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Site Lavigerie des Missionnaires d'Afrique (Soeurs Blanches et Pères Blancs belges) |
BANDIAGARA LA PAROISSE AUX 190 BARRAGES |
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La paroisse se situe à 73 km à l'est de Mopti. Elle a comme centre la ville de Bandiagara, 12.000 habitants (Dogons, Peuls et Toucouleurs).
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Bandiagara abrite les différents services administratifs du pays Dogon. Cette grosse bourgade qui tire son nom d'un grand plat (un clin d'oeil à sa légendaire hospitalité) abrite les ruines des palais des rois Toucouleur (en cours de restauration). Les Toucouleur ont en effet élu domicile à Bandiagara après la conquête du Macina par El Hadj Omar Tall (1863). C'est pourquoi, même si la ville est située en plein plateau Dogon, l'architecture y est plus de style Toucouleur que Dogon. D'ailleurs, la langue principale de la ville est le peul.
Comme architecture moderne mais qui s'inspire de l'habitat Dogon, on peut signaler, sur la route de Sangha, le très beau centre de recherche en médecine traditionnelle. L'origine des Dogons qui peuplent principalement la paroisse reste mystérieuse. Beaucoup de spécialistes pensent qu'ils sont d'origine Mandé et qu'ils auraient migré à partir du XIVe siècle par vagues successives. Sur place, ils trouvent un peuple troglodyte, les tellem, aujourd'hui disparu. Dans la langue, ce sont "ceux qu'on a trouvé là" ! |
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Trois Missionnaires d'Afrique ont en charge la paroisse fondée en 1954 :
Ils sont aidés par une communauté des "Soeurs de l'Ange Gardien" et par 86 catéchistes/animateurs qui desservent 53 lieux de culte pour 6.555 baptisés. Ces communautés sont nées du dévouement des Pères Blancs, des Sœurs, des catéchistes et animateurs qui ont sillonné, souvent à pieds, les sentiers des villages les plus isolés en portant dans leurs bagages la Bible et le marteau du maçon. Souvent ce sont eux qui ont donné aux gens le désir d'alléger le travail des femmes, le désir de construire des écoles, d'améliorer les routes, de creuser des puits, retenir l'eau dans les barrages et développer la culture des oignons. |
![]() Chaque communauté chrétienne trouve sa fierté à construire sa chapelle. Pour un chrétien Dogon une chapelle devient comme la maison de la grande famille, où tous retrouvent la source de leur origine et le sens de la vie. ![]() |
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Les premières chapelles ont été construites en pierres recouvertes de banco (terre séchée au soleil) ou de ciment. On dirait que les Dogons ont honte de leurs pierres : ils en voient à tous moments et partout ; les pierres des champs rendent la vie difficile aux jeunes pousses de mil... elles blessent facilement les pieds... alors c'est mieux de les cacher, de les oublier. Mais un jour ils découvrirent la beauté d'une école construite en pierres taillées ; ils proposèrent de construire ainsi les 20 chapelles à rénover parce que devenues trop petites et étouffantes. |
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Actuellement 2 chapelles de villages et l'église paroissiale de Bandiagara ont été renouvelées. Les Dogons qui les regardent disent : "Que c'est beau !" Peut-être se sentent-ils aussi réconciliés avec leurs cailloux ? |
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Si on sait regarder et écouter, les pierres taillées parlent. Sous un soleil qui sèche la cervelle, un tailleur de pierres avec son lourd marteau est capable de donner harmonie à un caillou difforme. Cela peut devenir une parabole de notre vie. Les pierres multicolores des murs Dogons font penser à une humanité où la solidarité est encore possible. |
