Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

En Côte d’Ivoire, un atelier sur le leadership féminin et le vivre-ensemble
pour les jeunes |La Croix Africa

À l’initiative des religieux assomptionnistes d’Afrique de l’Ouest, un atelier de l’Intégration Africaine (Atia), réunira à Abidjan du 31 juillet au 4 août, des jeunes en provenance du continent africain et de la diaspora.

Conférences de haut niveau, tables rondes, rencontres de personnalités africaines meubleront les cinq jours de travaux.

La 8e édition des ateliers de l’intégration africaine proposés par le Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) aura lieu du 31 juillet au 4 août au Centre de Recherche et d’Action pour la Paix – Institut de la Dignité et des Droits Humains (Cerap-Iddh) à Abidjan.

Le RJIA a été mis en place par les religieux assomptionnistes en Afrique de l’Ouest qui organisent à l’intention des jeunes, depuis une dizaine d’années, des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A).

Les ateliers d’Abidjan verront la participation de jeunes de différentes religions en provenance du Sénégal, Burkina Faso, Togo, Mali, Cameroun et de la France. Ils échangeront entre eux et avec des personnes-ressources autour du thème : « Leadership féminin et enjeux du vivre-ensemble ».

Afrique plurielle

Pascal Sagadou, le coordinateur général du RJIA, estime que c’est de la responsabilité de la génération actuelle de relever les défis de la prise en compte de la femme dans la construction de notre monde. « Il est très important que la jeunesse africaine sache qu’elle doit être prête à faire les choses autrement, et se rende compte que c’est ensemble, femmes et hommes, que nous serons capables de construire un monde où il fait bon vivre, explique-t-il. L’humanité a pendant longtemps marché à cloche pied, il est temps d’aborder les choses avec plus de rationalité »…Lire la suite: En Côte d’Ivoire, un atelier sur le leadership féminin et le vivre-ensemble pour les jeunes – La Croix Africa, Guy Aimé Éblotié, 23.07.19.

Des musulmans saluent la déclaration sur la fraternité | La Croix

 

Analyse

Sunnites, chiites comme soufis, une vingtaine de responsables musulmans du monde entier saluent, dans un texte commun, le Document sur la fraternité humaine signé le 4 février à Abu Dhabi par le pape François et le grand imam Ahmed Al Tayeb.

Ils expriment leur espoir que ce texte constitue un « point de départ (autant qu’un point de non-retour) ».

« Un événement sans précédent, sur le plan institutionnel, dans l’histoire des relations entre chrétiens et musulmans. » Dans un texte d’une quinzaine de pages intitulé La Fraternité pour la connaissance et la coopération, 22 intellectuels et responsables musulmans saluent le Document sur la fraternité humaine signé le 4 février à Abu Dhabi par le pape François et par cheikh Ahmed Al Tayeb, grand imam de la mosquée Al-Azhar.

Un dialogue interreligieux « vital »

À leurs yeux, ce texte commun, rendu public lors de la visite du pape François aux Émirats arabes unis, est le signe qu’« une nouvelle phase est en train de s’ouvrir », orientée « vers la reconnaissance de la légitimité et de la diversité providentielles des Révélations, des théologies, des religions, des langages et des communautés religieuses », écrivent-ils.

« Les diversités ne sont plus envisagées comme un appel à la conquête ou au prosélytisme, ou un prétexte pour une simple tolérance de façade, mais bien plutôt comme une opportunité pour exercer et mettre en pratique la fraternité qui est”une vocation contenue dans le plan de Dieu pour la création”. » Par conséquent, le dialogue interreligieux, qui était déjà « recommandé par le Coran » selon eux, apparaît même « vital » aujourd’hui.

Entre croyants, la fraternité comme horizon commun

Six mois après sa publication, les réactions publiques à la déclaration du pape et du grand imam étaient encore peu nombreuses. Côté catholique, le texte vient d’être publié aux Éditions Salvator (1), assorti des commentaires de Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran, et du père Henri de la Hougue, ancien directeur de l’Institut de sciences et théologie des religions de l’Institut catholique de Paris. Quant au Service national des relations avec les musulmans de la Conférence des évêques, il lui consacre le prochain numéro de sa revue, en le complétant par des « analyses et un guide de lecture ».

L’initiative de Yahya Pallavicini

Côté musulman, le grand imam avait demandé que la déclaration soit lue à tous les étudiants de l’Université Al-Azhar, pendant leurs cours de religion musulmane. Mais ce commentaire officiel et argumenté est une première. L’initiative en revient à un musulman soufi italien, Yahya Pallavicini, président de la Communauté religieuse islamique italienne (Coreis) et de l’Institut des hautes études islamiques en France, et à un petit groupe d’autres responsables musulmans, déjà signataires de la Lettre des 138 intellectuels musulmans au pape Benoît XVI ou de la Déclaration de Marrakech sur les minorités religieuses.… Lire la suite: Des musulmans saluent la déclaration sur la fraternité, Anne-Bénédicte Hoffner, La Croix, 17.07.19.

