feroldi d’avoir publiquement dénoncé, jeudi 3 octobre, sur Radio Orient, les propos tenus cinq jours plus tôt par Éric Zemmour à la Convention de la droite.

La réaction du père Vincent Feroldi, figure de l’Église de France et directeur du Service national pour les relations avec les musulmans, était en effet attendue de la part de ce représentant du CFCM, à l’initiative d’une pétition ayant déjà recueilli environ 2 350 signatures. Elle est intitulée « Non à la banalisation du discours raciste d’Eric Zemmour ».

Dénoncer des « propos abjects »

Le compte officiel du CFCM a également réagi sur Twitter à l’annonce du soutien du père Feroldi, le remerciant, tout en regrettant que celui-ci ait « quand même tardé ». D’autres représentants religieux en France, juifs et protestants, ont dans le même coup été rappelés à l’ordre : « Et à quand (les réactions) de @HaimKorsia @JoelMergui et @clavairoly ? »

Pourquoi lire La Croix ?

Dans leur pétition, ces représentants des musulmans de France demandaient expressément aux autres responsables religieux de « dénoncer les propos abjects d’Éric Zemmour et de soutenir les musulmans, citoyens à part entière désireux de vivre en harmonie, partageant un même destin. »

Ils demandaient également davantage de réactions de la part des responsables politiques, face à un homme qui ne doit selon eux pas être vu
comme un intellectuel, mais comme un « récidiviste notoire », qui a fait de la stigmatisation des musulmans « une ligne idéologique et politique ».