Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Le Groupe d'Amitié Islamo Chrétienne a un site internet très bien organisé, et vous pouvez vous rendre sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous :

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Ramadan : le Saint-Siège encourage “l’amitié
entre musulmans et chrétiens” – ZENIT – Francais

 
L'Imam Al-Tayeb accueille le pape François © Vatican Media

L’Imam Al-Tayeb accueille le pape François © Vatican Media

Ramadan : le Saint-Siège encourage « l’amitié entre musulmans et chrétiens »

Message de vœux du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux

« Chrétiens et musulmans: promouvoir la fraternité humaine » : c’est le thème du message du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, adressé aux musulmans pour le mois du Ramadan, inauguré le 5 mai 2019.

Dans ce texte rendu public le 10 mai, le dicastère encourage « l’amitié entre musulmans et chrétiens » : « Je souhaite, écrit le secrétaire, que le geste et le message de la fraternité trouvent un écho dans le cœur de tous ceux qui occupent des postes d’autorité dans les domaines de la vie sociale et civile de toute la famille humaine, qu’ils nous conduisent tous à mettre en pratique non seulement une attitude de tolérance, mais un vivre ensemble vrai et paisible. »

« Nous, musulmans et chrétiens, sommes appelés à nous ouvrir aux autres, à les connaître et à les reconnaître en tant que frères et sœurs », affirme encore Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot: « Nous pouvons ainsi cultiver dans nos familles et nos institutions politiques, civiles et religieuses, un nouveau mode de vie où la violence est rejetée, la personne humaine respectée. »

Et de plaider pour « la liberté de conscience, de pensée, d’expression et de religion » : « Pour respecter la diversité, le dialogue doit chercher à promouvoir le droit de toute personne à la vie, à l’intégrité physique et aux libertés fondamentales telles que la liberté de conscience, de pensée, d’expression et de religion. Cela inclut la liberté de vivre selon ses convictions tant dans la sphère privée que publique. Ainsi, chrétiens et musulmans – en tant que frères et sœurs – peuvent œuvrer ensemble pour le bien commun. »

AK

Chrétiens et musulmans: promouvoir la fraternité humaine

Chères frères et sœurs musulmans,

Le mois de Ramadan, consacré au jeûne, à la prière et à l’aumône, est également celui d’un affermissement des liens spirituels que nous partageons dans l’amitié entre musulmans et chrétiens. Je suis donc heureux de saisir cette occasion pour vous souhaiter une célébration du Ramadan aussi féconde que paisible.

Nos religions nous invitent à « rester enracinés dans les valeurs de la paix; à défendre les valeurs de compréhension mutuelle, de fraternité humaine et de coexistence harmonieuse; rétablir la sagesse, la justice et l’amour»(cf. Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble, Abou Dhabi, 4 février 2019).

Nous, musulmans et chrétiens, sommes appelés à nous ouvrir aux autres, à les connaître et à les reconnaître en tant que frères et sœurs. De cette manière, nous pouvons abattre des murs élevés par la peur et l’ignorance et chercher ensemble à construire des ponts d’amitié qui sont fondamentaux pour le bien de l’humanité tout entière. Nous pouvons ainsi cultiver dans nos familles et nos institutions politiques, civiles et religieuses, un nouveau mode de vie où la violence est rejetée, la personne humaine respectée.

Ceci doit donc nous encourager à continuer de faire progresser la culture du dialogue en tant que moyen de coopération et comme méthode d’approfondissement de notre connaissance mutuelle. Dans ce contexte, le pape François a souligné, lors de sa visite au Caire, trois principes fondamentaux pour la poursuite du dialogue et de la connaissance entre personnes et groupes de différentes religions: «le devoir de l’identité, le courage de l’altérité et la sincérité des intentions» (Discours aux participants à la Conférence internationale pour la paix, Centre de conférences d’Al-Azhar, 28 avril 2017).

Pour respecter la diversité, le dialogue doit chercher à promouvoir le droit de toute personne à la vie, à l’intégrité physique et aux libertés fondamentales telles que la liberté de conscience, de pensée, d’expression et de religion. Cela inclut la liberté de vivre selon ses convictions tant dans la sphère privée que publique. Ainsi, chrétiens et musulmans – en tant que frères et sœurs – peuvent œuvrer ensemble pour le bien commun.

