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En famille, mars 2006 ÉditorialChers parents et amis de la Famille Lavigerie,
C'est avec joie que je vous écris ce petit mot au début du carême chrétien qui commence dans quelques jours. Avant tout, je rends grâce à Dieu pour vous tous de la Famille Lavigerie, pour l'appui spirituel et matériel à tous les Missionnaires d'Afrique du Burkina et d'ailleurs : que l'Esprit du Seigneur Jésus nous aide à progresser sur le chemin de l'Amour de Dieu et de nos frères et sœurs. Dans quelques jours, nous entrons en carême, ces 40 jours durant lesquels nous faisons dans nos vies une plus grande place au partage, à la prière, et au jeûne. Le carême chrétien est un temps fort de conversion intérieure, de purification et de lutte, un temps pour revenir au Seigneur de tout cœur.
Le mot clé qui revient chaque jour : « Convertissez-vous, abandonnez le mauvais chemin, renoncez au mal et au péché. » Jésus nous rappellera avec force et insistance que l'important ce ne sont pas les actes extérieurs ; ce qui compte pour Dieu, c'est le cœur avec lequel nous prenons une décision pour aimer ou trahir, pour pardonner ou pour tuer ; c'est du cœur de l'homme que sortent les pensées mauvaises ; c'est le cœur de l'homme qui est malade. « Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau et mets en nous, Seigneur, un Esprit nouveau » pour que ce temps de préparation à Pâques ; renouvelle notre vie.
Alors, chers amis, qu'est-ce que la conversion ? C'est un changement de direction, de mentalité, tout en reconnaissant qu'on était dans une orientation qui aboutit à une impasse.
La conversion a plusieurs aspects : d'abord, elle est intérieure, car c'est le cœur de l'homme qui est en jeu. Ensuite, elle est toujours actuelle, car elle ne se réalise pas en une seule fois dans la vie, mais suppose un chemin long, patient et jamais achevé. Enfin elle est discrète, ni bruyante, ni spectaculaire, parce qu'elle se vit dans le silence et au quotidien.
Enfin, le prophète Isaïe nous rappelle l'esprit dans lequel chacun de nous doit vivre ce temps de préparation pour Pâques. Lisez Isaïe 52, 1 à 12 : partager son pain avec l'affamé, ouvrir sa maison aux pauvres, ne pas se dérober au frère qui compte sur toi... : voilà ce que ton Seigneur attend de toi pendant ce carême chrétien.
Pour conclure, je vous invite à faire vôtre cette prière anonyme du quinzième siècle pendant ce temps de préparation pour Pâques 2006 : « Le Christ n'a pas de mains, Il n'a que nos mains pour faire son travail d'aujourd'hui ; le Christ n'a pas de pieds, Il n'a que nos pieds pour conduire les hommes sur son chemin ; le Christ n'a pas de lèvres, Il n'a que nos lèvres pour parler de Lui aux hommes ; le Christ n'a pas d'aides, Il n'a que notre aide pour mettre les hommes de son coté. » Nous sommes la seule Bible que le public lit encore. Nous sommes le dernier message de Dieu, écrit en actes et en paroles.
A chacun, je souhaite un bon carême. Ne manquons pas cette chance de renouveau spirituel et de redécouverte du bonheur que nous avons d'être chrétiens. Père Emmanuel Ngona, Assistant Provincial La Société des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) au Premier Janvier 2006 Au 1er octobre 1872, dans le registre des Serments de la Société, Félix Charmetant est le n° 1. Le dernier inscrit, le 18 décembre 2005, est Sylvain Yaméogo, originaire de Koudougou, avec le n° 6139.
Le premier janvier 2006, la Société de Missionnaires d'Afrique, fondée à Alger par le Cardinal Lavigerie en 1868, comptait 1679 membres : Pères et Frères : 1275, originaires de 11 pays d'Europe, 247 originaires d'Amérique du Nord, 10 originaires d'Amérique Centrale et du Sud, 2 venant d'Australie, 7 venant d'Asie (Philippine et Inde) et 158 Africains venant de 17 pays (Algérie, Burkina-Faso, Burundi, RD Congo, Côte-d'Ivoire, Ghana, Kenya, Malawi, Mali, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda et Zambie).