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![]() Dès la fondation de la paroisse, les prêtres, soeurs, frères et catéchistes ont ce souci de la promotion humaine. Dès leur arrivée, les Soeurs de l'Ange Gardien s'occupent de la formation à l'école des catéchistes, sillonnent le plateau Dogon et travaillent activement à la promotion féminine. Elles sont engagées aussi dans l'animation et encadrement du pensionnat mixte, où elles s'occupent surtout des jeunes filles. Ce pensionnat est associé au Collège Privé Mixte qui comprend cette année 556 élèves, musulmans, chrétiens et de religion traditionnelle. Le grand problème est que le nombre croissant d'élèves nécessiterait la construction de nouvelles classes. Depuis sa création, plus de 4500 jeunes sont passés par l'internat de Bandiagara. Certains sont aujourd'hui de hauts cadres dans l'administration, la justice et la politique. |
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![]() Oignons au carré... |
![]() Il faut travailler dur pour arracher au sol de quoi se nourrir. Les surfaces disponibles ne suffisent pas pour la seule culture traditionnelle du mil. Aussi, par petits carrés, faciles à entretenir et qui gardent l'humidité, le cultivateur Dogon fait pousser, en contre-saison, le tabac et surtout l'oignon. La variété produite se rapproche plutôt de l'échalote. Elle est très appréciée pour les sauces. Le panier de plusieurs kilos se vend bien dans toute la région et jusqu'à Gao et Bamako. La vulgarisation agricole, qui s'est développée depuis 1974 sous forme d'un service à l'amélioration de la production, a permis l'extension des surfaces maraîchères. Quel précieux légume qui garde toujours de l'humidité, cachée sous ses multiples peaux. Tout un programme n'est-ce pas ! |
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Depuis 1973, de nombreuses interventions techniques ont permis d'améliorer les conditions de vie des agriculteurs, des éleveurs et, en particulier, des femmes et des jeunes ; ces derniers sont fort tentés par l'exode rural. Ces interventions ont lieu chaque fois à la demande des villageois et avec leur participation. Ainsi dans la paroisse de Bandiagara et des communes avoisinantes des forages (625), des puits (486), des barrages (45), des diguettes anti-érosives (16.850 m.) ont été réalisés et 80 pompes manuelles installées. Des groupements villageois ont été formés à la lutte anti-accridienne, aux techniques agricoles, à l'aviculture, à l'apiculture... Des groupements féminins ont bénéficié de microcrédits. De nombreuses améliorations restent à faire dans tous les domaines et notamment dans la transformation des produits agricoles, leur conservation et leur commercialisation. |
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Celui-ci vise à réaliser de nouveaux projets dans 4 communes situées dans un cercle plus éloigné de Bandiagara. Ces communes, dont les conditions d'accès sont très difficiles, n'ont eu que peu de soutien jusqu'à présent ; elles comprennent 46 villages. La saison des pluies sur le plateau Dogon a lieu de juin à septembre ; l'érosion est très forte, le sol peu profond, les rivières et les mares asséchées dès le mois de janvier.Dans ces 4 communes les bonnes terres pour le mil et le sorgho sont insuffisantes ; il reste le maraîchage mais pour celui-ci il faut développer les retenues d'eau. La sécheresse entraîne aussi un déficit d'eau de boisson et donc des problèmes de santé pour les hommes et le cheptel ; en conséquence, des forages, des puits, des pompes seront nécessaires et devront être entretenus. De plus, afin de mieux régénérer les ressources naturelles et protéger l'environnement, des arbres seront plantés autour des points d'eau. Ce projet comprend 29 barrages, 37 puits et 37 pépinières. Un dossier complet des Actions de Promotion Humaine (APH) est disponible sur demande, par courriel, auprès du Webmaster |
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"Pour qu'ils aient la vie en plénitude ! " (Jean, 10,10) |
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| Il ne nous suffit pas de créer et d'animer des communautés chrétiennes sur le plateau Dogon mais nous voulons aussi promouvoir un développement social et économique
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![]() Bandiagara : Eglise paroissiale agrandie |
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les responsables de la paroisse... Paroisse de Bandiagara |
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