Je souhaite que le geste et le message de la fraternité trouvent un écho dans le cœur de tous ceux qui occupent des postes d’autorité dans les domaines de la vie sociale et civile de toute la famille humaine, qu’ils nous conduisent tous à mettre en pratique non seulement une attitude de tolérance, mais un vivre ensemble vrai et paisible.

Avec mes salutations fraternelles et sincères, l’estime renouvelée pour notre amitié, je vous adresse, au nom du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, mes vœux les meilleurs pour un mois de Ramadan fructueux et un joyeux ‘Id al-Fitr.

Du Vatican, 29 mars 2019

+ Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, M.C.C.J.

Secrétaire

Source : Ramadan : le Saint-Siège encourage “l’amitié entre musulmans et chrétiens” – ZENIT – Francais, 29.03.19.

El Kalima: Newsletter du 6 mai 2019

Bon mois de jeûne, de prière, de réflexion, de retour sur soi, de générosité et de communion à tous nos frères et sœurs musulman.e.s!

Dossier thématique “40 ans d’El Kalima”

 Notre dossier tant attendu sur les 40 ans du centre El Kalima (32 pages) est disponible au tarif de 9 euros (+ PAF). Commande à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 02 5118217

Cartes de vœux et calendriers

Le centre El Kalima met à votre disposition des cartes de vœux pour la fin du ramadan (0,60 euros pièce) ainsi que des calendriers des fêtes juives, chrétiennes et musulmanes (de septembre 2019 à septembre 2020) au tarif de 3,50 euros pièce.

Infos et commandes: info-elkalima.be – 025118217

Ecologie et spiritualité – Conférence

SOIREE 5/5 islamo-chrétienne du mardi 14 mai 19h30 à 22h…

Présentation du Séjour des Oliviers Interreligieux des Familles à Banneux du 9 au 14 juillet.

Adresse : El Kalima, Rue du Midi 69, 1000 Bruxelles
Infos et inscriptions: regisclose-hotmail.com
 
16 mai 20h00: Les enjeux contemporains du développement durable et la nécessité d’une transition écologique pacifique

Ramadan 1440 H (2019)
6 mai 2019

Quiconque parmi vous verra poindre le croissant, jeûnera tout le mois
(Coran, 2-La Vache-185)

Cette obligation du jeûne est une des expressions majeures de la foi du musulman. Celui qui jeûne prend distance par rapport aux biens de consommation dont l'utilisation semble aller de soi. Il traduit ainsi dans le vécu sa conviction de ne pas les avoir en sa possession, mais qu'ils lui sont donnés. Il souligne qu'il y a une autre dimension dans la vie de l'homme que celle des besoins primaires. Le jeûne fait apparaître la relativité foncière de l'homme par rapport à Dieu et l'obligation qui en découle de rendre grâce.

Durant tout le mois de Ramadân, le musulman ne mange ni ne boit de l'aube au coucher du soleil. Le rythme de travail est ralenti et l'ordre du jour est profondément bousculé. Toute la famille se rassemble au moment du coucher du soleil pour la rupture du jeûne et on sort une partie de la nuit.

Il est évident qu'on peut très difficilement soutenir un tel rythme en Belgique. La société ne lui offrant guère de soutien pour cette pratique, le musulman va chercher un appui dans les réunions de famille et au niveau du quartier pour une "animation des nuits de Ramadân"

La meilleure charité est celle accomplie pendant Ramadan. (Recueil de Tirmidy)

Durant ce mois, le musulman verse la dîme de solidarité (Zakât), un pourcentage de ce qu'on possède. Cette "aumône légale" est un pilier de l'islam.

Comment établir la date du 1er jour du mois de Ramadan ?

Ramadan s'annonce par l'un des faits suivants :

1 - Quand le nombre de jours du mois de Chaabane, précédant Ramadan atteint 30 jours. Le 31ème est sans contredit le 1er Ramadan.
2 - Quand le croissant est visible la veille du 30 Chaabane, c'est le début de Ramadan et il faut jeûner.

Une certaine incertitude, d'après les régions, concernant les dates exactes, subsiste donc. Elle souligne la relativité des certitudes humaines.