Pour l'année universitaire 2005-2006, 354 jeunes se préparent à devenir Missionnaires d'Afrique : 184 étudiants en philosophie, 48 novices, 63 stagiaires, et 59 étudiants en théologie. Ils viennent :
- d'Europe : 19 (1 Espagnol, 18 Polonais) - d'Amérique Centrale et du Sud : 12 (3 Brésiliens, 9 Mexicains) - d'Asie : 29 (8 Philippins, 21 Indiens), - et d'Afrique : 294 originaires de 15 pays (52 Congolais, 39 Zambiens, 33 Burkinabé, 27 Ougandais, 25 Tanzaniens, 21 Burundais, 18 Malawites, 15 Éthiopiens, 14 Nigérians, 12 Ghanéens, 12 Kenyans, 11 Rwandais, 7 Maliens, 5 Togolais et 1 Africain du Sud). Paroles du Fondateur : « La Société de Missionnaires d'Afrique est appelée à recevoir dans son sein des novices appartenant à toutes les nations catholiques. Il faut qu'on puisse dire d'elle avec vérité ce que disait l'apôtre Paul de l'Église primitive, qu'il n'y a plus, une fois entré dans ses rangs, ni Grecs ni Hébreux... Car vous êtes tous UN dans le Christ Jésus. » (Règlement du noviciat. Lavigerie 1885)
« Mon ambition est que, en parlant de notre petite Société, qui est, par son origine, la plus humble et la dernière venue des Sociétés d'apostolat, on dise d'elle du moins qu'elle est catholique par excellence » (Lavigerie 1890). Ils nous écrivent...Du Mozambique, PREMIERE RENCONTRE DES ASPIRANTS MISSIONNAIRES D'AFRIQUE, les 26 et 27 novembre 2005, au Centre de Nazaré de Beira.
Après 60 ans de présence des Missionnaires d'Afrique au Mozambique, le secteur du Mozambique a jugé bon de lancer l'animation et la promotion vocationnelle pour des candidats Missionnaires d'Afrique.
C'est dans cette optique que s'est organisée les 26 et 27 novembre 2005, au Centre de Nazaré de Beira, la première rencontre des jeunes qui se sentent appelés à suivre le Christ selon l'esprit du Cardinal Lavigerie. La date avait été choisie pour correspondre avec la commémoration de la mort du Cardinal.
18 jeunes, provenant de paroisses et de diocèses différents, ont participé à cette première rencontre. Responsable de l'animation missionnaire au niveau du secteur, j'ai animé les différentes sessions de la rencontre, aidé par deux stagiaires, Jean de Dieu Bukaru et François Ukama Bithum.
Deux confrères Missionnaires d'Afrique sont originaires du Mozambique : Dom Francisco Silota, évêque de Chimoio et Angelo Quim Hum Lee, animateur missionnaire au Brésil. À l'époque, avant d'entrer dans la Société, les deux ont dû aller étudier la philo au grand séminaire de Kachebere, au Malawi.
Il est clair qu'aujourd'hui l'Église mozambicaine est pleinement adulte et prête à envoyer aussi des missionnaires vers d'autres pays. Nous venons de lancer nos filets. Espérons que cet appel vocationnel et l'accompagnement qui suivra auprès des candidats intéressés produira de bons fruits pour la Société et pour l'Afrique. Nous espérons que d'autres jeunes Mozambicains viendront bientôt s'ajouter à ces 18 jeunes qui ont participé à la première rencontre.
Timothée Bationo Du Malawi,
Juste après Noël, je suis parti au Mozambique pour la réunion des jeunes confrères. Au retour le 19, plusieurs dossiers nous attendaient, étant donné que nous étions tous absents de la paroisse. Merci pour le bulletin « En famille ». Il répond bien à son objectif qui est d'établir un lien de famille entre les missionnaires originaires de la même province. Le bulletin diocésain « Alléluia » est lui aussi une vraie source d'information pour moi en ce sens qu'il me permet de rester en contact avec le diocèse de Bobo-Dioulasso et de voir son évolution.