Quatre articles pris sur le site des Missionnaires d'Afrique à Rome,
et que nous devons à notre confrère Andreas Göpfert

 

Pour avoir accès à ces articles, cliquez sur les liens ci-dessous :

 

Article 1 : https://mafrome.org/atelier-sur-le-dialogue-ecumenique-un-appel-pour-un-engagement-prophetique/

 

Article 2 : https://mafrome.org/atelier-sur-le-dialogue-oecumenique-un-appel-pour-un-engagement-prophetique-2e-partie/

 

Article 3 : https://mafrome.org/atelier-sur-le-dialogue-oecumenique-un-appel-pour-un-engagement-prophetique-3e-partie/

 

Article 4 : https://mafrome.org/atelier-sur-le-dialogue-oecumenique-un-appel-pour-un-engagement-prophetique-4e-partie/

Lutter contre la manipulation politique du religieux | Vatican News

 

À l’occasion du lancement à Rome de la revue “Persécutions des Chrétiens”, le 15 juillet, Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, a dénoncé les persécutions religieuses commises en toute impunité, résultats d’une manipulation politique du religieux.

Les persécutions des chrétiens augmentent dans le monde, c’était le triste constat de l’ONG Portes Ouvertes, publié en janvier dernier. Plus de 245 millions de chrétiens sont persécutés sur la planète, soit un fidèle sur neuf. Conscient de cette effrayante réalité, à l’occasion du lancement à Rome de la revue Persécution des chrétiens, Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, a pris la parole et a dénoncé une situation qui empire.

Les persécutions religieuses sont commises partout et en toute impunité. Tel est le constat de Mgr Camilleri. En effet, selon un rapport commandé par le gouvernement britannique en mai dernier, dans certaines régions, les persécutions des chrétiens «sont proches du génocide».

Mais le Vatican veut parler des persécutions pour les personnes de toutes les religions, et insiste sur la nécessité de coexistence pacifique. Et là, a détaillé Mgr Camilleri, les responsables religieux ont un rôle à jouer, à l’image du Document sur la fraternité humaine signé le 4 février dernier à Abou Dabi par le Pape François et le Grand Imam d’Al Azhar.

Les États sont également responsables 

 

Les persécutions sont les conséquences tragiques d’une manipulation politique du religieux, a expliqué Mgr Camilleri, une manipulation politique qui n’est pas l’apanage des groupes extrémistes. Les États doivent également se demander dans quelles mesures ils défendent la liberté de religion sur leur territoire… Et «combien d’États condamnent des tels actes mais continuent de collaborer financièrement ou militairement» avec des entités qui violent les libertés religieuses ?, a questionné le prélat maltais.

Il a également alerté sur la résurgence du nationalisme qui dans certains pays, combiné avec une affirmation forte de leur identité religieuse, peuvent facilement mener au fondamentalisme. Les personnes qui n’appartiennent pas à la majorité ethnique ou religieuse peuvent souffrir de discrimination, mais également de marginalisation et persécution.

Maintenir les communautés chrétiennes est essentiel, a conclu Mgr Camilleri, car, surtout dans les régions où elles sont en minorité, «elles prouvent que la coexistence pacifique est possible entre les religions, dès lors que la dignité de chacun est respecté».

Source : Lutter contre la manipulation politique du religieux – Vatican News, 16.07.19.

Droit de ne pas porter le voile? | Books

 

Si Books a choisi de consacrer son centième numéro à la pensée critique, c’est parce qu’elle semble aujourd’hui mise à mal. En témoigne Nasrin Sotoudeh, une avocate iranienne actuellement emprisonnée à Téhéran pour avoir osé défendre le droit de ne pas porter le foulard islamique. Dans le numéro 100, nous publierons la lettre qu’elle a écrite en prison et adressée au barreau de Paris. En voici un extrait :

« Vous connaissez les motifs de mon accusation. Il s’agit de la défense des droits des jeunes femmes de l’avenue Enghelab qui contestaient le port obligatoire du voile et qui ont manifesté leur contestation par des moyens pacifiques et ouverts. Après mon arrestation, mon mari et un ami ont aussi été arrêtés pour avoir distribué des badges indiquant « Je conteste le voile obligatoire » et chacun d’eux a été condamné à 6 ans de prison. De mon côté, j’ai été condamnée à 148 coups de fouet et 38 ans et demi d’emprisonnement, dont 12 ans d’emprisonnement pour la défense des jeunes femmes de l’avenue Enghelab. […] J’aimerais profiter de cette occasion pour dire que, parfois, certains de mes compatriotes profitent de leur liberté de parole pour dire que, dans le contexte actuel, la question de la liberté de se vêtir n’est pas le sujet le plus important à aborder. Toutefois, tout en respectant leur avis et en les soutenant dans l’exercice de leurs droits et en respectant leur humanité, je souhaite leur dire que la liberté de se vêtir pour les femmes fait partie des libertés fondamentales et que le développement de la démocratie dans la société est conditionné au développement des droits des femmes. Tant que ce droit de se vêtir librement n’est pas assuré, les autres droits ne seront pas respectés ».
Pour en savoir davantage sur le contenu du numéro 100 de Books, rendez-vous sur la plateforme KissKissBankBank.

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