Le 10Août 2013, suivant le pays, les musulmans du monde entrent dans le mois de Ramadan, où ils font mémoire de la révélation du Coran (cf Coran 2,185), lequel est relu de bout en bout dans les prières des soirées de Ramadan,dans les mosquées. En France, cela concerne quelques cinq millions de musulmans

Les croyants musulmans observent durant cette période un jeûne rigoureux. En raison de la saison, les journées de jeûne seront plus ou moins longues. Les horaires de prières sont diffusés sur internet, dans les mosquées ou les boucheries halal.

Le Ramadan, neuvième mois de l’année lunaire, commémore la révélation du Coran . Le jeûne durant ce mois (siyam) constitue l’un des cinq piliers de l’islam —des obligations à respecter pour toute personne musulmane pubère et saine d’esprit— qui comportent également la profession de foi (chahada), les cinq prières quotidiennes (salaat), l’aumône (zakat) et le pèlerinage à La Mecque (hajj).

Le jeûne débute "lorsque se distingue le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit" et dure jusqu’au coucher du soleil. Il faut s’abstenir de manger, boire, fumer et avoir des relations sexuelles. Mais le croyant doit également se purifier, contenir ses passions et ses désirs et faire preuve d’une fraternité et d’une charité accrues.

Des exemptions de jeûne sont prévues, notamment pour des personnes malades ou en état d’impureté (menstruation, par exemple) et ces jours doivent être rattrapés durant l’année.

Chaque jour, le jeûne est rompu par des dattes sinon de l’eau. Le repas de rupture du jeûne (ftor) permet de se retrouver en famille ou avec des amis, autour de plats comme la traditionnelle soupe épaisse (harira). En fin de nuit, un autre repas (souhour) permet de se restaurer avant l’aube.

Les dix derniers jours du Ramadan revêtent une importance particulière, notamment la 27e nuit (Nuit du Destin , Leilat al-Qadr) qui commémore la première révélation reçue par le prophète Mahomet.

La fin de ce temps est marquée par l’l’Aïd el-Séghir (La Petite Fête) dite aussi Aïd el-Fitr (Fête de la rupture du Jeûne).

(extrait du site du Diocèse de Lyon)

Essayons de comprendre l'autre, différent dans l'expression de sa foi et, par notre sympathie, facilitons lui cette manifestation essentielle de sa foi. Unir notre action de grâce à la prière d'autres croyants serait un signe que nous sommes tous fils d'un même Dieu.

Voir aussi
Fin du Ramadan Fête de l'Aïd El Fitr
La lune, le calendrier et les fêtes Musulmanes
* L'ISLAM et ses COURANTS (du groupe rencontre Belgique)
* Au sujet du Le FOULARD islamique (du groupe rencontre Belgique)
*
31 Décembre
2006 Fête du Sacrifice : Aïd al Adha ou Aïd el Kébir

La liberté religieuse analysée à l’aune des défis contemporains | Vatican News

Avec l’approbation du Pape François, la Commission Théologique Internationale a rendu public ce 26 avril un document intitulé “La Liberté religieuse pour le bien de tous. Approche théologique des défis contemporains”. On y rappelle que la liberté religieuse ne doit pas favoriser une hégémonie ou des privilèges, mais le bien de tous. Une analyse du martyre chrétien est également proposée.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Ce document de 37 pages constitue avant tout une mise à jour de la déclaration conciliaire Dignitatis humanae sur la liberté religieuse, publiée en 1965 «dans un contexte historique significativement différent du contexte actuel». Il s’agit aussi d’analyser comment la liberté religieuse peut articuler de façon juste, dans les domaines anthropologique et politique, la dimension personnelle et la dimension communautaire.

Diverses questions d’actualité sont abordées, telles que le droit des personnes et des communautés à la liberté religieuse, le lien existant entre l’État et la liberté religieuse, la contribution de celle-ci à la coexistence entre les peuples et à la paix, ainsi que son rôle dans la mission de l’Église. On y trouve des éléments de réflexion et de discernement, et plusieurs mises en garde. … Lire la suite de la présentation du document publié en italien: La liberté religieuse analysée à l’aune des défis contemporains – Vatican News, Adelaide Patrignani, 26.04.19