Rien ne s'améliore ici à propos de la situation alimentaire. Tout semble aller de mal en pis avec la période de soudure. Le maïs devient un vrai luxe sur le marché et la communauté internationale tarde à réagir. Une fois de plus, garder les malawiens dans vos prières. Nous faisons de même de notre côté. Michel Sanou D'Algérie Que dire de ma vie ici au Sahara ? Où commencer ? J'ai rejoins ma communauté le 12 septembre 2005. Juste deux semaines pour voir les lieux et déposer mes bagages et me revoici sur les routes. Quand on circule dans notre diocèse du Sahara, on comprend encore mieux le chant ''Tu es le Dieu des grands espaces et des larges horizons''. J'ai commencé mes cours d'arabe le 1er octobre 2005 et actuellement, je suis aux 2/3 des leçons.
Le tout début était très ennuyeux. J'étais là, seulement là. Maintenant que je commence à me faire des amis et des connaissances, ma présence prend une autre tournure. Ça fait plaisir aussi bien à mes interlocuteurs qu'à moi-même de pouvoir comprendre plus ou moins ce qu'on me dit et de pouvoir balbutier quelques mots pour dire mes pensées en arabe.
Mes confrères sont d'une aide précieuse dans toutes mes découvertes et mon insertion dans ma nouvelle culture : visite des familles, visite des environs, visite des administrations de la ville... Et moi qui me faisais tant de mauvais sang pour ma présence ici ! Beaucoup de gens pensent, et je le pensais aussi, que l'Algérie n'est qu'un pays où le terrorisme, l'intolérance et l'intégrisme sont maîtres et règnent sans partage. C'est ce que les médias nous montrent et nous présentent très souvent. Ce n'est pas que cela !
Je vous raconte un peu ce que des amis ont fait pour notre communauté à Noël : Pour la décoration de notre chapelle, que nous utilisons comme église paroissiale, nous avons reçu des roses toutes fraîches. Un autre nous a apporté un sapin de Noël tout vivant, racines comprises, pour que nous puissions le planter après les fêtes. Un autre nous a fait parvenir une dinde de sept kilos pour le repas de Noël. Et combien nous ont apporté des gâteaux, combien nous ont passé des coups de fils pour nous souhaiter la bonne fête ! Comme quoi l'amour sans frontière se vit partout où des personnes de bonne volonté se rencontrent. Et comment ne pas se souvenir de ce chant en anglais qui dit « De grandes choses arrivent quand Dieu est avec nous ».
Guy Sawadogo De Kigali au Rwanda : L'année 2005 a été pour moi une année riche en expériences diverses : l'apprentissage du kinyarwanda, la langue nationale, a occupé une grande partie de mon temps. Ce serait prétentieux de ma part de dire que je la maîtrise après seulement une année de présence au Rwanda. Néanmoins, je suis maintenant en mesure de comprendre les gens quand ils parlent et eux aussi me comprennent lorsque je m'exprime, en dépit des fautes ou des expressions maladroites. Ce qui est une grande consolation pour moi.
Cette expérience d'apprentissage du kinyarwanda m'a appris ce que sont l'humilité et la patience. Les gens ont aussi fait preuve d'une grande patience pour m'apprendre leur langue, en me répétant les mots, en corrigeant mes fautes de prononciation et d'intonation. Nul besoin de dire que, dernière cette expérience d'apprentissage de la langue, je découvrais la culture et l'histoire du Rwanda dans toute sa complexité. D'avril à octobre, j'étais dans une paroisse située en milieu rural, au nord du pays. Cela m'a permis de connaître, en plus de la ville, la campagne rwandaise avec tous ses problèmes d'enclavement, de mauvaises routes, de manque d'infrastructures de santé, d'éducation, etc.
Depuis le mois d'octobre, je suis dans la paroisse St-Pierre de Cyahafi, dans un quartier populaire et pauvre de Kigali. C'est là que je serai désormais. C'est une paroisse fondée il y a à peu près deux ans. En dehors du vieux bâtiment qui nous sert d'église, il n'y a aucune autre structure. Notre communauté missionnaire, composée de 4 prêtres et d'un stagiaire, est située sur une colline à 1 km de l'église. Nous devons faire des va-et-vient plusieurs fois par jour pour descendre à l'église et remonter chez nous. C'est un exercice « intéressant » pour moi qui viens d'un pays plat.
Nous avons commencé à faire une quête auprès de nos paroissiens en vue de construire une église plus grande avec éventuellement des salles polyvalentes que nous utiliserons pour différentes activités. Nous ne savons pas si ce projet verra le jour car les autorités municipales nous ont refusé le permis de bâtir. Elles estiment que le terrain ne convient pas pour bâtir quoi que ce soit. Nous sommes en train d'étudier d'autres possibilités pour acquérir un autre terrain, mais ce n'est pas facile avec le problème de surpopulation que connaît le pays.
En plus des activités ordinaires d'une paroisse telles que les messes, la préparation aux sacrements, l'écoute, les visites à domicile, et j'en passe, j'organise pour et avec les jeunes diverses activités qui, au fond, sont des occasions de rencontre, d'écoute, de formation et d'information, de jeux, de détente et de partage d'expériences. Aujourd'hui, les jeunes d'Afrique sont confrontés à de nombreux défis tels le manque de formation, le chômage, le sida, la pauvreté et, chez beaucoup, le manque de perspective d'avenir.
Les jeunes Rwandais ne sont pas en marge de tous ces problèmes. Pire encore, ces derniers doivent aussi faire face aux conséquences du génocide. En effet, au moment de la tragédie de 1994 et des autres atrocités commises entre 1994 et 1998, les jeunes, qui ont aujourd'hui entre 15 et 30 ans, avaient entre 4 et 19 ans durant cette sombre période. Cela signifie qu'ils étaient suffisamment intelligents pour voir les adultes franchir allègrement les frontières entre le bien et le mal, entre l'humain et l'inhumain, entre le permis et le défendu, entre la raison et la folie humaine. Ils ont été témoins du massacre de proches et d'inconnus, d'abus sexuels à grande échelle, de parents abandonnant, mais sans le vouloir, leurs progénitures.
Beaucoup de jeunes ont fait l'expérience de l'exil dans les camps de réfugiés. Certains sont devenus « chefs de familles » du jour au lendemain et ce, malgré eux, soit par ce que les parents sont morts, soit par ce qu'ils sont en prison. Quelle image ces jeunes ont-ils des adultes ? Quelle confiance ont-ils encore en eux-mêmes et dans les autres ? Ce sont là des questions qui ne peuvent manquer d'être posées pour peu qu'on s'intéresse à la jeunesse rwandaise.
Sur un autre plan, ce qui préoccupe tout le monde présentement, ce sont les « Gacaca ». Traditionnellement, les « Gacaca » étaient des réunions familiales qui avaient pour but de juger les litiges et autres problèmes au sein de la famille. Aujourd'hui, cette façon traditionnelle de rendre justice a été étendue à l'échelle nationale pour juger les crimes de génocide. Ce sont donc des tribunaux populaires dirigés par des citoyens ordinaires appelés « inyangamugayo », c'est-à-dire « personnes intègres », qui ont été formés sur le tas pour l'occasion. Les Gacaca se déroulent en plusieurs phases. La première phase a consisté à former les « juges » et à sensibiliser la population. Ensuite a eu lieu la phase de la collecte d'informations sur la nature des crimes commis et l'identité des présumés coupables. Cette phase est entrain de s'achever, mais a rencontré pas mal de problèmes. La troisième étape portera sur le jugement des personnes accusées qu'on estime à environ 500 000 personnes.
Tout cela suscite angoisse et crainte, et l'issue de ces tribunaux populaires sera déterminante pour l'avenir du pays. Le chemin tant souhaité de l'unité et la réconciliation reste encore long.
Continuez de prier pour le Rwanda et la mission au Rwanda. Union de pensées et de prières. Olivier Tienana SOMA Les premiers pas d'un petit Missionnaire d'Afrique Je viens d'être ordonné diacre et de faire mon engagement dans la Société des Missionnaires d'Afrique.
Ça prend neuf mois, sauf cas d'anomalie, pour former un bébé, et ça aura pris neuf ans pour me faire Missionnaire d'Afrique. Je loue et bénis le Dieu Trinitaire qui me fait cette grâce, malgré mon indignité. J'imagine que certains diront : « Neuf ans ! Pour faire un Missionnaire d'Afrique... Hé bien, mon Dieu, que c'est long ! » Je voudrais vous assurer qu'en réalité, lorsqu'on est centré sur un idéal qui seul peut donner sens et bonheur à notre vie, on ne voit pas le temps passer.
Cette année académique qui tire à sa fin est un ouf de soulagement, jusqu'à nouvel ordre - ordre auquel je suis d'ailleurs disponible et ouvert, quoique je ne sois pas le plus apte aux hautes études. J'aime bien la lettre de Georges JACQUES, l'un des assistants du Supérieur général, qui a reçu nos serments missionnaires à Toulouse. Elle dit au no 4 « Votre formation permanente commencera le jour où vous quitterez Toulouse. » Cette lettre me rappelle que je dois « continuer à apprendre. »
Mon engagement officiel dans la Société des Missionnaires d'Afrique et mon diaconat, comme je l'ai insinué par le symbole des neuf mois, est désormais, pour moi, à la fois une Naissance et une mort à soi pour vivre du Christ. C'est une nouvelle transformation de mon être. Elle ne fait que commencer et vous qui m'entourez de près ou de loin, vous êtes aussi acteurs de ma transformation humaine et spirituelle. Dieu se sert de vous : alors, merci de m'aider.
* Je parle de naissance, parce que je sens que je suis comme ce nouveau-né dans la famille des Missionnaires d'Afrique et dans l'ordre des serviteurs de l'Église, selon l'étymologie et le vrai sens du mot diacre (diakonos). C'est dans l'esprit de ces deux grands ensembles, centrés sur la vie du Christ, que je définis désormais ma liberté. En effet, ma prière profonde est de pouvoir dire quotidiennement cette phrase de Jésus en Jn 4, 34 : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre.»
* Mourir à soi pour vivre du Christ, pour moi, c'est de pouvoir dépasser mon ego, m'abandonner au Christ, mon Seigneur et Frère modèle, afin qu'il puisse se servir de moi comme un vrai serviteur partout où je serai nommé par la Société des Missionnaires d'Afrique.
Depuis deux mois, nous exerçons notre service de diacres ici, à Toulouse. Je suis nommé à la paroisse des Minimes et c'est là que j'apprends à me tenir devant un grand public. A part ce service dominical, j'exerce mon activité pastorale au Secours Catholique. Là, il s'agit de rencontrer et de vivre quelques heures avec les Sans Domicile Fixe (SDF). La vie dans la rue ou sous un pont en hiver, la difficulté à se trouver des papiers administratifs, du travail ou une place dans un foyer afin de dormir au chaud : tels sont les thèmes de nos causeries. Les écouter me fait prendre conscience de mon impuissance et cela m'aide à être plus proche de ces personnes en difficulté et à prier pour elles.
Nous avons commencé le dernier semestre et déjà nous comptons les mois. Notre communauté de 8 membres fait une expérience exceptionnelle cette année. Nous sommes ni une maison de formation, comme à Nairobi et Abidjan, avec au moins 20 candidats, ni une communauté dite satellite. Nous faisons simplement la transition entre ce que Toulouse était comme maison de formation et sa fermeture définitive. J'ai eu la chance de faire partie de la promotion qui a ouvert la Maison Lavigerie de Ouagadougou en septembre 1997, et je fais l'expérience de la fermeture de la Fraternité Lavigerie, 14 Rue Vélane à Toulouse.
Pour finir, je salue tout le personnel de En Famille qui nous permet de nous exprimer et d'avoir des nouvelles variées, et je salue également tous les lecteurs et sympathisants de ce journal. Vive En famille ! Restons en communion de prière.
Magloire BAMALI Du noviciat des Pères Blancs à SamanganJe vais vous parler du noviciat de Samangan en peu de mots, sans vendre la mèche et sans être exhaustif.
« Plus que des paroles, la prière est faite de silence... Écoute Dieu au fond de toi-même : il a tant de choses à te dire. » « Car le silence nous rend à nous-même et à Dieu. » Voilà ce que c'est le noviciat, rien d'autre ! Le reste est secondaire. Le noviciat de Samangan est un monde, un univers très riche et dynamique. Trois points résument notre vie ici : l'organisation de la vie communautaire, la vie de prière et la vie apostolique.
La communauté est composée de quatre équipes réparties dans quatre pavillons : Dupont, Moto-moto, Papillon et Zoungrana. Attention ! Moto-moto n'est pas une Honda, Papillon n'est pas un insecte : ce sont des noms de confrères Pères Blancs. La chapelle est au centre des pavillons. L'entretien du noviciat est assuré par les équipes. Les services à rendre sont au nombre de 20. Le jardin est riche en légumes ; à l'élevage, on trouve des lapins, des canards, des dindons, des oies. Les visiteurs aiment bien explorer cet endroit !
Au noviciat, il y a beaucoup de temps de silence. Les lundi, même les oiseaux arrêtent de chanter ! C'est le jour de grand silence. C'est pendant le silence que nous rencontrons le Seigneur dans la prière par le biais des Exercices de saint Ignace. Nous avons aussi des moments de prière partagée, l'Eucharistie célébrée en équipe ou avec toute la communauté. Pour nos frères du Premier cycle, je signale qu'il y a moins de temps libres au noviciat qu'au premier cycle. Saint Ignace ne s'amuse pas ! Les dimanches sont consacrés à la vie apostolique. Nous allons auprès des sidéens, des séropositifs, des personnes âgées, des malades à l'hôpital.
Je termine en vous faisant part de la grande réalisation de l'année : la confection d'une belle et grande statue de Notre-Dame d'Afrique réalisée par un artiste hors pair, le Père Staff.
Puisse, en ce temps de Carême, le Seigneur nous donner un regard digne des fils du Royaume par l'intercession de Marie, sa mère, Notre-Dame d'Afrique. KOUSSE Kizito Grande nouvelle pour les internautes !
C'est maintenant une réalité : vous pouvez aller consulter le site des Missionnaires d'Afrique de l'Ouest sur Internet. Jacques Poirier en est le « web master ». Vous y trouverez des articles sur le Burkina Faso, le Mali, et plus tard sur le Ghana, le Nigeria, le Niger, la Côte d'Ivoire, la Mauritanie, etc. Nous mettons les numéros de En famille sur ce site. Il y a aussi des rubriques sur Justice et Paix, le dialogue interreligieux, les enfants de la rue, le monde musulman, etc.
Vous pouvez vous inscrire et inscrire vos amis à une lettre d'information que nous vous enverrons régulièrement pour annoncer les nouveaux articles. C'est simple : il n'y a qu'à remplir le petit formulaire que vous trouvez à droite de l'écran.
Nous vous invitons à donner l'adresse du site à tous vos correspondants qui la donneront à leur tour à tous leurs amis.
L'adresse : www.mafrwestafrica.net . Écrivez-nous pour nous donner vos commentaires.
Fête à Korhogo (C.I.) La paroisse Notre-Dame de l'Assomption fêtait ses 25 ans d'existence à la fin du mois de janvier, à la fin d'une année de préparation jubilaire. Plusieurs Pères des premiers jours, dont Théo Caerts, Albert Schrenk, Jacques Poirier, Jozef De Bekker, sont retournés sur les lieux pour célébrer avec les paroissiens, quelque 1 700 baptisés, et autant de catéchumènes. Les Pères Innocent Maganya, Victor Gonzalez, Gonzalo Martin et le stagiaire, Alex Manda, continuent l'œuvre missionnaire de leurs aînés. 
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